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l'afrique en lutte

LE SENEGAL INTERDIT TOUT RASSEMBLEMENT POLITIQUE A DAKAR

Publié le par Tourtaux

http://www.fr.news.yahoo.com/le-s%C3%A9n%C3%A9gal-interdit-tout-rassemblement-politique-%C3%A0-dakar-160255218.html


http://www.fischer02003.over-blog.com/article-manifestation-contre-wade-79937870.html


http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/07/21/MANIFESTATION-CONTRE-WADE


Le Sénégal interdit tout rassemblement politique à Dakar

 

DAKAR (Reuters) - Les autorités sénégalaises ont interdit jeudi tout rassemblement politique dans le centre de Dakar, à deux jours d'une manifestation programmée par l'opposition pour protester contre l'intention du président Abdoulaye Wade de briguer un nouveau mandat en février 2012.

 

Des observateurs craignent que cette mesure d'exception exacerbe les tensions entre les membres de l'opposition et les partisans d'Abdoulaye Wade, d'autant qu'une marche prévue par ces derniers dans la banlieue de la capitale sénégalaise ne tombera pas sous le coup de cette interdiction.

 

Dans une interview à paraître vendredi dans La Croix, le président sénégalais, âgé de 85 ans, réitère sa proposition d'une élection présidentielle anticipée.

 

"Je suis prêt. Je ne suis pas trop vieux (...) C'est parce que l'opposition me demande de partir maintenant que je lui ai proposé une élection anticipée", dit-il.

 

Prié de dire s'il envisage de partir "maintenant", il répond: "Non, car mon départ créerait au Sénégal un chaos pire qu'en Côte d'Ivoire. Qui pourrait me remplacer 'maintenant' ? Personne de crédible."

 

Le Sénégal a connu une série de violentes manifestations à la fin du mois de juin. Les manifestants reprochaient notamment à Abdoulaye Wade de vouloir s'accrocher au pouvoir à tout prix.

 

Sous la pression de la rue, le président sénégalais avait dû à l'époque revenir sur une réforme qui aurait réduit à vingt cinq pour cent des suffrages le minimum requis pour gagner le prochain scrutin présidentiel en un seul tour - ce qui, arguaient ses adversaires, lui aurait permis de l'emporter face à une opposition divisée.

 

Ses opposants l'accusent également de vouloir faire de son fils Karim, ministre d'Etat influent mais impopulaire, son successeur au cas où la situation exigerait une relève.

 

Dans La Croix, Abdoulaye Wade assure qu'il n'a jamais envisagé de proposer son fils comme candidat à la vice-présidence. "Mais personne ne peut l'empêcher de se présenter à l'élection présidentielle après ma mort. La perspective qu'il devienne un jour président du Sénégal ne me déplaît pas", dit-il.

 

Jeudi, le ministre de l'Intérieur a expliqué que la décision d'interdire tout rassemblement politique à Dakar avait été prise pour des raisons de sécurité.

 

L'annonce de cette mesure intervient quelques jours après la promesse d'Abdoulaye Wade de réprimer durement toute manifestation qui s'inscrirait dans la lignée de celles de la fin du mois de juin.

 

"Cela prouve que les positions se durcissent au gouvernement contre les manifestants qui lui sont hostiles", a dit à Reuters un diplomate basé à Dakar.

Publié dans L'Afrique en lutte

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LA DEBACLE DE L'OTAN EN LIBYE

Publié le par Tourtaux

 

la gauche devrait se réjouir d’assister à la déroute d’une expédition coloniale

Alexander COCKBURN

Après trois mois et demi de bombardements et de livraisons d’armes à différentes factions rebelles, l’échec de l’OTAN dans ses efforts pour promouvoir un « changement de régime » en Libye est désormais évident.

A l’évidence, les commandants de l’OTAN espèrent encore en la bombe chanceuse qui tuerait Kadhafi, mais à ce jour le pouvoir est encore entre les mains du dirigeant Libyen, tandis que les puissances de l’OTAN s’entredéchirent.

Les rapports sur les délibérations à Istanbul du Groupe de Contact de l’OTAN ont un côté surréaliste, où la Secrétaire d’Etat (US) Clinton et le Ministre des Affaires Étrangères britannique Hague ont solennellement réaffirmé leur engagement pour un changement de régime et une consolidation des relations avec le Conseil de Transition à Benghazi, alors que l’humiliation de toute l’expédition de l’OTAN entrera dans les livres d’histoire comme un avertissement sur les dangers des illusions politiques au service de « l’interventionnisme humanitaire », comme un exemple du travail épouvantable effectué par les services de renseignement, des illusions sur les bombardements et la suprématie des airs, et sur une des pires campagnes de presse jamais vue.

Prenez par exemple le premier ministre britannique David Cameron. Il peut remercier Rupert Murdoch, et même le misérable Andy Coulson pour l’ironie de cette histoire. Son incroyable erreur de calcul et son obstination à embaucher l’ancien rédacteur de News of the World, Coulson, a tellement occupé l’espace médiatique ces derniers jours qu’elle en occulte une autre incroyable erreur de calcul sur la scène internationale et lui évite railleries et critiques.

Lorsque Cameron a rejoint le président français Sarkozy au début de mois de mars dans sa charge contre Kadhafi, apparemment aucune mise en garde n’est venu troubler l’ambiance guillerette qui régnait à Downing Street (bureaux du premier ministre britannique – NdT). C’était comme si les bourdes et les erreurs de Blair en Irak, sans cesse exhumées au cours des années qui ont suivi, n’avaient jamais existé.

Cameron, comme Sarkozy, Clinton et Obama, étaient en possession de rapports des services de renseignement sur la situation en Libye. Est-ce qu’un de ces rapports leur a expliqué que Kadhafi pouvait se révéler plus dur à cuire que les dirigeants tunisien ou égyptien, qu’il pouvait même bénéficier d’un certain soutien populaire à Tripoli et dans ouest du pays, qui a toujours été en conflit avec Benghazi et les régions de l’est ? Si c’est le cas, est-ce que quelqu’un l’a lu ?

La presse occidentale, de même qu’Al Jazeera, n’a pas été d’une grande aide dans cette affaire. Les accusations initiales contre Kadhafi et le « génocide » commis contre son propre peuple ou le recours aux viols massifs s’appuyaient sur des rumeurs invérifiables et des bulletins de propagande diffusés depuis Banghazi et ont été discrédités par des organisations respectables telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch. Toute prétention que la Cour International de Justice pouvait avoir en matière d’impartialité a été minée par son instrumentalisation au service de l’OTAN, par des inculpations hâtives lancées contre Kadhafi et ses plus proches collaborateurs à chaque fois que les intérêts de l’OTAN étaient en jeu.

Les journalistes à Benghazi sont devenus les Pom-Pom girls de ce qui depuis le début n’était à l’évidence qu’un ramassis de factions disparates et désorganisées. Les journalistes à Tripoli ont été réticents à écrire une seule ligne qui pouvait paraître aux yeux de leurs rédacteurs en chef trop « complaisante » à l’égard Kadhafi, un personnage diabolisé en Occident depuis pratiquement le début de ses 40 ans de pouvoir. Les progressistes américains (et français, pardi ! - NdT) exultaient parce qu’ils tenaient là enfin une « guerre juste » et pouvaient applaudir les bombardiers de l’OTAN avec la conscience tranquille et s’accrocher à leurs fantasmes sur la pureté révolutionnaire des rebelles.

L’histoire nous démontre qu’aucun largage de milliers de tonnes de bombes et de missiles, et quel que soit leur soi-disant « précision chirurgicale », ne provoque un élan d’enthousiasme de la part des civils qui les reçoivent, même lorsque chaque projectile est tamponné et certifié « humanitaire » et largué « avec les meilleures intentions du monde ». Tripoli a récemment connu de vastes manifestations pro-gouvernementales. La population Libyenne est de 6 millions, dont 4 à Tripoli. Kadhafi se promène dans la ville dans une Jeep ouverte. Un grand nombre d’AK-47 ont été distribués aux comités de défense civiles. Les forces de sécurité de Kadhafi ont-ils obligé tous ces gens à aller manifester ? C’est peu probable.

Cette semaine, la presse occidentale s’est empressé de relayer l’histoire d’une poignée de prisonniers qui ont dénoncé Kadhafi. Eh bien, si vous étiez un prisonnier avec des pistolets rebelles posés sur la tempe, proclameriez-vous votre fidélité à l’objet de leur colère ou murmuriez-vous que vous avez enrôlé de force dans son armée ? Ne s’agit-il pas là du B-A-BA du journalisme ? Sont-ils des « mercenaires noirs » ou des Libyens du sud qui sont à la fois noirs et membres des milices de Kadhafi ?

D’autres indications sur les erreurs de jugement de l’OTAN ont été ses rebuffades envers les accusations de dirigeants africains, russes et même de pays membres de l’OTAN comme l’Allemagne, selon lesquelles les mandats des deux résolutions du Conseil de Sécurité de l’OTAN votées en février et mars – la protection des populations civiles – étaient ouvertement violés et remplacés par une campagne visant à tuer Kadhafi et à installer un « gouvernement provisoire » bancal à Benghazi, composé depuis le début par une bande de personnages douteux.

Au début du mois de mars, Sarkozy, qui trainaient dans les sondages, a cru aux conseils de « nouveau philosophe » Bernard-Henri Lévy, après l’excursion entreprise par ce dernier à Benghazi le 6 mars, selon qui il suffisait de se baisser pour ramasser la Libye et son pétrole. Le 11 mars, Sarkozy a décidé précipitamment de reconnaître le gang de Bengahzi comme le gouvernement légitime de la Libye et a attendu en toute confiance la chute de Kadhafi.

Dans un compte-rendu hilarant sur la débâcle de l’OTAN, Vincent Jauvert du Nouvel Observateur a récemment révélé que les services de renseignement français avait assuré à Sarkozy et au ministre des affaires étrangères Juppé qu’ « à la première frappe (aérienne), des milliers de soldats de Kadhafi feraient défection. Ils avaient prédit aussi que les rebelles avanceraient rapidement sur Sirte, la ville natale de Kadhafi et l’obligeraient à fuir le pays. Chose que les puissances de l’OTAN ont triomphalement clamée en annonçant même que Kadhafi avait fui vers le Venezuela. Il ne fait pas hésiter à recourir au Gros Mensonge pour sa propre propagande sauf lorsqu’il sera inévitablement démenti 24 heures plus tard.

« Nous avons sous-estimé Kadhafi, » un déclaré un officier à Jauvert. « Il se prépare à l’invasion depuis 41 ans. Nous n’imaginions pas qu’il s’adapterait aussi vite. Pour le transport des troupes et des batteries de missiles, par exemple, personne ne pensait que Kadhafi irait acheter des centaines de camions Toyota au Niger et au Mali. Ce fut un éclair de génie : les camions sont identiques à ceux des rebelles. L’OTAN est paralysé. Ca retarde les frappes. Avant de bombarder les véhicules, les pilotes doivent s’assurer qu’il s’agit de forces de Kadhafi. Nous avons demandé aux rebelles de placer un signe particulier sur les toits de leurs camions, a dit un soldat, mais nous ne pouvons jamais être certains. Ils sont tellement désorganisés... » (traduction à partir de la version anglaise – NdT)

Lorsque la chute n’a pas eu lieu à la date prévue, le gouvernement français a admis du bout des lèvres au début de mois qu’il livrait des armes et des munitions aux groupes rebelles libyens. Nous pouvons présumer sans grand risque de se tromper que la Grande-Bretagne mène ses propres opérations clandestines, et que la capture d’une unité de SAS/MI6 (forces spéciales/services de renseignement - NdT) par des fermiers Libyens n’est du meilleur augure.

A présent, la coalition de l’OTAN est en train de se déliter, même si la presse US n’en parle pas. Le ministre de la défense français Gérard Longuet a accordé une interview à la fin de la semaine dernière à une télévision française et il a dit que l’action militaire de la France avait échoué, et que l’heure de la diplomatie avait sonné. « Nous devons maintenant nous assoir autour d’une table. Nous arrêterons les bombardements dés que les Libyens commenceront à se parler entre eux et que les soldats des deux côtés retourneront dans leurs casernes. » (traduction à partir de la version anglais – NdT). Longuet a suggéré que Kadhafi pourrait rester en Libye, « dans une autre pièce du palais, avec un autre titre. »

Si les remarques surprenantes de Longuet étaient destinées à l’opinion publique française à la veille d’un vote à l’Assemblée Nationale, elles ont clairement été un choc pour Cameron et la Secrétaire d’Etat Clinton. Tout en renforçant l’impression d’une guerre civile au sein de l’OTAN, Cameron et Clinton ont précipitamment publié des déclarations qui réaffirmaient l’objectif d’un changement de régime, et que le départ de Kadhafi n’était pas négociable, comme exigé par le gang de Benghazi.

Mais Berlusconi, dont le pays est devenu la destination de dizaines de milliers de réfugiés qui fuient les combats et l’effondrement économique de la Libye, déclare à présent qu’il avait toujours été contre cette aventure de l’OTAN. Il pourrait refuser de renouveler quelques accords d’hébergement en Italie pour les puissances de l’OTAN engagées dans l’opération. L’Allemagne n’a jamais été enthousiaste. A l’origine, la France et la Grande-Bretagne nourrissaient l’espoir d’une collaboration militaire étroite mais l’espoir s’est rapidement évanoui pour toutes les raisons habituelles – inertie, méfiance et simple incompétence.

La méfiance de Sarkozy envers l’Allemagne et la Turquie était apparemment si intense, selon le Nouvel Observateur, qu’il a demandé que les officiers turcs et allemands présents dans la structure de commande de l’OTAN soient mis sur la touche parce qu’ils auraient pu saboter la guerre étant donné les réticences de Berlin et d’Ankara pour toute l’opération. La règle veut que lorsque le commandant suprême de l’OTAN, un général américain, et le numéro deux, un Britannique, sont absents, c’est le numéro 3, un Allemand, qui prend le commandement. Sarkozy a fait suspendre cette règle.

Sous des pressions et des priorités politiques internes, Obama a joué à un double-jeu. Au départ, la précipitation vers le Conseil de Sécurité de l’ONU a été principalement une initiative de la Secrétaire d’Etat Clinton. A mi-février, sur le plan politique, Obama était dans une situation délicate. Il se racontait de plus en plus qu’il ne ferait pas un second mandat. Clinton s’est précipitée pour occuper ce qu’elle percevait comme un vide tentant, peut-être même en caressant l’espoir d’accélérer le déclin d’Obama et de se placer comme candidate potentielle pour 2012. Obama, qui en était encore soucieux de se débarrasser de sa réputation de « mauviette », a rapidement approuvé la mission de l’OTAN et contré les accusations d’inconstitutionnalité de cette décision. Clinton a aussitôt annoncé qu’elle n’était pas particulièrement intéressée par une carrière politique nationale après 2012.

En termes de matériel, les Etats-Unis ont joué un rôle crucial. Selon un général français cité par le Nouvel Observateur, « 33 des 41 avions ravitailleurs utilisés dans l’opération sont américains, la plupart des Awacs aussi, tous les drones également, comme 100% des missiles antiradars et des kits de guidage laser des bombes. Et ce n’est pas tout. L’essentiel des moyens de commandement et de contrôle de l’Otan comme la gigantesque bande passante qui permet de transmettre toutes les données sont américains ». Le directeur du renseignement militaire, le général Didier Bolelli, a révélé que plus de 80% des cibles affectées aux pilotes français en Libye étaient désignées par les services américains ! « Ils nous donnent juste ce qu’il faut pour que nous ne nous cassions pas la figure », assure un diplomate.

Ceux dont les souvenirs remontent à la débâcle de Suez en 1956 pourraient se remémorer comment Eisenhower a simplement donné l’ordre aux forces Britanniques, Françaises et Israéliennes d’abandonner leur objectif de renverser Nasser. Nous pourrions bien être en train d’assister à une nouvelle démonstration de la domination US qui s’est instaurée au lendemain de la seconde guerre mondiale, avec l’administration Obama qui remet les choses en place en démontrant qu’une suprématie européenne dans la région méditerranéenne est vouée à l’échec.

Avant de prendre sa retraite, le Secrétaire à la Défense (US) Gates a pris soin de remuer le couteau dans la plaie lors d’un discours à Bruxelles : « la plus grande alliance militaire de l’histoire, est... engagée dans une opération contre un régime mal armée d’un pays sous peuplé – et pourtant de nombreux alliés sont à court de munitions et ont besoin des Etats-Unis, une fois de plus, pour combler le manque. » Il a déclaré d’un ton sinistre que « les futurs dirigeants politiques US... pourraient considérer que le retour sur investissement de l’Amérique dans l’OTAN ne vaut pas la dépense.  »

Même si Obama est sans équivoque favorable à un changement de régime en Libye, après le constat d’échec de la campagne de bombardements l’ambiance politique ici n’est pas propice à une escalade - très coûteuse et plutôt rejetée par l’opinion publique.

Il n’y a rien qui indique que le dirigeant du Labour (le « PS britannique » - NdT), Ed Miliband, prêt à bondir pour saisir les rênes de la campagne anti-Murdoch, ait l’agilité politique suffisante pour griller Cameron pour la farce libyenne. Par nature, il est probablement plus enclin aux « interventions humanitaires » que Cameron et la seule chose qu’il pourrait reprocher à ce dernier est de n’avoir pas avoir fait suffisamment d’efforts.

En résumé, la gauche devrait se réjouir d’assister à la déroute d’une simple expédition coloniale, avec de graves conséquences à long-terme en ce qui concerne la crédibilité de l’OTAN et ses faux semblants à l’égard du droit international. Un autre motif de réjouissances est le discrédit encore plus grand qui vient de frapper le tribunal fantoche connu sous le nom de Cour de Justice Internationale.

Et maintenant ? L’air est chargée de spéculations sur un éventuel accord, spéculations ponctuées par des bêlements pieux des Américains et des Britanniques sur l’imminence de la chute de Kadhafi, que ce dernier serait à court de carburant, que les rebelles resserreraient leur étau sur Tripoli, que les Russes auraient négocié une sortie honorable. Il semble plus juste de constater qu’au bout de quatre mois et demi, l’OTAN et les interventionnistes sont en train de subir une humiliation. Ajoutez à ça l’humiliation de Rupert Murdoch et nous avons là largement de quoi lever nos verres très haut.

Alexander Cockburn

http://counterpunch.org/cockburn07152011.html

Traduction « à la santé du peuple Libyen » par VD pour le Grand Soir, avec probablement les bégaiements et hoquets habituels.

URL de cet article 14231
http://www.legrandsoir.info/la-debacle-de-l-otan-en-libye-counterpunch.html

Démineuse De Tapettes à Gruyère et Pourfendeuse De Cornichons. http://reineroro.kazeo.com/

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=24533



Auteur : Alexander COCKBURN  - Source : LGS

Publié dans L'Afrique en lutte

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MAURIZIO MATTEUZZI : CONTACTS ENTRE USA ET EMISSAIRES DE KADHAFI

Publié le par Tourtaux

 

Contacts entre USA et émissaires de Kadhafi

Maurizio Matteuzzi

 

Après 5 mois de bombes OTAN, il est clair que la guerre civile en Libye est bloquée, malgré les annonces par les insurgés de victoires militaires (comme celle de lundi -Brega conquise- immédiatement démentie par les kadhafistes) et d’ « imminentes » offensives finales pour « libérer » Tripoli.

Même les « humanitaires » (Usa, OTAN, France, jusqu’à l’Italie du futile Frattini qui depuis quelques jours ne se montre plus) ont dû s’en rendre compte. Pour rompre l’impasse il faut une initiative diplomatique, « une solution politique » (sur laquelle même l’OTAN continue à papoter, entre deux bombardements). Hier (mardi 19 juillet, NdT), le Département d’Etat étasunien a confirmé les contacts d’envoyés - qui devraient être Jeffrey Feltman, secrétaire assistant pour le Proche Orient, et l’ambassadeur en Libye Gene Cretz- avec de non mieux spécifiés émissaires libyens. La rencontre se serait tenue samedi à Djerba, en Tunisie. Selon les Usa il ne s’est pas agi de « négociations » mais seulement de la remise d’un message « clair et ferme », « simple et non ambigu » : Kadhafi doit s’en aller. La rencontre a été confirmée bien que lue d’une autre manière par les Libyens. Le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, a parlé d’un « pas important pour réajuster les rapports avec les USA », soutenu par Tripoli comme « n’importe quel dialogue et initiative de paix, pourvu qu’il ne prétende pas décider de l’avenir de la Libye depuis l’étranger », et sans poser de « pré conditions ». Washington insiste à dire que « ce ne sont pas des négociations » et que d’autres rencontres ne sont pas prévues.

Mais il semble clair que même les Américains (Etasuniens, NdT) n’y croient plus beaucoup. Idem pour les Français du très belliqueux Sarkozy, qui à ce qu’il semble ont eu des rencontres similaires avec les Libyens, eux aussi à Djerba. Sarko (le président N. Sarkozy, NdT), tout comme l’anglais Cameron (qui pour le moment a d’autres chats à fouetter), depuis le début de la « guerre humanitaire », est le plus endiablé des « volontaires » (sa réélection de 2012 se jouant aussi sur le front libyen, entre autres raisons) mais lui aussi alterne désormais entre postures napoléoniennes et diplomatie souterraine. Il devrait aujourd’hui recevoir à l’Elysée les chefs militaires des insurgés de Misrata, accompagnés de ce triste charlatan de nouveau philosophe Bernard-Henri Lévy, pour assurer de nouvelles fournitures d’armes après celles, très critiquées et jusqu’à présent inutiles, parachutées aux insurgés sur les montagnes du Djebel Nefussa. « Le compte à rebours a commencé », a tenté de répéter le ministre de la défense français Gérard Longuet. Mais ça fait 5 mois qu’ils répètent la même litanie et désormais même eux n’y croient plus.

Ceux qui travaillent pour une plus logique solution négociée sont les Russes (qui ne sont pas aller se mettre en rang derrière l’Occident pour reconnaître le Cnt de Benghazi comme « seul représentant légitime » de la Libye), les Turcs et les Sud-Africains pour le compte de l’Union africaine. Lundi (18 juillet, NdT) c’était le président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma, hier (19 juillet) le président russe Dmitri Medvedev qui s’est dit convaincu qu’ « un compromis » entre Tripoli et Benghazi est encore « atteignable » et garde une position « équidistante » entre les deux parties (contrairement à l’ONU et à l’OTAN).

Aujourd’hui le ministre des affaires étrangères russe Serghei Lavrov rencontrera son homologue libyen Abdelati al Obeidi « dans le cadre des efforts de l’Union africaine pour qu’on cesse de répandre le sang et pour trouver une solution politique ».

 

Edition de mercredi 20 juillet de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20110720/manip2pg/09/manip2pz/307021/

Traduit der l’italien par Marie-Ange Patrizio

Publié dans L'Afrique en lutte

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LIBYE : "UNE GUERRE COLONIALE POUR LE PETROLE" SELON DJIBO HAMANI

Publié le par Tourtaux

Libye : “une guerre coloniale pour le pétrole” selon Djibo Hamani PDF Imprimer Envoyer
Politique
Lundi 18 Juillet 2011 21:26
Djibo_Hamani
Pr. Djibo Hamani
Alors que la situation s’enlise en Libye, le parlement français vient, toutes tendances politiques confondues, d’apporter un soutien massif au gouvernement de M. Fillon pour son intervention armée dans ce pays. Tout en se disant surpris par l’attitude des socialistes français qui ont voté pour la poursuite de cette intervention, l’historien Djibo Hamani dénonce «une guerre pour le pétrole» aux mêmes relents colonialistes que la guerre d’Algérie dans les années 1950, Dans cette interview accordée au DEMOCRATE, il souligne le rôle positif de l’Union africaine dans ce conflit, encourageant l’organisation continentale à poursuivre sur la même lancée en maintenant sa « feuille de route » proposant un cessez-le-feu et l’instauration du dialogue entre les parties.

Le parlement français (Assemblée nationale et Sénat) a massivement donné son accord au gouvernement pour la poursuite de l’intervention armée française en Libye. On constate également que parmi les pays de l’Otan et de l’Union Européenne, c’est la France qui mène les opérations. Comment pouvez- vous expliquer le comportement de ce pays vis-à-vis de la Libye ?

La décision du parlement français n’a rien d’étonnant pour ce qui concerne l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), le parti dominant puisque c’est son gouvernement qui a engagé la France dans cette guerre. C’est normal qu’elle soutienne son gouvernement. Par contre j’étais un peu surpris par l’attitude des socialistes qui ont voté pour cette intervention. Finalement, je me suis dit que les socialistes français actuels sont exactement comme les socialistes qui ont été à l’origine de la dislocation de l’AOF et de l’AEF pour affaiblir les Africains face à leurs propres pays. Ils sont comme les socialistes français qui avaient engagé la guerre d’Algérie à l’époque de Guy Mollet. Donc, ils n’ont pas changé. Par rapport à l’Afrique, les Français de gauche comme de droite, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. La différence entre eux est peut-être celle de tonalité en ce qui concerne la politique intérieure mais pas la politique extérieure.

Je ne sais pas pourquoi la France a été l’instigatrice de cette guerre en Libye. Non plus, je ne sais pas pourquoi elle a rapidement et facilement entraîné des pays comme la Grande Bretagne. Cependant, ce qu’on peut retenir c’est que cette guerre est celle du pétrole. C’est une guerre qui a exactement les mêmes motivations que celles qui ont occasionné les interventions coloniales à la fin du XIXe siècle. Si vous lisez les comportements de l’Europe colonisatrice avant les conquêtes, vous constaterez que ce sont les mêmes tonalités avec simplement un changement de certaines expressions adaptées au contexte actuel.

Parmi les pays touchés par ce qui est appelé « le printemps arabe », c’est seulement en Libye que la présence des occidentaux se sent le plus aux côtés des rebelles. Qu’est ce qui explique cela ?

Les mouvements de révoltes qu’on appelle improprement des révolutions dans les pays arabes sont des mouvements populaires. Il ne faut pas oublier que les régimes de ces pays sont des dictatures féroces qui ont une cinquantaine d’année chacune. Pendant la période des officiers libres de l’époque de Nasser en Egypte, les occidentaux en faisaient cas. Mais pour le reste c’est le black-out parce que se sont des régimes amis et liés à l’Occident. Ce qui s’est passé en Tunisie, en Egypte et qui se passe au Yémen et en Syrie sont des mouvements populaires. Ces mouvements ont refusé une intervention extérieure dans leurs affaires. En Libye, je pensais, au début, que s’était la même chose, mais pas pour les mêmes raisons parce le régime libyen a toujours été un régime nationaliste et populaire. Ce régime s’est toujours préoccupé des intérêts du peuple même si c’est une dictature qui a duré 42 ans dont les gens commencent à en avoir marre. Après, on a constaté que le mouvement était localisé et les leaders étaient des anciens pro-Kadhafi et peu recommandables par rapport aux revendications populaires. C’est un philosophe français qui les a introduits auprès du président Sarkozy. Ensuite, fait extraordinaire dans l’histoire, voici qu’un mouvement qui se dit révolutionnaire fait appel à des puissances extérieures qui ont colonisé le pays pour venir frapper l’armée de ce même pays. Plus extraordinaire encore, les rebelles se plaignent qu’on ne frappe pas assez. En plus, ils demandent de l’argent à l’Union Européenne pour mener la guerre. Quand on sait ce qu’est un mouvement populaire et révolutionnaire, quand on voit ce qui s’est passé en Algérie, au Vietnam, à Cuba, en Yougoslavie pendant l’invasion allemande, finalement on est obligé de se dire que le mouvement des rebelles libyen est une formule inédite de révolution populaire. Le Mouvement populaire actuel en Libye n’en est pas un. Il est créé, soutenu et conduit par l’étranger pour la défense de son intérêt.

Pensez-vous que l’intervention de l’OTAN est une « cause juste » comme l’a affirmé hier le premier français François Fillon ?

Le premier ministre français ne peut pas ne pas défendre la politique de son gouvernement. Je crois que lui-même sait que ce n’est pas une cause juste. Tous ceux qui ont voté pour cette intervention savent que ce n’est pas pour une cause juste. Si c’est une cause juste, pourquoi le gouvernement français n’intervient- il pas en Corée du Nord puisque qu’il considère ce pays comme pire que la Libye? Pourquoi n’intervient-il pas dans toutes les dictatures qui existent dans les pays d’expression française ? Pourquoi n’est-il pas intervenu en Syrie et au Yémen ?

L’Union Africaine a élaboré une feuille de route dans laquelle elle propose, entre autres, le cessez-le-feu et l’instauration d’un dialogue entre les parties. Elle a également opté pour une solution négociée de la crise. Depuis trois mois qu’il est en Lybie, l’émissaire des Nations Unions n’arrive pas à réunir les parties en conflit autour d’une table de négociation. Qui ne veut pas d’une solution négociée de ce conflit en Libye ? Selon vous, comment peuton sortir de cette crise ?

Je ne savais même pas qu’un émissaire des Nations Unies est en Libye. Comment les Nations Unies peuvent-elles à la fois recevoir les rebelles libyens, décréter des sanctions contre le régime libyen et dire qu’elles veulent rétablir la concorde entre les libyens ? C’est quelqu’un qui a une attitude de neutralité qui peut servir d’intermédiaire, pas quelqu’un qui a choisi son cas. Les Nations Unies ne jouent plus aucun rôle. Israël a massacré des Palestiniens à Gaza. Pourtant le Conseil de sécurité de l’ONU n’a rien dit sur la question. Sur la base d’un mensonge élaboré par deux chefs d’Etat, on a assisté à la mort de milliers de personnes en Irak, pays aujourd’hui totalement dévasté. Qu’est ce que l’ONU a fait pour empêcher cela ? Je pense que, pour le cas de la Libye, les Nations Unies sont du côté de l’envahisseur.

L’Union Africaine joue un rôle positif dans le conflit. Elle doit poursuivre dans la même lancée. Quand au début, elle a proposé le dialogue, les Européens envahisseurs ont dit qu’il n’y a pas de dialogue. Les prétendus révolutionnaires de Benghazi ont aussi dit qu’il n’y a pas de dialogue parce qu’eux et les Occidentaux ont pensé qu’ils pouvaient se débarrasser de Kadhafi en quelques jours. Maintenant ils sont dans une impasse. C’est l’Union Africaine qui a eu raison malgré le comportement de certains chefs d’Etat. En définitive, on ne peut qu’arriver à un compromis parce que les Européens ne vont pas envoyer des soldats sur le terrain. Les gens seront obligés de s’aligner sur la position de l’Union Africaine.

Pensez-vous que le Président libyen décidera de se retirer du pouvoir comme l’exigent les occidentaux ?

Lui seul le sait. Mais je pense que la faute du régime libyen et de Kadhafi est d’avoir accepté de rester au pouvoir, après avoir joué un rôle si important dans l’histoire de la Libye et de l’Afrique, jusqu’à ce qu’on arrive à cette situation. Le régime est devenu tellement obscur qu’on ne sait pas qui fait quoi dans le gouvernement. Les enfants de Kadhafi parlent parfois on ne sait au nom de qui. C’est malheureux que cela arrive à Kadhafi car c’est un symbole de la lutte des peuples pour l’indépendance. Mais il ne faut pas que cette indépendance, comme c’est arrivé en Zimbabwe, se transforme en une dictature, en une impasse. Ce qui s’est passé en Libye marque la fin de ce qu’on peut appeler l’ère Kadhafi. Même s’il reste au pouvoir, on aura plus le même Kadhafi physiquement, mais ça ne sera plus la même idée ni le même symbole.

On a beaucoup parlé des conséquences de ce conflit sur les pays sahélo- sahariens, notamment le Niger. Quel commentaire pourriez-vous faire à ce sujet ?

La Libye est le pays le plus africain de toute l’Afrique du Nord. Des pays de l’Afrique du Nord, elle est aussi la plus intégrée à l’Afrique. Les autres sont des pays africains, qui, surtout depuis l’indépendance, ont tourné leur regard au-delà de la Méditerranée. Les relations historiques depuis des siècles voire même des millénaires montrent que la Libye est profondément liée aux pays sahéliens et en particulier des pays comme le Niger. Par conséquent, les affaires de la Libye sont nécessairement les nôtres. Vous savez que la sénousiyya était implantée solidement dans un pays comme le Niger - n’oubliez pas la guerre de Kaocen - et au Niger. Déjà à l’époque du Roi Idris, le regard de la Libye est beaucoup tourné vers l’Afrique.

Des centaines de milliers voire des millions d’étrangers africains se sont implantés en Libye. Comme l’a dit le Président de la République du Niger, la crise libyenne a une incidence terrible et grave sur le Niger. J’ai l’impression que nous ne donnons pas à cette question la gravité qu’elle mérite. Le Niger a une structure sociale qui nous a permis d’absorber les 210 000 citoyens qui sont rentrés de Libye. Cette structure sociale nous a sauvés sinon la situation née de ce rapatriement serait encore plus catastrophique. 20 000 personnes qui ont quitté la Tunisie pour l’Italie. Cette situation a créé un conflit entre l’Italie et la France. Ces deux pays étaient incapables d’intégrer le dixième de ce que le Niger a intégré malgré sa pauvreté.

La dimension saharienne du Niger doit toujours être prise en contact dans l’élaboration des politiques. Or, cette dimension n’a jamais été prise en compte. Au, Niger on parle toujours des pays de la sous-région sans prendre en compte des pays comme la Libye.

En ce qui concerne les autres pays sahéliens, l’aspect qui inquiète les gens avec une certaine exagération est celle relative à AQMI. La question sécuritaire qui nous intéresse, c’est autre chose. Le largage des armes par les français sur des régions incontrôlées fait en sorte que des milliers de personnes seront armées. Ce sont des bandes qui vont se former et qui n’ont besoin d’AQMI que pour instaurer l’insécurité partout. Cette fois ce sont des nationaux qui vont s’emparer de ces armes et venir menacer la sécurité dans leur pays. Pour moi cette dimension est plus grave que celle d’AQMI.

Interview réalisée par Zakari Hamadou

18 juillet 2011
Publié le 15 juillet 2011
Source : Le Démocrate
 

http://nigerdiaspora.info/politique/7701-libye-une-guerre-coloniale-pour-le-petrole-selon-djibo-hamani

Publié dans L'Afrique en lutte

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LE PARTI COMMUNISTE SUD-AFRICAIN SOUHAITE A SON VIEUX COMPAGNON DE LUTTE CONTRE LE REGIME D'APARTHEID, NELSON MANDELA, UN JOYEUX 93ème ANNIVERSAIRE

Publié le par Tourtaux

 

mandela nelsonLe Parti communiste sud-africain souhaite à son vieux compagnon de lutte contre le régime d'apartheid, Nelson Mandela, un joyeux 93ème anniversaire


Communiqué du Parti communiste sud-africain (SACP)



Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/





Le SACP profite de cette occasion pour souhaiter au pilier de notre révolution et à notre icône, Nelson Rolihlahla Mandela, surnommé affectueusement de son nom clanique 'Madiba', un heureux 93ème anniversaire.



Durant des années, en tant que militant de l'ANC et dirigeant de l'ANC, il a dirigé et servi avec dévouement et désintéressement, il a incarné des valeurs qui ont été admirées bien au-delà de l'univers de notre mouvement de libération nationale. C'est cela, qu'il a appris dans la lutte au sein de l'ANC et de notre Alliance, qui fait de Madiba un héros international dans la lutte pour la libération de l'humanité de toutes les formes d'oppression et de discrimination. C'est ce pour quoi l'ANC et notre Alliance se sont battus, même confrontés à une impitoyable persécution et à leur diabolisation comme « terroristes ».



Comme la plupart des révolutionnaires de notre pays, Madiba accordait une valeur très importante à la relation qui unissait le SACP et l'ANC. Il appréciait tout particulièrement le dévouement et le rôle des communistes Sud-africains dans notre lutte de libération nationale, et dans la reconstruction de notre pays des ravages causés par le régime d'apartheid et ses politiques. En son honneur, en tant que communistes Sud-africains, nous nous engageons à travailler encore plus dur pour éradiquer toutes les formes d'oppression et de discrimination dans notre société, ainsi que de s'attaquer à leur fondations, le système capitaliste. S'exprimant au sujet de l'alliance de l'ANC et du SACP au 9ème Congrès national en 1995, Madiba a eu les mots suivants concernant la relation qui unit l'ANC et le SACP :



winnie nelson joe slovo communist small« Des détracteurs de cette relation, on en trouve en foison ; elle encourage également une production prolifique d'articles nécrologiques à son sujet. Mais c'est une relation qui a toujours déçu ces experts.



Car elle a été trempée dans la lutte. Elle s'est écrite dans le sang de ces nombreux martyrs. Et, aujourd’hui, elle sort renforcée de cette victoire conquise de haute lutte...



Notre alliance n'est donc pas un mariage arrangé. Elle n'est pas non plus une union d'organisations similaires, qui ne différent que par leur nom.



Nous parlons d'une alliance précisément car nous sommes deux organisations indépendantes avec des plate-formes politiques et des objectifs de long-terme qui ne convergent pas nécessairement. »



Tout au long de sa vie, Madiba a influencé l'ANC et il a été influencé par lui. Il est ce qu'il est grâce à l'ANC. Il a agi dans le cadre des politiques, de la discipline et des décisions de l'organisation. La compréhension par Madiba du principe non-racial de notre mouvement pour lequel il s'est inlassablement battu, entre autres, a été explicitée dans les principes mêmes et les politiques de l'ANC. Célébrer l'anniversaire de Madiba, c'est aussi poser la nécessité d'approfondir la lutte pour la création d'une véritable Afrique du sud non-raciale avec une juste appréciation des liens très étroits entre la race, la classe et le sexe en Afrique du sud.



Le SACP a remarqué tout dernièrement, écœuré, une tentative de la part de certaines élites et même d'éléments racistes dans notre société d'essayer de définir Madiba comme étant isolé de l'organisation qui a influencé et façonné son engagement politique pour la libération de notre peuple de l'esclavage politique et économique. Ce qui colle à la peau de ces éléments opportunistes, c'est toujours leur volonté de marquer leur opposition à l'ANC et à ses dirigeants actuels en se servant de Madiba comme d'une référence alors qu'ils n'ont aucune expérience pratique de ce que Madiba signifie et a signifié pour l'ANC et pour des millions de travailleurs et de pauvres dans notre pays.



Alors que nous célébrons l'anniversaire et l'héritage de Madiba, nous devons reconnaître que la menace la plus immédiate à court-terme pour son héritage est la corruption rampante dans les secteurs privé et public, le matérialisme grossier et le fait que l'on se serve de nos organisations comme des plate-formes pour l'accumulation privé. Tout cela est en contradiction avec ce que Madiba en est venu à représenter et nous devons travailler dur pour éradiquer tout cela de notre tissu social.



mandela Nous devons combattre la pauvreté, le chômage et les inégalités pour donner un sen  s à s es 93 années de sacrifice pour le bien de notre peuple. Le SACP est bien conscient que pour réaliser cela, nous devons approfondir notre lutte contre le capitalisme et ces conceptions néo-libérales qui ont abou ti à cette crise à laquelle l'humanité est confrontée aujourd’hui. 



Ce mois de juillet est marqué par le 90ème anniversaire du SACP. En célébrant ce moment important, nous nous rappellerons aussi en effet et nous commémorerons les nombreux leaders de l'ANC qui pendant des décennies ont été ensemble dans les tranchées avec le SACP.



Le SACP souhaite à Madiba un joyeux 93ème anniversaire !!



Mardi 19 juillet 2011

Publié dans L'Afrique en lutte

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