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PARTI COMMUNISTE DE CUBA/COMITE CENTRAL : AUX PARTIS, FORCES POLITIQUES ET MOUVEMENTS SOCIAUX DU MONDE, AMIS DE LA REVOLUTION CUBAINE.

Publié le par Tourtaux

 

PARTI COMMUNISTE DE CUBA/COMITE CENTRAL

 

AUX PARTIS, FORCES POLITIQUES ET MOUVEMENTS SOCIAUX DU MONDE, AMIS DE LA REVOLUTION CUBAINE.

 

Du 16 au 19 avril, le VI° Congrès du Parti Communiste de Cuba, coïncidant avec les 50 Ans de la Victoire de Playa Giron et de la Proclamation du Caractère Socialiste de la Révolution Cubaine, a été célébré à La Havane.

 

Plus de 1000 Délégués et Invités nationaux y ont participé, représentant près de 800 000 militants, organisés en 61 000 organisations de base dans les divers secteurs de toute la société cubaine.

 

Le Rapport Central, présenté par le Général d'Armée Raùl Castro Ruz, est une analyse profondément autocritique et opportune de la cruciale conjoncture actuelle du processus historique de la construction du socialisme à Cuba. Dans ce contexte, les aspects essentiels qui fondent la nécessité de continuer les transformations économico-sociales, dirigées vers l'actualisation du modèle économique et le renforcement des structures économiques et sociales qui garantissent de pouvoir avancer dans l'édification de la nouvelle société socialiste, se précisent. Dans son essence, le Rapport Central du Congrès était destiné à identifier les problèmes de fond qu'affronte le pays et à déterminer comment les résoudre.

 

Les discussions au sujet des thèmes centraux qui ont été analysés, ont ratifié l'application consécutive de la pensée créatrice du fondateur du Parti, le leader historique et Commandant en Chef de la Révolution Cubaine, Fidel Castro Ruz.

 

Par ailleurs, il a été réaffirmé le fait que l'actualisation en marche de notre processus était conçue essentiellement sur la base des particularités historico-culturelles concrètes de Cuba, soumise à un blocus économique , commercial et financier de fer depuis presque 50 ans, et non à partir de la copie mécanique d'expériences similaires dans d'autres parties du monde.

 

Ont été approuvées les Grandes Lignes de la Politique Economique et Sociale du Parti et de la Révolution, Projet qui a été précédé par un large processus de débat populaire qui s'est étendu sur 5 mois et auquel ont participé plus de 8 000 000 de personnes (certains en plus d'une occasion) et qui a produit environ trois millions d'interventions de la population, avec 781 644 opinions , ceci étant la garantie que les participants se sont manifestés librement et ont exprimé leurs insatisfactions et leurs désaccords.

 

Toutes les propositions formulées par le peuple ont été analysées. 87,4% des opinions collectées dans ces débats ont été prises en compte, tandis que, pour les 12,6% restant, il fut décidé, de continuer à étudier l’application possible d'une partie et d'autre part, jusqu'à maintenant, ce qui restait n'a pas été considéré.

 

A été ratifié avec le soutien majoritaire du peuple, la validité de la prédominance de la propriété d'Etat socialiste sur les moyens de production et de la planification comme base essentielle de l'économie nationale. A été confirmée la ferme volonté de l'Etat Socialiste de sauvegarder les conquêtes sociales, résultat de l'œuvre révolutionnaire, expression de l'esprit humaniste de notre projet social et de soutenir l'accès gratuit de tous les citoyens à l'éducation, la santé publique, la pratique massive du sport et de la culture.

 

Le processus qui a constitué de fait un référendum de tout le peuple, par lequel ont été modifiées 68% des Grandes Lignes originales proposées, a confirmé la confiance et l'unité de l'immense majorité des Cubains envers le Parti Communiste et envers la Révolution, Révolution qui ne laissera jamais personne sans soutien. Une fois de plus, la force de la pensée du Camarade Fidel: « La force du Parti prend sa source dans ses liens étroits et permanents avec les masses ...» a été démontrée.

 

Ce fut sans aucun doute un processus démocratique et transparent avec une très grande participation populaire qui se déroula sur la base du principe que ce doit être le peuple avec le Parti à sa tête qui décide du destin du pays.

 

Maintenant, la mise en œuvre des mesures du Nouveau Modèle Economique et Social du pays s'impose pour une période de plusieurs années de façon graduelle, sans précipitation.

 

Les délégués du Congrès ont pris en compte la volonté du Camarade Fidel Castro Ruz de ne pas être candidat au Comité Central et sa décision de continuer à être « militant du Parti et soldat des idées ».

 

Ont été élus les Camarades: Raùl Castro Ruz Premier Secrétaire du Parti Communiste de Cuba et José Ramon Machado Ventura, Second Secrétaire.

 

Un Comité Central de 115 membres a été élu également, dont la moitié des effectifs a été renouvelée, avec une représentation féminine de 41,7%. Un Bureau Politique de 15 membres et un Secrétariat du Comité Central ont été également élus. Cette élection n'a pas été le fruit d'une improvisation mais d'une politique destinée à incorporer dans ses instances la représentativité réelle de notre peuple et par dessus tout une nouvelle génération de Cubains qui puissent garantir, de pair avec la Génération Historique, la continuité du Socialisme à Cuba.

 

Le Congrès a approuvé la convocation pour le 28 janvier 2012, de la Conférence Nationale du Parti, rencontre qui constitue la continuité du VI° Congrès du Parti.

 

Elle aura comme objectif principal de renforcer le Parti sur la base du principe que le Parti Communiste de Cuba dirige et contrôle mais n'administre pas. Pour cela, la Conférence doit adopter les décisions nécessaires pour adapter les statuts, les normes internes, la structure, les méthodes et les styles de travail du Parti aux circonstances historiques actuelles que vit le Parti , de même que donner une attention spéciale à la formation et au développement des cadres de direction comme aspect prioritaire et stratégique pour le Parti tout entier et déterminante pour le futur de la Révolution.

 

La Conférence doit débattre des définitions fondamentales en relation avec la politique extérieure et les relations internationales du Parti et, en outre, les approuver. En ce sens, le §Congrès a réitéré la position invariable de Cuba, qui est de défendre les principes universels de souveraineté, d'indépendance, d'autodétermination, le non emploi de la force dans la résolution des conflits et la non ingérence dans les affaires internes des pays.

 

Il a ratifié la disposition à dialoguer avec le gouvernement des Etats-Unis sur n'importe quel thème d'intérêt commun, sur la base de la reconnaissance et du respect mutuel et sans conditions.

 

La résolution sur le Perfectionnement des Organes du Pouvoir Populaire, sur le Système Electoral et sur la Division Politico-administrative a été approuvée.

 

Amis et amies du monde:

 

Le VI° Congrès du Parti Communiste de Cuba a confirmé que pour les militants et les patriotes, la nation, l'indépendance et le socialisme sont indissolublement liés pour ce qui est et sera toujours leur défense à laquelle ils ne peuvent renoncer, le drapeau principal du processus révolutionnaire cubain.

 

Dans les paroles de clôture du Premier Secrétaire nouvellement élu, Raùl Castro Ruz, il a réitéré la solidarité militante des Cubains envers les peuples frères du tiers-Monde et le soutien aux partis communistes et autres forces progressistes du monde entier qui luttent sans arrêt pour un monde meilleur.

 

Nous profitons de cette occasion pour remercier les partis et forces politiques, les mouvements sociaux, les personnalités et les amis, pour les messages de soutien et de solidarité reçus au cours de ce grand événement.

 

DEPARTEMENT DES RELATIONS INTERNATIONALES DU COMITE CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE DE CUBA

 

La Havane, le 20 avril 2011

 

 

(traduction Françoise et Gaston Lopez)

Publié dans Les Amériques

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BRESIL : LA PRESIDENTE DILMA ROUSSEF REJETTE " LES POLITIQUES IMPERIALES, LES CERTITUDES CATEGORIQUES ET LES REPONSES GUERRIERES DE TOUJOURS ".

Publié le par Tourtaux

 

http://www.larevolucionvive.org.ve/


il faut réformer l’ONU et le conseil de sécurité
Brésil, 21.04.2011. La présidente Dilma Roussef rejette "les politiques impériales, les certitudes catégoriques et les réponses guerrières de toujours ».

mercredi 20 avril 2011

Après la présidente argentine Cristina Fernandez qui déclarait le 30 avril dernier : "quand je vois les dits civilisés régler leurs affaires à coups de bombes, je me sens très fière d’être sud-américaine, de faire partie de l’UNASUR", c’est au tour de la présidente du Brésil Dilma Rousseff de rappeler ce mercredi que sa politique extérieure a pour axes principaux la réforme de l’ONU et le renforcement des liens avec l’Amérique Latine, en particulier avec l’Argentine et le Mercosur. Priorité absolue : les pays sud-américains, dont « les destins comme le nôtre et comme celui de toute l’Amérique du Sud, sont intimement liés".

"Il n’y aura pas d’espace pour les discordes et les rivalités qui nous ont séparés dans le passé " a déclaré Roussef lors d’une cérémonie de remise de diplômes à une promotion de jeunes diplomates.

"Réformer le Conseil de sécurité n’est pas un caprice du Brésil. C’est une nécessité pour l’adapter à l’équilibre des forces du XXIe siècle et donner une importance effective aux questions de paix et de sécurité. Mais aussi pour que les décisions sur ces sujets soient prises par des groupes plus représentatifs et donc plus légitimes".

La semaine dernière, le Brésil et les quatre autres pays émergents du BRICS (Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) se sont prononcés contre l’usage de la force en Libye, défendu par la France, la Grande-Bretagne ou les Etats-Unis. "En ce qui concerne la sécurité, l’ONU a vieilli", a estimé Mme Rousseff, et "les politiques impériales, les affirmations catégoriques et les sempiternelles réponses guerrières ne sont plus acceptables".

Le Brésil revendique depuis des années un siège de membre permanent au sein d’un Conseil de sécurité élargi. A l’heure actuelle, seuls cinq pays (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne) disposent d’un siège permanent et d’un droit de veto au sein du Conseil, instance inchangée depuis sa création à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

"Il est nécessaire de réformer la gouvernance mondiale", en accordant aux "pays dits émergents" une place conforme à leur "poids véritable sur la scène internationale", a-t-elle insisté.



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PENDANT LA CRISE, UNE BANQUE US SAUVEE PAR L'ARGENT DE LA DROGUE

Publié le par Tourtaux

Pendant la crise, une banque US sauvée par l'argent de la drogue

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 21/04/2011 | 19H40

378 milliards – oui, milliards – de dollars blanchis par une des principales banques américaines, au bénéfice des cartels de la drogueune enquête de The Observer vient de lever un gigantesque lièvre, ignoré jusqu'ici des médias français ou américains. L'histoire est encore plus ahurissante quand on constate qu'elle sert de toile de fond au dernier roman de John Le Carré. mexicains :

Maître incontesté du thriller géopolitique, l'écrivain britannique avait soigneusement découpé un précédent article de The Observer, paru le 13 décembre 2009. Sous le titre « L'argent de la drogue a sauvé les banques pendant la crise mondiale, affirme un conseiller de l'ONU », ce papier livrait les confidences d'Antonio Maria Costa, alors directeur de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

L'équivalent d'un tiers du PIB mexicain blanchi

Costa avançait un chiffre : 352 milliards de dollars d'argent sale, blanchi par des banques (qu'il ne citait pas) : le manque de liquidités lié à la crise financière de 2008 les avait rendues moins sourcilleuses sur l'origine des fonds. Dans son enquête publiée le 3 avril dernier, le journal britannique se fait plus précis : la somme s'élève en fait à 378,4 milliards de dollars. L'équivalent d'un tiers du PIB mexicain !

Cette somme faramineuse d'argent issu du crime et de la drogue ne concerne qu'une seule banque, Wachovia, filiale de Wells Fargo, quatrième groupe bancaire américain.

Tout commence, raconte The Observer, le 10 avril 2006. A l'heure où le soleil se couche, des soldats mexicains perquisitionnent un jet privé qui vient d'atterrir sur l'aéroport de Ciudad del Carmen, une ville portuaire du golfe du Mexique. Il transporte 5,7 tonnes de cocaïne.

Les enquêteurs américains de la DEA et de l'IRS fouillent ensuite pendant près de deux ans, et finissent par décrocher la timbale : propriété du cartel de Sinaloa, le jet privé a été acquis avec de l'argent blanchi par Wachovia.

Un « mépris flagrant » des règles, selon le procureur

Les enquêteurs découvrent que des milliards de dollars sont passés par le même circuit, à partir de 2004. Poursuivie aux Etats-Unis, Wachovia s'en tirera en payant 160 millions de dollars d'amende pour avoir autorisé des transactions liées au trafic de drogue, et pour n'avoir pas contrôlé l'argent ayant financé le transport de 22 tonnes de cocaïne.

« Plus choquant, et plus important », écrit The Observer :

« La banque a été sanctionnée pour n'avoir pas appliqué les règles antiblanchiment en vigueur pour le transfert de 378,4 milliards de dollars […] vers les comptes en dollars de soi-disant “casa de cambios” au Mexique, des bureaux de change de devises avec lesquels la banque était en affaires. »

Wachovia, qui a assuré tous les transferts, n'en a jamais signalé aucun comme suspect. Commentaire du procureur fédéral US Jeffrey Sloman, cité par nos confrères britanniques :

« Le mépris flagrant de Wachovia pour nos lois bancaires a donné une carte blanche [en français dans le texte, ndlr] virtuelle aux cartels internationaux de la cocaïne pour financer leurs opérations. »

Des prêts interbancaires financés par la drogue

Même si seule Wachovia a été sanctionnée, les déclarations d'Antonio Maria Costa laissent penser que certaines banques qui étaient en difficulté au plus fort de la crise, en 2008, ont pu se maintenir uniquement grâce à l'argent de la drogue et du crime organisé :

« Les prêts interbancaires étaient financés par de l'argent issu du commerce de la drogue. Nous avons eu des signes que des banques ont été sauvées de cette manière. »

"Un traître à notre goût" de John Carré.John Le Carré n'a pas attendu la fin des investigations américaines pour écrire « Un traître à notre goût » : son roman vient de sortir en France. Sa toile de fond ? Des banques menacées de faillite par la crise financière se sont maintenues en blanchissant l'argent de la drogue et du crime organisé.

En chroniquant ce roman, une journaliste littéraire du Monde demande à un économiste si cette thèse est plausible. Le spécialiste répond que cela a pu arriver subrepticement. Mais que, globalement, « cela [lui] semble peu probable, car, depuis le milieu des années 2000, les procédures de compliance [conformité aux règles] sont très fortes, et les banques ont l'obligation de vérifier avec qui elles traînent ».

Mais les banques ne respectent pas toujours leurs obligations. Et la réalité dépasse parfois la fiction.

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HAITI : ELECTIONS DECORTIQUEES PAR OSCAR FORTIN

Publié le par Tourtaux

 

http://2.bp.blogspot.com/-fRM92LpWKJY/TbCL8kF_r7I/AAAAAAAABJs/FmyxPYzSYFw/s1600/martellyhillary.jpg
Pour le moment, l’actualité internationale porte davantage sur les conflits au Moyen Orient et en Afrique du nord que sur ce qui se passe en Haïti. Depuis que le second tour aux élections présidentielles, a donné la victoire au candidat Martelly, les informations détaillées sur l’ensemble du scrutin ne cessent d’être reportées d’une date à une autre. Le 20 avril devait être la date butoir pour la transmission des résultats définitifs de cette élection, mais une recherche, faite le 21 avril, ne donne toujours pas ces résultats.
Faute d’une information complète, certaines données sont toutefois disponibles, certaines largement diffusées, d’autres beaucoup moins. Personnellement je me suis intéressé au taux de participation des électeurs et électrices du peuple Haïtien.
La liste électorale officielle comprenait 4.712.693 personnes ayant droit de vote. Selon les chiffres compilés, suite au scrutin, le total est de 1.062.089, soit 22,5% de l’ensemble de l’électorat. Ce vote se partage ainsi entre les candidats :
Martelly , le candidat de Washington, obtient 717 986 voix, soit 15.23% de l’électorat. Manigat , la seconde candidate, obtient : 336 747 voix, soit 7,14%. Autre sans candidat : 7356, soit 1,03%
Ce que la presse retient, de même que les alliés de Martelly, ce n’est pas le faible taux de participation de l’électorat haïtien, mais le pourcentage obtenu par le gagnant sur sa plus proche adversaire. Ainsi, on dira que Martelly a gagné cette présidentielle avec 67,6% des votes alors que sa plus proche adversaire n’a recueilli que 31,7% de ces votes. Ce qui fera dire à Michael Jean, cette ex-journaliste de Radio-Canada :
« Les résultats du Président Martelly sont enviables. Combien de politiciens, ailleurs, souhaiteraient avoir une majorité aussi clairement exprimée ? Maintenant, il faudra suivre de très près chacune de ses actions. Qui sera le prochain Premier Ministre ? Quelles seront les priorités de son mandat ? Et surtout, comment honorera-t-il cette grande confiance qui lui a été exprimée par cette élection ? »
Les amis de Radio-Canada s’y reconnaîtront. Cet enthousiasme se fonde sur les 67,6 % des votes obtenus des électeurs et électrices qui se sont rendu aux urnes, passant sous silence le pourcentage réel (15,23%) que ce vote représente par rapport à l’ensemble de l’électorat haïtien.
Pour illustrer cette distorsion des faits, prenons l’exemple d’Évo Morales qui a été élu Président de la Bolivie avec plus de 63% des votes émis aux urnes, donc moins de 4% du pourcentage obtenu par Martelly (67,6%). Si l’analyse s’arrêtait là la tromperie passerait inaperçue et les gens se réjouirait, à l’exemple de Michael Jean, d’une aussi bonne performance, bref, la démocratie à son meilleur.
Mais la vérité devient toute autre à partir du moment où on mentionne qu’en Bolivie, le taux de participation de l’électorat a été de 93% et que celui d’Haïti que de 22,5%. Pour résumer, disons que les 67,6% ne portent que sur les 22,5% de l’électorat haïtien, soit 1,062 089 électeurs et électrices et non sur les 4 712 693 d’haïtiens et d’haïtiennes inscrites sur les listes. Plus de 77% de l’électorat ne se sont pas présenté aux urnes. Si nous prenions ces derniers chiffres en considération ce ne serait plus 67,5 % qu’il faudrait dire mais 15,23% de l’électorat haïtien.
Évo Morales , pour sa part a obtenu plus de 55% de tout son électorat, le plaçant loin en avant de Martelly (55% versus 15%). La différence est majeure et dans les deux cas, la démocratie est de nature fort différente. Le Président qui est élu par plus de 55% de son électorat est plus représentatif du peuple que celui qui est élu avec 15,23% de ce dernier.
Si pareille situation se présentait dans un ou l’autre des pays émergents de l’Amérique latine, que ce soit en Bolivie, au Venezuela ou en Équateur on n’hésiterait pas à réclamer de nouvelles élections, argumentant que la démocratie ne peut se fonder sur un si faible pourcentage de participation. Radio-Canada et bien d’autres seraient là pour illustrer noir sur blanc que le peuple ne peut être représenté par un Président élu qu’avec 15% de son électorat. Démocratie oblige. M. Jean-Michel Leprince et Jean-François Lépine nous illustreraient l’importance d’annuler une telle parodie d’élection et de recommencer le tout sous haute surveillance de la communauté internationale.
À se fier à ce qu’on voit, il en ressort que dans nos démocraties dirigées, l’important ce ne sont plus les électorats, mais les bonnes alliances. Le reste n’est plus qu’une question de « cuisine ». Les recomptages dureront le temps qu’il faudra, pourvu qu’ils permettent d’accommoder, autant faire se peut, ceux qui en tirent les ficelles.
Les rumeurs veulent que M. Martelly n’ait aucune majorité tant au Sénat qu’à la chambre des représentants. On verra bien où les tractations internes conduiront. Les moyens ne manqueront pas pour faciliter les alliances nécessaires.

Oscar Fortin
Québec, le 21 avril 2011

http://humanisme.blogspot.com

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PARTI COMMUNISTE DE CUBA/COMITE CENTRAL : AUX PARTIS, FORCES POLITIQUES ET MOUVEMENTS SOCIAUX DU MONDE, AMIS DE LA REVOLUTION CUBAINE.

Publié le par Tourtaux

 

PARTI COMMUNISTE DE CUBA/COMITE CENTRAL

 

AUX PARTIS, FORCES POLITIQUES ET MOUVEMENTS SOCIAUX DU MONDE, AMIS DE LA REVOLUTION CUBAINE.

 

Du 16 au 19 avril, le VI° Congrès du Parti Communiste de Cuba, coïncidant avec les 50 Ans de la Victoire de Playa Giron et de la Proclamation du Caractère Socialiste de la Révolution Cubaine, a été célébré à La Havane.

 

Plus de 1000 Délégués et Invités nationaux y ont participé, représentant près de 800 000 militants, organisés en 61 000 organisations de base dans les divers secteurs de toute la société cubaine.

 

Le Rapport Central, présenté par le Général d'Armée Raùl Castro Ruz, est une analyse profondément autocritique et opportune de la cruciale conjoncture actuelle du processus historique de la construction du socialisme à Cuba. Dans ce contexte, les aspects essentiels qui fondent la nécessité de continuer les transformations économico-sociales, dirigées vers l'actualisation du modèle économique et le renforcement des structures économiques et sociales qui garantissent de pouvoir avancer dans l'édification de la nouvelle société socialiste, se précisent. Dans son essence, le Rapport Central du Congrès était destiné à identifier les problèmes de fond qu'affronte le pays et à déterminer comment les résoudre.

 

Les discussions au sujet des thèmes centraux qui ont été analysés, ont ratifié l'application consécutive de la pensée créatrice du fondateur du Parti, le leader historique et Commandant en Chef de la Révolution Cubaine, Fidel Castro Ruz.

 

Par ailleurs, il a été réaffirmé le fait que l'actualisation en marche de notre processus était conçue essentiellement sur la base des particularités historico-culturelles concrètes de Cuba, soumise à un blocus économique , commercial et financier de fer depuis presque 50 ans, et non à partir de la copie mécanique d'expériences similaires dans d'autres parties du monde.

 

Ont été approuvées les Grandes Lignes de la Politique Economique et Sociale du Parti et de la Révolution, Projet qui a été précédé par un large processus de débat populaire qui s'est étendu sur 5 mois et auquel ont participé plus de 8 000 000 de personnes (certains en plus d'une occasion) et qui a produit environ trois millions d'interventions de la population, avec 781 644 opinions , ceci étant la garantie que les participants se sont manifestés librement et ont exprimé leurs insatisfactions et leurs désaccords.

 

Toutes les propositions formulées par le peuple ont été analysées. 87,4% des opinions collectées dans ces débats ont été prises en compte, tandis que, pour les 12,6% restant, il fut décidé, de continuer à étudier l’application possible d'une partie et d'autre part, jusqu'à maintenant, ce qui restait n'a pas été considéré.

 

A été ratifié avec le soutien majoritaire du peuple, la validité de la prédominance de la propriété d'Etat socialiste sur les moyens de production et de la planification comme base essentielle de l'économie nationale. A été confirmée la ferme volonté de l'Etat Socialiste de sauvegarder les conquêtes sociales, résultat de l'œuvre révolutionnaire, expression de l'esprit humaniste de notre projet social et de soutenir l'accès gratuit de tous les citoyens à l'éducation, la santé publique, la pratique massive du sport et de la culture.

 

Le processus qui a constitué de fait un référendum de tout le peuple, par lequel ont été modifiées 68% des Grandes Lignes originales proposées, a confirmé la confiance et l'unité de l'immense majorité des Cubains envers le Parti Communiste et envers la Révolution, Révolution qui ne laissera jamais personne sans soutien. Une fois de plus, la force de la pensée du Camarade Fidel: « La force du Parti prend sa source dans ses liens étroits et permanents avec les masses ...» a été démontrée.

 

Ce fut sans aucun doute un processus démocratique et transparent avec une très grande participation populaire qui se déroula sur la base du principe que ce doit être le peuple avec le Parti à sa tête qui décide du destin du pays.

 

Maintenant, la mise en œuvre des mesures du Nouveau Modèle Economique et Social du pays s'impose pour une période de plusieurs années de façon graduelle, sans précipitation.

 

Les délégués du Congrès ont pris en compte la volonté du Camarade Fidel Castro Ruz de ne pas être candidat au Comité Central et sa décision de continuer à être « militant du Parti et soldat des idées ».

 

Ont été élus les Camarades: Raùl Castro Ruz Premier Secrétaire du Parti Communiste de Cuba et José Ramon Machado Ventura, Second Secrétaire.

 

Un Comité Central de 115 membres a été élu également, dont la moitié des effectifs a été renouvelée, avec une représentation féminine de 41,7%. Un Bureau Politique de 15 membres et un Secrétariat du Comité Central ont été également élus. Cette élection n'a pas été le fruit d'une improvisation mais d'une politique destinée à incorporer dans ses instances la représentativité réelle de notre peuple et par dessus tout une nouvelle génération de Cubains qui puissent garantir, de pair avec la Génération Historique, la continuité du Socialisme à Cuba.

 

Le Congrès a approuvé la convocation pour le 28 janvier 2012, de la Conférence Nationale du Parti, rencontre qui constitue la continuité du VI° Congrès du Parti.

 

Elle aura comme objectif principal de renforcer le Parti sur la base du principe que le Parti Communiste de Cuba dirige et contrôle mais n'administre pas. Pour cela, la Conférence doit adopter les décisions nécessaires pour adapter les statuts, les normes internes, la structure, les méthodes et les styles de travail du Parti aux circonstances historiques actuelles que vit le Parti , de même que donner une attention spéciale à la formation et au développement des cadres de direction comme aspect prioritaire et stratégique pour le Parti tout entier et déterminante pour le futur de la Révolution.

 

La Conférence doit débattre des définitions fondamentales en relation avec la politique extérieure et les relations internationales du Parti et, en outre, les approuver. En ce sens, le §Congrès a réitéré la position invariable de Cuba, qui est de défendre les principes universels de souveraineté, d'indépendance, d'autodétermination, le non emploi de la force dans la résolution des conflits et la non ingérence dans les affaires internes des pays.

 

Il a ratifié la disposition à dialoguer avec le gouvernement des Etats-Unis sur n'importe quel thème d'intérêt commun, sur la base de la reconnaissance et du respect mutuel et sans conditions.

 

La résolution sur le Perfectionnement des Organes du Pouvoir Populaire, sur le Système Electoral et sur la Division Politico-administrative a été approuvée.

 

Amis et amies du monde:

 

Le VI° Congrès du Parti Communiste de Cuba a confirmé que pour les militants et les patriotes, la nation, l'indépendance et le socialisme sont indissolublement liés pour ce qui est et sera toujours leur défense à laquelle ils ne peuvent renoncer, le drapeau principal du processus révolutionnaire cubain.

 

Dans les paroles de clôture du Premier Secrétaire nouvellement élu, Raùl Castro Ruz, il a réitéré la solidarité militante des Cubains envers les peuples frères du tiers-Monde et le soutien aux partis communistes et autres forces progressistes du monde entier qui luttent sans arrêt pour un monde meilleur.

 

Nous profitons de cette occasion pour remercier les partis et forces politiques, les mouvements sociaux, les personnalités et les amis, pour les messages de soutien et de solidarité reçus au cours de ce grand événement.

 

DEPARTEMENT DES RELATIONS INTERNATIONALES DU COMITE CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE DE CUBA

 

La Havane, le 20 avril 2011

 

 

(traduction Françoise et Gaston Lopez)

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