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l'afrique en lutte

LE PC SUD-AFRICAIN COMMEMORE LE 50ème ANNIVERSAIRE DU DECLENCHEMENT DE LA LUTTE ARMEE CONTRE LE REGIME D'APARTHEID

Publié le par Tourtaux

sacp1l Le PC Sud-africain commémore le 50ème anniversaire du déclenchement de la lutte armée contre le régime d'apartheid



Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Déclaration du secrétaire-général du PC Sud-africain (SACP), Blade Nzimande



Aujourd'hui, en ce jour important et historique, le SACP met son drapeau rouge en berne en hommage à tous les cadres de l'Umkhonto we Sizwe (MK – branche armée de l'ANC) qui ont sacrifié leur vie dans la lutte contre le régime criminel d'apartheid afin de libérer notre pays. En tant que communistes sud-africains, nous souhaiterions également rendre hommage à tous ces anciens cadres du MK, encore parmi nous, qui ont montré par l'exemple, par leur dévouement désintéressé, dans la lutte pour libérer notre pays.



En ce jour, le SACP salue également les différentes générations de combattants du MK, jeunes et vieux, des membres du Haut commandement du MK au début des années 1960, en passant par le détachement de 1976, aussi bien que nos combattants au plus fort de notre lutte de masse, dans les années 1980. Ce jour ne pouvait tomber à un meilleur moment, à la veille du centenaire de l'ANC, et durant le 90ème anniversaire du SACP !



Il n'y a guère de meilleure façon d'honorer le rôle du MK que d'intensifier la lutte pour mobiliser l'ensemble de notre peuple afin de réaliser les cinq priorités de notre mouvement – création d'emplois, accès à l'éducation et à la santé, développement rural et lutte contre le crime et la corruption. Ce faisant nous devons, comme combattants du MK, être préparés à servir de façon désintéressée notre peuple sans rien attendre en terme de profit personnel, pour nous-mêmes en tant que dirigeants et cadres de notre mouvement.



Aujourd'hui, il n'y a guère de meilleure de façon de rendre hommage au rôle et à la contribution des cadres du MK que d'intensifier la lutte contre la corruption, le tenderpreunariat [dérivé de tender = contrats publics ; patrons qui vivent des contrats publics frauduleux], le militantisme dévoyé et le manque de discipline. En ce jour, nous appelons notre mouvement dans son ensemble à affronter de façon résolue le manque de discipline, l'inconscience, le populisme et la corruption. Les cadres du MK ont compris qu'une des meilleures armes que nous pourrions remettre entre les mains de l'ennemi afin qu'il puisse nous vaincre étaient le manque de discipline et une forme de militantisme inconséquent. Éliminons toutes ces tendances étrangères à notre mouvement afin de préserver l'héritage de l'Umkhonto WeSizwe.



Il nous faut également rendre hommage à ces milliers de communistes qui ont battu dans les rangs du MK et joué un rôle héroïque tout au long de leur existence dans cette glorieuse armée. En ce jour, nous devons nous souvenir de Moses Kotane, Yusuf Dadoo, Govan Mbeki, Ruth First, Raymond Mhlaba, Joe Slovo, Chris Hani, Linda Jabane, Mzala Nxumalo, ainsi que de toutes ces militantes communistes qui ont joué un si grand rôle dans la poursuite de la lutte armée. Nous sommes fiers que des communistes se soient battus courageusement aux côtés de tous les autres combattants du MK, dans les rangs de l'ANC. Le MK, à sa façon, a joué un rôle important dans la consolidation de l'unité de notre Alliance dans la lutte et dans les tranchées.



Les communistes étaient parmi les premiers à rejoindre les rangs du MK lorsque notre mouvement de libération s'est engagé dans la lutte armée. Nous rappelons avec fierté les paroles de Joe Slovo lorsqu'il nous évoquait le rôle que les communistes ont joué dans la formation et l'évolution du MK :



« Pour constituer le Haut commandement, l'ANC a nommé Mandela et le Parti m'a désigné. Nous avions chacun nos instructions afin de faire des recommandations sur l'équilibre des forces au sein du Haut commandement, recommandations que nous avons faites et qui ont été finalement approuvées ».



Ainsi, en ce jour, nous, communistes sud-africains, nous nous engageons à continuer la lutte, aux côtés de tous nos camarades et compatriotes dans la lutte pour l’éradication de la pauvreté, l'inégalité des sexes et l'exploitation de classe. Tout comme nous l'avons fait par notre participation dans la lutte armée, nous ne ménagerons pas nos efforts et nous nous dévouerons pleinement à la reconstruction et au développement de notre pays, tout en luttant contre toutes les tendances étrangères, d'accumulation égoïste et d'indiscipline, tant dans les rangs qu'en dehors des rangs de notre mouvement. Cela sera la façon dont les communistes honoreront la mémoire de tous les cadres du MK.



La lutte armée, en particulier entre 1961 et 1990, fut un des quatre piliers fondamentaux de notre lutte pour vaincre l'apartheid – la lutte de masse, la lutte clandestine, la lutte armée et l'isolement international du régime d'apartheid. La propagande armée du MK a joué un rôle crucial en galvanisant notre peuple afin d'intensifier la lutte sur tous les fronts et sur tous les terrains, y compris la mobilisation de solidarité internationale en soutien à notre lutte juste de libération.



Les combattants du MK ont souvent représenté les cadres les plus disciplinés de notre mouvement, ceux qui n'attendaient rien en retour pour leurs sacrifices, mais étaient prêts à donner leurs vies afin que leur pays puisse être libre. Il est par conséquent notre devoir, en tant que cadres du mouvement, de faire vivre l'héritage de nos combattants du MK, d'honorer leur mémoire et de défendre toutes les valeurs qui ont guidé leur action.



En ce jour, il est tout aussi important de rendre hommage à tous ceux qui ont participé au mouvement international anti-apartheid. En particulier, nous aimerions reconnaître l'aide, pas seulement militaire, que nous avons reçu de l'ex-Union soviétique et du mouvement communiste international dans notre lutte contre le régime d'apartheid.



Le SACP lance un appel afin que notre mouvement et notre gouvernement réponde tout de suite aux besoins des cadres encore vivants du MK, en particulier de ceux qui vivent dans des conditions misérables. Il est important que nous occupions de nos cadres, afin qu'ils ne soient pas trompés par les libéraux, comme ceux de l'Alliance démocratique [parti libéral de droite post-apartheid] et tous nos ennemis et nos détracteurs, ceux qui n'ont jamais le petit doigt dans la lutte contre l'apartheid, et qui pour nombre d'entre eux ont été parmi les bénéficiaires de l'ordre raciste d'apartheid. Pour cette raison, nous saluons la mise en place d'un Département des vétérans de la lutte armée en 2009 afin de répondre aux besoins des anciens combattants.



A tous les cadres du MK disparus nous disons, votre sang n'a pas coulé en vain, puisqu'aujourd'hui nous sommes un pays libéré ! Le SACP chérira à jamais votre mémoire.


                                                                     Vendredi 23 décembre 2011
5 23 /12 /Déc /2011 08:08

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ALGERIE : UN JEUNE CHOMEUR S'IMMOLE PAR LE FEU POUR DENONCER LE CHOMAGE

Publié le par Tourtaux

     Un jeune s’immole par le feu en Algérie pour dénoncer le chômage



jeudi 22 décembre 2011, par La Rédaction

Un jeune chômeur s’est immolé par le feu, mercredi 21 décembre au soir, en plein centre de la petite ville d’Aoukas, à quelque 260 km à l’est d’Alger, a rapporté jeudi le quotidien arabophone El-Khabar.
5 litres d’essence sur le corps et y a mis le feu", sans que plusieurs personnes accourues à son secours aient pu éteindre les flammes.
Transporté d’urgence au service des grands brûlés de l’hôpital de Sétif, à une cinquantaine de kilomètres de là, il est décédé peu après, a ajouté le quotidien arabophone.
Sa famille a affirmé qu’il ne souffrait d’aucun trouble mental, et ses amis ont indiqué que le chômage était la cause de son suicide.

(Jeudi, 22 décembre 2011 - Avec les agences de presse)

 

http://www.aloufok.net/spip.php?article6208 

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LES ONG, NOUVELLE FORME D'ESPIONNAGE EN AFRIQUE

Publié le par Tourtaux


LES ONG, NOUVELLE FORME D'ESPIONNAGE EN AFRIQUE

de Jean-Paul Pougala (*)

Le lundi 24 janvier 2011, la Knesset, le parlement Israélien avait voté pour l’ouverture d’une enquête parlementaire sur l'origine des financements des associations et des organisations non gouvernementales opérant sur le territoire israélien.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, dont le parti (Israël Beiteno) était à l'origine de cette curieuse initiative, avait déclaré que d'après les informations en sa possession, la plupart des ONG qui parlent des droits de l'homme n'étaient en fait que de simples succursales de services secrets étrangers. Lorsqu'elles ne sont pas tout simplement "complices de la terreur" avait-il conclu.

L'originalité du vote du parlement israélien consistait à déterminer la véritable identité de chaque association et son vrai objectif à partir de la source de son financement. C'était la seule voie pour savoir exactement à qui on avait à faire.

Comment ne pas donner raison au Ministre Israélien, lorsqu'on examine le profil des dirigeants de ces ONG avec rigueur ? Car on a souvent la sueur dans le dos de constater un certain mélange du genre déroutant. Un exemple des plus récents :

Lorsqu'en 1999, Richard Holbrooke est choisi par le Président Américain Bill Clinton pour succéder à Bill Richardson comme ambassadeur aux Nations unies, il emmène avec lui comme assistante, une dame du nom de Suzanne Nossel. Cette dernière est rappelée aux affaires lorsque Monsieur Obama devient Président, et devient l'Assistante de la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton. Le 23 Novembre 2011, cette brillante qui est le serviteur de l'Etat Américain a fait un déménagement des plus curieux et déconcertants : elle a quitté son bureau dans l'administration Obama, pour devenir la Présidente de la section américaine de l'ONG Amnesty International. C'est-à-dire qu'on ne cache même plus le conflit d'intérêts entre certaines organisations et les gouvernements qui les financent, pour donner les bons points dans le monde. Et comme le dénonce le Réseau Voltaire, c'est cette dame qui a monté toute la propagande et les mensonges pour justifier le bombardement de la Libye avec ses 90.000 morts et l'assassinat de son président Kadhafi, qui a changé de costume pour revenir sur le lieu de son crime et donner des leçons des droits de l'homme.

A- LES ONG PLUS GOUVERNEMENTALES QUE NON GOUVERNEMENTALES

Comment peut-on appeler "organisation non gouvernementale", une organisation qui reçoit l'essentiel de son financement de son gouvernement ? Comment une organisation créée par le Congrès Américain et financée à 100% par ce dernier peut-elle prétendre d'être en Afrique une ONG ? Comment expliquer que la quasi totalité de l'arnaque dénommée "aide publique au développement" soit investie dans des organisations dites non-gouvernementales comme dans le cas du Canada ?

50 ans d'ONG en Afrique nous indiquent que le continent ne peut jamais se lever avec les ONG dont le système de gestion et de décision très opaque ne permet pas de mesurer avec précision les véritables motivations de ces Organisations. Il n'existe à ce jour, aucun rapport, aucune documentation sur ce que deviennent les énormes informations que ces organisations collectent au quotidien sur le sol africain. Mais on peut tout de même dire que leur but n'est nullement celui de renforcer la sécurité du continent, mais plutôt pour l'affaiblir. Penser que des gouvernements qui sombrent dans les dettes abyssales vont s'endetter encore plus pour aider des africains relève de la naïveté collective des mêmes africains qui accordent une confiance démesurée aux associations dont ils ignorent ou presque, sinon rien au delà de la propagande qui a été préparée sur mesure pour eux.

B- ET L'AFRIQUE DANS TOUT ÇA ?

Le système ultra libéral qui a spolié l'Afrique depuis 5 siècles, pour se pérenniser, a savamment mis sur pied une organisation méthodique avec une distribution de rôle bien rodée. Et c'est dans cette optique de rendre moins douloureuse la spoliation que des associations et organisations dites de développement, humanitaires ou des droits de l'homme ont été créées. Ces organisations se sont rebaptisées : "société civile africaine" en copiant les mêmes techniques d'usurpation faites par les racistes d'Afrique du Sud qui se sont fait appeler AFRIKANERS, c'est-à-dire DES AFRICAINS, en lieu et place des Africains qu'ils voulaient faire disparaitre grâce aux mauvais traitements de l'apartheid.

Toutes ces associations qu'il convient d'appeler "société civile organisée" et non "société civile" tout court prétendent travailler pour aider l'Afrique, travailler pour le bien du continent africain. En réalité elles visent d'autres objectifs comme par exemple :

1- Détourner l'attention des Africains des vrais problèmes en imposant des thèmes tout aussi nuisibles qu'inutiles et imposer leur point de vue grâce à la grande machine de guerre médiatique qui les accompagne et l'argent qui coule à flot de leurs gouvernements en Occident.

2- Devant le choc des deux civilisations : africaine et européenne, lorsque l'avantage est à l'Afrique, tout est mis en œuvre pour empêcher les Africains de voir que dans bien de domaines, ils n'ont pas de leçon à recevoir de qui que ce soit, mais peut-être d'en donner. Il faut alors convaincre les Africains avec un certain succès, d'être fondamentalement vauriens avec des chefs d'Etats incapables et un continent maudit par la pauvreté, quand bien même ils savent que ce n'est pas vrai. Les Africains dans leur majorité qui se sont fait avoir, ont tout simplement oublié par exemple qu'ils étaient de loin plus heureux que ceux qui leur racontaient qu'ils étaient des nantis venus les aider. Parce que l'Africain est de loin plus riche et donc plus heureux que l'Européen. En géostratégie, la vraie différence entre un riche et un pauvre est que le pauvre est celui qui gagne un million de dollars par mois, mais pour le même mois il va en dépenser deux millions, en empruntant de gauche à droite, alors que le riche est celui qui gagne 2 dollars par jour, mais il va en dépenser seulement 1. C'est ce qui explique que les Africains sont moins stressés que les Européens, ils sont plus souriants même s'ils n'ont pas de voiture, ils ne revendiquent pas l'univers, ils ne prétendent pas changer un chef d'état au Népal ou au Guatemala, et donc, ils se suicident aussi moins. A bien y regarder, la logique n'aurait pas tout simplement conseillé à ces ONG de copier cette leçon de bonheur africain pour l'insuffler aux Européens ?

3- Salir l'image de l'Afrique, tel semble être l'une des mission des ONG. Partout où on se trouve dans les plus grands aéroports de l'occident, dans les plus grandes gares de train ou de métro, on ne peut s'empêcher de voir la photo d'un enfant noir sale, dénutri, tapisser les murs de ces lieux publiques, de Düsseldorf à Montréal, en passant par Genève, Rome, Paris et New-York. D'une part, il s'agit d'un des fonds de commerce les plus rentables au monde pour leurs auteurs, pire, c'est la plus grande activité de propagande contre l'avènement d'une autre Afrique plus digne et plus prospère. C'est un acte de racisme pur et dur et du manque du respect de la dignité d'un enfant fut-il en difficulté que de montrer sa photo avec une armada de mouches qui luttent pour trouver à manger sur ses lèvres. C'est un cynisme des plus dangereux pour le genre humain d'exploiter à ce point les difficultés de l'autre pour s'enrichir, tel un charognard qui rode autour d'un comateux pour son festin à venir.

4- Activité d'espionnage : En Afrique, l'avidité croissante et l'ignorance sont les maîtres-mots qui ont permis le développement sans contrôle de l'espionnage étranger dans toutes les couches de la population et sous des formes des plus impensables. On observe ainsi des initiatives et organisations qui n'ont pour but que d'affaiblir l'état en se substituant à lui avec des pseudo solutions qui n'ont fait leur preuve nulle part, notamment dans la santé, l'instruction, la miro-finance etc... Pourquoi les gouvernements européens et américains ont-ils besoin de passer par des ONG pour recueillir des informations sur l'Afrique, si ces dernières sont inoffensives et donc, ne mettent pas en danger la prospérité et la sécurité du continent africain ? Quel sont ces intérêts occidentaux, incompatibles avec l'urgence en Afrique de la construction d'un Etat fort qui soit capable ensuite de s'occuper dignement et convenablement de ses citoyens ?

C- QUE FONT LES ESPIONS AFRICAINS ?

L'Afrique a cru comprendre dans l'activité de l'espionnage un simple problème d'ordre publique pour l'élimination des prétendus opposants, vrais ou imaginaires. Et pas d'activité d'espionnage ou de contre-espionnage sur le plan économique et géostratégique. Et comme c'est là où tout se joue désormais, même entre les meilleurs amis du monde, on se méfie des activités d'espionnages des agents respectifs. Le cas d'Israël et les Etats-Unis d'Amérique est là pour nous le prouver. Ben-Ami Kadish a été déféré, mardi 22/04/2008, 15 jours avant la visite du président américain George Bush en Israël, devant le tribunal fédéral de Manhattan, pour avoir transmis à Israël des informations relatives à des armements nucléaires, des avions de combat F-15 et des systèmes de missiles antimissile Patriot. Est-il envisageable de voir un jour des Africains aimer à ce point l'Afrique jusqu'à être accusé d'avoir espionné une entreprise de pointe en Occident pour le compte de leur pays africain ? Comment expliquer la naïveté des pays africains qui installent à la tête des principales entreprises stratégiques publiques, des managers occidentaux, sans se préoccuper des informations sensibles que ces derniers fournissent à leurs pays ? Existe-il un système efficace de contre-espionnage capable de les surveiller convenablement ?

D- CONCLUSION :

L'Afrique doit arrêter de penser qu'il existe des cadeaux gratuits d'où qu'ils viennent, qu'il existe des dons sans contrepartie, puisque souvent cette contrepartie peut aller jusqu'à un million de fois la valeur du don même. Avant d'accepter tout partenariat, il faut au préalable poser d'abord la question sur ce que l'autre y gagnera. Lorsque ce n'est pas clair, et qu'il est impossible d'identifier l'intérêt de l'autre partie, c'est qu'il y a une arnaque ou tout simplement, tromperie. L'Afrique doit aller au delà de l'initiative d'Israël, c'est-à-dire, ne pas seulement se limiter à identifier les sources de financement de chaque ONG qui opère sur son territoire. Il faut prendre des décisions radicales pour interdire toute association, toute organisation qui recevrait le moindre centime de son financement hors d'Afrique. Une association même à 100% africaine ne peut pas recevoir son financement de l'étranger sans en contrepartie, ne pas se mettre dans une condition psychologique de remercier ses bienfaiteurs, surtout en fournissant toutes les informations dont ils ont besoin et une certaine allégeance dans la défense des intérêts, des idées et opinions des donneurs d'ordre étrangers (même lorsqu'ils sont ouvertement contre les intérêts de la nation africaine en question).



Sur un autre plan, c'est en renforçant la fédération africaine que l'Afrique aura la force pour imposer une grande transparence dans ses relations avec tous les pays du monde. L'Afrique a besoin d'un coopération d'Etat à Etat et non d'Etat à ONG, c'est-à-dire qu'elle doit développer ses relations exactement comme c'est déjà le cas avec la Chine où il n'existe aucune ONG chinoise, aucune association chinoise qui prendrait l'argent du gouvernement chinois pour s'installer dans les villages africains pour faire remonter les informations vers la Chine ou tout simplement pour résoudre des problèmes de chômage en Chine.



L'espionnage au 21ème siècle doit innover pour ne pas rester pathétique dans une logique dépassée de guerre froide, car après 50 ans de milliards de dollars engloutis tout aussi naïvement dans l'espionnage occidental en Afrique, oui même si certaines informations sensibles ont permis à l'Occident de tenir pauvre l'Afrique, en revanche, on peut dire que le même occident n'en a pas tiré tous les profits escomptés, si on en arrive à la crise économique et financière que nous connaissons. Puisse l'Occident avoir le courage de se regarder en face et faire l'autocritique sur la médiocrité de ses dirigeants qui, empêtrés dans des problèmes d'emplois fictifs, de détournement de fonds publiques, d'harcèlement sexuels, de pédophilie etc... n'ont pas eu le temps, encore moins l'intelligence de comprendre que pour tenir debout, l'Europe n'avait pas besoin d'une Afrique couchée.

le 20/12/2011

Jean-Paul Pougala

(*) Jean-Paul Pougala est le Directeur de l’Institut d'Etudes Géostratégiques de Genève (Suisse) - pougala@gmail.com - www.pougala.org

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COTE D'IVOIRE : ENGAGER LE DIALOGUE AVEC GBAGBO, LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES ET ARRET DES POURSUITES

Publié le par Tourtaux

Koné Katinan, porte-parole de Laurent Gbagbo : "Engager le dialogue avec Gbagbo, libération des prisonniers politiques et arrêt des poursuites"

LE INTERNATIONAL

GRI-GRI



Lundi 19 décembre 2011
Côte d'Ivoire
Koné Katinan,
"Engager le dialogue
avec Laurent Gbagbo
et libération des prisonniers"


COMMUNIQUE DE PRESSE

du Ministre KONE KATINAN JUSTIN,

Porte-parole du Président Laurent Gbagbo,

fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI)





« Les derniers chiffres publiés sur le taux de participation, à peine 15%, confirment la défaite démocratique sans appel d’Alassane OUATTARA et le rejet de celui-ci par l’électorat national ».









Les derniers résultats du scrutin, boycotté par les partis proches du Président Laurent GBAGBO (le FPI-CNRD), se traduisent par un taux de participation aux élections législatives du 11 décembre dernier avoisinant à peine 15%, le plus faible jamais connu en Côte d’Ivoire.



Ce taux ne permet donc en aucun cas de parler d’une victoire proche de la majorité absolue pour Alassane OUATTARA, dans la mesure où sa représentativité ne représente qu’à peine 8% du corps électoral dans son ensemble. Son pouvoir n'a donc non seulement pas de base légale, mais pas de base légitime non plus.



Les Ivoiriens, terrorisés par les armes d’Alassane OUATTARA, ont exprimé par leur abstention leur désaveu à son encontre pour avoir transféré illégalement le Président Laurent GBAGBO à la Haye. Cette adhésion massive de la population au boycott des élections législatives lancé par le FPI-CNRD signifie également que le Président Laurent GBAGBO reste un acteur incontournable dans le débat politique en Côte d’Ivoire. Dans l'état actuel de la crise ivoirienne, la normalisation de la vie politique ne peut se faire sans le Président GBAGBO.



C'est donc à juste titre que le FPI-CNRD appelle M. OUATTARA et la Communauté internationale à tirer les leçons de ce rejet massif et de sa personne et de sa gouvernance en :

1. engageant immédiatement le dialogue avec le Président Laurent GBAGBO et l'ensemble de la plateforme FPI-CNRD,



2.libérant tous les prisonniers politiques, civils et militaires détenus illégalement et arbitrairement à Katiola, Bouna, Boundiali et Odjenné,



3.arrêtant les poursuites arbitrairement engagées à l'encontre de tous les partisans civils politiques et militaires proches ou supposés comme tels du Président GBAGBO.



Ces conditions sont les préalables indispensables à la nécessaire réconciliation nationale et à la construction d'une paix durable à laquelle le peuple ivoirien et celui de la sous-région aspirent légitimement.



Toute autre option ne pourra que rendre davantage incertain l'avenir de la Côte d’Ivoire.



COMMENTAIRE DE

"canempechepasnicolas"



Le Monde, du 19 décembre, sous le titre :

"Large victoire du parti de M.Ouattara en Côte d'Ivoire"

nous apprend que le pourcentage officiel des votants s'est limité à 36,56%, alors qu'il était de 80% au premier tour des présidentielles...

Laurent Gbagbo, toujours selon Le Monde, avait alors obtenu 45,9% des voix. Si on sait bien compter, et pour s'en tenir aux chiffres de Ouattara, les abstentions, cette fois-ci, représentent le pourcentage qu'avait obtenu Laurent Gbagbo, il y a un an, soit 45%.

Comparées à celles revendiquées au total par les partis partisans de Ouattara, 36,56%, on se demande bien qui a vrament gagné les dernières élections...


Paris, le 14 décembre 2011.

 

          INFO REPRISE SUR LE SITE DE JEAN LEVY 

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DESERTIFICATION DE L'AFRIQUE : CHAQUE ANNEE, 12 MILLIONS D'HECTARES DE TERRES ARABLES SONT TRANSFORMEES EN TERRES STERILES SOIT TROIS FOIS LA SUPERFICIE DE LA SUISSE

Publié le par Tourtaux

Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 00:07

desert.jpg

 

Le secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), Luc Gnacadja, a appelé la communauté internationale à oeuvrer ensemble pour la lutte contre la dégradation des terres cultivables due à la désertification, au terme d'un festival organisé récemment à Tinerkouk, dans la wilaya (département) algérien d'Adrar, pour marquer le lancement la Décennie des Déserts et la lutte contre la désertification (2010- 2020).

 


"Chaque année, du fait des sécheresses et de la dégradation des terres dans les zones sèches du monde, douze millions d'hectares de terres fertiles sont transformées en terres stériles. Douze millions d'hectares, c'est plus que la superficie du Bénin, mon pays, et c'est trois fois la superficie de la Suisse", a fait savoir M. Gnacadja, dans une interview exclusive accordée à l'agence Xinhua au terme d'une table-ronde consacrée à la décennie.

 


Si la tendance de désertification n'est pas inversée, l'Afrique perdrait à terme, selon la FAO, deux tiers de ses terres arables, a-t-il argumenté.

 


Selon des statistiques de l'ONU, plus de 110 pays du monde possèdent des terres arides potentiellement menacées ou déjà affectées par la désertification. En Afrique, 1.000 millions d'hectares, soit 73% de ses terres arides, sont affectés par la désertification, et ce chiffre s'élève à 1.400 millions en Asie.

 


Les terres arides soumises à la désertification ne concerne pas uniquement les pays en développement. Le continent qui possède la plus forte proportion de terres arides est l'Amérique du nord avec 74% des terres touchées, tandis que cinq pays d'Union européenne ( UE) sont également affectés. La plus large part de terre dégradée se trouve dans la Communauté des Etats Indépendants (CEI).

 


"C'est un défi à la fois local et global, d'où l'impérative d'une coopération internationale pour relever ce défi. Ce qu'il faut éviter à tout prix, c'est les nouveaux déserts faits de main d'homme, qui sont la conséquence de notre mauvaise gestion de l'environnement en général, et des terres en particulier", a-t-il noté.

 


En ce qui concerne les facteurs d'entraves à la mise en oeuvre de la convention, M. Gnacadja a fait état de trois défis majeurs.

 


Le premier défi est que la plupart des pays en développement affectés n'ont pas intégré le programme d'action de la lutte contre la désertification dans leur plateforme nationale de développement, d'accélation de la croissance et de lutte contre la pauvreté, ni y investi leurs parts des ressources budgétaires nationales.   

 


Deuxièmement, les pays développés, qui, dans le cadre de la convention, ont la responsabilité d'apporter leurs soutiens en terme de transfert de technologie, n'ont pas fait à la hauteur de ce qui est nécessaire.

 


En outre, M. Gnacadja a fait ressortir une trop grande sectorialisation dans les actions menées tant au niveau local qu'au niveau global, qui se traduit par un manque de liens intrinsèques entre les efforts déployés sur la dégradation des terres et ceux sur le changement climatique et la perte de la biodiversité.

 


"Cette façon de mettre cette problématique dans la tour d'ivoire et de ne pas agir de façon intégrée reste aussi un défi", a-t-il dit.

 


Face aux défis, M. Gnacadja a mis l'accent sur la nécessité d'améliorer les conditions de vie de la population affectée par la désertification, la pauvreté restant l'un des premiers facteurs de dégratation de terres.

 


Parallèlement, il faut faire des investissements nécessaires pour améliorer les conditions des écosystèmes affectés par la désertification, pour leur donner la capacité de se regénérer et d'être restaurés, a-t-il relevé, tout en soulignant la perception que le bon fonctionnement des terres permettra la régulation climatique à travers le couvert végétal et la forêt.

 


Abordant le rôle du secrétariat de la convention, M. Gnacadja a noté que son institution travaillait maintenant au transfert de la technologie et au partage des connaissances, pour que l'action locale soit plus pertinente et que les résultats obtenus dans certains pays puissent servir de leçons aux autres.


Par ailleurs, le secrétariat s'attèle également à guider le partenariat au niveau international vers des actions intégrées, qui tiennent compte des défis liés à la fois au climat, à la biodiversité et à la sécurité alimentaire, de manière à accroître l'efficacité dans la lutte contre la désertification.

 


La Décennie des déserts et la lutte contre la désertification 2010-2020 est proclamée le 21 décembre 2009 par l'Assemblée générale des Nations unies, suite à une recommandation solennelle faite par l'Algérie. Depuis lors, l'ONU a invité tous les pays parties de la convention, les organisations internationales, la société civile et le secteur privé à organiser des actions, activités et évènements à l'échelle nationale, régionale et internationale pour célébrer cette décennie. 

 

Radio Chine Internationale

 

Cri du peuple 1871 : http://www.mleray.info/article-desertification-93205478.html

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