STRASBOURG : CONTRE LA DEGRADATION DE LEURS CONDITIONS DE TRAVAIL, GREVE ILLIMITEE DE SALARIES CHEZ GENERAL MOTORS

Publié le par Tourtaux

Strasbourg
Les critiques vrombissent chez GM

Créé le 29.03.11 à 07h37 -- Mis à jour le 29.03.11 à 07h37

Spécialisée dans les boîtes de vitesses, l'usine du Port-du-Rhin compte 1 150 employés.

Spécialisée dans les boîtes de vitesses, l'usine du Port-du-Rhin compte 1 150 employés. G. Varela / 20 Minutes

Social Des salariés du constructeur automobile ont entamé une grève, hier, au Port-du-Rhin

«Les salariés ne font qu'exprimer un gros ras-le-bol », lâche Roland Robert, le délégué syndical CGT de General Motors au Port-du-Rhin. Hier, une soixantaine d'ouvriers du constructeur automobile sur la centaine présents le matin, et environ autant l'après-midi, ont débrayé. Illimitée, la grève devrait se poursuivre, au moins, aujourd'hui.

Les accords 2010 contestés
« Le mouvement est spontané. Les ouvriers dénoncent une surcharge de travail, explique Malek Qirouane de la CGT. Nous en sommes à notre troisième plan de sauvegarde de l'emploi. Près de 500 personnes sont parties ces dernières années, mais la charge de travail reste la même. » Autres griefs des grévistes, des jours de RTT leur auraient été supprimés et pour certains 70 € ou plus auraient été imputés de leurs fiches de paie de janvier et de février à la suite d'un changement de mode de calcul. Et cela, dit Malek Quirouane, « alors que la direction avait assuré le gel des salaires en juillet dernier ».
À cette date, 70 % des 1 150 salariés avaient accepté par référendum que le site soit repris par GM Company, l'entité créée par l'État américain après la faillite de General Motors. L'accord stipulait que les employés renonçaient à leur intéressement jusqu'en 2013 en contrepartie d'un maintien des salaires. La CGT, qui n'avait pas signé ce compromis, s'était engagée à ne pas saisir la justice pour le faire casser.
La direction du constructeur s'est dite surprise, hier, du mouvement, d'autant plus qu'elle a annoncé récemment le versement d'une prime après les résultats de 2010. De son côté, s'il partage les revendications sur les conditions de travail, Jean-Marc Ruhland de la CFDT, ne comprend pas « cette remise en cause des accords de juillet. Il ne faut pas que le conflit s'enlise, car cela pourrait déboucher sur une situation délicate pour le site. » Le mouvement de grogne « n'est pas du tout spontané », estime-t-il, sous-entendant que la CGT en serait l'initiateur dans une volonté de « récupération politique ».

Philippe Wendling
Source : 20 Minutes

Publié dans Lutte des classes

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