EN SOUTENANT L'INTERVENTION MILITAIRE FRANCAISE EN CENTRAFRIQUE MELENCHON ROULE POUR LE TANDEM HOLLANDE-FABIUS

Publié le par Tourtaux

Après la Libye, Mélenchon soutient l’intervention en Centrafrique...
mardi 17 décembre

Chassez le naturel il revient au galop. Mélenchon était parfaitement solidaire de Mitterrand quand ce dernier avait envoyé l’armée française en Irak et nous comprenons à la lumière de cet uranium qui nous intéresse tant, ce sein énergétique que nous feignons de ne pas vouloir voir, que le dérapage Lybien du candidat des communistes aux présidentielle n’était pas le fruit d’une incompréhension dans la lecture des demandes de vote faite par le parlement européen sur la réalité de la révolution qu’un méchant dictateur réprimait mais bien un assentiment aux objectifs fixés : la déstabilisation et la destruction d’un état souverain pour le livrer aux affidés d’Al Kaïda et aux grands pétroliers.Qu’allions-nous faire sur ses galères ?

Gilbert,


Nous découvrons avec stupéfaction le texte de François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche sur l’intervention Française en Centrafrique. En résumé,


- Le gouvernement a-t-il tort d’intervenir au Centrafrique ? Non. A la différence de précédentes opérations militaires dans lesquelles la France a été hélas engagée, celle-ci s’inscrit pleinement dans le cadre du droit international...

- L’Etat centrafricain s’est effondré. On ne peut pas dire qu’il était bien solide. Les régimes qui s’y sont succédé ont tous vécu à l’abri de la puissance française, qui a légitimé ou empêché divers coups d’état pour garder le contrôle du gouvernement. Mais tout ceci ne fonctionne plus pour la raison que la France contrôle des gouvernements… qui ne contrôlent plus rien...

- C’est légitime, le gouvernement n’interviendrait pas si nos intérêts nationaux n’étaient pas en jeu. En l’espèce, il s’agit notamment de l’uranium...



 

 

La Centrafrique et l’Armorique

 

Lundi 9 Décembre 2013

  

François Delapierre, Secrétaire national du Parti de Gauche


From Wikimedia Commons, the free media repository 

 

Le gouvernement a-t-il tort d’intervenir au Centrafrique ? Non. A la différence de précédentes opérations militaires dans lesquelles la France a été hélas engagée, celle-ci s’inscrit pleinement dans le cadre du droit international puisque le conseil de sécurité de l’ONU a donné unanimement le mandat à notre pays d’appuyer la force africaine de la Misca chargée de protéger les civils et « stabiliser » le pays. La situation humanitaire désastreuse en Centrafrique plaide également pour une intervention. Pour autant, n’oublions pas que la politique étrangère est de la politique concentrée. Dès lors qu’un ou plusieurs Etats interviennent au-delà de leurs frontières, fut-ce au nom du droit international ou de l’urgence humanitaire, c’est toujours de politique qu’il s’agit. Et même de politique intérieure. La France n’y fait pas exception. L’actualité a télescopé l’intervention en Centrafrique avec le « pacte d’avenir » pour la Bretagne. Bingo ! Ce que fait Hollande à Bangui n’est pas indépendant de ce qu’il fait à Brest. Je mélange tout ? On va voir que non.


L’Etat centrafricain s’est effondré. On ne peut pas dire qu’il était bien solide. Les régimes qui s’y sont succédé ont tous vécu à l’abri de la puissance française, qui a légitimé ou empêché divers coups d’état pour garder le contrôle du gouvernement. Mais tout ceci ne fonctionne plus pour la raison que la France contrôle des gouvernements… qui ne contrôlent plus rien. L’idée que l’on pourrait se contenter d’un petit tour conclu par l’installation de personnages plus performants que ceux en place est donc une vue de l’esprit. Il faut reconstruire un Etat ce qui ne se fera pas en quelques mois. Ceci ne se fera pas surtout sans affronter les causes de sa destruction : les politiques néolibérales et leur terrible cocktail de privatisations et libre-échange. Bref le drame centrafricain n’est pas une fatalité locale mais le résultat d’une logique globale, qui affleure plus vite et violemment aux endroits les plus fragiles. Mandela que tous célèbrent désormais avait dénoncé les ravages du libre-échange sur l’Afrique. Dès lors que les barrières douanières ont été abattues, les paysans locaux ont été ruinés par les exportations de l’agro-business. L’industrie est trop fragile pour prendre le relais. Alors toute la société se défait. La Centrafrique est donc malade du modèle agricole qui vacille aujourd’hui en Bretagne. Et on ne peut aider l’Afrique tout en continuant à défendre les aides à l’exportation pour les poulets bretons comme le fait le pacte présenté par Ayrault.


C’est légitime, le gouvernement n’interviendrait pas si nos intérêts nationaux n’étaient pas en jeu. En l’espèce, il s’agit notamment de l’uranium. L’alimentation énergétique de notre pays dépend de cette ressource que notre sous-sol ne produit guère. La Centrafrique dispose du gisement de Bakuma et de frontières stratégiques avec des voisins dotés du précieux minerai. Tant que le nucléaire restera la première source de production d’électricité dans notre pays, la France devra contrôler des gouvernements qui détiennent la clé des mines africaines. Bien sûr nous pourrions faire autrement : organiser la transition énergétique pour nous passer d’uranium. Il faudrait pour cela développer les énergies renouvelables et notamment celles tirées de la mer. Cela ouvrirait pour le coup un vrai avenir à la Bretagne, région qui compte un tiers des côtes françaises. Relocalisation de l’économie et planification écologique, deux ruptures qui permettraient une autre politique en Afrique… et en Armorique.

François Delapierre, 
Secrétaire national du Parti de Gauche
 

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Publié dans colonialisme

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T
Camarade Carlos, les millions de gens qui souffrent de la politique d'austérité n'ont pas besoin de scoop.
Ce n'est pas cela que nous voulons. Nous voulons un parti communiste fort sur lequel le peuple peut compter, ce qui n'est plus le cas désormais. Celui-ci est devenu un parti politique électoraliste
comme les autres.
Pourquoi crois-tu mon camarade que tant de bons camarades ont quitté le Parti, certains en ont même été exclus?
Nous sommes plus nombreux en dehors du Parti que dedans, pourquoi?
Parce que des gens comme Pierre Laurent, qui ne peuvent se revendiquer communistes, ont mis leur drapeau communiste dans leur poche.
Ils ont délégué leurs pouvoir à Mélenchon dont les militants les plus avertis savaient dès le départ que cet opportuniste allait trahir.
Tous nos fondamentaux sont largués un à un.
Seule compte la course aux places et aux honneurs. Ce n'est pas pour ça que tant de nos vaillants camarades ont sacrifiés leur vie.
Jamais le PCF n'a été aussi fort que lorsqu'il se battait à visage découvert, drapeau rouge en tête.
Tu crois que pour nous autres, anciens militants du Parti, cela a été facile de partir et de voir l'état groupusculaire dans lequel il se trouve aujourd'hui?
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T
Je me suis planté, il ne s'agit pas de Paul, mais de Pierre Laurent. Paul, le père de Pierre est décédé. Paul fut un dirigeant du PCF, il fut également l'ancien Secrétaire général des l'Union des
Jeunesses Communistes de France (UJCF)
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T
Camarade Carlos : Pierre laurent il prend des positions fondamentaleements differentes peut etre? en tout cas ce serait un scoop
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T
Je me suis planté, il ne s'agit pas de Paul, mais de Pierre Laurent.
Paul, le père de Pierre est décédé. Paul fut un dirigeant du PCF. Il fut également l'ancien Secrétaire général de l'Union des Jeunesses Communistes de France (UJCF)
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T
Pierre Laurent ne vaut pas mieux, il est un des fossoyeurs du PCF qui n'a jamais été aussi faible que lorsqu'il met son drapeau rouge dans sa poche. Un grand parti ne doit pas déléguer ses pouvoirs
à d'autres tel le FDG ou autre formation.
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