DES LUTTES OUVRIERES (BIS)

Publié le par Tourtaux

 

Les Vitryats le savent, la maternité de l’hôpital risque de fermer ou de laisser place à un centre périnatal de proximité. Si l’Agence régionale de santé (ARS) ne revient pas sur le contrat pluri-annuel d’objectifs et de moyens (CPOM) 2012-2017, il ne sera plus possible d’accoucher à Vitry à partir du 3 août prochain. Il faudrait aller à Saint-Dizier ou Châlons.

«Ce qui nous guette, c’est d’accoucher au bord de la route». «En supprimant des activités, on fait entrer moins d’argent» pour rétablir l’équilibre financier.  

«Un dossier de demande de renouvellement a été déposé début mai, il est en phase d’instruction par l’ARS. Le directeur général doit demander l’avis de la commission spécialisée de l’organisation des soins». Avis qui sera rendu le 7 juillet, la veille d’une réunion entre le comité, la direction de l’hôpital et l’agence de l’État. La décision tombera peut-être le 8 juillet. «La maternité a augmenté son activité de 10 % en un an». Mais l’établissement ne dispose que d’1,2 poste de gynécologue-obstétricien, ce qui oblige d’avoir recours à des intérimaires. «Cela ne permet pas d’assurer la continuité des soins». Mais la sécurité des patients est bien plus menacée s’il faut parcourir trente kilomètres de plus, surtout en cas de complications.

Le service de chirurgie risque lui aussi la disparition ou une réorganisation. La mobilisation des mois passés a permis d’obtenir un sursis.

http://www.lechatnoir51.fr/2014/06/menaces-sur-la-maternite.html

  

Mauvaise surprise, hier, pour les huit salariés de HDM France. Créée il y a vingt ans, la société HDM France est une filiale du groupe HDM NV, siégeant à Peer, en Belgique. Distributeur de revêtements de sols et de lambris, l’entreprise marnaise avait de beaux jours devant elle jusqu’à ce qu’en 2011 elle ne perde le marché de Leroy-Merlin, l’un de ses plus gros clients. Depuis, les affaires vont mal.  

À peine la pause déjeuner était-elle écoulée que son gérant néerlandais, Cees Tempelaars, s’est invité inopinément dans les locaux de La Veuve, près de Châlons-en-Champagne, pour annoncer au personnel son intention de les pousser vers la sortie, sur le champ et sans préavis. Un coup de tonnerre pour ces employés médusés qui n’ont cependant pas cédé à la pression du dirigeant, tout droit débarqué des Pays-Bas avec, dans ses bagages, sa directrice financière, son affréteur et un commissaire aux comptes qui, eux, avaient fait le déplacement de Belgique.

«Cees Tempelaars nous a lu une lettre en français pour nous dire que les chiffres n’étaient pas bons. On comprenait un mot sur deux. Il nous a dit qu’il nous exemptait de travail, nous a demandé de rendre les clés et de partir sur-le-champ». Pour conclure, le patron néerlandais s’est contenté d’ajouter qu’un questionnaire à remettre sous six jours leur serait adressé, préalablement à un entretien.

Loin d’être dupes, les salariés de HDM n’ont donc pas bougé de leurs bureaux, bien décidés à être licenciés dans les règles du droit français. Et ils ont eu du flair.

Appelé par la direction, un serrurier s’est en effet présenté quelques instants plus tard pour changer les serrures de l’entreprise. Celui-ci a dû faire demi-tour. Commence alors un véritable bras de fer avec la direction, sous la surveillance de plusieurs gendarmes de la compagnie de Châlons, dépêchés sur place en cas de troubles à l’ordre public, jusqu’à ce qu’aux alentours de 17 heures ne parvienne, à son tour, un inspecteur du travail. Après trois heures de pourparlers, toutes les parties ont finalement trouvé un accord.

Un préavis de sept jours a en l’occurrence été notifié par écrit aux salariés dans l’attente d’un éventuel reclassement en Belgique, en Allemagne ou aux Pays-Bas. En cas de refus, ce sera le licenciement économique, comme le souhaite le personnel qui a décidé de venir au travail plutôt que d’encaisser le montant du préavis.

http://www.lechatnoir51.fr/2014/06/le-patron-veut-licencier-ses-salaries-sur-le-champ.html

Tarbes : Les pompiers rallument le feu de la colère

La Dépêche, 28 juin 2014 :

Depuis le début du mois, les agents professionnels du centre de secours ont repris leur grève. Ils réclament un protocole d’accord pour l’ensemble de la filière.

Le feu couvait depuis longtemps. Il y a quelques semaines, les sapeurs-pompiers professionnels s’étaient mis en grève pour dénoncer l’absence d’un protocole d’accord de leur filière qui «permette d’avoir une lisibilité sur le devenir des agents». Un mouvement levé le 14 avril dernier, suite à une entrevue avec le directeur du SDIS 65. «On nous avait dit qu’on allait accéder à nos revendications. Mais, depuis, il n’y a pas eu la moindre avancée», peste Yohan Almeida, représentant CGT.

 

Conséquence, depuis le début du mois de juin, les sapeurs-pompiers ont repris leur mouvement. 35 agents, sur les 50 professionnels tarbais, sont en grève sur les centres de secours de l’agglomération. «Bien sûr, les pompiers réquisitionnés assurent leurs missions en manifestant leur mouvement par un brassard en grève. Mais les autres agents en grève perdent leur salaire comme n’importe quel fonctionnaire en grève.» Le mouvement s’est même élargi au-delà du syndicat CGT. «On attend désormais de vrais engagements, du concret, sans quoi nous resterons mobilisés, appuie Jean-Luc Borel, secrétaire général CGT. Les agents sont déçus et échaudés par les derniers conflits. Ce n’est pas la guerre car il y a eu des pas en avant de la part de la direction. On nous dit que cette réforme coûte cher. Mais cette réforme statutaire pour laquelle les syndicats ont été écartés des discussions, nous ne l’avons pas voulue. C’est compliqué et malheureux de devoir en arriver à la grève pour dialoguer.»

À ces revendications sociales, s’ajoute la demande d’un expert indépendant pour enquêter sur l’accident du camp de Ger de début 2013, où deux pompiers bigourdans avaient été grièvement blessés. Les pompiers tarbais s’associent également à la cause de leurs camarades de Bagnères qui ont également sollicité le directeur du SDIS 65. «Le règlement opérationnel n’est pas respecté, expliquent-ils. Nous n’avons régulièrement que 6 sapeurs professionnels, alors que les textes en réclament 7. Le pompier manquant est remplacé par un volontaire civique. Or, ceux-ci ne peuvent être opérationnels sur toutes les interventions.» Les pompiers promettent «d’être vigilants jusqu’au bout».

http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/06/28/tarbes-les-pompiers-rallument-le-feu-de-la-colere/

La nouvelle direction, nommée par l’actionnaire saoudien, a annoncé vendredi matin une restructuration d’ampleur chez Petitjean. 192 emplois seront supprimés dont 63 postes d'intérimaires.

Cette restructuration est jugée indispensable par la direction pour remettre à flot le fabricant de mâts d’éclairage qui a subi une forte perte, de l’ordre de 8M€, en 2013.

Cette annonce est un choc pour la plupart des salariés qui avaient repris confiance après l’arrivée du nouvel actionnaire saoudien et d’une équipe de direction dynamique. Après avoir racheté l’entreprise en janvier 2012, le groupe Al-Babtain, aura même réinjecté plus de 15 millions d’euros, notamment en s’offrant des ateliers de galvanisation, les plus modernes d’Europe.

Avec la certification internationale ISO 14001 décrochée en janvier, Petitjean s’ouvrait même de nouveaux marchés en renforçant son image d’entreprise éthique et responsable.

L'intersyndicale qui s'est réuni cet après-midi considère donc ce plan social "totalement injustifié".

http://www.lechatnoir51.fr/2014/06/plan-social-chez-petitjean-192-emplois-supprimes.html

PSA Sochaux : Pour la préretraite à 55 ans sur tous les sites

Tract de la CGT PSA Sochaux, 26 juin 2014 :

PSA_Sochaux

Au sommaire :
> Pour la préretraite à 55 ans dans tous les sites
> Nouvelle convention d’assurance chômage : une attaque contre les droits de tous les salariés
> Augmentation de capital réservée aux salariés : pourquoi la CGT donne un avis défavorable.

Télécharger le tract en PDF : s26

http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/06/27/psa-sochaux-pour-la-retraite-a-55-ans-sur-tous-les-sites/

28 juin 2014

«Tous les licenciements sont jugés sans cause réelle et sérieuse en raison de l’insuffisance du plan de sauvegarde de l’emploi. Cela va permettre aux salariés de mettre du beurre dans les épinards, la plupart sont encore aujourd’hui au chômage».

Dans son arrêt rendu le 25 juin, la chambre sociale de la cour d’appel de Reims a, en effet, confirmé le premier jugement qui condamnait la Sirc, entreprise de Marigny-le-Châtel, à indemniser quarante- trois salariés licenciés.

Ces quarante-trois licenciés devraient ainsi se partager 1,3 M €. Chacun devrait percevoir en moyenne vingt mois de salaire d’indemnités, soit autour de 25 000 €. Un pourvoi en cassation est encore possible mais ce pourvoi n’est pas suspensif.

L’ancienne Sirc ayant été liquidée, les sommes devraient être réglées par l’assurance garantie des salaires (AGS).

http://www.lechatnoir51.fr/2014/06/1-3-m-d-indemnites-pour-43-licencies-de-la-sirc.html

Meaux : Manifestation du personnel de l’hôpital

La Marne, 27 juin 2014 :

Vendredi après-midi, les grévistes du centre hospitalier de Meaux ont manifesté dans les rues de la ville pour dénoncer les mesures proposées par leur direction.

Depuis le 11 juin, les personnels soignants du centre hospitalier de Meaux sont en grève. Après avoir expliqué, jeudi 19 juin, aux patients de l’hôpital, les raisons qui les ont poussées à faire valoir leur mécontentement, ils ont investi les rues de Meaux, vendredi après-midi.

 

Les manifestants ont quitté l’hôpital en début d’après-midi pour se rendre place de l’Europe, devant la sous-préfecture de Meaux. Auparavant, ils ont fait une halte devant l’hôtel de ville. Au retour, le cortège a emprunté le boulevard Jean-Rose, en entonnant plusieurs refrains dénonçant la politique d’austérité de la direction de l’hôpital.

Cette dernière cherche des solutions pour combler un déficit annoncé de 5 millions d’euros d’ici la fin 2014.

Pour autant, les patients peuvent continuer à se rendre à l’hôpital. La direction assigne en effet les personnels grévistes afin que tous les soins puissent être assurés.

http://communismeouvrier.wordpress.com/2014/06/27/meaux-manifestation-du-personel-de-lhopital/

Samedi 28 juin 2014

logo-cgt-amiens-nord.jpg 

Appel de la Commission exécutive de l’Union Locale CGT Zone Industrielle Nord d’Amiens

au Bureau Confédéral de la CGT

Aux instances interprofessionnelles et professionnelles de la CGT

La CE de l’Union Locale Zone Industrielle d’Amiens Nord qui s’est réunie le 20 juin 2014 a pris acte de la décision d’une journée d’action le 26 juin 2014.

Cette journée de grèves et de manifestations se situe à quelques jours d’une sois-disant « conférence sociale » prévue les 6 et 7 juillet 2014.

Cette « conférence sociale bidon » en « partenariat social » avec le Medef / CFDT est organisée par le gouvernement Valls / Hollande pour faire passer les contre-réformes et s’attaquer aux conquêtes historiques du monde du travail.

De l’ANI au pacte de responsabilité, de la mise en cause du service public ferroviaire défendu pied à pied par les cheminots, de la mise à sac du statut des intermittents du spectacle, tout est fait pour brader les acquis sociaux.

Les deux précédentes « conférences sociales » de 2012 et 2013 n’ont eu pour effet que de répondre aux revendications patronales du Medef / CFDT avec les autres organisations syndicales complaisantes CGC et CFTC agissant contre les intérêts des salariés du public comme du privé, des retraités et privés d’emploi.

Notre CE réunie ce jour demande à notre confédération, à toutes les instances de la CGT de s’engager sans ambiguïté  sur :

-          L’annonce dès maintenant du refus de la CGT de participer à un simulacre de « conférence sociale » sur des sujets décidés par le gouvernement.

-          La volonté de toutes les instances de la CGT à sa propre conférence de luttes sociales, avec rassemblement interprofessionnel sur les lieux mêmes de la conférence gouvernementale Medef / CFDT en proposant à tous les salariés du public et du privé, retraités et privés d’emploi qui partagent nos revendications d’y participer.

Aujourd’hui, nous sommes « tous des Cheminots » comme nous avons été pendant 7 ans de lutte exemplaire des « Good Year ». Seul le boycott de ces réunions réformistes où tout est organisé d’avance pour saigner les salariés, retraités et privés d’emploi au profit des actionnaires des grands groupes capitalistes doit prévaloir car assister à cette conférence c’est cautionner la poursuite des réformes scélérates engagées par le gouvernement.

Les cheminots, intermittents, postiers, salariés du secteur de la santé, enseignants-chercheurs, montrent le seul chemin à suivre : LA LUTTE qui seule fera reculer patronat et gouvernement.  

Fait à Amiens Zone Industrielle Nord, le 20 juin 2014.

http://communisteslibertairescgt.over-blog.net/article-conference-sociale-appel-de-l-ul-cgt-amiens-nord-a-la-boycotter-124018070.html

Plusieurs secrétaires de fédération ou d'union départementale signent dans l'Humanité un appel : "Ensemble tout est possible". Malgré bien des faiblesses ce texte ouvre des pistes pour celles et ceux qui souhaitent une CGT plus combative. L'initiative elle-même permet de mesurer l'ampleur des débats stratégiques qui traversent la CGT jusqu'aux sommets. C'est pourquoi nous la publions ici avec nos premiers commentaires :

1) Le texte devait paraitre avant les manifestations du 26 juin pour dynamiser les mobilisations contre le pacte de responsabilité. L'Humanité le publie finalement le lendemain, le 27 ! Question : une partie des signataires se sont dégonflés ou bien la direction du PCF a retardé la parution pour protéger Lepaon ?

2) Conférence sociale : une dénonciation bien timide ! Très en retrait des prises de position que nous avons publié sur notre site pour le boycott de la conférence de juillet, la délcaration n'évoque même pas la nécessité d'un coup d'éclat à l'occasion de la mascarade sociale.

3) Si la déclaration évoque à juste titre la nécessité de poursuivre la lutte contre l'austérité et contre l'extrême-droite en rassemblant les forces syndicales, associatives et politiques, elle se garde de formaliser des propositions et elle évite de poser le problème de l'attitude hégémonique et récupératrice du Front de gauche pour la manifestation du 12 avril. Il va sans dire qu'un front large et combatif sur ces deux sujets suppose le respect de tous les partenaires, de leur indépendance et le refus de la récup électorale.

4) Faute de dénoncer clairement le système capitaliste (gros mot introuvable dans le texte...) le flou le plus complet demeure sur "l'émancipation par la transformation sociale". L'objectif, que nous partageons, nécessitera un discours et des actes autrement plus audacieux !

Ensemble, tout est possible 

Pour nous syndicalistes CGT, la défense des intérêts des salariés, des retraités et des privés d’emploi nécessite la construction d’un mouvement social capable de porter un coup d’arrêt à l’austérité et à l’extrême droite qui s’en nourrit. Cet objectif ne souffre ni délai ni division. L’urgence est au rassemblement le plus large sans a priori ni exclusive de tous celles et ceux qui combattent l’austérité et recherchent la voie d’une alternative pour la transformation sociale. C’est pourquoi nous avons été de toutes les mobilisations récentes allant dans ce sens. Ainsi de la journée d’action interprofessionnelle du 18 mars, de la marche citoyenne du 12 avril, du 1er mai, des journées unitaires des fonctionnaires et des retraités. Le 26 juin doit s’inscrire dans cette lignée. Les mouvements des cheminots et des intermittents, ainsi que les nombreuses luttes en cours, participent à cette construction.

La détermination des tenants de l’actuelle politique d’austérité les conduit à s’opposer à l’intérêt général jusqu’à la dernière extrémité. Le verdict des urnes, la représentation des salariés et la prise en compte de leur avis ne sont rien dans leur stratégie du choc qui suppose l’exclusion de la question sociale.

Le chômage, au niveau inédit depuis la crise de 1929, nourrit une atmosphère de peur, qui s’empare en particulier d’une jeunesse globalement exclue. La ronde sans fin des fermetures d’entreprises est en soi un acte d’accusation d’un patronat de rentiers et d’actionnaires à l’égoïsme glacé. Les victimes de la précarité tombent dans une trappe sans retour, pendant que les salariés, tous cibles potentielles de licenciements sans entraves, nourrissent une angoisse à l’égard de leur possible chute dans la pauvreté.

Premier intéressé par cette orientation austéritaire, le Medef accuse tous les aspects sociaux de la condition salariale d’être les fauteurs de la crise. Il ne s’agit plus de demander aux actifs, chômeurs et retraités des sacrifices de circonstance en attendant la sortie du tunnel. L’objectif patronal est bien de se débarrasser de pans entiers de positions sociales et publiques issues du programme du Conseil National de la Résistance et conquises à la Libération.

Dans les projets de lois de finance rectificatives, soumis fin juin au vote de l’Assemblée nationale, le gouvernement aligne son Pacte dit « de Responsabilité » sur la perspective de démantèlement de la protection sociale, phare du système social national. La baisse des cotisations, les exonérations fiscales, le gel des prestations sociales font suite aux attaques contre le régime des retraites et celui des allocations familiales.

La réduction des déficits et des dettes publiques est l’objectif prioritaire de la politique économique menée en France comme dans la plupart des pays européens. La baisse des salaires des fonctionnaires, ou le Pacte « de responsabilité » qui prévoit 50 milliards supplémentaires de réduction des dépenses publiques, sont justifiés au nom de cet impératif. Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine était évidente : une croissance excessive des dépenses publiques. Or, cette affirmation ne résiste pas à un examen sérieux des faits : au total, 59 % de l’actuelle dette publique proviennent des cadeaux fiscaux et des taux d’intérêt excessifs.

 

En engageant à marche forcée une réforme territoriale lourde de danger pour la démocratie de proximité, les services publics et le statut des personnels, le gouvernement entend mettre les structures territoriales au service de la stratégie du capital, pour qui démocratie et citoyenneté sont devenues incompatibles avec la conservation de ses privilèges.

La politique d’austérité n’est donc pas le moindre mal choisi par un gouvernement raisonnable mais le mal libéral qui subvertit tout système social et démocratique. Discréditer les garanties républicaines et le droit social en pratiquant la surdité volontaire à l’égard de l’immense majorité de la population dope les menées subversives de l’extrême droite. Le lien entre la dérive des institutions mises au service exclusif de politiques d’austérité et la résurgence de l’extrême droite est attesté dans les pays du continent où elle se manifeste.

Les germes de cette situation hautement préoccupante nous avaient conduits à considérer qu’il était nécessaire, dans le respect des prérogatives de chacune et de chacun, de mettre en œuvre des constructions nouvelles entre syndicats, associations et partis politiques, potentiellement de nature à relever les défis qui étaient devant nous.

C’est cette démarche qui, en particulier, a permis la marche nationale le 12 avril dernier.

Depuis lors, avec la nomination de Manuel Valls comme Premier ministre et l’accentuation de la politique libérale menée, les choses se sont encore aggravées et nous sommes sans aucun doute à la veille de bouleversements profonds, dont personne ne peut prédire ni l’ampleur ni les conséquences.

L’extrême droite atteint des scores dramatiquement élevés aux élections, gagne des mairies, étend ses réseaux, cependant que la montée de l’abstention confirme la profondeur de la souffrance et de la désillusion dans la population.

L’identité fondamentale de notre syndicalisme est de ne jamais déroger à la mission définie au cours de son histoire, la représentation des intérêts matériels et moraux du travail, par leur défense au quotidien et la recherche de l’émancipation par la transformation sociale. La situation actuelle n’échappe pas à cette conduite rigoureuse.

Bien entendu, en tant que syndicalistes CGT, nous nous félicitons des luttes syndicales menées, des brèches ouvertes. Tout doit d’ailleurs être mis en œuvre pour que, à l’intérieur d’un projet syndical cohérent, ces mobilisations gagnent en profondeur et fassent progresser les alternatives aux politiques actuelles.

A l’opposé de toute « union sacrée pour l’austérité », que le gouvernement cherchera à promouvoir lors de la conférence sociale de juillet, nous préconisons la constitution d’un vaste rassemblement de toutes les forces disponibles, autour de deux objectifs indissociables : la rupture avec l’austérité ; la lutte dans l’union la plus large contre une extrême droite qui prétend au pouvoir.

Mais, encore plus qu’hier, nous considérons que le caractère inédit de la situation à laquelle nous sommes confrontés appelle à des passerelles larges de toutes celles et ceux qui partagent la nécessité de rompre avec les politiques mortifères d’austérité, de promouvoir une toute autre répartition des richesses créées, une rupture dans les logiques de gestion et une véritable démocratie rendant le citoyen acteur des changements profonds à mettre en œuvre.

Eric Alligner ; Sylviane Brousse ; Jean-Marc Canon ; Ollivier Champetier ; Mireille Chessa ; Christophe Delecourt ; Pascal Joly ; Denis Lalys ; Hervé Ossant ; Marc Peyrade ; Pierre Place ; Cédric Quintin ; Serge Ragazzacci ; Daniel Sanchez ; Baptiste Talbot ; Gisèle Vidallet ; Céline Verzeletti ; Emmanuel Vire

 

Tribune parue dans L’Humanité du 27 juin 2014

http://communisteslibertairescgt.over-blog.net/article-une-declaration-inedite-qui-ouvre-des-pistes-124014989.html

Et une structure de plus qui se prononce sans équivoque. Nous publions avec plaisir la résolution du congrès du syndicat de Cléon.

 

Adresse du Congrès du Syndicat CGT Renault Cléon,

réuni les 20 et 21 juin 2014 au bureau confédéral de la CGT

 

Le 7 et 8 juillet prochain, le premier ministre Manuel Valls réunira les organisations patronales et les organisations syndicales de salariés pour une nouvelle Conférence sociale, après celles de juillet 2012 et de juin 2013.

 

Instaurée par François Hollande, suite à son élection, la Conférence sociale réunit chaque année patronat et syndicats autour du gouvernement pour établir la feuille de route « sociale » de l'année à venir.

 

Ce que nous avons hélas constaté, c'est qu'à l'occasion de chacune d'elle, des mesures ont été prises par le gouvernement en faveur du patronat pour diminuer le  « soi-disant » coût du travail, repousser l'âge de la retraite, démanteler nos services publics et notre protection sociale, alors que les questions urgentes sur le pouvoir d'achat et l'emploi demeurent. Voilà le bilan que l'on en a tiré.

 

Il en sera de même pour la Conférence sociale des 7 et 8 juillet au cours de laquelle le Président de la République et son 1er ministre viendront confirmer leur détermination à mettre en œuvre leur « pacte de responsabilité » et ses 30 milliards d'euros offerts au patronat au travers :

         - d'une part, de la poursuite du Crédit Impôt Compétitivité Emploi

         - d'autre part, de nouvelles exonérations partielles ou totales de cotisations          sociales mettant en péril tout notre système de protection sociale.

 

Cette conférence n'a qu'un objectif : obtenir la caution d'organisations syndicales complaisantes, agissant contre les intérêts des salariés du public comme du privé, des retraités et des privés d'emploi, pour faire valider la politique d'austérité qu'il entend mener au service du grand patronat.

 

Toute ceci fait que nous ne voyons aucun intérêt à participer à cette conférence sociale.

 

C'est pourquoi nous demandons à notre confédération d'annoncer que la CGT n'y participera pas.

 

Ce sera un moyen de dire à des millions de salariés qu'il n'y a rien à attendre du soi-disant « dialogue social » dans le cadre d'une négociation qui ne vise qu'à imposer de nouveaux reculs sociaux.

 

Et que le seul moyen de nous faire respecter, ce sera de reconstruire un rapport de force par de puissantes mobilisations, à l’image des mobilisations engagées par les cheminots et les intermittents du spectacle.

http://communisteslibertairescgt.over-blog.net/article-renault-cleon-appelle-au-boycott-de-la-conference-sociale-124010101.html

Appel du congrès de l’Union Départementale CGT des Hauts de Seine
Préparons la confrontation sociale pour bloquer la politique du gouvernement

Les syndicats de la Confédération Générale du Travail, réunis dans le cadre du congrès de leur Union Départementale en appellent à tous les syndiqués CGT, à tous les salariés, femmes et hommes, en activité ou retraités, précaires ou privés d’emploi.
Nous sommes totalement solidaires de la grève des cheminots pour le retrait du projet de réforme ferroviaire.
Nous dénonçons la campagne honteuse de dénigrement dont ils sont l’objet.
Sur le fond, cet acharnement médiatique témoigne de la grande crainte éprouvée par les gouvernants devant ce conflit social de classe qui pourrait converger avec d’autres luttes tout aussi légitimes.
C’est d’ailleurs ce qu’ont exprimé de nombreux délégués en affirmant que le combat des cheminots c’est le combat des enseignants, des animateurs et des personnels de services qui s’insurgent contre la réforme des rythmes scolaires et demandent le retrait des décrets Hamon-Peillon, celui des agents de l’inspection du travail pour la défense de leurs sites, des intermittents du spectacle pour exiger l’annulation de la convention Unedic, des agents de l’équipement et des Finances publiques pour leurs postes etc.
Cette grève des cheminots fait honneur à l’ensemble du monde du travail ! Ce n’est pas une grève pour défendre des intérêts corporatistes, comme tentent de le faire croire les ragots médiatiques. C’est une grève pour défendre le service public, c’est une grève pour s’opposer à l’éclatement de la SNCF, entreprise publique nationale, en trois entités distinctes et pour affirmer que ce n’est ni aux cheminots, ni aux usagers de payer la dette de RFF.
Nous en appelons à toutes les forces vives de la CGT sur le département : pas une seule, pas un seul camarade ne peut rester passif et ne doit faillir pour soutenir leur grève. Partout un seul mot d’ordre : tous dans l’action militante pour aller à la gagne avec les cheminots ! Diffusons les tracts CGT adressés aux usagers, partout, sur nos lieux de travail et avec nos Unions Locales dans les lieux publics, faisons connaître les véritables raisons de la grève des cheminots. C’est un premier soutien indispensable.
Nous appelons tous les syndicats CGT à s’emparer de la journée d’action interprofessionnelle nationale unitaire du 26 juin, lancée par la CGT et reprise par la CGT et FO en Ile de France.
Agir le 26 juin, se mobiliser sur les revendications, se déployer sur les lieux de travail pour aller à la rencontre des salariés durant toutes la semaine du 23 au 27 juin, pour mener la bataille des idées, faire grandir l’idée du tous ensemble et le construire, ce sera la meilleure façon de manifester notre solidarité aux côtés des cheminots, pour faire reculer le gouvernement, imposer le retrait du projet de loi d’éclatement de la SNCF.
La CGT n’a rien d’utile à faire en participant à la pseudo conférence sociale convoquée par le gouvernement les 7 et 8 juillet.
Quel sens pourrait-il y avoir à participer à la Conférence sociale alors que les deux précédentes conférences ont chacune été suivies de régressions sociales majeures imposées par le gouvernement avec l’ANI réduisant les droits du travail et l’allongement de la durée de cotisation à 43 années pour prétendre partir en retraite ?
Quel sens pourrait-il y avoir alors que le gouvernement multiplie les décisions antisociales et se fait ainsi l’exécuteur fidèle des volontés du MEDEF ?
Pourtant rejeté nettement lors des élections municipales et européennes, le gouvernement poursuit dans tous les domaines sa politique réactionnaire, une politique élaborée en commun avec les autres gouvernements dans le cadre de l’Union Européenne !
Cette politique est en tout point conforme aux intérêts des grandes multinationales, de leurs actionnaires ; elle répond aux intérêts des banques et de leurs pratiques spéculatives, intérêts défendus, les uns comme les autres, par le patronat, avec le MEDEF à sa tête.
- Les conséquences de l’ANI, retranscrit dans la loi de pseudo sécurisation de l’emploi se font sentir dans les entreprises du département au travers de multiples tentatives de remises en cause des accords RTT notamment, et de vastes plans de suppressions d’emplois, comme à EADS Airbus.
- La réforme des retraites, se situant dans la parfaite continuité des loisBalladur – Fillon - Woerth augmente à 43 annuités la durée de cotisation pour bénéficier d’un droit à la retraite à 60 ans qui, de fait, n’est plus que théorique.
- Le pacte de responsabilité lancé par François Hollande et finalement signé entre le MEDEF, la CFDT et la CFTC remet en cause les cotisations sociales Famille versées par les entreprises.
C’est un changement de braquet dans la fiscalisation et le démantèlement de la Sécurité sociale. En 3 ans il n’y aurait plus de branche famille ! Cette attaque sans précédent vient s’ajouter aux 230 milliards d’exonérations accordés aux patrons depuis 1996.
C’est également pour répondre aux exigences du grand capital que le pacte de responsabilité se combine avec une réforme sur la territorialité que le gouvernement veut imposer à marche forcée.
La métropole du Grand Paris est une arme anti démocratique qui s’inscrit dans la réduction massive des dépenses publiques. Elle remet en cause les prérogatives des collectivités territoriales, les services publics de proximité, les droits des citoyens à décider pour leurs communes et leurs départements. Elle veut poursuivre la politique de désindustrialisation.
Combinée avec la réforme en cours du statut de la fonction publique sur l’inter-ministérialité la métropole visera directement les emplois de centaines de milliers de fonctionnaires et d’agents territoriaux, menacés d'être supprimés et de subir des mobilités forcées.
Dans un entretien donné au Figaro, la directrice de l’IFRAP, Institut français pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques, l’avoue crûment : la suppression des départements a pour objectif de « réduire la masse salariale ». A cet effet, elle propose de supprimer 56.000 des 360.000 emplois existant dans les collectivités territoriales des départements.
Le combat pour l’abrogation de cette loi est à l’ordre du jour : « Hollande ta réforme territoriale, on en veut pas ! » La Métropole ne devrait être créée que le 1erjanvier 2016. Nous devons donc tout faire pour empêcher sa mise en place effective.
Il est vital pour notre démocratie de bloquer la politique mise en place par le gouvernement Valls. En effet, le « pacte de responsabilité », ce plan d’austérité qui camoufle son nom est socialement inacceptable. Il doit être défait.
Les cheminots en grève ouvrent la voie et posent la bonne question : bloquer le pays pour faire reculer la politique d’austérité et imposer une alternative.
Les délégués au 18ème congrès de l’UD considèrent qu’une riposte d’ensemble est nécessaire. La question de la grève interprofessionnelle pour bloquer les plans destructeurs du gouvernement est posée. C’est pourquoi ils appellent les syndicats à mettre en débat partout, sous toutes les formes la nécessité du « tous ensemble » public privé.

http://communisteslibertairescgt.over-blog.net/article-ud-92-le-congres-vote-le-boycott-de-la-conference-sociale-123989613.html

Publié dans Lutte des classes

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