NOUVELLES DE CHAMPAGNE-ARDENNE ET DE PICARDIE

Publié le par Tourtaux

 

Jeudi 6 septembre 2012

Plysorol

Hier matin, la direction de Plysorol, ex-leader européen du contreplaqué, a annoncé en comité central d'entreprise qu'elle jetait l'éponge. A Magenta, le groupe emploie 94 salariés.

L'usine marnaise, implantée à Magenta, était la seule à pouvoir fonder quelques espoirs dans ce plan, puisqu'il prévoyait de fermer les usines de Fontenay-le-Comte et de Lisieux, pour recentrer la totalité de son activité près d'Epernay. L'élue peine à trouver ses mots d'autant qu'il faut annoncer à ses collègues de Magenta que «le seul repreneur potentiel a fait savoir qu'il ne déposerait pas d'offre de reprise car il ne disposait pas des matières premières». En l'occurrence les 600 000 hectares de forêts gabonaises qui n'appartiendraient plus à Plysorol. «Ces forêts gabonaises ont été détournées par Monsieur Bitar en février 2012. Une plainte va d'ailleurs être déposée au pénal dans les prochains jours».

Le tribunal de commerce de Lisieux ne pouvait que prononcer la liquidation de l'ex-leader mondial du contreplaqué. Mercredi, la direction de Plysorol avait annoncé qu'elle ne viendrait pas à l'audience avec les 700 000 euros de trésorerie nécessaires à un plan de continuation.

Aucun repreneur n'ayant déposé d'offre, le sort des 277 employés de Plysorol était scellé. Les trois usines françaises de Fontenay-le-Comte, Lisieux et Magenta (Marne) vont donc fermer.

A Magenta, les salariés accusent le coup mais réfléchissent déjà à une étude de faisabilité pour se constituer en SCOP (Société Coopérative et participative) et sauver leur outil de travail et leur emploi.

Ghassan Bitar avait racheté Plysorol en octobre 2010.

La ministre du Logement, a présenté hier un projet de loi relatif à la mobilisation du foncier public en faveur du logement et au renforcement des obligations de production de logement social. Pour faire face à la flambée des prix (+110 % entre 2000 et 2010 pour l'ancien, +90 % pour le neuf sur la même période en moyenne nationale), la mise en œuvre de logements sociaux doit s'intensifier. Or, «le coût d'acquisition du foncier représente entre 14 et 24 % du coût de revient d'une opération de logement social, empêchant dans certains cas les opérations». Du coup, l'Etat va permettre «la cession gratuite du foncier public pour construire de tels logements et renforcer l'objectif de logement social par commune de 20 à 25 %».

930 terrains appartenant à l'Etat ont été retenus dans ce cadre. Quatorze sont situés en Champagne-Ardenne, dont huit dans la Marne.

Reims se taille la part du lion avec sept sites, soit 28 hectares au total. Sont concernés des terrains pour lesquels des projets étaient déjà envisagés, comme les locaux de l'ancien Sernam, ou des opérations déjà engagées, comme l'ancienne caserne Colbert. Néanmoins, des zones font leur apparition : des terrains ferroviaires entre la zone Sernam et le boulevard des Tondeurs (rue de la 12e-Escadre-d'Aviation et rue de Brimontel) ainsi que la zone «tir aux pigeons», entre Bétheny et le quartier des Epinettes.

A Epernay, l'autre ville marnaise concernée, 9 hectares, une zone ferroviaire là aussi, sont concernés sur le Quai de la Marne. Ce sont les anciens locaux des Ateliers SNCF exactement, là où la Ville a abandonné en juillet dernier son projet de plateforme emploi formation en raison d'inquiétudes sur sa rentabilité.

Avant ils s'en doutaient, maintenant ils savent. Le contrat tramway signé entre Mars et Reims Métropole pour une durée de 34 ans sera fatal à Transdev. C'est une certitude pour les leaders CGT de la compagnie rémoise de bus.

«On a mené suffisamment d'expertises économiques pour bien connaître la situation. Nous avons un déficit structurel annuel de 10 millions. Si rien n'est fait, le bout du tunnel est la faillite pure et simple de la société qui gère le réseau Citura».

Les syndicalistes ont décidé de réagir avant qu'il ne soit trop tard. «Il faut d'abord supprimer du contrat toutes les clauses commerciales irréalisables». A chaque fois que Transdev n'atteint pas les chiffres fixés par ces clauses, elle peut être pénalisée financièrement.

Deuxième point, et pas des moindres, à obtenir de Reims Métropole : une hausse de la subvention annuelle. «Son montant est équivalent à ce qu'on recevait en 2007 alors qu'on a un tram en plus et un deuxième dépôt à gérer. Il nous faut 4 ou 5 millions d'euros de plus par an. Il faut également s'assurer que cette somme supplémentaire soit bien versée à l'exploitant Transdev et non au concessionnaire Mars. Il ne s'agit pas qu'elle profite à des actionnaires».

Enfin, la CGT préconise une reconfiguration du réseau. Fréquences de nuit, lignes sous-utilisées, parkings relais…

«La CGT est en ordre de marche. Nous avons prévu un mouvement le 21 septembre, au moment de la semaine de la mobilité».

Centrale de Chooz BDepuis le début de la semaine, les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz fonctionnent à nouveau à plein régime. Après sept mois d'arrêt, l'unité de production N°2 a en effet retrouvé sa pleine puissance dans la nuit de dimanche à lundi, aux alentours d'1 heure du matin.

Pour mémoire, cette dernière était à l'arrêt depuis le 15 février, dans le cadre d'une vaste opération de maintenance. La tranche N°2 aurait toutefois dû redémarrer courant mai. Mais la découverte de plusieurs vis défectueuses dans les pompes du circuit primaire a finalement nécessité tout un tas d'investigations supplémentaires, histoire d'identifier l'origine de l'anomalie, et surtout, de remplacer l'ensemble des pièces concernées.

Au total, lors de cette visite partielle, le CNPE de Chooz aura investi 60,4 millions d'euros et mobilisé 2 000 intervenants extérieurs (dont 250 salariés locaux), en plus des 750 agents EDF qui travaillent en permanence sur le site.

Une fois toutes ces opérations de maintenance terminées, fin août, c'est l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) qui a donné l'autorisation de redémarrer la tranche. Ce qui est donc désormais le cas, le réacteur N°2 fonctionnant même depuis lundi à 100 % de ses capacités.

Le combat des 93 salariés de Pomly

L'heure est grave pour les 93 employés œuvrant dans l'usine Pomly (groupe Novandie, filiale d'Andros) à Rozet-Saint-Albin fabricant des produits laitiers vendus sous la marque «Mamie Nova».

En juin dernier, la fermeture du site leur a été annoncée. Et le 17 septembre prochain, un plan social devrait être présenté lors d'un comité de groupe extraordinaire au siège de la maison mère, à côté de Rouen.

Que réserve donc l'avenir aux «Pomly» ? Pour le moment, l'offre de l'employeur n'est pas connue. Des propositions de reclassement, dans l'ensemble des sites Andros de France et de l'étranger, pourraient être émises. Pour les employés du Sud de l'Aisne, ce serait synonyme de mutation à plus de 200 km de leur lieu de travail actuel.

Ensuite, des sources indiquent que des tractations sont en cours pour trouver un repreneur pour le site du canton de Neuilly-Saint-Front. Pour le moment, une seule offre existerait, avec le maintien de trente emplois.

Alors que le syndicat majoritaire au sein du site reste muet pour le moment, l'autre organisation, la CGT, commence à mobiliser le personnel de l'usine. Hier, environ un tiers du personnel s'est réuni dans la cour de l'usine pour une «heure d'information».

Les responsables de l'aéroport Paris-Vatry viennent d'annoncer une hausse de son trafic passagers de 66,8 % pour les six premiers mois de l'année 2012, en comparaison avec le premier semestre de l'année 2011. Plus précisément, l'aéroport a même déjà accueilli, au 31 juillet 2012, 52 386 passagers contre 51 573 pour toute l'année 2011.

Selon ACI Europe (l'association qui regroupe l'ensemble des aéroports européens), Paris-Vatry effectue une des plus importantes progressions au cours du premier semestre 2012 dans le Groupe 4, celui des aéroports accueillant moins de cinq millions de passagers par an.

 

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Publié dans Lutte des classes

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