Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

les ameriques

MESSAGE DE LA COORDINATION DES CUBAINS RESIDENTS EN FRANCE A LA IIème RENCONTRE DES CUBAINS RESIDENTS EN ALLEMAGNE EN SOLIDARITE AVEC CUBA

Publié le par Tourtaux

 

Message de la Coordination des Cubains Résidents en France à la IIème Rencontre des Cubains Résidents en Allemagne en solidarité avec Cuba.

 

Recevez les salutations solidaires de la Coordination des Cubains Résidents en France, notre soutien et nos félicitations.

Nous savons que vous avez travaillé dur et que vous continuerez à le faire, les circonstances actuelles, compatriotes, l´exigent impérieusement.

A l´heure où Cuba est assiégée par une campagne médiatique orchestrée par les pouvoirs politiques et les monopoles des moyens de communications internationaux, notre activité constante, combative et courageuse est d´autant plus nécessaire.

Il nous faut avoir confiance en ceux qui, à Cuba, travaillent à un avenir meilleur pour l´humanité et les soutenir dans leur lutte.

Il faut exiger des dirigeants européens l´abrogation de la position commune et le respect de notre souveraineté.

Exigeons la fin du blocus criminel imposé à notre Cuba par les Etats-Unis!

Unissons nos voix pour exiger la liberté de nos Cinq antiterroristes emprisonnés injustement!

Assez d´abus !

 

Ce que les impérialistes ne peuvent nous pardonner, c´est d´avoir fait une Révolution socialiste au nez et à la barbe des Etats-Unis.

 

VIVE CUBA ET SA RÉVOLUTION!

 

France 17.04.2010

 

Pour la Coordination de Cubains Résidents en France

 

Association Cuba Va Francia.

Association Culturelle Yoruba de Cuba en France.

Association Habana Club.

Somos Latinos.

Collectif ODA, (Collectif d'Artistes au-delà de l'Art).
Association Racines Cubaines.

 

Source : Xarlo

Publié dans Les Amériques

Partager cet article
Repost0

HERAULT : FRANCE CUBA COMMUNIQUE : VENDREDI 30 AVRIL à 15h RASSEMBLEMENT DEVANT LA STATUE DE JOSE MARTI à MONTPELLIER

Publié le par Tourtaux


Chers Amis,

Notre Association organise un 1er rassemblement devant la statue de José  MARTI à Montpellier, bd Louis Blanc, le vendredi 30 avril de 15h à 17h30 pour réclamer la libération des cinq cubains emprisonnés aux USA depuis sept 1998.

Vous trouverez des infos détaillées sur ces emprisonnements iniques et aussi sur http://www.les5.org/accueil.html  et sur notre blog: http://www.lepost.fr/perso/france-cuba-herault/

"Depuis plus de 15 mois, plusieurs centaines de militants de diverses associations, partis et syndicats ont participés aux rassemblements mensuels dans différentes villes de france (PCF, LA GAUCHE, NPA, ANTI OGM, CGT, COMITE « LIBEREZ-LES », CITOYENS, CUBA SI, FRANCE CUBA, la LDH, Coordination Communiste, PRCF, MRAP, Coordination Nationale pour les 5, Association Cuba Linda, Cuba Coopération)..."

Dans l'Hérault se sont déjà associés à l'initiative: PCF 34, Jeunesse Communistes 34... Nous attendons les réponses des autres mouvements et organisations contactées. Suite à ce courriel d'autres peuvent aissi le faire. Nous répondre via cette adresse courriel: hughbousquet@free.fr (04 67 30 78 20)

Alain BERTHELEMY   Président de France Cuba Hérault  aberthelemy@wanadoo.fr  (04 67 49 11 72).

PS Pour les Biterrois un rendez-vous pour co-voiturage est donné à 13h 30 sur le parking de l'ancienne Cave Coopérative de Béziers (av. d'Oc à coté Intermarché)

Publié dans Les Amériques

Partager cet article
Repost0

BRESIL : MANIFESTATION D'INDIENS ET DE MILITANTS CONTRE UN BARRAGE EN AMAZONIE. LE PRESIDENT LULA N'ENTEND PAS, NE VOIT RIEN !

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

Survival France

Manifestation d’Indiens et de militants contre un méga-barrage en Amazonie

mis en ligne jeudi 15 avril 2010 par jesusparis


Environ 850 personnes ont manifesté lundi dans la capitale brésilienne contre le projet de construction du méga-barrage de Belo Monte en Amazonie.

 

Si ce projet aboutit, ce barrage sera l’un des plus grands du monde. Il inondera un immense territoire, asséchera certaines parties de la rivière Xingu, réduisant le stock de poissons dont les Indiens de la région, y compris les Kayapó, les Arara, les Juruna, les Araweté, les Xikrin, les Asurini et les Parakanã, dépendent étroitement pour leur survie.

 

Le barrage attirera également dans la région de nombreux migrants qui exerceront une pression sur les territoires indigènes et menaceront la vie des Indiens en leur transmettant des maladies. Les Indiens isolés qui vivent dans la région ont peu de résistance aux maladies importées de l’extérieur, ce qui pourrait leur être fatal.

 

Certains observateurs estiment que l’énergie générée par le barrage servira l’industrie minière. Le gouvernement brésilien est actuellement en train de discuter un projet de loi qui permettrait l’exploitation minière sur les terres indiennes. Si cette loi est adoptée, les communautés indigènes subiront les effets de la dégradation de l’environnement et seront probablement confrontées à des conflits fonciers. Le chamane et porte-parole yanomami Davi Kopenawa s’est prononcé contre ce projet de loi minière qui menace tous les Indiens du Brésil.

 

Les représentants des communautés indigènes qui seront affectées par le barrage ont manifesté lundi dernier avec des militants des droits de l’homme et de l’environnement aux côtés de James Cameron, réalisateur d’Avatar et des protagonistes de son film, Sigourney Weaver et Joel David Moore.

 

Le cortège de manifestants est parti de la cathédrale métropolitaine pour passer devant les ministères impliqués dans le projet controversé et le Congrès national.

 

Les manifestants, soutenus par de nombreuses organisations nationales et internationales, ont exigé que l’autorisation préalable et l’appel d’offre aux entreprises pour les contrats de construction du barrage soient annulés. L’appel d’offre est prévu pour le 20 avril.

 

Le mois dernier, James Cameron qui visitait les communautés indiennes de la région du parc national de Big Bend dans le Xingu, a déclaré : ‘Ce barrage mettra fin au mode de vie de tous ces gens qui vivent le long du fleuve depuis des millénaires, je conjure le gouvernement brésilien et le président Lula de renoncer à ce projet’.

 

Le 1er avril, un document signé par plus de cent organisations a été adressé aux Nations Unies, alertant sur le fait que le projet a été approuvé de manière illégale, que les communautés affectées n’ont pas été correctement consultées et que certains militants opposés au barrage reçoivent des menaces de mort.

 

La semaine dernière, le Bureau des procureurs brésilien a publié deux documents appelant à l’annulation de la licence de construction de Belo Monte, en précisant que celle-ci a été accordée en violation du droit de l’environnement et de la Constitution brésilienne et que les peuples indigènes de la région n’ont pas été dûment consultés. Ces rapports seront analysés par un juge fédéral qui devrait rendre son verdict avant la date de l’appel d’offres.

 

Un réseau d’organisations militant pour les droits humains, environnementaux et économiques au Brésil a également publié un rapport condamnant les effets dévastateurs du barrage et appelant à l’annulation de la licence.

 

Certaines des compagnies qui sont susceptibles de répondre à l’appel d’offre se sont déjà retirées. Le président Lula a toutefois insisté pour que la construction du barrage soit lancée avec ou sans la participation de ces entreprises.

 

Les Indiens de la région ont organisé plusieurs manifestations contre le barrage, et en prévoient une très importante dans le parc national de Big Bend avant le 20 avril. Ils ont menacé d’entrer en guerre si la construction du barrage était entreprise, annonçant que ‘le Xingu pourrait devenir un fleuve de sang’.

 

Survival a protesté auprès du gouvernement brésilien sur ce projet.

Publié dans Les Amériques

Partager cet article
Repost0

CUBA : LE " DEMOCRATE " OBAMA DONNE LE FEU VERT AUX AGENTS SECRETS POUR DISTRIBUER DU FRIC ET DES EQUIPEMENTS A SES " DISSIDENTS "

Publié le par Tourtaux

Feu vert d’Obama aux agents secrets à Cuba

 

 

Obama autorise ses agents secrets à distribuer de l’argent et des équipements à « des dissidents », blogueurs et twitteros(ceux qui utilisent Twitter) à Cuba.

 

Traduit par Danielle Bleitrach pour Changement de société

L’administration du président Barack Obama a levé l’interdiction temporaire frappant certains citoyens nord-américains de voyager en Cuba pour remettre de l’argent et des équipements de télécommunications aux groupes que les politiques de Washington promeuvent, ont confirmé ce jeudi des fonctionnaires gouvernementaux au journal New Herald.
Selon le journal, « cette suspension temporaire des voyages avaient été décidés le 3 décembre après l’arrestation d’Alan P. Gross, un entrepreneur de l’Agence gouvernementale pour le Développement International des États-Unis (USAID), qui avaient porté des équipements de communication par satellite » aux groupes contre-révolutionnaires.

 

Le Département d’État a publié cette semaine que les organisations qui reçoivent des fonds pour les programmes « en faveur de la démocratie en Cuba »  peuvent recommencer leurs voyages, ont dit au Herald trois fonctionnaires de groupes qui participent à ces programmes.

Le Herald affirme que, cependant, la nouvelle sur le fait que les voyages pouvaient reprendre a été accompagnée d’un avertissement : ne pas emporter à l’île plus d’argent ou d’équipements que ce qui peut s’expliquer au cas où l’on est arrêté par des autorités cubaines.

Avant le 3 décembre, environ une douzaine de groupes de deux à cinq voyageurs avaient été envoyés à Cuba tous les mois pour livre remettre une aide « technique et une financière » à « des dissidents », blogueurs et tuiteros – ceux qui utilisent le réseau social Twitter-, selon des sources au courant des programmes de subversion contre Cuba qui ont conversé avec le journal de Miami.

« C’est une bonne chose »,  a commenté au journal Orlando Gutiérrez, du Directoire Démocratique Cubain à Miami. Gutiérrez a refusé de commenter  qui il enverrait ou non à Miami, parce que « il mettrait des gens en danger ».

Les fonds de gouvernement des États-Unis pour les programmes de subversion contre  Cuba – qui ont représenté 45 million de dollars dans les années fiscales 2009 et 2010- sont distribués à travers un réseau complexe d’organisations non gouvernementales et d’entreprises privées et des couvertures de la CIA, qui organisent aussitôt la livraison de technologie de télécommunications et d’espèces aux  supposés opposants cubains, qui se convertissent tacitement en employés nord-américains du gouvernement.

Les États-Unis ont imposé à  Cuba depuis 50 ans un blocus de fer économique, en plus ils financent et en plus ils entraînent des individus qui ont participé aux campagnes terroristes contre l’Île qui a coûté la vie à plus de 3 000 Cubains. Cinq Cubains sont pris aux États-Unis, avec des condamnations qui vont de 15 ans de privation de la liberté à deux prisons à perpétuité, pour avoir pénétré ces réseaux terroristes et pour empêcher qu’il y ait de nouvelles victimes  sur le territoire cubain.

Comme l’établit la législation des États-Unis et de tous les pays du monde, à Cuba la collaboration avec un gouvernement ennemi est un grave délit. En particulier, la législation cubaine pénalise avec une condamnation pouvant aller jusqu’à 20 ans la collaboration avec le programme gouvernemental de l’USAID, qui a été créé par la Loi Helms-Burton de 1996.

Le 9 et 28 décembre dernier, le Département d’État a envoyé des messages électroniques aux organisations qui reçoivent des fonds, en les exhortant à cesser de voyager à Cuba, après la détention de l’entrepreneur Alan P. Gross. Les organisations ont dit avoir pris les messages comme un ordre et non comme une recommandation, selon Le Herald.

« L’interdiction de voyager a immédiatement empêché les contacts de personne à personne  avec les dissidents, le type de contact pour lequel que ce programme a été conçu », a déclaré un fonctionnaire d’une organisation non lucrative qui participe aux programmes.

Le sénateur John Kerry, un démocrate par le Massachusetts, a gelé temporaraiement le financement jusqu’à ce que l’USAID et le Département d’État répondent à une série de questions sur la manière dont l’argent est dépensé.

Dans le passé, des recherches du Congrès ont découvert des abus dans les programmes de financement pour la subversion à Cuba, utilisés par les agents du gouvernement à Miami pour acheter des objets de luxe et des aliments exotiques, comme de la chair  de crabe en conserve et des chocolats Godiva. Quelques congressistes allèguent que la détention de Gross montre qu’il faut modifier ces programmes pour « promouvoir la démocratie » d’une manière plus effective et paraître moins « provocateurs ».

Aussi bien l’USAID que le Département d’État  assignent des fonds aux organisations non gouvernementales et les firmes privées qui, à leur tour, les envoient aux dissidents supposés, les journalistes « indépendants » et d’autres groupes pro nord-américains dans l’Île, confirme Le New Herald.

 

http://socio13.wordpress.com/2010/04/12/new-herald-feu-vert-dobama-aux-agents-secrets-a-cuba/

 

Fuente: http://www.cubadebate.cu/noticias/2010/04/09/eeuu-da-luz-verde-agentes-para-promover-subversion-en-cuba/



Djamal Benmerad
Journaliste, écrivain
Bruxelles
Portable: 00 32 (0) 471 30 11 01
http://barricades.over-blog.com
/

Publié dans Les Amériques

Partager cet article
Repost0

CUBA : DIMANCHE 25 AVRIL 2010 AURONT LIEU LES ELECTIONS DEMOCRATIQUES DES DELEGUES AUX 169 ASSEMBLEES MUNICIPALES DU POUVOIR POPULAIRE

Publié le par Tourtaux

 

Beaucoup de gens dans le monde ont dû rester pantois après l’annonce par le Conseil d’État de la République de Cuba du déroulement d’élections le dimanche 25 avril prochain. Pourtant ce sera naturellement le jour des élections des délégués aux 169 Assemblées Municipales du Pouvoir Populaire.

Cela peut facilement se comprendre, puisqu’une des tâches principales de la guerre médiatique contre la Révolution cubaine a été d’ignorer, d’escamoter ou de taire la réalisation d’élections démocratiques : les partielles, tous les deux ans et demi, pour élire des délégués (conseillers), et les générales, tous les cinq ans, pour élire les députés nationaux et les membres des Assemblées de Provinces.

48828603_p.jpg

Cuba en est à son treizième processus électoral depuis 1976 avec la participation intéressée et responsable de tous les citoyens âgés de 16 ans et plus. Ces élections d’avril prochain seront des élections partielles.

C’est en usant de l’équivoque, la désinformation et en occultant les élections à Cuba que tous les patrons des grands médias ont tenté d’ancrer leur sinistre message : " Les dirigeants de Cuba, à tous les niveaux, ne sont pas élus par le peuple". Heureusement qu’au cours de ces dernières années, grâce surtout à l’émergence du Web, les censures médiatiques ont rapidement fait eau, et la vérité sur la réalité de Cuba, au sujet des élections ainsi que d’autres événements et questions, s’est progressivement fait connaître.

Le fait de ne pas informer du déroulement d’élections à Cuba, de même que d’ignorer son travail dans les domaines de la santé, de l’éducation, la protection sociale et bien d’autres, démontre la crainte des maîtres mondiaux du capital si l’exemple cubain venait à se propager, car le corollaire en serait la mise à nu de la fiction de démocratie et de liberté qu’ils ont vendue au monde entier.

Cependant, nous nous apercevons que l’implacable temps qui court est l’ennemi de ceux qui érigent des murs de silence. Même quelques commentateurs soudoyés ou des politiciens défenseurs d’intérêts contraires ou opposés à ceux des peuples, continuent d’affirmer « qu’à Cuba, sous la dictature des Castro, il n’y a pas de démocratie ni de liberté ni d’élections ». Il s’agit d’une consigne constamment rabâchée en hommage à la pensée d’un idéologue du nazisme selon lequel  un mensonge répété mille fois peut se transformer en vérité.

À la lumière des élections prévues pour le 25 avril prochain, et en étant le plus bref possible je voudrais seulement vous faire connaître à cette occasion, quatre particularités du processus électoral à Cuba, susceptibles d’être encore perfectionnées et qui présentent des différences substantielles avec les mécanismes existants pour l’organisation des élections dans ce que l’on nomme « démocraties participatives ». Ces aspects sont :

1) Le Registre Électoral

2) Les Assemblées de Nomination de Candidats jusqu’aux Délégués

3) La Propagande électorale

4) Le vote et le scrutin.

48828728_p.jpg

Le Registre Électoral est automatique, universel, gratuit et public. Dès sa naissance un(e) Cubain(e), a non seulement le droit de recevoir l’éducation et la santé gratuitement, mais encore est inscrit(e) automatiquement dès l’âge de 16 ans sur le Registre Électoral. Personne n’est exclu, que ce soit pour des raisons de sexe, de religion, de race ou de philosophie politique. Même s’il fait partie des unités de défense et de sécurité du pays. Personne ne paie un seul centime pour être inscrit, et personne n’est soumis à d’embarrassantes démarches bureaucratiques comme par exemple fournir des photos, des timbres ou ses empreintes digitales. Le Registre est public, il est exposé dans chaque circonscription et dans des lieux massivement fréquentés par la population.

Dès le début de la campagne électorale, l'organisation publique du procédé donne la possibilité à chaque citoyen(ne) en âge légal de pouvoir exercer son droit de vote ou de se présenter aux élections. Ce procédé élimine toute possibilité de fraude, qui est une pratique très commune dans les pays que se disent démocratiques. Partout où il y a fraude, c’est d’abord parce que la majorité des électeurs ne sait pas qui a le droit de voter. Cela n’est connu et ne peut être maîtrisé que par quelques machineries politiques ? Ainsi, il peut y avoir des morts qui votent plusieurs fois, ou bien comme aux USA, de nombreux citoyens rayés des registres à cause d’une condamnation pénale qui ne sont pas réinscrits bien qu’ils aient purgé leur peine.

Ce qui distingue ou différencie le plus le système électoral cubain par rapport à d’autres, ce sont les assemblées pour la nomination des candidats. Dans d’autres pays, les candidats sont choisis par les partis politiques, cela vient de l’essence même du système démocratique, chaque parti élit son candidat. À Cuba, c’est différent. Les candidats ne viennent d’aucune institution politique. Le Parti Communiste de Cuba, qui est une force participative de la société et de l’État, n’est pas une organisation qui propose des candidats. Il ne postule pas, il n’élit pas, de même qu’il ne peut révoquer qui que ce soit des milliers d’hommes et de femmes qui ont les charges représentatives de l’État cubain. Ses buts n’ont jamais été et ne seront jamais de gagner des sièges à l’Assemblée Nationale ou dans les Assemblées de Provinces ou Municipales du Pouvoir Populaire. Certes, dans chaque élection, de nombreux militants du Parti se sont proposés et se proposent toujours et certains ont été élus, mais seulement parce que leurs concitoyens les ont reconnus comme méritants et capables, et non pas parce qu’ils sont militants du Parti Communiste.

Les Cubains et les Cubaines ont le privilège de choisir leurs candidats sur la base de leurs mérites et de leurs aptitudes, grâce aux assemblées citoyennes de quartiers, circonscriptions ou par zone dans les villes ou dans les zones rurales. Dans ces assemblées, les votes se font à main levée, et naturellement, celui qui obtient le plus de voix est élu. Dans chaque circonscription électorale il y a plusieurs zones de nomination, et la Loi Électorale garantit qu’entre 2 et 8 candidats peuvent être désignés pour se présenter aux élections des délégués du 25 avril prochain.

48828675_p.jpg

L’absence de propagande coûteuse et tapageuse est une autre particularité du processus électoral à Cuba, dans d’autres pays il existe toute une marchandisation dans laquelle une course effrénée pour obtenir des fonds est engagée ou pour privilégier telle ou telle entreprise de relations publiques. À Cuba, aucun candidat postulant à une élection n’est autorisé à faire sa propagande et, évidemment, aucun n’a besoin d’être fortuné ou disposer de fonds ou d’aide financière pour se faire connaître. Aucune action n’a lieu, sur les places et dans la rue, en faveur d’un quelconque candidat, aucune manifestation, ni caravane ou dans la presse écrite. Ce sont les autorités électorales qui s’occupent de l’unique publicité, qui consiste à exposer dans les lieux publics, dans la zone même de résidence des électeurs, la biographie et la photo de chacun des candidats. Aucun candidat n’est privilégié par rapport à un autre. Les mérites que chacun s’est acquis dans la vie sociale sont inscrits dans leur biographie, de telle sorte que les électeurs peuvent avoir des éléments sur la personnalité, la valeur et l’aptitude de chaque candidat à servir le peuple et ainsi choisir librement celui qu’il pense être le meilleur.

La dernière particularité que je voudrais souligner, c’est le vote et le scrutin public. À Cuba, le vote n’est pas obligatoire. Comme il est inscrit dans l’Article 3 de la Loi Électorale, le vote est libre, égalitaire et secret, chaque électeur n’a le droit qu’à une seule voix. Personne n’a, bien sur, rien à craindre s’il ne va pas voter ou s’il décide de voter blanc ou nul. Le vote n’est pas obligatoire, non pas comme dans beaucoup d’autres pays dans lesquels les gens se déplacent pour certifier de leur présence afin d’éviter une amende, ou qu’ils ne soient trainés en justice ou même pour ne pas perdre leur emploi. Au contraire dans d’autres pays, y compris les USA, l’essence-même est basée pour dégouter la majorité des électeurs, qui de fait, ne vont pas voter, à Cuba chacun fait ce qu’il veut. Depuis 1976 jusqu’aujourd’hui, dans les élections réalisées à Cuba ont a pu enregistrer un taux moyen de participation de 97%. Au cours des trois dernières, plus de 8 millions d’électeurs inscrits ont voté.

Aux élections cubaines le dépouillement et le décompte des voix sont réalisés en public, et donc, dans chaque collège, tout citoyen qui le désire peut y assister, y compris la presse nationale ou étrangère. De plus, seuls sont élus ceux qui dépassent les 50% des bulletins favorables sortis des urnes. Ce sont ces élus qui devront rendre des comptes à leurs électeurs et ils peuvent être révoqués par ces derniers à n’importe quel moment de leur mandat.

Je souhaite seulement qu’après avoir pris connaissance de ces particularités , un lecteur qui n’a pas d’information sur la réalité cubaine puisse répondre à quelques questions élémentaires :

- Où existe-t-il une plus grande transparence électorale, une plus grande liberté et autant de démocratie ?

- Quel sont les pays où de tels pourcentages de participation sont atteints : dans des pays avec une multitude de partis politiques, une multitude de candidats et une gigantesque propagande ou bien dans une Cuba ignorée ou déformée par les grands médias, monopolisés par une poignée d’entreprises et de magnats de l’information chaque fois plus réduite ?

Et je souhaite également, que le mur de silence érigé dans la grande presse sur les élections cubaines puisse un jour tomber, de même que celui sur d’autres sujets, comme la réussite en matière de  santé publique et d ‘éducation, afin que cela puisse devenir une source de connaissance pour d’autres peuples qui méritent un plus grand respect et un avenir avec plus de libertés et de démocratie.

Auteur : Juan Marrero

Traduction : Esteban

Révision : Michèle Maliane ( Tlaxcala )

Source : Xarlo

Publié dans Les Amériques

Partager cet article
Repost0