PARIS : 19 SALARIES GREVISTES D'UN SALON DE COIFFURE, VICTIMES D'UN TRUAND DU PATRONAT, OCCUPENT JOUR ET NUIT LEUR LIEU DE TRAVAIL (VIDEO)

Publié le par Tourtaux

 8 août 2014  

Sans-papiers, ils occupent leur ancien lieu de travail

VIDEO - Dix-neuf employés d’un salon de coiffure, boulevard de Strasbourg, à Paris, occupent  jour et nuit leur ancien lieu de travail. L’union départementale de la CGT vient de déposer plainte contre l’ancien gérant, notamment pour "escroquerie" et "traite d’humain commise à l’égard de plusieurs personnes". Reportage dans ce salon occupé.

Au salon "Dallas coiffure et Kim ongles", 19 des 20 salariés sans-papiers occupent les locaux jour et nuit avec des membres de l’union départementale de la CGT.

Le bras de fer entre, d’un côté l’ancien gérant, de l’autre les salariés sans-papiers et l’union départementale de la CGT n’est pas nouveau. Depuis l’ouverture du salon de coiffure, en décembre 2013, les employés d’origines africaine et chinoise réclament un contrat de travail, un salaire fixe et décent et des horaires encadrés. Après une première grève de deux semaines débutée fin mai, ces travailleurs avaient obtenu de leur patron un contrat de travail et des documents nécessaires à leur possible régularisation par le travail.

Mais, le 24 juillet, coup de théâtre, le gérant leur annonce qu’il a déclaré la cessation de paiement quelques jours plus tôt, que le tribunal de commerce a placé la société en redressement judiciaire et que les 20 employés doivent partir. Un statut qui suspend les démarches pour une éventuelle régularisation.

 

 

 

Depuis, le liquidateur judiciaire a demandé l’arrêt de l’occupation de ces locaux par les anciens salariés. Le Tribunal de grande instance de Paris prononcera le jugement mardi. À son tour, le syndicat, qui soutient les travailleurs depuis plusieurs mois, a déposé plainte mercredi contre l’ancien gérant, notamment pour "traite d’être humain commise à l’égard de plusieurs personnes", "exécution de travail dissimulé" et "escroquerie".

Les salariés seront convoqués par la police d’ici quelques jours et devraient déposer plainte individuellement, pour les mêmes motifs.

 

 

vendredi 08 août 2014

 

 

Publié dans Lutte des classes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article