TRACT DU FRONT SYNDICAL DE CLASSE : DURCIR LE MOUVEMENT, PRENDRE LES AFFAIRES EN MAIN A LA BASE

Publié le par Tourtaux

Front Syndical de Classe Créé par des militants CGT et FSU

 

Site : www.frontsyndical-classe.org - Courriel : frontsyndical.classe@laposte.net

 

« Rien ne fait plus de mal aux travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense de leurs intérêts et provoque la division. La lutte declasses, au contraire, est la base de l'unité, son motif le plus puissant. C'est pour la mener avec succès en rassemblant l'ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la lutte de classes n'est pas une invention, c'est un fait. Il ne suffit pas de la nier pour qu'elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à se livrer pieds et poings liés à l'exploitation et à l'écrasement. »
H. Krasucki

 

Le Front Syndical de Classe est affilié à la FSM

 

Durcir le mouvement, prendre les affaires en main à la base

 

La contre-réforme Parisot-Sarkozy-Woerth sur les retraites, appliquant à la lettre les accords européens de Barcelone signés en 2002 par Jospin et Chirac, est un maillon essentiel de la grande chaîne du recul social généralisé qui va de la casse des services publics à celle de la Sécu en passant par la compression des salaires et le chômage de masse.
Après les lois Balladur et Fillon de 1993 et 2003, il s’agit en effet d’amplifier les régressions (recul de l’âge de la retraite, augmentation des annuités, refus de la prise en compte de la pénibilité…), au nom d’un catastrophisme démographique qui « oublie » que les travailleurs produisent chaque année plus de richesses permettant de financer les retraites et plus largement la sécurité sociale. Rappelons à ce propos que les monopoles privés du CAC 40 prévoient 80 milliards de bénéfice pour 2010 alors que le gouvernement et les médias aux ordres vendent la crise au peuple pour lui imposer tous les sacrifices.
Concernant les retraites, le souci du gouvernement et du patronat n’est pas démographique, il est simplement de
subventionner le Capital au nom du profit maximum, d’une part en accentuant les exonérations de cotisations sociales et autres cadeaux fiscaux et d’autre part en ouvrant en grand la porte aux retraites individuelles par capitalisation (ou par points) et aux appétits des compagnies financières.
Cette contre-réforme, présentée comme « la mère de toutes les réformes », est massivement rejetée par la population. Elle aura en effet comme résultat la baisse générale des pensions, particulièrement dramatique pour les carrières marquées par la précarité, l’épuisement d’un plus grand nombre de salariés dont l’espérance moyenne de vie en bonne santé est de… 63 ans, la mise en concurrence pour l’emploi des jeunes et des vieux et la pression à la baisse sur les salaires qui en résulte…
Personne ne peut croire qu’on peut gagner quelque chose dans ce cadre et c’est pourquoi cette contre-réforme n’est ni
négociable, ni amendable. C’est bien ainsi que l’entendent de nombreuses bases syndicales, professionnelles ou territoriales, qui réclament son RETRAIT pur et simple, point de départ pour mettre le pouvoir sur la défensive.
Comment gagner ?
La mobilisation populaire est en phase ascendante. La journée d’action du 23 septembre s’annonce au moins aussi
puissante que celle du 7 et de nombreuses UL CGT font remonter une volonté de durcissement à la base. La colère croissante contre ce pouvoir des riches qui casse les acquis et se vautre dans les magouilles et les milliards est possiblement annonciatrice d’un mouvement social d’une ampleur historique partant de la question des retraites.
Dans ce contexte, les journées d’actions séparées de plusieurs semaines non seulement ne feront pas plier le gouvernement mais elles risquent de décourager les travailleurs les plus combatifs. C’est pourquoi de nombreuses motions et déclarations de structures syndicales de base, d’intersyndicales départementales ou de secteurs (pétrochimie, transports, industrie…. Une première depuis 1995) appellent à organiser ou à mettre en débat des formes de lutte offensives : grève reconductible, blocage des zones industrielles… pour frapper le capital là où ça lui fait mal : le profit.
Parallèlement, les organisations étudiantes appellent à des AG pour préparer la participation à la journée du 23. Il faut dire que l’avenir des jeunes est doublement menacé par la réforme Parisot-Sarkozy- Woerth, immédiatement par une difficulté accrue à trouver un emploi, à plus long terme par la promesse de retraites de misère.
Cette jonction entre le monde du travail et les étudiants est un enjeu majeur pour le mouvement populaire. Comme cela se fait dans certains endroits, il faut y contribuer en organisant partout où c’est possible des réunions et AG communes entre salariés du privé, du public, étudiants et lycéens afin de construire par en bas la direction des luttes.
Ce pouvoir qui étrangle le peuple ne cédera que face à un mouvement exceptionnel. S'il n'y a pas de scénario unique pour l'issue du conflit engagé, son contenu revendicatif, ses objectifs, les modalités et les formes de la lutte doivent être placés sous le contrôle des travailleurs engagés dans la lutte. Tout va dépendre maintenant de l’amplification des
luttes et de la capacité de la base à prendre ses affaires en main, à bousculer les étatsmajors, à construire la suite en tissant des liens entre tous les secteurs combatifs pour organiser un mouvement qui se reconduise en rassemblant autour de lui toujours plus
de salariés.
Travailleurs, étudiants, l'issue du conflit engagé est bel est bien entre nos mains.
Comme en 1968 ou en 1995 qui commencèrent en bas, n'attendons pas les mots d'ordre du haut.

 

RETRAIT DE LA CONTRE-REFORME WOERTH-SARKOZY
LA REGRESSION NE SE NEGOCIE PAS
TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS
JUSQU'À LA VICTOIRE

 

 

Pour adhérer au Front syndical de Classe :
- Adhésion individuelle : 30 euros par an (10 pour les bas revenus) Chèque (à l'ordre de "Front
Syndical de Classe") à envoyer au trésorier : Jacky Omer, 40 Boulevard de la Liberté, 92320 Châtillon
- Adhésion de syndicats et d'organisations de base : contacter le trésorier ou nous écrire à
frontsyndical.classe@laposte.net

Publié dans Lutte des classes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
<br /> Lorsque je vois la campagne de recrutement faite par la CGT, je me demande sur quelles bases vont militer les nouveaux adhérents puisque lorsqu'ils vont en formation syndicale, il n'apprennent plus<br /> comment lutter contre le capitalisme pour l'abattre.<br /> Les dirigeants syndicaux, assurés de leur financement par l'Etat, c'est-à-dire par les contribuables, cherchent uniquement des adhérents, ils ne veulent plus de militants qui se battent sur des<br /> positions de classe. Ils veulent des larves qui ne parlent surtout pas des fondamentaux qui disparaissent à chaque congrès un peu plus.<br /> <br /> <br />
Répondre
P
<br /> Il faudra pour cela bousculer les "appareils" syndicaux.<br /> <br /> Les directions syndicales n'ont plus besoin d'adhérents, mais d'électeurs, depuis la "position commune" avec le MEDEF. Elles sont "assurées", comme les organisations politiques, d'un financement<br /> public qui assure leur survie pour préserver la paix sociale, autrement appelée "dialogue social".<br /> <br /> Comme si la lutte de classe avait disparu, comme le mot "ouvrier".<br /> <br /> Le capitalisme, on le combat, ou on en crève !<br /> <br /> <br />
Répondre