ILS SONT TOMBES DANS LE PIEGE A CONS TENDU PAR LE MEDEF,POUR L'AMELIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL ET DE RECONNAISSANCE DE LA PENIBILITE, COMMUNIQUE DES SYNDICATS CGT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA, CFDT

Publié le par Tourtaux

Pour l’amélioration des conditions de travail et la reconnaissance de la pénibilité (Déclaration commune Cfdt, Cgt, Fsu, Unsa, Solidaires)

Les aspirations à une juste réparation des conséquences de la pénibilité du travail sur l’espérance de vie font partie des raisons profondes des mobilisations des salariés tant dans le privé que dans le public. De façon plus large, toute souffrance au travail doit être combattue et le travail doit être réhabilité.

 

L’influence de la pénibilité du travail sur l’espérance de vie a été reconnue par la loi réformant les retraites de 2003 en prévoyant dans son article 12 une négociation au niveau interprofessionnel. Toutes les organisations syndicales ont porté un dispositif permettant à la fois de prévenir les mauvaises conditions de travail et de compenser les effets liés à l’exposition aux pénibilités entre autre, par un départ anticipé.

Les négociations engagées de 2005 à 2008 n’ont pas abouti. Pourtant les travaux menés tant par les experts, les chercheurs et les négociateurs ont apporté de nombreux éléments permettant de penser qu’il est possible de définir, de prévenir et de réparer les pénibilités subies. La réforme des retraites du 9 novembre 2010 ne répond pas à l’un des objectifs fixé par les organisations syndicales : permettre à des salariés usés prématurément à cause de leurs mauvaises conditions de travail et ayant une espérance de vie réduite, de vivre une retraite en bonne santé d’une durée équivalente à d’autres salariés non exposés Les projets de décrets sur la pénibilité viennent d’être rejetés par les organisations syndicales dans les différentes instances de concertation.

• Ce dispositif, basé sur une approche médicale, ne répond pas aux exigences des salariés ayant été exposés aux facteurs de pénibilité de partir plus tôt à la retraite.

• Ce dispositif n’est pas équitable et s’apparente à un véritable parcours du combattant pour faire reconnaître son IPP au titre de la pénibilité.

• La durée minimale d’exposition de 17 ans est exorbitante et le cumul des expositions n’est pas pris en compte.

• L’absence de représentants des salariés au sein de la commission pluridisciplinaire laisse place à l’arbitraire.

Les négociations de branches ou d’entreprises qui vont s’ouvrir doivent prendre en compte les organisations du travail, les modes de management, la place des salariés dans les modes de production et les inégalités Femmes-Hommes. Elles doivent permettre d’allier prévention, aménagement des carrières professionnelles et réparation avec une juste compensation des conséquences de la pénibilité sur l’espérance de vie. Dans la fonction publique, « le service actif » ne répond qu’imparfaitement et partiellement à la prise en compte de la pénibilité. Des discussions doivent s’engager.

Avec ces objectifs les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, UNSA, Solidaires appellent les salariés du privé comme du public à faire du 28 avril, journée mondiale de l’OIT pour la sécurité et la santé au travail commémorant les victimes des accidents du travail et des maladies professionnelles, une grande journée de mobilisation pour la prévention et l’amélioration des conditions de travail, la reconnaissance et la réparation de la pénibilité.

Communiqué du 29 mars 2011

Publié dans Lutte des classes

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T
<br /> Pour que les travailleurs prennent le bon chemin, si nous attendons qu'ils le prennent d'eux-mêmes, nous risquons d'attendre longtemps.<br /> C'est à nous révolutionnaires de militer afin de faire prendre conscience aux gens du peuple qu'il faut se débarrasser du capitalisme définitivement.<br /> <br /> <br />
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S
<br /> La révolution ou rien ! Et tant qu'elle n'est pas faite, on fait quoi ? Supprimer le capitalisme est très simple : plus personne ne va travailler, plus de travail : plus de profit.<br /> On vit où et comment ?<br /> La vie en communauté nécessite des lois, elles sont le fruit de l'expérience : la féodalité, la royauté absolue, la bourgeoisie, la mise en place des structures du capitalisme et<br /> l'approfondissement qu’est le capitalisme monopoliste.<br /> Dans l'évolution humaine il a fallu des millénaires pour que l'idée d'un partage des richesses devienne une force. C'est apparemment contraire à la nature humaine. Il faut donc trouver des outils<br /> pour changer ce qui semble être le sens normal de l'évolution.<br /> Le syndicat et un des outils que les travailleurs ont trouvé pour avoir plus de force. Certes, il ne permet pas de changer les choses aussi vite que nous le souhaitons, mais il a permis de passer<br /> de l'esclavage à ce que nous connaissons aujourd'hui.<br /> Ses limites sont définies par le système politique et ça, pour le changer, il faut gagner les consciences. Le syndicalisme de classe a permis d'aller plus loin dans les avancées arrachées au<br /> capital.<br /> Mais ce dernier n'a pas dit son dernier mot, et les générations actuelles n'ont pas directement fait le lien entre la lutte et la qualité de vie qu'elles ont connu et qu'elles voient disparaitre<br /> aujourd'hui.<br /> Ces nouvelles génération cherchent des nouveaux moyens, le commerce équitable en est un, qui peu nier qu'il améliore le sort des petits producteurs ? Mais nous savons qu'il ne change rien sur le<br /> fond.<br /> Aragon disait :<br /> "Vous n’aurez rien appris de nos illusions, rien de nos faux pas compris<br /> Nous ne vous aurons servi à rien, vous devrez à votre tour payer le prix" …..<br /> Notre rôle en tant que révolutionnaires est d'éclairer le chemin, mais si les travailleurs ne veulent pas le prendre nous ne pouvons qu'attendre qu'ils se décident.<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Je ne doute pas un seul instant de ce que tu expliques concernant le commerce équitable. Lors du salon anticolonial à Paris, mon voisin de table qui était Indien avec qui j'ai eu le temps de<br /> parler, pratique le commerce équitable.<br /> <br /> <br />
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V
<br /> Cela rejoint le commentaire que je viens de faire sur Nestlé qui a longtemps vécu en exploitant le monopole du café pendant des années en offrant du travail en Occident et en faisant crever les<br /> cultivateurs de café au Chiapas. Et pour ceux qui ont des doutes, j'ai de mes yeux vu mes amis cultivateurs de café sortir de la misère grâce au commerce équitable.<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Muriel, quelle bombe de TNT tu nous éclate là!<br /> Voilà un vrai sujet à débattre, à creuser<br /> <br /> <br />
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