NOUVELLES DES ARDENNES

Publié le par Tourtaux

Mardi 25 septembre 2012

Une partie des salariés licenciés de chez Raguet répondaient vendredi à l'invitation de leur défenseur et de leur délégué syndical FO, afin de recevoir le montant de la somme qui leur a été allouée en première instance par le conseil de prud'hommes.

Tout le monde a forcément en tête la situation des ex-salariés d'Ardennes Forge à Nouzonville. L'AGS (caisse de garantie des salaires) réclame le remboursement de plusieurs centaines de milliers d'euros à une quarantaine de salariés parce que la cour d'appel a fixé des indemnités moins fortes que le conseil de prud'hommes en première instance. Cette exigence de la caisse de garantie des salaires, unanimement condamnée par la classe politique ardennaise, a plongé certains ex-Ardennes Forges dans le désarroi.

«J'incite les gens à mettre cet argent de côté. Il y a un appel. Le risque de devoir rembourser une partie des sommes existe, comme pour Ardennes Forge», a expliqué l'avocat en remettant une quarantaine de chèques pour un montant global de près de 700 000 euros.

Paradoxalement, les premiers ex-Raguet à percevoir leur chèque sont les licenciés du deuxième groupe, les mystères de la procédure leur ayant alloué d'abord une indemnité, les premiers licenciés devant la recevoir ensuite.

«Il est préférable de percevoir cet argent et de le placer sans y toucher, avant d'être définitivement fixé. En appel, la somme peut être égale ou inférieure, mais elle peut aussi être supérieure. C'est déjà arrivé. De toute façon, on va demander plus. Je suis confiant, mais je ne peux rien garantir. Il faut être prudent».


Mardi 25 septembre 2012

Les employés d'Alcan-Sofital, ceux - qui n'ont pas été sacrifiés après le terrible plan social (supprimant 134 emplois sur 215) qui a touché leur usine, productrice d'aluminium - se souviennent qu'il y a un an, presque jour pour jour, le directeur du site était séquestré.

L'intersyndicale rappelle que sur les 107 personnes qui ont rejoint la cellule de reclassement, il n'y en a que neuf à avoir intégré un nouveau CDI dans une autre société, 7 sont en CDD longue durée, 12 en en CDD de moins de six mois. Mais le chiffre à retenir, c'est que 51 d'entre eux n'ont aucune activité. La situation des 81 personnes toujours intégrées à l'usine reste précaire, puisque le site de Ham n'a toujours pas atteint sa vitesse de croisière.

La nouveauté, c'est la volonté de la direction de vendre l'usine de Ham... qui ne cadrerait pas avec les plans de Constellium, la société mère. Le comité d'entreprise européen de Constellium fixé au 4 octobre devrait permettre d'officialiser la décision de vendre.

 
Mardi 25 septembre 2012

Au 1er janvier 2009, les Ardennes comptaient 283 300 habitants. Soit 21,2 % de la population régionale. Entre 1999 et 2009, avec une perte de 6 800 habitants (0,24 % par an), on a enregistré ici la plus forte baisse des départements français après celui de la Haute-Marne.

Et si la natalité est encore favorable (3 253 naissances en 2010), le fort excédent des départs par rapport aux arrivées (-0,5 % par an) complique encore la situation d'un territoire qui compte le troisième taux migratoire le plus défavorable de France. Si bien que, selon les études de l'Insee et à tendances constantes, le département ne comprendrait plus, en 2030, que 271 000 âmes. Avec un solde naturel négatif dès 2020. La part des personnes de 60 ans et plus passant alors de 21,5 % à 34 %.

Particulièrement élevé, le taux de pauvreté atteint 18, 6 % en 2009 (1,2 point de plus qu'en 2008). Il est nettement supérieur à la moyenne régionale (14, 6 %) et nationale (13,8 %). En Champagne-Ardenne, 191 000 personnes pauvres dont 52 600 Ardennais vivaient alors en dessous de 954 euros par mois, le seuil de pauvreté faisant référence à l'époque en France. Ce problème s'était notamment aggravé entre 2008 et 2009 avec une hausse inégalée des bénéficiaires du RSA (+ 3, 5 %). Phénomène encore accru (1 000 personnes supplémentaires) entre 2009 et 2010 malgré la reprise. La hausse des allocataires atteignant 6,6 % alors qu'elle se stabilisait en région.

L'industrie et l'intérim ont alors été particulièrement affectés. En deux ans, 2 000 emplois salariés et 1 300 en intérim ont été perdus dans l'industrie. Plus de 3 000 emplois directs et intérimaires ont donc disparu. Soit 85 % des emplois perdus dans le département durant cette crise. Heureusement, l'impact de ce sinistre a été atténué par la forte mobilisation des dispositifs de chômage partiel. 1,9 million d'heures étant consommées par l'industrie. Ce qui a représenté 44 % des aides régionales.

En fin 2011, les Ardennes totalisaient 94 000 salariés dont 52 600 dans les secteurs marchands non agricoles où l'emploi a affiché une baisse de 1,4 % par an entre 2001 et 2011.

Sources : INSEE

http://www.lechatnoir51.fr/article-52-600-pauvres-recenses-dans-les-ardennes-en-2009-110549655.html

Publié dans Lutte des classes

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