RUITZ (62) : DEBRAYAGE DES SALARIES DE LA SOCIETE DES TRANSMISSIONS AUTOMATIQUES. LE PATRON VOYOU A BAFOUE LES DERNIERES NEGOCIATIONS SALARIALES

Publié le par Tourtaux

Bruay La Buissière

Les salariés de STA débrayent pour demander la réouverture des négociations salariales

mardi 22.03.2011, 05:06  - La Voix du Nord

 Près de 150 salariés ont arrêté de travailler pendant une heure pour demander l'ouverture de nouvelles négociations salariales. Près de 150 salariés ont arrêté de travailler pendant une heure pour demander l'ouverture de nouvelles négociations salariales.
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Les syndicats CFTC, CFDT et CGT ont appelé les salariés de STA (Société des Transmissions Automatiques) à Ruitz, à stopper le travail pendant une heure. Motif : l'intersyndicale estime que les dernières négociations salariales ont été « bafouées », elle demande à la direction une réunion pour renégocier sur de nouvelles propositions

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PAR HÉLÈNE GRAFFEUILLE

bruay@infos-artois.fr

Les négociations salariales annuelles de STA à Ruitz ont eu lieu début février. À l'issue de ces négociations, la direction a décidé d'octroyer 1,7 % d'augmentation générale, 1,3 % d'augmentation individuelle et 10 % d'augmentation sur les frais de transport.

« Un échec » pour l'intersyndicale, composée de la CFTC, CFDT et CGT : « 1, 7 % d'augmentation générale, c'est peu par rapport aux 3,5 % que nous demandions, quant à l'augmentation individuelle, qui dépend de l'appréciation du chef d'atelier et du chef d'unité, elle ne concerne que 20 % des effectifs, et les 10 % sur les frais de transport représentent une dizaine de centimes », rapporte Jean-Pierre Laville, délégué syndical de la CFDT. « L'augmentation générale n'équivaut qu'à 28 E brut pour les plus bas salaires, nous exigeons plus », explique Jérôme Bailleul, délégué syndical CGT.

Les trois syndicats, ainsi que la CFE-CGC, syndicat des cadres, avaient réclamé, avant les négociations, une augmentation générale des salaires de 3,5 %, « un juste retour des efforts consentis qui ont permis de retrouver en 2010 une activité largement supérieure aux dernières années », selon l'intersyndicale. « Nous avions fait circuler une pétition pour appuyer cette demande, 480 signatures avaient été récoltées, souligne Jérôme Bailleul. Aujourd'hui, nous voulons que les négociations soient rouvertes pour obtenir davantage que ce qu'on nous propose. » Pour montrer leur mécontentement, les trois syndicats, CFTC, CFDT, CGT (CFE-CGC n'ont pas souhaité poursuivre l'action après les négociations) ont appelé les salariés de la société de production de boîtes de vitesses automatiques à débrayer pendant une heure. « Un débrayage avait déjà été organisé la semaine dernière, précise Fabrice Broutin, délégué du personnel CFTC, près de 400 personnes (N.D.L.R. : 230 selon la direction) y avaient participé, preuve que tous les services sont solidaires. »

La direction « prend acte »

Face au silence de la direction, l'intersyndicale a décidé de renouveler l'opération. Hier matin, près de 150 salariés ont stoppé leur travail pour se retrouver devant le poste d'accueil entre 10 h 30 et 11 h 30. Une centaine d'autres s'est aussi regroupée à 13 h 23. Les équipes de nuit étaient également censées débrayer une heure à 21 h 30.

Du côté de la direction, on « prend acte », du mouvement des salariés. Mais rouvrir les négociations salariales ne semble pas envisagé, « les augmentations proposées ont fait l'objet de plusieurs séances de négociation, elles sont comparables à ce qui se fait chez PSA et sont même dans la moyenne haute pour le secteur. » En revanche, la direction a fait savoir qu'elle souhaitait prendre en compte la hausse de production pour calculer la prime d'intéressement, « La société a un très bon niveau d'activité, nous souhaitons que cette hausse de volumes produits soit prise en compte dans le calcul de la prime d'intéressement. » Une décision qui ne satisfait pas les syndicats, « cela n'a rien à voir avec les salaires. C'est un sujet à part.

 » Si la direction ne changeait pas de position, les syndicats ont annoncé qu'ils renouvelleraient l'opération demain. •

Publié dans Lutte des classes

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