RILLIEUX-LA-PAPE : LES OUVRIERES DE LEJABY QUI REFUSENT LA SUPPRESSION DE TOUTES LES USINES DANS L'AIN SONT DE PLUS EN PLUS NOMBREUSES A OCCUPER LE SIEGE. CHAPEAU MESDAMES ! RESISTANCE !

Publié le par Tourtaux

RILLIEUX-LA-PAPE

Les ouvrières de Lejaby « de plus en plus nombreuses » à occuper le siège

Le PROGRES publié le 19.09.2010 04h00

 

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Les grévistes refusent la fermeture de toutes les usines dans l'Ain / Photo archives Richard Mouillaud


Barbecue et micro-ondes pour se faire la popotte, matelas installés dans une salle de réunion pour dormir : plus d'une vingtaine d'ouvrières de Lejaby s'apprêtait à passer une troisième nuit, hier soir, au siège du fabricant de lingerie, avenue Loup-Pendu, à Rillieux-La-Pape.
«Nous sommes plus nombreuses aujourd'hui et nous serons encore plus nombreuses demain»
S'enthousiasme Marie-Christine Rochon, déléguée CGT.
Les grévistes, venues de Bourg-en-Bresse et Bellegarde, dans l'Ain, ont entamé jeudi une « occupation illimitée » et pacifique des locaux pour protester contre le plan social en cours de discussion qui prévoit la fermeture de leurs établissements.
Elles réclament le maintien des emplois par regroupement des deux usines sur le site de Bourg-en-Bresse.
Toute la journée d'hier, des habitants de Rillieux se sont à nouveau succédé au siège pour soutenir les salariées, en leur apportant paroles de réconfort, nourriture ou argent.

N. B.

 

Reçu de Marie Dolorés lag

Publié dans Lutte des classes

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T
<br /> Lorsqu'un ou des syndicat vendent la "paix sociale" aux ennemis du peuple qu'ils ont mission de défendre, le mot corruption prend là tout son sens.<br /> Il est notamment écrit dans le dictionnaire LAROUSSE : je cite :<br /> "Putréfaction, décomposition : Altération, déformation : corruption d'un texte, du goût.<br /> Dépravation, perversion : corruption des moeurs."<br /> <br /> <br /> Comme aux prud'hommes : tout n'est question que d'interprétation du texte<br /> <br /> <br />
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P
<br /> la force irrésistible de la classe ouvrière ( au sens large, les prolétaire), c'est quand leur union se catalyse.<br /> <br /> Sa faiblesse, c'est quand les pontifes cherchent les "nonnes raisons" à la division : les directions syndicales s'y emploient, grassement financées par l'Etat et le patronat<br /> <br /> Même à la CGT, les cotisations ne représentent plus que moins de 49% du budget.<br /> <br /> Autant dire qu'ils sont pris par les "C.....es"<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Soigne-toi bien mon camarade moderateur. Comme Patrice, Michel, Cyril et tant de nos bons camarades, tu es un maillon indispensable pour les luttes en cours et à venir.<br /> <br /> <br />
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M
<br /> je ne t'envoyais pas une "avoinée" mon camarade et comme Patrice le souligne 23 jours de grève chez les cheminots c'est beaucoup et puis avec la trahison sur les régimes spéciaux et la<br /> privatisation, on ne peut pas leur demander non plus de se mobiliser pour les autres. Mais je soulignais juste que c'est orchestré pour affaiblir les luttes des salariés.<br /> bon un seul commentaire aujourd'hui car j'ai de la fièvre à ne plus voir clair et j'éternue sur mon écran.<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Je rejoins le raisonnement de Patrice concernant les dures luttes qui doivent être menées mais, de mon point de vue, pas de la façon dont elles le sont actuellement.<br /> Pourquoi je dis cela sans aucune arrière-pensée ni forfanterie.<br /> Tout simplement parce que la nouvelle manière de militer ne peut conduire à la victoire si les camarades continuent à se démener seuls, ce qui risque de les décourager. Lorsque je lis sur des<br /> tracts que les syndicats déposent des préavis sur plusieurs jours renouvelés, c'est excellent mais, lorsqu'après on lit que c'est pour permettre à ceux qui le souhaitent de faire grève, je dis<br /> qu'il faut coordonner les luttes, les fédérer pour qu'elles prennent corps. Sans cette pratique militante, il n'est pas de mobilisation massive et durable possible. Il faut entraîner les<br /> masses.<br /> Si on veut parvenir à élever le niveau des luttes à la hauteur de leurs enjeux, il faut aller chercher les militants sur le terrain, il faut discuter, toujours et encore et surtout, ne pas laisser<br /> quelques camarades se battre comme des lions, seuls dans leur coin, risquant de céder au découragement bien compréhensible, y compris chez les militants les plus aguerris.<br /> Le danger, je dirais même le péril qui guette les travailleurs, c'est de se replier sur eux-mêmes, de rester sur la défensive.<br /> Si un syndicat est fait pour se défendre, il est aussi et surtout fait pour attaquer. Comme je le dit toujours, la meilleure arme, c'est l'attaque.<br /> Il faut bien se dire que nous n'avons pas le droit de perdre la bataille des retraites et aucune autre d'ailleurs.<br /> C'est la raison pour laquelle nous devons tout faire,avec ou sans les directions syndicales, chacun selon ses moyens, pour faire reculer l'enfoiré.<br /> Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire mais, mes chers camarades, je ne sais pas m'y prendre autrement. Je ne connais que le langage de la lutte de classes.<br /> <br /> <br />
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