HOPITAL CROIX ROUSSE A LYON: ELU CHS-CT CGT, GEOFFROY BERTHOLLE AFFIRME: "JE LE DIS ET JE L'ASSUME, IL VA Y AVOIR DES MORTS CAR DES PATIENTS N'AURONT PAS RECU LES SOINS QU'ILS AURAIENT DU AVOIR!"

Publié le par Tourtaux

« Il manque au moins 30 postes pour garantir la sécurité », selon la CGT

publié le 23.08.2010 04h00

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Elu au CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), délégué CGT et infirmier à l'unité de soins intensifs de cardiologie au BMC, Geoffroy Bertholle n'y va pas par quatre chemins : « Je le dis et je l'assume, il va y avoir des morts car des patients n'auront pas reçu les soins qu'ils auraient dû avoir ! »

« Il manque au moins 30 postes équivalent temps plein. C'est le strict minimum pour garantir la sécurité des patients à l'hôpital de la Croix-Rousse », estime Geoffroy Bertholle. Les élus CGT, FO et Sud du CHSCT ont demandé une expertise sur le BMC. Menée par l'entreprise Secafi, elle sera rendue en 3 rapports, échelonnés sur le calendrier des installations. Le premier a été présenté vendredi au CHSCT.

Mais une majorité des 11 membres (4 élus CGT et 2 FO, les 2 membres du corps médical se sont abstenus, Sud et la CFDT n'ont pas participé au vote) a estimé que ce rapport leur avait été adressé trop tard et a décidé de prendre un délai de 15 jours pour rendre son avis sur l'ouverture du site. Geoffroy Bertholle estime que la direction « multiplie les délits d'entrave et a tout fait pour empêcher cette expertise ». Il annonce ainsi que le CHSCT déposera un recours aujourd'hui au tribunal de grande instance pour demander le gel de la procédure de déménagements avec astreintes financières.

De son côté, la direction maintient l'ouverture. « Nous n'avons aucun souci avec cette expertise », répond la directrice de l'hôpital, Danielle Herbelet qui assure « travailler » sur les « points de vigilance soulignés » par le rapport d'expertise : « Toute l'attention sera portée sur ces points dès l'ouverture du premier service », précise-t-elle.

Ce premier rapport « ne chiffre pas les manques mais met en évidence une organisation de travail qui n'est pas conforme à la sécurité, en particulier pour les soins de réanimation chirurgicale et de réanimation médicale. Il note aussi que pour le regroupement des équipes d'hépato-gastro-entérologie et transplantations hépatiques, les équipes sont trop éloignées dans leurs compétences », affirme Geoffroy Bertholle.

Pour lui, la direction a voulu pallier « l'insuffisance des effectifs » par une réorganisation et une mutualisation des moyens. Depuis une nouvelle réglementation récente, les effectifs en soins intensifs post-opératoires ne sont plus « normés », contrairement aux soins de réanimation où ils sont clairement chiffrés. « Il est dit maintenant qu'il suffit d'un infirmier pour 5 patients en surveillance continue mais il faut être 2 pour pouvoir tourner », assure Geoffroy Bertholle. « On nous dit, vous allez être sur le plateau technique le mieux doté, les autres services viendront en renfort mais ce n'est pas possible. En soins intensifs de cardiologie, c'est tous les jours que nous avons des situations d'urgences simultanées, on ne peut pas aller se promener ailleurs », explique l'infirmier.

S.M

Source : http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/3662490/Il-manque-au-moins-30-postes-pour-garantir-la-securite-selon-la-cgt.htm

Publié dans Lutte des classes

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