DES LUTTES OUVRIERES

Publié le par Tourtaux

 

SYNDICAT CGT des Cheminots de THOUARS

9 bis, Rue Denfert Rochereau 79100 THOUARS

05.49.66.11.68 05.49.66.44.70

Un combat exemplaire, responsable et digne !

La grève qui vient de s’achever est riche d’enseignements de toute nature. Sur le plan politique d’abord, sur le plan médiatique bien évidemment, sur le plan de l’entreprise ensuite, et sur le plan syndical pour finir.

Mais tout d’abord, nous n’avons pas eu d’autre choix que celui de la mobilisation pour défendre ce qui reste une des dernières entreprises publiques, où les salariés ne sont pas encore (trop) méprisés et considérés comme des « collaborateurs », par nature soumis.

Oui, nous avons eu raison de ne pas baisser la tête et tenter de changer la donne, pour négocier une réforme ferroviaire juste, et ainsi garantir un service public au service de la nation.

Oui, les Cheminots vont souffrir des conséquences de cette réforme, dont les premiers effets sont déjà là, inscrits dans le budget 2014 : suppression de 2500 emplois et blocage des salaires puisque Pépy le dit haut et fort : le budget 2014 anticipe la réforme.

Les enseignements.

Sur le plan politique. Inscrire ce projet de loi en urgence à l’assemblée nationale (en remplacement de la loi Famille) relevait évidemment d’une tentative de passage en force, méprisant de fait tout ce qui avait été dit et écrit sur une possible réforme alternative. Le parti socialiste, à l’agonie, compte bien sur les voix de l’UDI et un soutien tacite de l’UMP, dans une démarche politicienne. Tous les amendements porteurs d’une vision autre que celle de la réforme ont été rejetés. Cela démontre que le gouvernement n’est pas prêt à donner des garanties sérieuses et qu’il a bien des arrières pensées. Un ex-président déchu, Sarkozy, s’était vanté devant un parterre de patrons qu’après la loi sur le service minimum en 2007, lorsqu’il y avait une grève à la Sncf, cela ne se voyait plus. Encore raté !

Sur le plan médiatique. Le déchaînement médiatique, la « meute de chiens de garde » du système s’est défoulée, clouant au pilori les Cheminots, avec un discours bien rôdé. Sans connaissance réelle du sujet, les perroquets médiatiques ont déversé des torrents de haine. Un véritable lynchage.

La palme revenant à Fressoz (La Vie du Rail), payé pour intervenir comme « expert » sur les plateaux de télévisions, qui a donné la nausée à de très nombreux Cheminots tant sa diatribe était haineuse et transpirait la désinformation. « Prise d’otages », « grogne », sondage selon lequel 75% des Français approuvaient la réforme, le BAC, tout aura été bon pour tenter de monter les clients (devenus usagers pour les besoins de la cause) contre les grévistes.

Mais la sentence reste la même. Et là, tous ces médiacrates ne s’en vantent pas : 85 % des Français se méfient de la presse et pensent qu’elle ne dit pas la vérité. Mais là, silence, les chiens de garde veillent !

Sur le plan de l’entreprise. En assurant la promotion de la réforme, Pépy s’est du même coup auto promu président de l'EPIC de tête. Nommé par Sarkosy, de constitution suffisamment souple, son rêve va devenir réalité.

Cette direction de l’entreprise a montré son vrai visage, celui d’une direction de combat, militante et prête à sacrifier le service public, pour servir ses intérêts. Une direction qui n’a pas hésité à criminaliser l’action syndicale et assurer la promotion des tracts de la Cfdt, comme le montrent des mails « interceptés ».

Dans la même veine, en Nord Pas de Calais, la direction régionale et ses larbins distribuaient des tracts Cfdt !!

Sur le plan syndical. Ce conflit aura permis de faire tomber les masques et de montrer ce qu’est le vrai visage de la Cfdt.

Un syndicat qui s’aplatit dès que le ton monte, dont l’ADN est désormais connu de tous : la félonie.

Un syndicat devenu une succursale du Medef et l’anti chambre du PS.

Un syndicat qui n’hésite pas à faire passer des régressions sociales pour des acquis.

Visiblement, de nombreuses sections locales de la Cfdt, en interne comme dans l’interprofessionnel, sont choquées par l’attitude de Berger et consorts, servant de béquille aux desiderata du Medef et du PS. Il leur faut donc maintenant passer aux actes : rompre.

Quant à l’Unsa, elle a renoué avec ses vieux démons, ceux de ses origines : le syndicalisme maison.

En conclusion (provisoire).

Les semaines et les mois qui viennent montreront que nous avions raison de nous battre. L’optimisme ne doit pas nous quitter. Sans optimisme, il n’y a pas d’espoir, et sans espoir, pas de lutte. Il faudra encore résister. La grève n’est jamais inutile. Nous espérons que les Cheminots qui n’étaient pas dans l’action ouvriront les yeux et nous rejoindrons dans l’avenir.

Le 24 Juin 2014

 

Grève à l’EHPAD Lepine-Providence, Versailles

25 juin
Ce mardi une trentaine de salariés de l’EHPAD fondation Lepine-Providence étaient en grève suite à une réorganisation de leurs horaires de travail par un changement de la durée d’une journée de travail de 10 à 12h.
Les réorganisation du temps de travail et du travail en général est souvent motivé par des objectifs économique (réduction d’effectif notamment). Officiellement, pour l’allongement des journées (amplitude), il s’agit avant tout de répondre à des besoins en début et en fin de journée (levers, toilettes, couchers) mais sans créer de postes supplémentaires pour autant.
Notons qu’une vraie pause déjeuner est une obligation légale et non une contrepartie.
Pour une pause plus longue décidée unilatéralement la moindre des choses selon nous serait de ne pas l’imposer ou alors de la rémunérer.
D’autre part, pour qui prétend se soucier de la qualité de prise en charge et de service, on peut s’interroger sur l’efficacité du travail 11h après la prise de poste. Quant à accompagner le salarié dans ses obligations et difficultés familiales on peut sourire lorsque cela n’est évoqué après coup… Ça ressemble à du "acceptez nos réorganisations, pour vous on verra plus tard".
L’employeur entend il prendre 100% à sa charge les frais de garde?
“Non aux douze heures”. Tel est le slogan scandé par les salariés grévistes de l’ehpad (établissement
d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) Lépine-Providence de Versailles.
La direction souhaite en effet changer leurs horaires, passant les journées de dix à douze heures, pour permettre aux salariés d’avoir une
véritable pause déjeuner. Ce qu’ils ne souhaitent pas. «Les journées sont déjà assez longues», souligne une salariée. «Cela impacterait aussi notre vie de famille et le coût de la garde de nos enfants», ajoute une autre. «La direction compte
aussi supprimer des postes, renchérit une salariée.
Actuellement, nous sommes quatre aide-soignantes à chaque étage (il y a trois étages avec 27 résidents chacun). Ils veulent que l’on passe à trois. Ce n’est pas possible !»
Antoinette Dechamps, directrice de l’ehpad, explique pour sa part : «La direction a engagé une démarche d’amélioration de la qualité des soins.
Cette nouvelle organisation a pour objectif de reconsidérer le déroulement des tâches, avec des
conséquences sur les horaires. Cette nouvelle organisation renforce le temps de présence du personnel aux moments clés, du lever au coucher.
Les tâches sont plus fluides. Cela permet aussi à nos salariés d’augmenter la qualité de vie au travail en ayant une pause déjeuner dissociée du temps de travail. Bien sûr, si ces nouveaux aménagements ont des conséquences sur la vie personnelle des salariés, nous sommes prêts à les accompagner.» Quant aux possibles suppressions de postes, la directrice explique qu’il s’agit plutôt d’une «réorganisation des effectifs,d’une remise en question de qui fait quoi».
 
 Cher(e)s Camarades,

 
Nous vous rappelons que dans le cadre de la journée nationale de grève
 et de manifestations du 26 juin 2014, l'union locale CGT de Lille organise une journée de lutte qui sera organisée en 4 temps :
> A partir de 10 H : rassemblement sur la place de la république à Lille avec diffusion du 4 pages confédéral
>
 A partir de 12H pic-nic militant : vente de sandwich au profit de la caisse de grève des
> cheminots
>
> 14 H : manifestation au départ de la place de la république en direction de la
>  mairie Lille
>

> 16 H 30 :
> le Collectif Retraite de
> l'Union Locale organise un rassemblment devant
> Lille Métropole Communauté Urbaine (rue du
> ballon) pour revendiquer une étude de faisabilité pour une baisse
> importante du coût des transports (pollution, santé, accidents, etc...).pour que
> la gratuité soit de nouveau à l'ordre du jour pour les lycéens. 
>
>
>  
>
> Soyons nombreux
> dans la lutte ce jeudi pour défendre les
> intérêts des salariés
>
>
>  
>
>
Soyons nombreux
> dans la lutte ce jeudi pour nous opposer au
> patronat et au gouvernement
>
>
> Soyons nombreux
> dans la lutte ce jeudi
>
>  
> Pour lutter
> contre la campagne médiatique ignoble qui est
> menée contre la Cgt 
>
>
>  
>
>  Faisons
> connaître nos revendications
>
>
>
>  
>
> Christine
>  CARLIER
>
> Secrétaire
> Générale
>
> Union Locale CGT
> de Lille et environs 

 

Grands magasins de Paris

Manif de 600 salariés contre le travail dominical
mardi 24 juin 2014 , par Frédéric Dayan

Quelques 600 salarié (e)s des Grands magasins du boulevard Haussmann ont débrayé et manifesté ce mardi midi à l’angle de la rue de Provence et de la rue de Caumartin (Paris 9ème) à l’appel de l’intersyndicale parisienne du commerce (dont la CGT Commerce de Paris) et des syndicats des Grands magasins. Photo Karl Ghazi

Ils se mobilisent contre la volonté affichée par le gouvernement d’ouvrir les magasins tous les dimanches sur le Boulevard Haussmann à Paris, pour des prétextes « touristiques ».
La CGT Commerce de Paris rappelle "son opposition à l’extension des zones touristiques, qui constitue une étape de plus vers la généralisation du travail le dimanche à l’ensemble des professions."

 
 
 

St Gobain PAM (Pont-A-Mousson)

Les salariés mobilisés pour l’emploi et l’activité
mercredi 25 juin 2014 , par Frédéric Dayan

Le syndicat CGT de St Gobain PAM appelait les salariés à se mobiliser pour le maintien des emplois et de l’activité à partir de ce mercredi 25 juin à partir de 10 heures, au travers d’un arrêt de travail de 2h minimum avec rassemblement devant le poste de garde principal de l’Usine de Pont à Mousson spécialisée dans la fabrication de tubes et conduites. Quelque 150 salariés ont répondu à l’appel.

Photo : Pascal Debay Cet appel fait suite à un comité central d’entreprise le 23 juin qui avait pour objet de consulter les organisations syndicales sur le projet de spécialisation des centrifugations (procédé de fabrication pour les conduites en fonte ductile). Au cours de cette réunion, la CGT a renouvelé sa demande concernant le maintien d’une activité partielle en conduite de petits diamètres sur le site de PAM autour de la gamme TAG (tuyaux destinés à l’assainissement). "Cette solution offrirait les garanties nécessaires quant à la pérennité du secteur 6 mètres et surtout une option sur le redémarrage des petits diamètres, dans l’hypothèse d’une évolution des volumes sur les marchés européens estimée à horizon 2015/2016", affirme la CGT.
La direction générale a refusé cette demande qualifiée d’"incontournable" par la CGT qui défend un projet alternatif et cohérent, tant en matière économique, que sur le plan industriel. Ce dernier permettrait de préserver un maximum d’emplois, tout en offrant des perspectives au secteur des conduites de 6 mètres.

Face à ce blocage, la CGT a rappelé à la direction générale que les salariés de St Gobain PAM avaient déjà payé un lourd tribut en termes de réduction d’effectifs et de dégradation des conditions de travail.
Que plus des 2/3 des efforts étaient demandés aux salariés de PAM. Que ce projet était mortifère pour le secteur 6 mètres de PAM et fragiliserait l’ensemble du site.
Qu’il entrainait la suppression de 67 postes. Pour la CGT, "le projet de spécialisation n’est pas acceptable ni industriellement, ni socialement. Ce projet est d’abord et avant tout un projet financier ayant pour objet de réaliser une économie substantielle de l’ordre de 13 millions d’euros dont 9 pour la seule usine de Pont à Mousson."

La CGT considère que "l’intervention des salariés est désormais la seule alternative pour peser sur les décisions de la direction. Pour la CGT, seule une mobilisation importante et durable, pourrait éventuellement peser sur la position de la direction. "
Au terme de ce premier débrayage, les salariés remettront la pression demain 26 juin en participant à la manifestation interprofessionnelle de Pont-à-Mousson à 10:30.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Publié dans L'Asie en lutte

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