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l'afrique en lutte

AFRIQUE : POURQUOI LA FRANCE ECARTE LE CAMEROUN DE L'AIDE AU DEVELOPPEMENT ?

Publié le par Tourtaux

Jeudi 1 août 2013

 

Aide au développement: Pourquoi la France écarte le Cameroun ?

       

          Cameroon flag french map

 

La France a jugé hier 16 pays africains «prioritaires» en la matière.

A l'occasion de la première réunion du Comité interministériel de la Coopération internationale et du développement (Cicd) de l'an 2013, réunion qui ne s'est pas tenue depuis, quatre ans, le Premier Ministre français, Jean-Marc Ayrauq, a annoncé un «recentrage» de l'aide française au développement aux pays dits pauvres. Il s'agit de 16 États africains: Bénin, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, Djibouti, Comores, Ghana, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, RD Congo, Tchad, Togo et Sénégal. Pas de Cameroun donc sur cette liste.

Le Premier Ministre français a rappelé le contexte difficile des comptes publics français, mais tenu rassurer les bénéficiaires de l'aide au développement: «Nous sommes engagés dans une maîtrise de nos comptes publics (...) mais pour autant, la France maintient son effort en matière de développement».

Le gouvernement souhaite aussi mettre l'accent sur la «transparence» avec un «contrôle de l'efficacité des aides». Ainsi, pour les aides apportées au Mali, un site internet sera rais en ligne dans les prochaines semaines afin de donner des informations précises sur les projets financés. Un premier projet de loi d'orientation et de programmation sur la politique de développement et de solidarité internationale de la république sera présenté au Conseil des ministres en novembre pour un débat au Parlement début 2014.


Solidarité internationale

Cette réunion du Cicid faisait suite aux assises de développement durable et de la solidarité internationale, clôturées en mars à Paris par le Président François Hollande. La France consacrera en 2013 9,4 milliards d'euros à l'aide publique au développement. Elle est le 4e pays contributeur de l'aide et représente 10% de l'aide mondiale. En rappel, la France, qui reste l'un des principaux donateurs en Afrique subsaharienne, a réduit son aide à cette zone de 17% en 2012, représentant une baisse de près de 700 millions d'euros.

Le Cameroun était jusqu'à la date d'hier considéré comme l'un des principaux bénéficiaires de l'aide bilatérale de la France à travers le monde avec 713 millions d'euros sur la période 2006-2011 et 40 assistants techniques. La France est ainsi le premier partenaire au développement du Cameroun. La coopération franco-camerounaise repose sur un Document cadre de partenariat (Dcp), qui concentre les efforts français sur quatre pôles au titre des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd): Santé et lutte contre le Sida, infrastructures; éducation de base, agriculture et sécurité alimentaire. Il concerne également trois priorités transversal:

l'enseignement et la recherche, la promotion de la diversité culturelle, la veille et la prospective. Dans le cadre du contrat développement désendettement (Cd2), le Cameroun a bénéficié d'investissements significatifs de la France.

D'un montant global de 213 milliards de FCFA pour le quinquennat 2011-2016, soit 139 milliards de FCFA en moins que pour le premier Contrat désendettement développement, le deuxième Cd2 pour principal axe le développement agricole au Cameroun. Reste à savoir si le «recentrage» de l'aide au développement par le gouvernement Ayrault n'affectera pas la dynamique enclenchée. La «mise à l'écart» du Cameroun par la France est d'autant plus surprenante qu'on a noté ces derniers mois comme un réchauffement des relations entre ces deux pays. La visite de Paul Biya en début d'année à Paris en était le signal le plus fort.


http://www.afrohistorama.info/article-aide-au-developpement-pourquoi-la-france-ecarte-le-cameroun-119349749.html
 

GEORGES ALAIN BOYOMO

Source: Mutations 

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HAMID BENZEKRI : UNE GRACE ROYALE

Publié le par Tourtaux

Transmis par Hamid Benzekri

 

 

Une grâce ROYALE

ROYALE pour un violeur d'enfants âgés de 6 à 15 ans...
ROYALE pour un profiteur de l'hospitalité dans un royaume qui "livre" ses enfants aux fantasmes de pervers "civilisés"...
ROYALE cette grâce décidée par un roi "moderne" autoproclamé roi des pauvres qui offre aux riches les plaisirs en tous genres à vil prix...
ROYALE, aussi, la répression  et le tabassage de démocrates outrés par cette grâce royale accordée à un être abominable qui jouit de la souffrance d'enfants en souffrance...
ROYALE le silence des ÉTATS dits démocratiques face à la décision de leur AMI le ROI.
Hamid Benzekri

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TETOUAN (MAROC) : REPRESSION D'UNE MANIFESTATION DE PROTESTATION CONTRE LA GRACE ROYALE D'UN PEDOPHILE ESPAGNOL

Publié le par Tourtaux

Manifestation réprimée à Tétouan

H 24 Infos, 2 août 2013 :


Une manifestation organisée aujourd’hui à Tétouan pour protester contre la grâce royale dont a bénéficié un pédophile espagnol a été "violemment réprimée" cet après-midi selon Youssef Raissouni, jeune responsable du bureau de Rabat de l’AMDH.

 

 

Ce sit-in, organisé par les sections locales de Tétouan et de M’diq de l’AMDH (Association marocaine des droits humains) et du Mouvement du 20 Février, devait se tenir devant le tribunal de la ville. Mais à peine les premiers manifestants sont arrivés, un peu avant 5 heures, devant le tribunal, que les forces de l’ordre sont intervenues, "arrêtant au moins 5 personnes dont deux membres dirigeants des bureaux locaux de l’AMDH". Il y aurait également des blessés, car la police aurait généreusement distribué les coups pour disperser les manifestants.

A l’heure où nous publions ces lignes, des manifestants seraient encore réunis devant le tribunal, malgré les tentatives des forces de l’ordre de les déloger.

 

http://communismeouvrier.wordpress.com/2013/08/02/manifestation-reprimee-a-tetouan/

Publié dans L'Afrique en lutte

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MAROC : VIOLS : MOI FEMME, MERE ET CITOYENNE, JE HURLE DE DOULEUR, DE PEUR

Publié le par Tourtaux

Viols : Moi femme, mère et citoyenne, je hurle de douleur, de peur

Article de Nouzha Guessous publié par L’Economiste le 1er août 2013.


Chercheuse et consultante en bioéthique et droits humains, Nouzha Guessous est ancienne professeure de biologie médicale à la Faculté de médecine de Casablanca. Le Pr. Guessous a été présidente du Comité international de bioéthique de l’Unesco. Elle a aussi participé à la Commission consultative royale chargée de la réforme de la Moudawana


 

Moi, femme, j’ai mal! Une fois de plus, le viol est sur la scène marocaine. Les agressions subies par Hiba et Jihane sont venues me rappeler à la réalité de la violence sexuelle qui sévit au Maroc. En cela, je m’identifie à Hiba, Jihane, Amina, Wiam et toutes les autres.

Moi mère, j’ai peur! Ce qui est arrivé à ces deux jeunes femmes est déjà arrivé bien trop de fois et je ne vois toujours pas ce qui peut aujourd’hui empêcher que ça se reproduise sur d’autres femmes, d’autres enfants. En cela, je m’identifie aux mamans de Hiba, Jihane, Amina, Wiam et de toutes les autres.

 

Certes, le viol est un phénomène international dont la considérable ampleur est aujourd’hui reconnue. Et le Maroc ne fait pas et n’a jamais fait l’exception dans ce domaine.

Sauf que mon pays n’a toujours pas entrepris les réformes pénales nécessaires, pas plus que nos écoles, nos médias, et notre culture en général ne remplissent leurs rôles pour prévenir ces crimes.

Moi citoyenne, je m’identifie aux milliers de personnes qui se mobilisent pour soutenir les victimes et réclamer que l’Etat fasse son devoir, celui de protéger le citoyen. Avec eux, je crie ma colère et ma détresse, je dis STOP aux viols, et que justice soit faite!

 

Tolérance sociale entretenue par des «a priori» extrêmement dangereux


L’horreur des sévices subis par Hiba et Jihane sont aujourd’hui connus de tous, et ont même été reconnus par leurs agresseurs devant le tribunal. Ce qui me donne de l’espoir c’est l’attitude exemplaire des victimes et de leurs familles face à ce drame. Avec dignité et fermeté, elles ont décidé non seulement de porter plainte, mais aussi de médiatiser leur combat pour que leurs auteurs qui clamaient être des «Oulad flane aux bras longs», n’échappent pas à la justice. En s’identifiant par leurs vrais noms, les victimes donnent un exemple majestueux de comportement citoyen pour que cessent ce genre de crimes qui ne sont que trop souvent étouffés par peur de la «Honte» et de la stigmatisation sociale des victimes et de leurs familles. En témoignant «à visage découvert», elles contribuent à faire réfléchir et à secouer le parti pris socioculturels.

Car le viol fait chez nous encore plus qu’ailleurs, l’objet d’une tolérance sociale entretenue par des «a priori» extrêmement dangereux qui en assurent la pérennité. Tout un ensemble de croyances répandues et persistantes permettent d’abord de nier puis de tendre à justifier l’agression sexuelle contre les femmes, et les lois injustes en la matière. Il n’y a qu’à écouter autour de soi en ce moment précisément où le drame de Hiba et Jihane est à l’affiche, pour entendre des propos suggérant que tout cela n’est que «manigance de femmes». D’autres essaient de minimiser ce qui s’est passé en entrant dans les détails et les conséquences «techniques» de l’agression sexuelle.

Or le viol est défini par les organisations des Nations unies y compris l’OMS comme «toute forme de relation sexuelle non consentie», abstraction faite de tout le reste. Le code pénal marocain, qui regroupe les articles concernant le viol dans la section «Des attentats aux mœurs», restreint le crime de viol au rapport sexuel -non consenti- excluant ainsi toutes les autres violences sexuelles. Cette définition reflète bien que ce qui compte ce n’est pas l’atteinte à l’intégrité physique et psychique des victimes, mais le franchissement de «la barrière» qui fait «l’honneur» de la femme et de la famille et cristallise le «sceau» des bonnes mœurs sociales. La majoration de la peine en cas de défloration illustre bien cette logique. Tout cela explique le sentiment de «honte» et fait taire la majorité des victimes par peur de la stigmatisation sociale.

 

Le désormais célèbre article 475 du code pénal


Pire encore, avec l’aide et l’encouragement du désormais célèbre article 475 du même code pénal, cette «honte» peut les obliger à épouser leurs violeurs. La suite on la connaît. Elle a mené Amina Filali au suicide. Quand on ajoute à cela la tendance à justifier le viol par l’habillement, les fréquentations, les heures et lieux de sorties des victimes, et de conclure «qu’elles l’ont cherché» par manque de moralité ou même par vice; on mesure la douleur ajoutée par cette violence institutionnelle et socioculturelle. C’est pour cela que la combativité et la dignité de Hiba et Jihane sont à saluer avec respect et considération (voir encadré).
Les viols sont des comportements criminels qui certes sont parfois liés à des déviances psychopathologiques du violeur. Mais c’est loin d’être la règle. Les victimes traversent toutes les catégories sociales : milieux urbains et ruraux, pauvres et riches, sur des filles et des femmes scolarisées ou non. Et cette diversité concerne aussi les violeurs et les circonstances et lieux des viols. Est-ce une question de bonne ou mauvaise moralité? Les derniers cas rapportés au Maroc montrent que même les barrières morales et religieuses ne semblent pas arrêter les violeurs. En juin dernier, la Cour d’appel de Fès a condamné un imam pour viol de mineur et la semaine dernière, le tribunal d’El Jadida a condamné un jeune de 20 ans pour viol d’un enfant de 10 ans dans une mosquée de Zemamra; alors que le tribunal de Khouribga a condamné un monstre (car je ne peux lui accorder la qualité d’être humain) de 69 ans pour viol de sa petite fille mineure qu’il a de surcroît «mise à la disposition» d’un de ses employés dont elle s’est retrouvée enceinte, etc. Il suffit d’ouvrir n’importe quel quotidien ou site électronique d’information pour avoir sa dose à en vomir.

Car les viols relèvent aussi de la culture sociale. Leur terreau se trouve dans le regard porté sur les corps des femmes d’une part et dans la gestion individuelle et sociale de la sexualité d’autre part. Et force est de reconnaître aujourd’hui que la culture et les lois marocaines se confortent mutuellement, voire potentialisent les risques de violences sexuelles de toutes sortes.

 

Un instrument de protection des citoyens avant de protéger les «bonnes mœurs»


Que faire alors? D’abord regarder les mutations sociales en face. Faire une réforme de fond du code pénal pour qu’il devienne un instrument de protection des citoyens avant de protéger les «bonnes mœurs», et ce dans le respect des libertés et de la responsabilité individuelle et collective. Veiller à une application juste, transparente et indépendante des lois et condamner les violeurs à des peines exemplaires et dissuasives. Enfin, et c’est là où réside le nerf de la guerre, travailler pour que l’école et les médias inculquent aux citoyens dès leur plus jeune âge la valeur de protection et de respect de l’autonomie et de l’intégrité physique et psychique de soi-même et de l’autre.

En médiatisant sans honte leur drame avec courage et dignité, Hiba, Jihane et leurs familles contribuent à ce que «la honte change de camps(1)» .

Elles mettent une pierre à cette entreprise de longue durée, celle des mutations juridiques et culturelles indispensables pour garantir le droit de toutes et tous à la dignité, la justice, la liberté et la sécurité.

En tant que femme, mère et citoyenne, je suis concernée. C’est pour tout cela que je serai présente au rassemblement du lundi 5 août à 10 heures du matin devant la Cour d’appel de Hay Ryad à Rabat. Nous sommes toutes et tous concernés.

 

Témoignage de Hiba: «Ce n’est pas de notre faute»


Je pense que chaque soir des tas de Jihane, et des tas de Hiba sont agressées, humiliées et souillées… et par peur d’être jugées par une société impitoyable, elles se taisent et gardent le silence. Moi, j’estime que mon corps en sa totalité m’appartient bout par bout à moi seule et que toute personne qui me touche sans mon consentement, n’a pas ce droit, mais l’a arraché de force et doit par conséquent être punie.

Surtout que je vois que, généralement, le violeur ne sait même pas qu’il en est un, puisque la société ne le traite jamais comme tel. C’est ce qui fait de lui un récidiviste sans jamais être puni, sous prétexte qu’il n’a pas déraciné la fleur… Mais, il lui a tout de même enlevé ses pétales, il l’a froissée, il l’a ternie et il a aidé à ce qu’elle perde son éclat et se fane petit à petit, en allant vers une mort certaine.


(http://www.qandisha.ma/2013/07/25/hiba-ce-nest-pas-de-notre-faute/)

(1) «Jihane et Hiba: que la honte change de camp» par Fedwa Misk (http://www.qandisha.ma/2013/07/24/jihane-et-hiba-que-la-honte-change-de-.

 

https://communismeouvrier.wordpress.com/2013/08/02/viols-moi-femme-mere-et-citoyenne-je-hurle-de-douleur-de-peur/

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MADAGASCAR : SAMEDI A HAUTS RISQUES A ANTANANARIVO ?

Publié le par Tourtaux

Madagascar : La menace gronde

ANTANANARIVO (Xinhua) – Une menace de troubles pour samedi prochain plane sur Antananarivo, la capitale malgache, a-t-on appris jeudi auprès du commandement de l’état-major mixte opérationnel de la région d’Analamanga (Emmoreg).


Madagascar : La menace gronde

 

Un grand rassemblement se prépare au centre-ville d’Antananarivo samedi prochain. Selon les informations reçues, des individus projettent des mouvements de perturbation de ce rassemblement et d’en faire un "samedi noir", a-t-on indiqué.

 

Ces fauteurs de troubles en treillis militaire munis de grenades et d’armes à feu vont s’infiltrer dans les rangs des manifestants et tenter de les éliminer afin de discréditer les forces de l’ordre et de leur faire endosser ces éliminations, a-t- on appris de source de l’Emmoreg.

Le commandement de l’Emmoreg ainsi que celui de la police nationale ont ainsi appelé les citoyens malgaches "à être vigilants et de ne pas s’exposer aux dangers".

 

http://www.afriquinfos.com/articles/2013/7/25/madagascar-menace-gronde-227474.asp

Publié dans L'Afrique en lutte

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