DES LUTTES OUVRIERES

Publié le par Tourtaux

Intermittents : la CGT-Spectacle annonce des festivals perturbés

Les festivals de l'été auront bien lieu mais ils seront perturbés, a annoncé la CGT-Spectacle. Les intermittents comptent défendre bec et ongles leur statut.

  
Des intermittents protestent contre la convention chômage des partenaires sociaux le 27 juin 2014.
Crédit : AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
Des intermittents protestent contre la convention chômage des partenaires sociaux le 27 juin 2014.

Entrée en vigueur de la nouvelle convention chômage

Les intermittents du spectacle refusent la nouvelle convention d'assurance-chômage qui entre en vigueur mardi 1er juillet. Cette convention durcit les conditions d'indemnisation des professionnels du spectacle, en rallongeant notamment le délai de carence entre la fin des périodes travaillées et le versement des allocations. Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé à la mi-juin que l'Etat prendrait en charge ce différé, mais la colère des intermittents n'est pas retombée.


La CGT-Spectacle a étendu à juillet son préavis de grève menaçant la tenue des festivals et appelé à une grève "massive" le 4 juillet, jour d'ouverture du festival d'Avignon avec la première du Prince de Hombourg dans la Cour d'honneur du Palais des papes. "C'est aux salariés, artistes et techniciens de se prononcer" sur place, a souligné Denis Gravouil.

Un vote est prévu lundi à Avignon et devrait être rendu public le lendemain.

Olivier Py contre les perturbations au festival d'Avignon

Le directeur du festival, Olivier Py, a déjà dit qu'il soutenait la cause des intermittents mais que "rien ne justifiera qu'on ne lève pas le rideau". Dans un entretien au Journal du dimanche, Olivier Py enfonce le clou : "sacrifier Avignon ne servirait à rien".

A Aix, où le festival d'opéra ouvre mercredi, les salariés ont voté à près de 80% contre la grève. Mais "ce scrutin (qui) traduit notre souhait d'assurer le bon déroulement de cette édition 2014, n'exclut pas l'éventualité d'une grève sur certaines représentations", ont averti les salariés, vendredi 28 juin.

Au contraire à Montpellier, le Printemps des comédiens qui s'achève ce dimanche aura vu quasiment toutes ses représentations annulées depuis début juin.

Denis Gravouil a redit ce dimanche matin combien la nouvelle convention chômage était "très mauvaise" pour tous les chômeurs car elle va "faire baisser leurs droits". Il a défendu un texte alternatif en assurant que "les trois-quarts des artistes gagnaient moins de 9.000 euros par an".

Une précarisation accrue des artistes selon la CGT-Spectacle

Environ 100.000 intermittents sur les quelque 250.000 qui cotisent à ce régime spécial perçoivent des allocations chômage et depuis la réforme qui a modifié le mode de calcul des heures travaillées en 2003, le nombre d'artistes bénéficiaires a chuté de 67.000 à 51.000. Parmi ces artistes indemnisés, 48% perçoivent 1.996 euros brut par mois en additionnant leurs cachets et leur allocation, selon l'Unedic.


"Même si on voit un petit nombre de gens, les stars les plus grandes, qui gagnent de plus en plus d'argent, pour la plupart (des intermittents), la précarisation est de plus en plus grande", a souligné Denis Gravouil.

A propos de la 
concertation lancée mardi dernier, le secrétaire général de la CGT-Spectacle s'est réjoui qu'elle arrive. "On aurait pu éviter le conflit si on nous avait écouté plus tôt" a-t-il dit avant d'appeler toutefois les salariés du spectacle à rester mobilisés.

http://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/intermittents-les-festivals-seront-perturbes-selon-la-cgt-spectacle-7772922717 

Déclaration de la CGT éduc’action 71 et de la CGT Ville et Grand Chalon concernant les rythmes scolaires à Chalon sur Saône

 

Dans le débat sur la mise en place des rythmes scolaires à Chalon qui oppose la nouvelle et l’ancienne équipe municipale, la CGT éduc’action 71 et la CGT Ville et Grand Chalon tiennent à rappeler leur positionnement.

Cette réforme des rythmes scolaires a été imposée aux enseignants, aux parents et aux élus municipaux par le ministère. La seule consultation autorisée n’a porté que sur son mode d’application et non sur sa pertinence pour améliorer l’efficacité du système éducatif.

Pour rappel, dès le début, le Conseil Supérieur de l’Education s’était prononcé à une écrasante majorité contre la promulgation du décret Peillon.
De nombreuses grèves des enseignants et des agents territoriaux à l’appel d’une majorité de syndicats et auxquelles se sont joints des groupes de parents d’élèves et des élus se sont déroulées tout au long de l’année 2013 et 2014 pour demander l’abrogation ou d’importantes modifications du texte.

A ce stade, considérant les premières expériences de mise en place, il s’avère que malheureusement, il s’agit d’un fiasco, d’une usine à gaz qui va encore fragiliser un système scolaire déjà mis à mal par la saignée de postes imposées par le précédent gouvernement.

Au-delà de l’aspect organisationnel, c’est la remise en cause de la mission nationale de l’Education qui nous préoccupe le plus.

Pour rappel, avant la réforme Darcos sous le gouvernement Sarkozy, l’école publique française assurait 26 heures de cours obligatoires à chaque élève, assurés par des enseignants formés, alors qu’avec le décret Peillon on sera à 24 heures obligatoires plus 3 heures facultatives déléguées aux communes. Pour leur majorité, en milieu rural, elles devront recourir à des personnels précarisés, bien souvent sans formation adéquate pour s’occuper de groupes d’enfants. Dans les pôles urbains, ce sont les équipes d’animation qui verront une désorganisation de leurs horaires, dégradant leurs conditions de travail.

La CGT ne pense pas que les enfants ont trop d’école, mais que celle-ci ne dispose pas de moyens suffisants pour apprendre dans de bonnes conditions. Des programmes mieux adaptés, des enseignants mieux formés dans des classes aux effectifs réduits permettraient plus d’attention aux élèves les plus fragiles et moins de fatigue.

La modification des rythmes accentuera les inégalités entre les enfants de communes aux moyens inégaux, entre les enfants des familles modestes qui faute de moyens n’ont que l’école pour faire du sport, s’ouvrir à la culture sous toutes ses formes et ceux des familles aisées qui pourront offrir aux leurs des activités payantes de qualité.

C’est un renoncement de la République à traiter tous ses enfants à égalité.
C’est une dégradation du service public, contre l’intérêt général.
Ce sera un marché ouvert au privé, qui se verra petit à petit déléguer ce service par les agglomérations, passant ainsi d’un service public gratuit à une prestation payante comme l’autorise le décret.

Quelque soit le mode d’organisation, il n’y aura pas de solutions satisfaisantes. La CGT Educ’Action demande l’abrogation des décrets Darcos-Peillon-Hamon.

Dans chaque commune, comme certaines l’ont déjà fait, nous appelons enseignants, agents territoriaux, élus et parents à refuser la mise en place d’un décret qui va à l’encontre des principes républicains d’égalité.

http://www.info-chalon.com/articles/opinion-de-gauche/2014/06/29/7377-declaration-de-la-cgt-educ-action-71-et-de-la-cgt-ville-et-grand-chalon-concernant-les-rythmes-scolaires-a-chalon-sur-saone.html

Vienne - Poitiers - Social

Les piscines fermées hier

30/06/2014 05:38
 

  

Deux mots d'explication à l'entrée de la Pépinière. - Deux mots d'explication à l'entrée de la Pépinière. Deux mots d'explication à l'entrée de la Pépinière.
 
Deux mots d'explication à l'entrée de la Pépinière.

Portes closes hier devant les piscines de la Ganterie, Bel-Air et de la Pépinière. La CGT dépose un nouveau préavis de grève pour les week-ends de juillet.

Ils sont nombreux à s'être cassé le nez devant la baie vitrée du centre aquatique de la Pépinière hier ! « J'étais venue me baigner et je trouve porte close », dit une dame. Après avoir lu les explications affichées sur la grande baie vitrée, elle n'accuse personne. Deux feuilles étaient collées. Un mot - bref - de Grand Poitiers pour indiquer que la piscine est fermée en raison d'un « mouvement de grève national ». Juste à côté, le syndicat CGT explique que la grève a été lancée pour obtenir une « revalorisation du travail du dimanche. La gêne occasionnée n'incombe pas au syndicat CGT ni au personnel. Il suffirait aux élus de Grand Poitiers de prendre en compte ces légitimes revendications. »

Le mouvement a débuté le week-end des 7 et 8 juin. Il est reconduit tous les week-ends. Avec succès : samedi deux piscines sur trois étaient fermées ; hier elles l'étaient toutes : la Ganterie, Bel-Air (Tournesol) et le centre aquatique de la Pépinière. Compte tenu des impératifs de sécurité, il suffit qu'il n'y ait qu'un surveillant de baignade, par exemple, quand ils devraient être deux pour que la piscine reste fermée.
La CGT a lancé l'appel à la grève alors que se profilent en décembre des élections professionnelles. Les autres syndicats, FO et CFDT, ne participent pas au mouvement. Ce samedi, le syndicat CGT a déposé un nouveau préavis pour tous les week-ends de juillet dans l'ensemble des équipements sportifs de Grand Poitiers. Outre la revalorisation « immédiate » des conditions de rémunérations les dimanches et les jours fériés, il demande un réexamen des conditions d'obtention de l'agrément de carrière pour les maîtres nageurs sauveteurs, la prise en compte de la pénibilité du travail en piscine du fait de la présence de chlore, du fait du bruit, de la station debout et des horaires décalées… Les élus de Grand Poitiers devraient profiter de la conférence de presse préalable au conseil municipal de ce lundi 18 h pour s'exprimer.

Jean-Jacques Boissonneau
 

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CHALON : Une journée inter-fonction publique le 1er juillet

29 juin 2014 - Union locale CGT ChalonLe 4 décembre aura lieu les élections professionnelles dans toute la fonction publique.

Nous organisons un journée inter-fonction publique le Mardi 1 juillet à Chalon sur Saône à la Maison des Syndicats, Union Locale CGT, Salle du congrès, 2 rue du parc 71100 CHALON SUR SAÔNE.

Pourquoi cette journée de rassemblement des 3 fonctions publiques CGT?

les enjeux de cette journée sont :

Permettre aux salariés des fonctions publiques de voter pour la CGT, c’est favoriser l’expression du refus des politiques de rigueur, c’est aussi et surtout renforcer la place du service public notre bien commun à tous.

Porter l’idée que le service public est facteur d’élévation sociale et démocratique est un défi ;

Renforcer notre audience en tant que première organisation syndicale du pays, tant dans le privé que dans le public

C’est la plus importante des élections professionnelles du pays après les prud’homales
  
  
               

SNCM : les syndicats attendent le ministre des Transports

Marseille / Publié le Lundi 30/06/2014 à 05H39
  
  •  Economie - SNCM : les syndicats attendent le ministre des Transports - 1

    Photo archives Guillaume Ruoppolo

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    Pour l'heure, on ne sait pas si le ministre des Transports sera présent ce lundi. Photo archives Guillaume Ruoppolo
  

 

Que vont-ils se dire ? Un accord sera-t-il trouvé ? La rencontre sera-t-elle tendue ? Et s'il n'y avait pas de rencontre du tout ? On nage en pleine incertitude depuis la semaine dernière, à la SNCM. On rêve pourtant d'un déblocage chez les syndicats qui sont prêts aujourd'hui à rencontrer Frédéric Cuvillier, secrétaire d'État chargé des Transports, de la mer et de la pêche. Samedi, dans un communiqué cosigné par la CGT, Samm, Fo, CFE CGC, CFDT et CGC, ils assuraient qu'ils honoreraient un rendez-vous prévu en préfecture ce lundi.

"A la suite de votre invitation après cinq jours de grève, à l'orée de la saison estivale et du ramadan, pouvait-on lire, nous vous confirmons que nous serons bien présents lundi 30 juin en préfecture à Marseille pour entendre vos réponses et celles du gouvernement (...)"

Oui, mais voilà. Sur l'agenda du ministre, on ne trouve trace d'aucun rendez-vous en préfecture. Ni aujourd'hui, ni un autre jour. Il y a bien eu des rumeurs annonçant la venue de Frédéric Cuvillier. Mais les syndicats risquent de se déplacer pour rien. "Et pas question d'une visioconférence, s'emportent-ils. Après plus d'un mois (...) de mensonges répétés de la part de votre cabinet, nos organisations syndicales (...) ont unanimement réclamé votre présence en préfecture."

La journée pourrait donc être mouvementée. Et les interrogations rester sans réponse. En saura-t-on plus sur le renouvellement de la flotte, question cruciale dans ce conflit ? Une date a bien été donnée, 2016, pour une livraison de navires neufs. Mais rien ne permet de dire que cette échéance sera respectée. Le conflit semble donc bien parti pour durer. En période de vacances et de ramadan, il pourrait avoir des conséquences graves pour la SNCM. À moins que le ministre ne débarque aujourd'hui.

 

 

Jean-Jacques Fiorito

http://www.laprovence.com/article/economie/2941434/sncm-les-syndicats-attendent-le-ministre.html

  

  

 

 

Publié dans Lutte des classes

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