LENS: LE 26 NOVEMBRE A 10H MANIF CONTRE LA MISERE A L'APPEL DES SYNDICATS CGT TEREOS LILLERS, FAURECIA AUCHEL, DESQUELLES, COMMUNAUX DE BRUAY, MOYPARK HENIN-BEAUMONT, DES UL CGT DE BRUAY, DE LILLERS

Publié le par Tourtaux

Appel des syndicats CGT Tereos Lillers, CGT Faurécia   Auchel, CGT Desquesnes, CGT communaux de Bruay en artois, CGT MoyPark  hénin-Beaumont, des unions locales CGT de Bruay enArtois et de Lillers, le front solidaire: 

                 Pour s'inscrire dans l'appel: cgttereoslillers@gmail.com, cgtlillers62@gmail.com

 

à une manifestation destinée à lutter contre le plan d’austérité que le gouvernement et sa majorité entendent mettre en place pour répondre aux exigences des agences de notation à la solde des bourses et de l’Union Européenne à la solde des banques et des bourgeois revanchards.

 

Une organisation syndicale telle que la CGT ne peut, par son histoire et ses idéaux, éviter d’appeler les salariés, les sans emploi, les retraités et la jeunesse, à rejoindre cette manifestation.

 


Nos actuels combats syndicaux CGT pour défendre l’emploi face aux nombreuses délocalisations, pour créer du travail dans notre région sinistrée, pour conserver nos droits acquis de hautes luttes et dans nos résistances quotidiennes, pour maintenir un service public qui se dégrade chaque année à cause des coups de butoirs des multinationales en quête de marchés juteux, pour maintenir une forme de démocratie bien malmenée depuis des années, pour que l’économie soit au service des peuples et par l’inverse comme nous le subissons de plein fouet… ne sont pas déconnectés de la politique puisque la lutte des classes est bien vivante et l’opposition entre capital et travail est visible chaque jour.

 

A grand renfort de mensonges, de média et de communication, ceux qui gouvernent et prennent des décisions antisociales alors qu’ils ne représentent plus le peuple mais la riche bourgeoisie, ses banques, ses multinationales, ses usines... La droite et les droitiers politiques voudraient nous faire culpabiliser et nous faire croire que tout va mal… que la France est au bord de la faillite et qu’il faut se serrer la ceinture non pas une année mais pendant des décennies (la règle d’or prônée par les droites européennes). Pour eux donc, les coupables seraient les travailleurs (avec ou sans emploi et retraités) qui devraient payer un endettement qui aurait été généré par des demandes sociales trop exigeantes… bla-bla-bla… !

 

Mais la vérité est tout autre, et c’est Denis Kessler (ex numéro 2 du patronat français et aujourd’hui numéro 1 du patronat européen des assurances) : en effet dès 2007, quelques jours après l’élection de Sarkozy, il n’avait pas cacher sa volonté de détricoter tous les droits acquis depuis 1945, de la sécurité sociale aux 35h… des congés maternités aux 5 semaines de congés payés… Mais déjà quelques années plus tôt, Fillon interviewé sur une radio répondait «  1936 » à la question « pour vous quelle est la pire année pour la France au 20ème siècle ? »

 

Il y a quelques jours, quand le 1er ministre grec jette un pavé dans la marre en demandant un référendum sur la question de l’endettement de son pays et de son maintien dans l’euro, c’est la panique à bord du vaisseau amiral commandé par l’Allemagne. Alors tout se déchaîne, c’est la Blitzkrieg (guerre éclair) contre la belle Grèce qui devient : « un pays de fainéants, de magouilleurs, de profiteurs, où tout le monde à des piscines, où personne de paie d’impôts, où on est en retraite à 58 ans… » pour que les technocrates bruxellois puissent entrer en action pour jeter dehors le 1er ministre, mettre un des leurs à sa place et faire annuler la consultation du peuple sur son avenir.

 

Chaque année en France, des centaines de milliards d’euro (des milliers de milliards de francs) tombent dans les coffres des multinationales, des propriétaires fonciers, des rentiers, des actionnaires… et pourtant tous ces nantis qui ne représentent que 10 à 15 % du peuple, sont exonérés par milliards de cotisations sociales ( 34 milliards en 2010, 290 milliards depuis 1993) et grâce à des niches fiscales qui leurs sont réservées, il peuvent déduire des milliards de leurs déclarations d’impôts…

Et pourtant cet argent n’est rien d’autre que le fruit du travail effectué par des millions de salariés, des salariés pillés des plus-values dégagés par le travail, des salariés à qui le patronat petit ou grand, demande de travailler plus vite pour améliorer la compétitivité et les performances économiques… au détriment des conditions de travail de plus en plus détériorées, au détriment de leur santé, au détriment des millions de sans emploi avec qui le travail pourrait être partagé, au détriment des droits acquis pour l’âge de départ à la retraite…

 

Les jeunes sont dans la galère, les vieux sont dans la misère, les salariés craignent pour leur carrière, les sans-emploi ne voit plus la lumière… !

 

Pourtant d’un côté du miroir : quand on marche dans la rue, on croise de nombreux 4x4 Audi, Porche ou BMW - Quand on fait ses courses, on a une impression d’opulence avec des caddies pleins et des queues aux caisses - Quand on se promène, on découvre des maisons de rêve - A la télé on nous montre des péages bondés lors des départs en vacances ou des retraités conduisant des superbes mobil-home - Puis on nous parle de prouesses médicales, technologiques, scientifiques…grâce à la qualité de nos universités - Et on nous étale notre chance d’être en démocratie avec des images de massacres, de dictateurs sanglants, de peuples affamés… 

A les écouter, la vie est belle en France !

 

Mais de l’autre côté de ce miroir aux alouettes, nous sommes des millions : à avoir des voitures retapées ou avec des centaines de milliers de kilomètres – à avoir des fins de mois au milieu du mois et des découverts à la banque – à ne plus être en capacité d’acheter un logement voire même de le louer – à ne pas partir ou partir peu de temps en vacances – à avoir des problèmes quand il faut se faire soigner à cause d’une mutuelle pas assez forte ou pas de mutuelle du tout – à subir des lois de plus en plus liberticides…

 

La France serait belle mais avec ses 10 millions de précaires et sans emploi, ses 2,5 millions de smicards, ses 5 millions de salariés avec moins de 10 % au-dessus du smic, ses 150 milles sans abri et 1 million de mal-logés, ses morts dans la rue faute de soins ou morts de froid, ou ses anciens envoyés dans des mouroirs, ses jeunes avec Bac + 5 sans travail, ses services publics livrés aux charognards, ses travailleurs bafoués… le gouvernement de la cinquième puissance économique du monde qui se targue d’être le pays des droits de l’homme, a choisi de donner la priorité à la sauvegarde du capital de 500 000 nantis et de quelques centaines de familles qui détiennent 90 % des moyens de productions et du foncier privés en France !

 


Que vous soyez jeunes, salariés, sans emploi, retraités : vous êtes concernés par le chômage, le travail précaire, la dégradation des conditions de travail, les privatisations, les salaires insuffisants et les montants de pension dégradés, le surendettement, les difficultés d’accès aux soins de santé, les lois qui diminuent les libertés et augmentent les répressions… le racisme, l’islamophobie…

 

LE 26 NOVEMBRE

VOUS DEVEZ ÊTRE PRESENTS

A 10H00 PLACE DU CANTIN

A LENS

 

POUR MANIFESTER VOTRE COLÈRE, POUR DIRE NON AU PLAN CAPITALISTE D’AUSTÉRITÈ, POUR RESTER DEBOUT FACE AU GOUVERNEMENT DES RICHES ET DES NANTIS QUI FONT LE LIT DES FASCISTES DE LA PIRE ESPÈCE !

Publié dans Lutte des classes

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T
Tu sais Muriel, les camarades qui sont à l'initiative de cette manif font tout ce qu'ils peuvent pour essayer d'entrainer un maximum de gens dans les luttes. Nous savons que nous ne pouvons pas<br /> compter sur ceux d'en haut. A force de remettre l'ouvrage sur le métier, les camarades et tous ceux qui luttent partout dans le pays, vont bien finir par faire jaillir l'étincelle.<br /> Les directions syndicales ne font pas le poids parce qu'elles ne le veulent pas et forcément, ces carriéristes freinent le développement des luttes dures indispensables pour stopper la destruction<br /> de tous nos acquis et l'hémorragie de licenciements et aller de l'avant pour vivre autrement.
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T
Encore trop mesuré certes mais venant de syndicats de base, on peut considérer que les camarades ont du militer d'arrache-pied pour parvenir à mettre cette journée sur pied.
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M
Et après, qu'est-ce que l'on fait ? On rentre à la maison ?<br /> Il est grand temps de réfléchir à notre lutte.
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M
Bel appel en effet ! et pourtant encore trop mesuré.
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T
J'ai du faire sauter une partie du titre parce qu'il y a un nombre de caractères à respecter et il m'arrive souvent de recommencer plusieurs fois avant d'être dans le quota.
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