SYRIE - SERGUEÏ LAVROV, MINISTRE RUSSE DES AFFAIRES ETRANGERES : LES ADVERSAIRES DU REGIME EN PLACE ESSAIENT D'UTILISER LA CRISE HUMANITAIRE DANS LEURS INTERETS :

Publié le par Tourtaux

Kira Kalinina Rédaction en ligne


 
 
Aujourd'hui, 18:43
Syrie : la crise humanitaire, un outil pour un retour à l’intervention militaire
Syrie : la crise humanitaire, un outil pour un retour à l’intervention militaire

Par La Voix de la Russie | Le nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU est bancal et ne reflète pas la situation réelle en Syrie. C’est ce qu’a déclaré Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. Selon lui, l’Occident accuse injustement le gouvernement de dresser des obstacles à la livraison d’aide humanitaire et de freiner le processus de règlement du conflit.

Les adversaires du régime en place en Syrie essaient d’utiliser la crise humanitaire dans leurs intérêts. C’est l’avis de Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères.

« Nous ne voulons pas transformer la crise humanitaire en bulle spéculative et tenter de façon politisée de mettre tout sens dessus dessous et de revenir à une intervention militaire. »

Les États-Unis ont exprimé leur inquiétude concernant la trop grande lenteur du processus de régulation de la crise syrienne. Sergueï Lavrov précise qu’il est impossible d’accuser le régime en place pour cela. Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Bachar al-Assad ne refuse non seulement pas le communiqué de Genève, mais il est également prêt à participer à la réalisation de chacun de ses points. Et il a fallu six mois pour seulement convaincre l’opposition syrienne de commencer des négociations.

« Alors que nous entendons aujourd’hui des appels paniqués à accélérer le processus de régularisation, nous souhaitons rappeler à nos partenaires que lorsque le communiqué de Genève a été adopté en juin 2012, nous avons mis en avant, afin que le groupe d’action entre réellement en fonction, la nécessité de s’entendre et de travailler avec le gouvernement et l’opposition. Afin que ce que nous avions décidé à Genève soit réalisé le plus vite possible. Nos partenaires occidentaux, surtout nos partenaires américains, n’ont pas exprimé d’enthousiasme à vouloir mettre en œuvre le communiqué. »

Étant donné que l’information sur la résolution en préparation a déjà filtré dans les médias, Sergueï Lavrov s’est permis de commenter la proposition des partenaires occidentaux. Il craint que la crise humanitaire, comme l’a été l’arsenal chimique, soit utilisée afin de trouver un prétexte pour mettre fin au processus politique et pour revenir au scénario militaire. Sergueï Lavrov estime que cette résolution va porter préjudice à la réputation du Conseil de sécurité.

« Les idées qui nous ont été partagées sont bancales, oublient des faits, ignorent des appréciations des agences d’aide humanitaire internationales basées en Syrie et rejettent toute la responsabilité de la crise humanitaire sur le gouvernement, car il n’y a pas de preuves convaincantes que la principale barrière à la fourniture d’aide humanitaire provienne des groupes de rebelles. »

Selon Segueï Lavrov, afin que la situation humanitaire en Syrie s’améliore, « il faut travailler quotidiennement et minutieusement avec le gouvernement et l’opposition ». Aujourd’hui, la principale mission reste la libération des localités prises par les rebelles. Le ministre russe des Affaires étrangères esquisse également les prochaines étapes du règlement du conflit syrien. Il estime que, maintenant, alors que le communiqué de Genève et les demandes humanitaires ont été approuvés, il est temps pour le Conseil de sécurité de s’attarder sur un aspect pas moins grave de la crise : l’expansion du terrorisme.

 

Publié dans Syrie

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