L'ALARME DES CROCODILES " HUMANITAIRES "

Publié le par Tourtaux

 
Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 15:55
L’alarme des crocodiles « humanitaires » :
Bernard-Henri Lévy 
part en guerre en Libye
par Jean LEVY 
Il (et tous ceux qui comme BHL appellent à la guerre « humanitaire ») ne s’étaient guère souciés,
le 11 septembre 1973,
du peuple chilien, président en tête, assassiné par l’armée rebelle à son  pays,
ni le 16 juin 1976,  
à Soweto, du peuple noir sud-africain, massacré par la police du gouvernement d’apartheid,
ni, fin 2009-début 2010,
des 1300 civils, hommes, femmes et enfants, victimes des bombes au phosphore lancées par l’armée d’Israël, 
ni ces jours-ci,
des manifestants abattus ou gazés au Yemen, par un tyran sanglant 
BHL n’avait pas, alors, prôné des frappe aériennes sur ni les prétoriens de Pinochet, « labellisés » par Washington, ni sur la police de la « suprématie blanche » de Prétoria, ni sur les bases militaires de l’Etat hébreu  
BHL et les siens n’avaient pas alors chaussé leurs rangers et paradé ni à Santiago martyrisé, ni à Soweto massacré, ni à Gaza anéanti, ni à Sanaa gazé. 
Et aujourd’hui, dans une interview accordée au Parisien, il ose répondre au journaliste qui lui posait les questions :

 

Le Conseil européen de vendredi s’est montré réservé sur la Libye.

Cela vous déçoit ?

 

Bernard-Henri Lévy. J’aurais aimé, bien sûr, qu’on soit plus net sur la question des frappes ciblées contre les bases aériennes de Kadhafi.

Mais, d’abord, le communiqué final ne les a pas exclues. Et, ensuite, Sarkozy a quand même obtenu que les Vingt-Sept disent, d’une seule voix : « Kadhafi, dégage. » C’est, qu’on le veuille ou non, le début de la fin pour ce bouffon sanglant et pour ses fils. Et, pour les insurgés de l’Est libyen avec qui j’ai pu parler dans la nuit de vendredi, c’est quand même une victoire

 

Quel rôle avez-vous joué auprès de Nicolas Sarkozy dans la reconnaissance par la France du Conseil national de transition (CNT), l’opposition libyenne ?

 

Posez-lui la question. Tout ce que je peux vous dire, c’est que je lui ai téléphoné depuis Benghazi. Je suis venu le voir, ensuite, en rentrant, pour lui dire que les gens du CNT sont des gens bien, le contraire de ces islamistes que dépeint un Kadhafi aux abois. Je suis quelqu’un qui ne fait pas les choses à moitié.

Je vais sur le terrain. Je rapporte un reportage sur les horreurs d’une guerre où on envoie des avions mitrailler des populations désarmées. A mon retour, je suis prêt à tout, vraiment à tout, c’est-à-dire à aller trouver Sarkozy, le pape, qui vous voudrez, pour aider à ce que s’arrête ce carnage.  

Propos recueillis par Frédéric Gerschel | Publié le 13.03.2011, 07h00

Publié dans L'Afrique en lutte

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article