TUNISIE : AHMED NEJIB CHEBBI A ENTAME UNE GREVE DE LA FAIM ILLIMITEE POUR DENONCER LES BLOCAGES REITERES SUBIS PAR AL-MAOUQIF

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

RSF

Tunisie : une grève de la faim illimitée pour dénoncer les blocages réitérés subis par Al-Maouqif

mis en ligne jeudi 30 septembre 2010 par jesusparis


Pour « protester contre la menace qui pèse sur l’existence du journal de son parti », et dénoncer les blocages répétés de la parution de l’hebdomadaire Al-Maouqif, Me Ahmed Néjib Chebbi a entamé, le 23 septembre 2010, « une grève de la faim illimitée ».

 

Dernier épisode en date : la société en charge d’imprimer cet organe du Parti démocratique progressiste, Méga Pub, a prétexté, le 23 septembre, un problème technique pour refuser d’imprimer le numéro 561 d’Al-Maouqif. Or, d’après un communiqué publié par le journal, le matériel est intact. Cette manœuvre serait le résultat des pressions exercées par le ministère de l’Intérieur sur la société en charge d’imprimer le journal, du fait de la présence d’un article de son correspondant à Paris, Iyed Dahmani, relatif aux exactions commises par des agents tunisiens sur le sol français.

 

En effet, en août dernier, le célèbre journaliste de la chaîne qatarie Al-Jazeera, Ahmed Mansour, était à Paris pour interviewer un ancien secrétaire d’Etat tunisien au ministère de l’Intérieur, dans le cadre de son émission « Témoins de l’époque ». Des agents de la police politique tunisienne auraient essayé de lui voler les enregistrements de l’interview. Le journaliste a porté plainte auprès des services de police français, qui a ouvert une enquête, et sont parvenus à identifier deux des trois personnes impliquées dans cette tentative de vol.

 

C’est la troisième grève de la faim que ce militant politique de 66 ans entame, après celles observées en 2005 et 2007.

 

Les tracasseries quotidiennes subies par l’hebdomadaire d’opposition s’inscrivent dans un cadre plus général et systématique de répression à l’encontre des journalistes et défenseurs des droits de l’homme en Tunisie par les autorités. L’organisation réitère sa demande de libération du journaliste Fahem Boukadous, incarcéré à la prison de Gafsa depuis le 15 juillet dernier. Il purge une peine de quatre ans de prison ferme.

Publié dans L'Afrique en lutte

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article