MORT D'UN JUSTE : RENE VAUTIER, REALISATEUR DU FILM "AVOIR 20 ANS DANS LES AURES"

Publié le par Tourtaux

Mort de René Vautier, réalisateur d'“Avoir vingt ans dans les Aurès”

  • Publié le 04/01/2015. Mis à jour le 04/01/2015 à 19h55.
René Vautier en 1984, intervenant dans l'émission "Censure et cinéma"

René Vautier en 1984, intervenant dans l'émission "Censure et cinéma"

FISTER/TF1/SIPA

 

                   

Jadis, il arrivait, paraît-il, qu'on le confondît avec Léo Ferré. Tignasse blanche oblige, et opinions bien trempées aussi. René Vautier, qui vient de mourir à l'âge de 86 ans, en Bretagne où il s'était retiré, faisait partie d'une espèce presque complètement disparue : celle des cinéastes engagés, voyant dans le 7e art une arme de dénonciation, l'instrument d'une prise de conscience.

>A lire aussi : Avoir 20 ans en Algérie, quarante-deux ans après

Les images, cet ancien résistant, diplômé de l'IDHEC au lendemain de la seconde guerre mondiale, les a utilisées pour toutes les causes : pour la décolonisation via son premier film, Afrique 50 qui, en 1950, lui valut treize inculpations et une condamnation ; contre le capitalisme (notamment Un homme est mort, 1951) ; contre l'oubli des exactions commises pendant la guerre d'Algérie : Avoir vingt ans dans les Aurès, primé à Cannes en 1972, reste son film le plus célèbre, qui montre un pelon d'appelés endoctriné par un officier tortionnaire, etc.

Sa vie aussi était un engagement, depuis la Résistance, donc, jusqu'au FLN, puis au Centre Audiovisuel d'Alger, où il aide à former la première génération de cinéastes algériens. En 1973, il s'était lancé dans une longue grève de la faim pour que le documentaire Octobre à Paris, de Jacques Panijel, consacré au massacre d'Algériens le 17 octrobre 1961, obtienne un visa de sortie. Il avait eu gain de cause. Depuis la Bretagne, où il avait créé un outil de production, il continua ensuite sans relâche son cinéma d'intervention.

 

 

 

 

Publié dans guerre d'Algérie

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Tourtaux 06/01/2015 01:43

Blanca R Anzola R : siempre en la lucha y en la protesta, así es !Voir la traduction

Tourtaux 06/01/2015 01:42

Nouara Imes : Un HOMME , un combat, une icône qui tire sa révérence....On n'oubliera jamais tous ceux qui se sont sacrifiés pour que vive l'Algérie libre!!!

Tourtaux 05/01/2015 10:22

C'est d'autant plus grave que ces gens-là se permettent de prendre à partie dans des commentaires virulents des militants anticolonialistes qui ont fait leurs preuves lors de leurs luttes contre le
colonialisme.
Je trouve lamentable de voir que ces gens-là puissent ainsi insulter des camarades militants anticolonialistes et que ceux-ci propagent leurs idées nauséabondes et fascisantes sur des pages d'amis
et de camarades.

Tourtaux 05/01/2015 10:20

Bonjour Anne, tu vois mon commentaire ci-dessus, dont chaque mot est pesé, et bien, il m'a fallu au moins une dizaine de tentatives avant que mon hébergeur, over-blog, le prenne.
C'est dire si cette guerre coloniale et ses laquais doivent être sans cesse dénoncés, ce qu'a remarquablement fait le regretté René Vautier.
Ces salopards qui s'infiltrent dans les sites, blogs, pages et forums d'amis qui ne perçoivent pas le danger que représentent ces gens qui votent quasiment tous pour l'extrême-droite ou
"socialiste", sont à leur insu complices.
Des amis et camarades diffusent le venin craché par ces vermines infiltrées.

Tourtaux 05/01/2015 10:19

Anne de Hartoulari : Eh bien non je ne connais pas bien cette période, à la fois trop proche (pas encore de l'Histoire) et trop lointaine (pas non plus du vécu) pour moi. Sans parler de l'effroi
qu'elle suscitait dans les familles dont la mienne, l'un de mes oncles ayant fait son service en Algérie pendant la guerre, ce qui l'aurait conduit au suicide quelques années après. Un non-dit
terrible pèse sur cette période… Avec ce que tu dis des Harkis, c'est complet ! On est dans une désinformation totale…. Pour changer.