LOUISE MICHEL : LA VIE D'UNE MILITANTE INFATIGABLE

Publié le par Tourtaux

"Ce que je réclame de vous, qui vous affirmez conseil de guerre, qui vous donnez comme mes juges, qui ne vous cachez pas comme la commission des grâces, de vous qui êtes des militaires et qui jugez à la face de tous, c'est le champ de Satory où sont déjà tombés nos frères !

* * *

Il faut me retrancher de la société. On vous dit de le faire. Eh bien, le commissaire de la république a raison. Puisqu'il semble que tout coeur qui bat pour la liberté n'a droit qu'à un peu de plomb, j'en réclame une part, moi ! Si vous me laissez vivre, je ne cesserai de crier vengeance, et je dénoncerai à la vengeance de mes frères les assassins de la commission des grâces..."

* * *

"Nul ne serait un monstre ou une victime, sans le pouvoir que les uns donnent aux autres, pour la perte de tous."

Louise Michel

Louise Michel

Louise Michel, une vie de militante

Louise Michel est née le 29 mai 1830 en Haute-Marne au château de Vroncourt, fille d'un châtelain (plus vraisemblablement de son fils) et de sa servante, Marianne Michel. Elle grandit dans la famille de ceux qu’elle appelle ses grands-parents, où elle semble avoir été heureuse, se montrant, très jeune, altruiste par nature avec son entourage, et où elle reçoit une bonne instruction et une éducation libérale. Elle poursuit ensuite des études à Chaumont où elle obtient le brevet de capacité permettant d'exercer la profession d'institutrice. Mais elle refuse de prêter serment à l'Empire, et crée une école libre où elle enseigne durant trois années selon des principes républicains qui lui valent quelques réprimandes de la part des autorités.

Portrait de Louise Michel

Elle vient ensuite s'installer à Paris où elle enseigne dans une institution près du Château-d’Eau, dirigée par une certaine madame Voillier avec laquelle elle entretient des rapports quasi filiaux. Commence alors pour elle une période d’activité intense. C’est à ce moment qu’elle rencontre Jules Vallès, Eugène Varlin, Rigault, Eudes, et surtout Théophile Ferré, qu’elle aima passionnément. Elle collabore à des journaux d’opposition, poursuit une activité littéraire. Elle adressera quelques poèmes à Victor Hugo, un des personnages les plus célèbres et les plus respectés de cette époque, qu’elle rencontre à peine arrivée à Paris, vierge sage, jeune institutrice de province, et dont on prétend qu’elle aurait eu une enfant, Victorine, placée en nourrice à sa naissance. Cette dernière affirmation restant très discutée.

Elle aura dès lors une activité politique qu’elle mènera jusqu’à sa mort. Dès 1869, elle est secrétaire de la Société démocratique de moralisation, ayant pour but d’aider les ouvrières. Elle a alors près de quarante ans. Un rapport de police affirme (en 1878) qu’elle adhère à l’Internationale. À cette époque, et jusqu'à l'exil, Louise était Blanquiste, mouvement républicain socialiste fondé par Auguste Blanqui.

En 1870 à la veille de la Commune, elle est élue présidente du Comité de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement de Paris. Elle enseigne dans un externat fondé par elle en 1865. Dans Paris affamé elle crée une cantine pour ses élèves. Elle rencontre Georges Clemenceau maire de Montmartre. On assiste alors à d’étonnantes manifestations: femmes, enfants, gardes fédérés entourent les soldats qui fraternisent avec cette foule joyeuse et pacifique. Louise Michel fait alors partie de l’aile révolutionnaire la plus radicale et pense qu’il faut poursuivre l’offensive sur Versailles pour arrêter le gouvernement d'Adolphe Thiers qui n’a alors que peu de troupes. Cela ne durera pas et l’occasion est manquée. C’est alors que le destin de Louise Michel bascule et se précipite, elle est même volontaire pour se rendre seule à Versailles et tuer Thiers.

La Commune

Partie prenante de la Commune de Paris, intervient l’épisode maintes fois mentionné, où, en habit de garde nationale, elle fait le coup de feu Place de l'Hôtel-de-Ville. Propagandiste, garde au 61° bataillon, ambulancière, elle anime aussi le Club de la Révolution et est toujours intéressée par les problèmes de l’éducation. Il est intéressant de remarquer qu’elle est très en avance sur son temps, préconisant des choses qui aujourd’hui nous paraissent acquises et normales, mais qui à l’époque sont des nouveautés, comme des écoles professionnelles et des orphelinats laïcs, se prononçant en faveur d’un enseignement vivant.

Sur la barricade de Clignancourt, en janvier 1871, elle participe au combat de rue dans lequel elle tirera au fusil pour la première fois de sa vie. Elle se rend pour faire libérer sa mère, arrêtée à sa place. Elle assiste alors aux exécutions et voit mourir tous ses amis, parmi lesquels son ami Ferré, auquel elle fait parvenir un poème d’adieu émouvant, l’œillet rouge. Elle réclame la mort au tribunal, et c’est sans doute en l’apprenant que Victor Hugo lui dédie son poème, Viro Major. Elle passe alors vingt mois en détention et se voit condamnée à la déportation. C’est le temps où la presse Versaillaise la nomme la Louve rouge, la Bonne Louise.

La déportation

Elle est embarquée sur le Virginie pour être déportée en Nouvelle-Calédonie où elle arrive après quatre mois de traversée. À bord elle fait la connaissance de Henri Rochefort, célèbre polémiste, et de Nathalie Lemel elle aussi grande animatrice de la commune. Et c'est sans doute au contact de cette dernière que Louise est devenue anarchiste. Elle restera sept années en Nouvelle-Calédonie, refusant de bénéficier d’un autre régime que celui des hommes. Elle cherche à instruire les autochtones kanaks et, contrairement à certains Communards qui s’associent à leur répression, elle prend leur défense lors de leur révolte, en 1878. Elle aurait même fait parvenir au chef de la rebellion Ataï un morceau de son écharpe. Elle obtient l’année suivante l'autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés, puis dans les écoles de filles.

Une militante inlassable

De retour en France en novembre 1880, elle est chaleureusement accueillie par la foule à Paris. Elle y reprendra son activité d'infatigable militante, donnant de nombreuses conférences, intervenant dans les meetings, se prononcera contre la peine de mort, prendra part à l’agitation provoquée par l’affaire Dreyfus en 1898, et se réclamera jusqu’à sa mort du mouvement anarchiste. «Je suis devenue anarchiste quand nous avons été envoyés en Nouvelle-Calédonie», dira-t-elle. De 1890 à 1895, elle vit à Londres où elle gère une école libertaire. De retour en France, elle alterne ses tournées de conférences avec des séjours à Londres avec des amis. Elle est plusieurs fois arrêtée lors de manifestations, de nouveau incarcérée pour six ans et libérée au bout de trois sur intervention de Clemenceau, pour revoir sa mère sur le point de mourir. Encore quelques incarcérations, moins longues; elle est, pourrait-on dire, suivie heure par heure par les services de police.

Elle meurt à Marseille d'une pneumonie lors d’une tournée de conférences; ses funérailles drainèrent à Paris une foule immense qui ne manqua pas d’impressionner les contemporains. De nombreux orateurs prirent la parole et, parmi eux, le Vénérable de la Loge de la Fraternité Universelle. Insignes et emblèmes maçonniques fleurirent sur sa tombe, de sorte que Sébastien Faure anarchiste, fit observer qu’elle n’avait jamais appartenu à aucune association, pas même anarchiste, puisque ce mouvement n’était pas encore structuré en fédération (y eût-elle adhéré s’il l’avait été ? On peut se demander si cette nature indépendante aurait accepté). Un témoin oculaire, Lorulot, affirme cependant qu’elle avait donné son adhésion à l'Ordre Maçonnique Mixte International le Droit Humain fondé en 1893. Si elle appartint à une Loge, ce dut être à celle-là, parce que la grande majorité des obédiences, sexistes et conservatrices, aujourd’hui encore, n’acceptent pas les femmes, ce qui n’aurait certainement pas été de son goût, ensuite parce que la loge mixte fondée par une femme, Maria Desraimes, était la seule qui pouvait éventuellement lui convenir. Sur la proposition de Madeleine Lepelletier, elle y fut invitée, un an avant sa mort, y prononça un discours de réception, n'y fut pas "initiée" mais en quelque sorte cooptée, les membres de la dite loge s'estimant honorés par son acquièscement à leur requete et retenant que son action la dispensait du rite d'initiation. Quand on lui demanda pourquoi elle ne s'y était jamais présentée, elle répondit qu'elle croyait «qu'on n'y acceptait pas les femmes».

Jusqu’en 1916, une manifestation eut lieu chaque année sur sa tombe, située à Levallois-Perret, fleurie jusqu’à nos jours à chaque anniversaire. Cette année 2005 a célébré le centième anniversaire de sa mort, à cette occasion deux colloques rendirent hommage à la "bonne Louise", notamment l'important colloque de mars organisé par la Mairie de Paris et l'association culturelle Actazé "Louise Michel, figure de la transversalité" (sous l'égide de Valérie Morignat). Cet événement rassembla 22 spécialistes de Louise Michel qui soulignèrent une personnalité inclassable, brillante et toujours contemporaine. Louise Michel est apparue dans toute son actualité à travers les conférences, que ce soit par l'extraordinaire influence qu'elle exerce encore sur les départements d'Etudes féminines américaines, où encore par la clairvoyance de son roman "La misère" (1000 pages inédites) qui dénonce avant l'heure la crise sociale des banlieues.

Héritage social de Louise Michel

Figure légendaire du mouvement ouvrier, Louise fait incontestablement se déplacer les foules. C’est souvent un vocabulaire relevant de celui réservé aux saintes et aux hérétiques qui lui est appliqué: quand elle n’est pas la «Bonne Louise», elle est la «Vierge rouge». Dans le bien comme dans le mal, pour le meilleur et pour le pire, elle semble avoir exercé une réelle fascination sur ses contemporains. Il est curieux de remarquer que cette femme, instruite et cultivée, intelligente mais qui n’avait cependant rien ni de la fadeur ni de l’onction, ni la beauté de certaines des demi-mondaines et autres cocottes qui pullulent à la veille de la Belle Époque, est entourée de nombreuses figures masculines connues, voire célèbres, dont elle a l’indéfectible amitié, jusqu’à la fin de sa vie, ou plus souvent de la leur. Normal, dira-t-on, à une époque où les femmes n’ont encore aucun droit, et où, à bien des égards, elle fait figure d’exception.

Portrait de Louise Michel

Si les photos qu’on a d’elle nous montrent une femme au visage viril et sans apprêt, comme taillé à coups de serpe avec l’âge, c’est sans doute en regardant la Liberté guidant le peuple, tableau célèbre d’Eugène Delacroix, qu’on se représente le mieux cette spartiate au corps athlétique. Et, quand elle montait à la tribune, c’est sans doute à la passionaria qu’elle devait ressembler. C’est, avec George Sand, une des très rares femmes du XIXe siècle à avoir adopté le costume masculin à un moment de sa vie, fait révélateur d’une revendication féministe.

Généreuse, dévouée à la cause des plus démunis, c’est sans nul doute son courage qui caractérise le mieux sa personnalité. Quand elle se retrouve au tribunal sur le banc des accusés, elle s’en sert comme d’une tribune politique et en impose même à ses juges, qui en plusieurs occasions commuent ses condamnations en les atténuant.

Si son œuvre littéraire comporte peu d’écrits théoriques mais de nombreux poèmes, légendes et contes, y compris pour les enfants auxquels elle ne cessa jamais de s’intéresser, et si elle est davantage passée à la postérité pour son activisme d’inlassable militante de la «révolution Sociale», comme elle-même le disait, son nom est, paradoxalement, un des plus utilisés aux frontispices des écoles maternelles et primaires, des lycées et collèges des communes de France. Preuve s’il en fut qu’elle représente bien, dans le souvenir et l’inconscient populaire, l’image de l’institutrice de la République, de la missionnaire laïque qu’en vérité elle fut.

Wikipédia

Louise Michel, L'anarchiste

Par Eric Lafon

Le centenaire de la mort de Louise Michel (1830-1905) est l’occasion de revenir un court instant sur cette personnalité du mouvement ouvrier. D’abord, pour soulager une image des innombrables épithètes dont on l’a habillée: Jeanne d’Arc de la Commune, Théroigne Méricourt de la République, nonne ou vierge rouge, ange du pétrole, pucelle de Belleville, Don Quichotte en jupon, druidesse de l’anarchie, rebelle éternelle drapée de rouge et de noir, messie de la cause anarchiste... Et pour faire un peu d’histoire et rendre hommage tout simplement.

Vraisemblablement enfant naturel du châtelain Charles-Étienne Demahis ou de son fils et d’une domestique, Marianne Michel, Louise Michel se préoccupe dès son plus jeune âge du sort des miséreux tout autant que de celui des animaux, qu’elle considère «victimes de la cruauté des hommes». Jouissant d’une éducation particulièrement libérale, elle lit Voltaire et écrit ses premiers poèmes à 15 ans, qu’elle envoie à Victor Hugo qu’elle admire. Elle désire vivre de sa plume et se destine à la profession d’institutrice.

Ses premiers écrits, publiés en 1861, témoignent d’un intérêt pour le monde asilaire et s’attachent à répondre au sort des aliénés, fous ou idiots, pour lesquels elle milite afin qu’ils soient réinsérés dans la société. Le traitement que la société française réserve à l’époque aux aliénés suscite chez la future combattante de la Commune le sens de la fraternité humaine et le désir de bouleverser les rapports humains. La lecture de son poème Lueurs dans l’ombre (1861) nous fait découvrir une Louise Michel croyante, plus perméable à l’enseignement de l’Évangile qu’au manifeste révolutionnaire.

Naissance d’une combattante

Elle quitte la Haute-Marne pour Paris. Dès lors, elle s’éloigne peu à peu du catholicisme social alors que sa foi chrétienne s’altère devant les injustices sociales. Indépendante, se refusant au mariage, avide de connaissances et de savoirs, Louise Michel gère, non sans difficultés, sa révolte intérieure. C’est dans la capitale qu’elle fait la connaissance de Théophile Ferré, d’Émile Eudes et de Raoul Rigault, tous trois promus à devenir des personnalités importantes de la Commune de Paris. Elle se lie donc aux milieux d’opposition au Second Empire. Le 12 janvier 1870, elle participe, habillée en homme et dissimulant un poignard, à l’imposante manifestation appelée pour rendre hommage au journaliste Victor Noir, assassiné par le prince Pierre Bonaparte, neveu de Napoléon III. Louise Michel, la combattante, est née.

Le lendemain de l’enterrement de Noir, elle écrit: «Les femmes affirment leur droit et leur devoir de prendre part aux deuils de la patrie.» Elle qui signa ses premiers articles dans un journal de Haute-Marne sous le nom de «Louis Michel» pour avoir plus de chance d’être publiée, s’habille comme un homme puis, durant la Commune de Paris, se bat comme un homme. Voilà une manière contradictoire d’afficher son féminisme, s’interroge-t-on. Pourtant elle n’aura de cesse durant toute l’insurrection de se battre sur les deux fronts: celui du combat contre Versailles revendiquant le «droit au péril et à la mort», «le droit de se battre comme un homme» et celui du droit de «mettre en œuvre les forces propres des femmes» à savoir «leur détermination, leur sens de l’administration, leur dévouement aux soins». Elle ne cherche pas, pour autant, à faire porter ses exigences au sein d’un collectif, d’un parti. Louise Michel est une propagandiste de terrain, une activiste. Il suffit qu’on lui déconseille de franchir les lignes ennemies dans l’idée d’aller assassiner Thiers pour qu’elle prenne l’initiative de les franchir et de prouver que l’on peut donc passer les lignes versaillaises. Son caractère désinvolte et son indépendance ne cessent d’agacer les personnalités dirigeantes de la Commune.

Il ne faut pas conclure à son refus de l’instance collective. Louise Michel est adhérente aux deux comités de vigilance du 18e arrondissement et, dès novembre 1870, préside le comité républicain de vigilance des citoyennes de Montmartre. Elle y exerce une large influence du fait de son talent d’oratrice. Un talent qu’elle met au service du combat dans la rue et sur les barricades, «préférant la compagnie des hommes» aux «bavardages des femmes», tout en se consacrant aux œuvres pédagogiques et sociales. Le combat révolutionnaire et la pédagogie s’inscrivent dans une même volonté de participer à l’amélioration du sort des opprimés. Durant la Semaine sanglante, elle participe aux derniers affrontements tout en assumant pleinement son rôle d’ambulancière jusqu’à sa reddition, les Versaillais ayant arrêté sa mère à sa place. Emprisonnée, elle est déférée devant un conseil de guerre au cours duquel elle donne une véritable leçon de courage et de morale révolutionnaire:

«Je ne veux pas me défendre [...] j’appartiens tout entière à la révolution sociale et je déclare accepter la responsabilité de tous mes actes. [...] Vous êtes des hommes et moi je ne suis qu’une femme, et pourtant je vous regarde en face [...] Si vous n’êtes pas des lâches, tuez-moi.»

Cette proclamation provocatrice sonne comme une volonté de martyre, de sacrifice. Le religieux, pourrait-on dire, est encore prégnant. Elle dit surtout ne rien attendre de ces hommes, conservateurs et misogynes, dont les serviteurs armés ont rempli les fosses communes des cadavres d’hommes, de femmes et d’enfants.

Déportée

Elle est déportée en Nouvelle-Calédonie. Qu’importe, Louise Michel s’est définitivement consacrée à l’humanité opprimée, qu’elle soit mère de famille ou prostituée, blanche ou «nègre». Ces « nègres », elle, Louise Michel a cherché à les instruire et les soutient lors de leur insurrection de 1878, tandis que les communards déportés participent à la répression. Elle devient, avant tous, une combattante anticoloniale. Le 9 novembre 1880, Louise Michel est de retour à Paris, amnistiée par la République. Elle est anarchiste d’affiliation sans discussion possible et son drapeau n’a qu’une seule couleur, il est noir. Elle s’inscrit dans tous les combats contre la peine de mort (1877), pour la réquisition de nourritures avec les sans-travail (1883), avec les grévistes de Decazeville (1886), en faveur de la grève générale (1890), pour Dreyfus (1898). Elle sillonne la France et l’Europe pour y tenir de multiples conférences anarchistes. C’est au cours de l’une d’elles, au Havre, qu’un fou lui tire dessus. Elle refuse de porter plainte contre lui. Son activisme anarchiste la conduit de nombreuses fois en prison sans altérer naturellement sa combativité. Seules les lois scélérates de 1893 la contraignent à un exil momentané, à Londres, pour deux ans.

C’est la maladie qui aura raison d’elle. Le 9 janvier 1905, à Marseille, Louise Michel, militante féministe et anarchiste, écrivaine, combattante infatigable, ne peut se soustraire à la mort. Le 21 janvier, Paris ouvrier, révolutionnaire, anarchiste, républicain et socialiste accompagne sa dépouille jusqu’au cimetière de Levallois-Perret, étonné de découvrir que, sur son cercueil, reposent des emblèmes maçonniques...

Pour en savoir plus: Je vous écris de ma nuit, correspondance de Louise Michel, présentation de Xavière Gauthier, édition de Paris, réédition 2005; Le Livre du bagne, et Le Livre d’Herman, textes présentés par Véronique Fau-Vincenti, édition aux Presses universitaires de Lyon, 2001.

Par Eric Lafon


source: Wikipédia et sap-pos.org

Publié dans Lutte des classes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T

J'ai le plus profond respect pour Danielle CASANOVA et toutes les héroïnes communistes de la Résistance mais, je vénère depuis toujours Louise MICHEL qui, de plus, est native de ma région.
HONNEUR à toutes ces Résistantes progressistes!


Répondre
C

Je ne me suis pas encore attardée à la lecture de la vie de Louise Michel.....je connais les grandes lignes et je sais quelle femme admirable elle était.

Pour ma part, je rend hommage à Danielle Casanova qui représente vraiment l'exemple féminin par excellence ne serait-ce qu'avec la cration de l'union des jeunes filles de france qui était
avant-gardiste. Je ne suis pas féministe même si le combat des femmes est important, tu le sais, on en a déjà parlé, comme aragon, je situe la femme comme l'avenir de l'homme, comme l'homme est
l'avenir de l'homme !!
Mais néanmoins, le combat féministe des communistes est celui auquel je m'indetifierais le plus.


Répondre