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l'afrique en lutte

ROBERT MUGABE, PRESIDENT DU ZIMBABWE, NOUVEAU PRESIDENT DE L'UNION AFRICAINE : "LES RESSOURCES AFRICAINES DOIVENT APPARTENIR AUX AFRICAINS"

Publié le par Tourtaux

UNION AFRICAINE – Robert Mugabe nouveau président de l’UA : « les ressources africaines doivent appartenir aux Africains… »

Robert Mugabe nouveau président de l’UA : « les ressources africaines doivent appartenir aux Africains… »

SENENEWS.COM – Les «ressources africaines doivent appartenir aux Africains et à personne d’autre». Cette déclaration du président zimbabwéen Robert Mugabe, 90 ans, désigné vendredi par ses pairs pour prendre la présidence tournante de l’Union africaine, lors du 24e sommet de l’organisation panafricaine à Addis-Abeba, donne une indication sur la politique que compte mené le zimbabwéen.

Robert Mugabé va succéder au Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, à la tête de l’UA pour un an. Après avoir serré la main de son successeur sous des applaudissements, le nouveau dirigeant de l’UA s’est exprimé à la tribune du hall Nelson Mandela, déclarant que : «j’accepte humblement votre décision collective, pleinement conscient de la lourde responsabilité qu’elle implique».

Mis en ligne par Pape Dia

http://www.senenews.com/2015/01/30/robert-mugabe-nouveau-president-de-lua-les-ressources-africaines-doivent-appartenir-aux-africains_109331.html

https://tsimokagasikara.wordpress.com/2015/01/31/union-africaine-robert-mugabe-nouveau-president-de-lua-les-ressources-africaines-doivent-appartenir-aux-africains/

Publié dans L'Afrique en lutte

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MADAGASCAR : ALORS QUE LE PEUPLE MALGACHE CROULE SOUS LE POIDS DE SES CHAINES MISEREUSES, LES DEPUTES ONT EU L'INDECENCE D'EXIGER POUR CHACUN UN 4X4 COMME VOITURE DE FONCTION. SCANDALEUX !

Publié le par Tourtaux

MADAGASCAR: Des 4X4 pour les députés (coût: 13 000 000 000Ar), c’est scandaleux!

Voila donc l'urgence nationale(Photo Tananews)

Alors que le pays venait à peine de sortir du passage désastreux du cyclone Chedza faisant plus de quarantaine de décès et 120 000 sinistrés (dernier bilan), les députés trouvent encore l’indécence de vouloir disposer chacun d’un 4X4 au titre de voiture de fonction. Et leur désir est un ordre pour l’exécutif puisque ce dernier a alloué un budget d’un montant de 13 milliards d’Ar, soit plus de 4,2 Millions d’Euros, soit encore 27 000 Euros par député pour l’acquisition de ces « outils de travail ».

Manifestement, les caprices de ces députés sans conscience sont sans limite et passent en priorité devant la misère de tout un peuple. Rien ne peut justifier une telle gabegie. Au lieu de réparer les routes, on offre des 4X4 ! Quelle logique !

C’est SCANDALEUX  et inacceptable de constater la voracité de ces élus de la Nation, représentants du peuple. Qu’ont-ils réalisé de substantiel, ces vauriens illettrés, pour mériter de tels privilèges ? Doit-on les rémunérer aussi chèrement pour servir leur propre pays? Les a-t-on contraint à devenir députés ? On a toujours dénoncé leur arrogance et leur mépris de l’intérêt commun national; leur seule motivation consiste à servir leur intérêt personnel et familial pour devenir milliardaire au plus vite.

Dans certains pays, les députés reversent une bonne partie de leur traitement au Parti au nom de l’intérêt commun. Il faut de la conviction sans faille pour accepter d’agir ainsi, ce qui est loin d’être le cas chez nous. Ici, c’est MOI d’abord et la Patrie après !!

Ce dont on est certain, c’est que le « véhicule de fonction » va servir à toute la famille, pour toutes les occasions et tout ceci aux frais de l’Etat !  Et le pays continue à s’appauvrir.

Jusqu’à quand devra-t-on encore supporter ce régime totalitaire, héritier d’un régime putschiste, qui n’a que du mépris pour le peuple malagasy ?

TG

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MADAGASCAR – 4×4 et avantages pour les députés, des priorités inattendues pour l’Etat ?

Salaire des députés: 17 500 000 Fmg en session et 12 500 000 Fmg hors session    

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Manifestement, les caprices de ces députés sans conscience sont sans limite et passent en priorité devant la misère de tout un peuple. Rien ne peut justifier une telle gabegie. Au lieu de réparer les routes, on offre des 4X4 ! Quelle logique !

C’est SCANDALEUX  et inacceptable de constater la voracité de ces élus de la Nation, représentants du peuple. Qu’ont-ils réalisé de substantiel, ces vauriens illettrés, pour mériter de tels privilèges ? Doit-on les rémunérer aussi chèrement pour servir leur propre pays? Les a-t-on contraint à devenir députés ? On a toujours dénoncé leur arrogance et leur mépris de l’intérêt commun national; leur seule motivation consiste à servir leur intérêt personnel et familial pour devenir milliardaire au plus vite.

Dans certains pays, les députés reversent une bonne partie de leur traitement au Parti au nom de l’intérêt commun. Il faut de la conviction sans faille pour accepter d’agir ainsi, ce qui est loin d’être le cas chez nous. Ici, c’est MOI d’abord et la Patrie après !!

Ce dont on est certain, c’est que le « véhicule de fonction » va servir à toute la famille, pour toutes les occasions et tout ceci aux frais de l’Etat !  Et le pays continue à s’appauvrir.

Jusqu’à quand devra-t-on encore supporter ce régime totalitaire, héritier d’un régime putschiste, qui n’a que du mépris pour le peuple malagasy ?

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MADAGASCAR : LA FAMINE EST EN TRAIN DE TUER PROGRESSIVEMENT DES MILLIERS DE PERSONNES

Publié le par Tourtaux

 

MADAGASCAR – Revoilà la famine, loin des yeux et loin des préoccupations

 

Alors que la capitale et certaines régions en basse altitude sont pratiquement inondées, certaines régions de la Grande Ile connaissent toujours la sécheresse. Un paradoxe mortel. C’est ainsi que dans certaines communes du district de Bekily, dans le Sud du pays, la famine est en train de tuer progressivement à petit feu un peu plus de 35.000 individus. La famine concerne notamment les communes de Vohimanga, Beraketa, Tanandava et Mitsinjo.

Pendant que les habitants de ces communes se contentent de mangues vertes pour se nourrir, la préoccupation des autorités sont ailleurs. La famine, dans le Sud de Madagascar, se déroule généralement loin des yeux et loin des soucis des citadins. Il faut que l’alerte soit donnée pour que les grandes villes et les palais parviennent à se mobiliser. On attend, malheureusement, comme auparavant, que le nombre des victimes de la faim se multiplie. Tout le monde se souvient du « kere » du début des années 90. A l’époque, la circulation des informations n’est pas ce qu’elle est actuellement.
Aujourd’hui, en peu de temps, grâce à la nouvelle technologie, les informations circulent beaucoup plus rapidement. Mais pour le moment, le cas des habitants de ces quelques communes rurales de Bekily ne suscite pas vraiment l’inquiétude.
Depuis toujours, le Sud a du mal à combattre la famine. Tous les ans, certaines régions connaissent la difficulté en termes de nutrition. Il n’y a pas de miracle pour le moment. Certaines localités sont victimes de la sécheresse de manière récurrente. L’agriculture en souffre, et la population a du mal à se nourrir. C’est ce qui est en train de se passer encore actuellement.
L’attachement aux terres natales pousse toutefois les habitants à rester, autant que possible, dans leur village ou dans leur commune d’origine, à l’exception de ceux qui se déplacent pour trouver des emplois et des revenus supplémentaires ailleurs.
Depuis des décennies, la famine constitue un fléau fréquent pour le Sud, outre l’insécurité. Au même moment, cependant, les projecteurs sont braqués vers l’hôtel Cinq étoiles d’Ivato et vers le palais d’Iavoloha où, généralement, les noms des ministres sont égrenés à la lecture d’un décret portant nomination des nouveaux membres du gouvernement. C’est devenu de la routine. Mais depuis des décennies, tourner les yeux sur ce qui se passe dans les régions en difficulté du Sud n’a jamais été une routine. On attend les premiers bilans de la famine pour commencer à s’intéresser à la région. Mieux vaut tard que jamais. Certes. Mais, actuellement, le moment est peut-être venu de se pencher plus sérieusement sur le cas des habitants du Sud de Madagascar, régulièrement victimes de la famine. Plusieurs propositions de solutions doivent être étudiées puisque l’on sait que certaines régions du pays disposent d’excédents de nourritures, qui, parfois, pourrissent sur place. Un autre paradoxe inquiétant.

J. Nantenaina
 http://www.lanation.mg/article.php?id=16698

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FRANCOIS CHARLES : L'UE S'APPRETE A GARROTER L'AFRIQUE

Publié le par Tourtaux

L’UE s’apprête à garroter l’Afrique


François CHARLES

Que sont donc ces mal nommés APE ? Des « partenariats » à sens unique, entre pays riches et pays appauvris, entre puissance économique et pays dominés, autrement dit, des « partenariats » totalement déséquilibrés, qui, outre qu’ils supprimeront rien moins que 75% nets des droits de douane pour les pays africains visés vont également réduire drastiquement la souveraineté des nations concernant leur indépendance commerciale.

Autrement dit encore, ajoutée à la dictature du Franc CFA, ces accords viennent entériner une nouvelle perte de souveraineté et une perte sèche de recettes pour des pays déjà financièrement soumis au FMI et à la Banque Mondiale par la « Dette »

 

Les raisons de ces « accords »

Sachant que les pays africains concernés exportent 80% de leur production vers l’Europe, essentiellement, bien entendu, sous forme de matières premières, ni transformées, ni manufacturées, les européens , « bons princes », avaient depuis longtemps passé avec ces pays, un accord de libre accès de leurs marchandises à leurs propres marchés.

Accordé dans la foulée des indépendances, bon an mal an, cet accommodement durait depuis la fin des années 60. Maintenant, globalisation libérale et course au profit maximum obligent, tout doit changer !

Désormais, les pays européens, anciens colonisateurs, veulent tout ! Ils veulent les matières premières chez eux et la conquête des marchés intérieurs des autres. Il suffit d’observer les termes du changement de l’accord précédent : La suppression des droits de douane devra porter sur un niveau de…80% des exportations en provenance de l’UE ! Comme le dit si bien l’assertion répandue en France, Les européens, avec cette nouvelle épée dans les reins des pays d’Afrique, « auront le beurre et l’argent du beurre. »

L’UE, invoquant tantôt l’OMC, tantôt les « nécessités » du Marché, tantôt les deux, s’ingéniant à justifier l’injustifiable, cherche à expliquer que, puisque les pays africains ont le droit de pénétrer « librement » les marchés européens, l’accord est équilibré. Sauf que, s’agissant de la brutale remise en cause d’une mesure en place depuis près d’un demi-siècle, omettre de le signaler dans les « explications » relève au mieux du mensonge et au pire, des millions de vies étant concernées, du plus brutal cynisme.
Pour certains thuriféraires de ces nouveaux « accords » c’est l’OMC, avec ses règles, qui serait responsable de cette nouvelle orientation commerciale et douanière. L’OMC édictant ses règles, ces règles faisant force loi, il conviendrait que tous s’y plient. CQFD.

A y regarder de près, les choses n’apparaissent pas si simples.

L’OMC, la fausse excuse

Il n’est pas contestable, en effet que les règles de l’OMC, réfutent le droit à des pays, quels qu’ils soient, d’établir des accords préférentiels bilatéraux qui ne seraient pas d’une complète réciprocité. Donc, si l’on suit l’OMC, lorsque l’UE maintient l’autorisation donnée aux pays africains et, plus largement, ceux de l’ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) à s’introduire sur ses marchés sans réciprocité apparente, celle-ci tombe effectivement sous le coup des règlements de la dite OMC.

Certes aussi, l’OMC dit organiser le commerce mondial…Pour autant, l’OMC dit-elle le droit ? Dit-elle le seul droit recevable ?

Puisque précédée du GATT, cette OMC n’est arrivée, après tout, que dans les années 1990 et ses injonctions survenant bien après les arrangements libres entre l’Europe et l’Afrique auraient, malgré tout, obligation à s’imposer ? Pourquoi ?

En fait, depuis son apparition, l’Afrique connaît très bien cette Organisation ; cette organisation qui, l’autorisant aux pays riches, à l’instar du coton américain contre le coton africain, interdit aux pays pauvres toute aide à leurs agricultures ; cette organisation qui ne régularise jamais les prix en faveur des petits pays producteurs ; cette organisation qui favorise la culture industrielle aux dépends des cultures vivrières…

Les Africains savent très bien, par ailleurs, que c’est pour succéder au GATT, que l’OMC a été inventée par les pays riches, pour continuer autrement la défense de leurs intérêts. Ils savent très bien aussi que, en toute logique, ce sont les puissants qui tirent profit de ses « injonctions » tandis que, sous sa férule, les pays pauvres ne font que s’appauvrir.

La seconde remarque concerne clairement la question de la réciprocité réelle. Comment parler, en effet, de réciprocité entre deux pays lorsque celui qui possède les matières premières est contraint de les livrer brut, faute de posséder quelque moyen que ce soit des les transformer ? Or, depuis toutes ces années de « réciprocité » les pays acheteurs se sont bien gardés, non seulement, d’organiser tout transfert de compétences et de savoir-faire, mais ont tout fait, par les mécanismes financiers bien connus, mis en oeuvre, entre autres, par le FMI et la Banque Mondiale, pour maintenir les pays d’Afrique dans une pauvreté absolue.

Sachant qu’un pays pauvre ne peut vendre ce qu’il possède sans en passer par les diktats de celui qui lui achète, ces pays riches, pour la plupart anciens colonisateurs, de leur point de vue, ont eu raison et pour l’instant, ils gagnent. Beaucoup !

L’appauvrissement programmé

Une fois ces accords signés, les recettes douanières vont automatiquement chuter de façon vertigineuse. D’après les spécialistes, les pertes sont estimées à environ 2 milliards d’euros par an et ce, dès la première année.

Par ailleurs, les membres de l’UE, proposant leurs mesures « d’accompagnement » vis à vis de ces pertes de recettes, ne font pas dans la demi-mesure hypocrite, du fait que les sommes qu’ils proposent sont l’exact équivalent des sommes engagées habituellement au titre des aides consenties par le FED. (1)

Si les produits africains continueront, comme précédemment, à entrer « libres de droits » sur le continent européen, la « libre entrée » des produits européens sur les marchés africains va entrainer, en revanche, des conséquences catastrophiques.
En effet, si les biens en provenance de l’Afrique de l’Ouest ne concurrencent en rien d’éventuels biens ou produits européens pour la simple raison qu’ils n’y existent pas, ce ne sera pas le cas pour la pénétration des biens européens dans les pays d’Afrique.

En effet, les importations européennes, à faible coût du fait de la détaxe douanière, envahissant l’Afrique de l’Ouest, seront immédiatement en concurrence directe avec les produits locaux, principalement alimentaires et alors, eu égard aux soutiens européens à ses propres produits et au mode de production, le résultat de la confrontation ne fait aucun doute.

La disparition en quelques semaines de tous les élevages de poulets au Togo est toujours vivace dans les mémoires. (2)

Ces accords imposés, condamnant logiquement et inévitablement l’artisanat, la petite et moyenne industrie, la construction, la production agricole, les ressources alimentaires…n’ont, en réalité, qu’une finalité : contraindre les pays, pour « faire face » à leurs déficits, à exporter massivement vers l’Europe leurs produits alimentaires (« typiques »), leurs matières premières ainsi que, évidemment, les produits de leur sous-sol…et, ainsi pris dans une machine infernale, à acheter les produits devenus « manquants ».

Sachant enfin, qu’aux termes de l’accord, il sera interdit aux signataires de mettre en place toute forme de politique commerciale ou douanière, on mesure aisément ce qu’il sera alors advenu de la souveraineté politique et économique des pays en question.

Très clairement, derrière ces manoeuvres douanières et commerciales, écrasant leurs économies par une concurrence déloyale, il y a le projet de réduire drastiquement les perspectives de développement des pays visés et, parallèlement, de « légaliser » le pillage généralisé de leur production et de leurs matières premières.

Menaces et hypocrisie, l’Europe doit cesser

On sait que, malgré les pressions, les pays concernés ont freiné des quatre fers avant de parapher ces accords et ont fait trainé les choses en longueur. C’est la raison pour laquelle l’UE a, depuis 2012 décidé de passer la vitesse supérieure en brandissant des menaces directes.

Elle a ainsi annoncé que les pays qui ne seraient pas en situation de ratifier les accords au mois d’octobre 2014 verraient leurs produits perdre leurs droits de « libre accès » sur les marchés des pays européens. On comprend alors ce qui serait immédiatement advenu des produits agricoles africains, après paiement de droits de douane, mis en concurrence avec les produits d’autres pays plus développés. (3)

Après cela, on saisit mieux pourquoi la signature de pays fortement exportateurs tels que le Cameroun, la Côte d’Ivoire… a été rapidement acquise. L’orientation néo libérale de responsables africains, à l’instar de Alassane Ouattara, ex vice président du FMI, n’a pas été, non plus, pour rien dans les prises de décisions.

Après la menace, l’hypocrisie. On sait que, dans les règlements de l’OMC, les pays classés dans la catégorie Pays les Moins Avancés (PMA) bénéficient automatiquement d’un accès libre au marché d’Europe. Or, en mettant en place ces APE, l’UE va exactement à l’inverse de cet esprit.

En effet, eu égard au niveau de développement de la plupart des pays concernés, il ne serait pas incongru, loin de là, de considérer cet ensemble comme on peut considérer séparément les PMA.

La question est : pourquoi l’UE ne le fait pas ? S’il ne s’agissait que de volonté politique, la solution serait fort simple, or non seulement cela n’est pas et c’est même, avec ces APE, tout le contraire qui est mis en oeuvre.

1/ FED : Fonds Européen de développement

2/ Lorsque, le producteur de poulets français Doux, entre autres, décida d’exporter ses déchets (ailes, cous, pattes, abats…), préalablement congelés, à vil prix vers le Togo, les producteurs locaux firent tous faillite dans les mois qui suivirent cette opération. Le Togo, avec ses élevages ultra-modernes, était alors le principal fournisseur de poulets de toute la sous Région. Doux, lui, était indemnisé par l’Europe pour ses déchets. Aujourd’hui Doux déclaré en faillite a fermé ses portes et il n’existe plus de producteurs de poulets au Togo.

3/ Les menaces pesaient notamment sur les bananes dont le Cameroun et la Côte d’Ivoire, mais pas seulement, sont les principaux exportateurs.

François Charles

»» http://lautreafrique.info/2015/01/07/lue-sapprete-a-garroter-lafrique/

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L'AMBASSADEUR DE LA REPUBLIQUE DU ZIMBABWE : "NOUS, LE ZIMBABWE, AVONS ASSUME PLEINEMENT NOTRE INDEPENDANCE. MAIS NOUS AVONS AUSSI DU PAYER UN PRIX POUR CELA"

Publié le par Tourtaux

http://french.ruvr.ru/2015_01_18/Nous-le-Zimbabwe-avons-assume-pleinement-notre-independance-Mais-nous-avons-aussi-du-payer-un-prix-pour-cela-7194/

Mikhail Gamandiy-Egorov

 
 
Aujourd'hui, 11:15

 

« Nous, le Zimbabwe, avons assumé pleinement notre indépendance. Mais nous avons aussi dû payer un prix pour cela »

 

 

Par La Voix de la Russie | Entretien avec M. Boniface Guwa Chidyausiku, ambassadeur de la République du Zimbabwe en Fédération de Russie (Partie 1)

 

C’est un honneur et un plaisir aujourd’hui d’avoir l’opportunité de nous entretenir avec S.E.M. Boniface Guwa Chidyasiku, ambassadeur de la République du Zimbabwe en Russie, poste qu’il occupe depuis 2011. Beaucoup de choses ont évolué depuis dans les relations entre les deux pays. A noter que le Zimbabwe fait partie des quelques nations africaines qui ont la capacité de mener leur propre politique indépendante et souveraine, sans l’interférence de forces externes néocolonialistes.

Mikhail Gamandiy-Egorov, La Voix de la Russie :

M. l’Ambassadeur, je vous remercie d’avoir accepté cet entretien pour La Voix de la Russie. Ma première question concernera probablement la coopération mutuelle entre nos deux nations, la République du Zimbabwe dont vous êtes le représentant ici et la Fédération de Russie. Comment pourriez-vous caractériser les relations actuelles entre les deux pays ?

S.E.M. Boniface G. Chidyausiku : Merci beaucoup. Le Zimbabwe et la Fédération de Russie ont de très bonnes relations. Il n’y a encore pas si longtemps, nous n’avions pratiquement que des relations politiques. Mais depuis que je suis ici, les quatre dernières années, la situation a considérablement évolué. Nous assistons aujourd’hui au moment où plusieurs entreprises russes investissent au Zimbabwe. Et depuis quatre ans également, nos élites gouvernementales et du monde des affaires, travaillent activement ensemble au plus haut niveau. Le ministre Denis Manturov (ministre russe de l’Industrie et du Commerce, ndlr) a participé au lancement de la commission mixte russo-zimbabwéenne. Un accord de protection des investissements a été à ce titre également signé. Aujourd’hui, nous nous trouvons à l’étape où plusieurs entreprises russes opèrent au Zimbabwe. En 2014, une importante délégation russe est venue au Zimbabwe, dirigée par M. Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères. M. Manturov accompagnait lui aussi la délégation, ainsi que plusieurs grands consortiums russes, tels que Vi Holding, Rostec, de même la banque russe du commerce extérieur VTB. Et le grand événement de cette visite a été la signature entre la Russie et le Zimbabwe de l’accord intergouvernemental sur l’exploitation du gisement de platine de Darwendale. Une grande réussite pour nos deux pays.

LVdlR : Vous avez mentionné la récente visite de notre ministre des Affaires étrangères au Zimbabwe Sergueï Lavrov, que beaucoup ont appelé historique. Peut-on associer cette visite à un lancement de projets plus grands encore dans un avenir proche ?

S.E.M. Boniface G. Chidyausiku : Nous pensons bien évidemment à une expansion des projets dans lesquels participent les consortiums russes et qui représentent déjà un montant d’investissements de 2,5-3 milliards de dollars. Et il y aura certainement d’autres retombées positives encore surtout que les accords en question prévoient également la formation des cadres zimbabwéens en Russie. D’ailleurs durant la visite en Russie de notre ministre des Finances et des Mines, nous avons discuté des possibilités d’importation au Zimbabwe d’équipements et de technologies russes. Ce qui permettrait au gouvernement russe d’avoir accès aux marchés existants au Zimbabwe dans ce domaine. Et un tel partenariat gagnant-gagnant aide bien évidemment aussi bien le Zimbabwe, que la Russie. Aujourd’hui, nos deux pays se trouvent sous les sanctions occidentales. Nous avons cela en commun. Et nous devons bien évidemment ensemble matérialiser nos capacités et opportunités communes.

LVdlR : Je vais vous poser une question M. l’Ambassadeur qui concerne probablement tout le continent africain. Durant la période soviétique, notre pays était très présent et actif en Afrique. Les années qui ont suivi l’éclatement de l’URSS, la Russie était très peu active sur le continent africain. Ces dernières années, nous sommes témoins d’un intérêt grandissant des deux côtés : des Russes pour l’Afrique, et de nombreux Africains pour la Russie. Croyez-vous que dans les quelques prochaines années, la Russie pourra atteindre, si ce n’est pas entièrement ses capacités d’antan en Afrique, mais au moins un niveau semblable ?

S.E.M. Boniface G. Chidyausiku : Il y a effectivement de la bonne volonté des deux côtés, aussi bien du côté africain que russe. Il faut se rappeler et c’est bien triste, qu’après l’éclatement de l’Union soviétique, la Russie avait en face tellement de problèmes internes, notamment économiques, qui devaient être à tout prix réglés sans tarder. Mais je pense qu’aujourd’hui l’économie russe a atteint un niveau qui lui permette de retrouver les positions perdues et profiter de la vision positive des Africains vis-à-vis de la Russie et du peuple russe. Vous savez certainement aussi qu’un nombre important d’Africains ont été formés en Russie, et ce depuis la période soviétique. Donc il y a des spécialistes africains russophones dans bon nombre de domaines : commerce, technologies, management, enseignement,… Et la Russie possède également des spécialités dont l’Afrique a grand besoin. La Russie a un très grand savoir-faire dans le domaine pétrolier, ainsi que dans le domaine de l’exploitation minière ou encore dans l’énergie atomique. Ce sont tous des domaines dans lesquels la Russie peut exceller en Afrique. Donc ce que la Russie aurait besoin de faire, et c’est ce que fait déjà bien la Chine, c’est de fournir des financements aux sociétés russes désireuses de s’établir sur le continent africain. Et participer ainsi au développement de l’Afrique. La Russie doit bien sûr être à bord pour participer et voir la réalisation de ce rêve.

LVdlR : Une autre question qui concerne aussi bien le Zimbabwe, que tout le continent africain. Votre pays est probablement un des rares pays du continent capable de mener sa propre politique, indépendante et souveraine, sans interférences extérieures, que ce soit de la part de l’ex-colonisateur ou de qui que ce soit d’autre. Mais parallèlement, un nombre important d’Etats africains, notamment d’Afrique francophone, sont jusqu’à aujourd’hui contrôlés de-facto aussi bien par les anciennes métropoles coloniales que les USA, et ce au niveau politique, économique, financier, militaire. Avez-vous une idée sur comment ces nations pourraient dans les prochaines années acquérir leur liberté et une indépendance véritable ?

S.E.M. Boniface G. Chidyausiku : Je crois que les nations africaines ont des positions différentes en ce qui concerne leur politique extérieure. Et c’est normal. Mais je crois aussi que l’Afrique doit être unie. Et je crois également et c’est important qu’afin de profiter pleinement de l’indépendance politique, il faut obtenir une indépendance économique. Et cela est impossible tant que tu es sous contrôle économique de quelqu’un d’autre. Et en arrachant l’indépendance économique, il est alors possible de faire profiter des ressources nationales aux citoyens africains. Et c’est à ce moment-là que nous pouvons alors parler d’indépendance véritable. Nous, le Zimbabwe, avons assumé pleinement notre indépendance. Mais nous avons aussi dû payer un prix pour cela. Donc c’est le leadership africain qui doit décider : adopter des demi-mesures ou alors des stratégies à long-terme, afin que les populations africaines puissent être maîtres de leurs ressources, et décider du futur de leurs nations. Sur ce chemin, il peut y avoir du mal et bon nombre d’obstacles, mais il faut effectivement du courage pour prendre cette décision.

LVdlR : Vous avez noté que votre pays a dû payer un prix pour assumer pleinement votre indépendance et votre liberté. Et parallèlement, vous êtes le pays qui fait partie de ceux qui ont souffert le plus des sanctions occidentales sur le continent africain. Et comme vous le savez certainement aussi, notre pays la Russie, fait aujourd’hui également face aux sanctions de l’Occident. Quels seraient vos conseils afin de résister efficacement à ces sanctions, compte tenu de la grande expérience du Zimbabwe sur cette question ?

S.E.M. Boniface G. Chidyausiku : Lorsqu’une nation fait face à des sanctions externes, il faut regarder la question en intégralité. Dans le cas de la Fédération de Russie, il faut voir que depuis l’éclatement de l’Union soviétique, les investissements dans la recherche et le développement n’étaient pas importants. Il était alors plus facile pour les entreprises russes d’importer des technologies occidentales au lieu de développer les leurs. Aujourd’hui, ces sanctions occidentales représentent de grandes opportunités pour la Russie afin de lui permettre de développer pleinement tout son potentiel. Que ce doit au niveau du R&D, IT et plus globalement des nouvelles technologies. Bien sûr il était facile d’importer des produits d’Europe mais il faut penser sérieusement au développement des produits fabriqués au pays. Tant qu’un pays est fortement dépendant des importations, alors il y aura toujours des forces voulant influencer votre politique : ceux qui sont opposés à votre pays et qui veulent faire changer votre politique sur l’arène internationale. Les Américains pensent qu’en imposant des sanctions contre la Russie, ils réussiront à changer le régime politique en Russie. Mais je crois que les citoyens russes le comprennent parfaitement et ne le permettront pas. Et je pense qu’il faut aujourd’hui mobiliser toutes les forces de la Russie pour défaire les plans malsains qui la visent directement.

Suite dans la deuxième partie de l’entretien.

 

 

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