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les ameriques

TRINITE ET TOBAGO : LE PRESIDENT CUBAIN RAUL CASTRO A LA SEANCE INAUGURALE DU 4ème SOMMET CARICOM-CUBA

Publié le par Tourtaux

 
La Havane. le 15 Décembre 2011


  Une Caraïbe unie et solidaire, c'est notre seul chemin
• Raul à la cérémonie inaugurale du 4e Sommet Caricom-Cuba

Yaima Puig Meneses

PORT-OF-SPAIN, Trinité-et-Tobago.— Ce 8 décembre, la capitale de Trinité-et-Tobago s’est réveillée sous un ciel clair et dégagé. Une journée historique allait commencer pour les pays caribéens et Cuba, animés d’une ferme volonté d’avancer dans la voie de l’intégration économique, la coordination entre les services communs et la coopération dans les sphères les plus diverses.

Vers 10h, le général d’armée Raul Castro Ruz, premier secrétaire du Comité central du Parti et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, arrivait à l’Académie nationale des arts scéniques pour prendre part au 4e Sommet Caricom-Cuba. Il a été reçu par Mme Kamla Persad-Bissessar, Première ministre, et M. Surujrattan Rambachan, ministre des Affaires étrangères et des Communications.

Après une brève promenade dans les couloirs décorés de l’institution, les chefs d’État font leur entrée dans le salon où aura lieu la cérémonie d’ouverture. Le premier rang est réservé aux chefs de délégation. Le président Raul Castro prend place à son fauteuil, au centre, entre la Première ministre Kamla Persad-Bissessar et le Premier ministre de St Kitts-Nevis, Denzil Llewellyn Douglas, en sa qualité de président de la Caricom.

Les hymnes nationaux de Cuba et de Trinité-et-Tobago sont joués. La délégation cubaine est composée en outre par Ricardo Cabrisas Ruiz, vice-président du Conseil des ministres, Bruno Rodriguez Parrilla, ministre des Affaires étrangères, et Rodrigo Malmierca Diaz, ministre du Commerce extérieur et des Investissements étrangers.

La séance a commencé par le discours du Secrétaire général de la Caricom, Irwin LaRoque, qui a relevé la nécessité d’explorer toutes les voies possibles pour renforcer la coopération dans les domaines les plus divers. Il a ensuite reconnu la contribution de Cuba au développement des ciétés caribéennes. « Les accords que nous adopterons aujourd’hui nous permettront de renforcer nos engagements de fraternité et d’amitié dans les prochaines années », a-t-il dit.

La parole a ensuite été donnée à Mme Kamla Persad-Bissessar, Première ministre du pays hôte, qui a évoqué le rôle des leaders des quatre pays qui le 8 décembre 1972 décidèrent d’établir des relations diplomatiques avec notre pays – Errol Barrow, de la Barbade, Forbes Burnham, de la Guyana, Michael Manley, de la Jamaïque et Eric Williams, de Trinité-et-Tobago – qui, a-t-elle dit, virent Cuba comme une partie incontestable de la Communauté de la Caraïbe.

Elle a précisé qu’historiquement, les pays membres de la Caricom ont voté à l’ONU en faveur de la résolution présentée par Cuba pour condamner le blocus économique injuste imposé par les États-Unis, des propos qui ont soulevé les applaudissements de l’assistance.

Mme Kamla Persad-Bissessar a remercié la délégation cubaine pour ses propositions visant à promouvoir les projets en faveur du développement des pays caribéens dans les domaines de la culture, du sport, de la science, de la technologie et de l’environnement, ainsi que dans la santé et les transports.

« Nous admirons la fraternité et la générosité de Cuba qui, en dépit de ses défis financiers, n’hésite pas partager ses ressources avec le reste des pays », a-t-elle conclu, sous les applaudissements de la salle.

En sa condition de président de la Caricom, le Premier ministre de St Kitts-Nevis, Denzil Llewellyn Douglas, est ensuite intervenu pour rappeler que « ce 8 décembre, nous commémorons un nouvel anniversaire de ce pas audacieux et sans précédent franchi par quatre pays de la Caraïbes qui ont transmis au monde le message clair et ferme que Cuba est une partie vitale de cette région américaine ».

« En tant que petits États aux ressources limitées, il est important pour nous d’unir nos efforts et d’œuvrer au renforcement de principes communs. Ce Sommet est une magnifique occasion de resserrer la coopération caribéenne et de développer les relations Sud-Sud », a-t-il dit.

Ce fut ensuite le tour du président Raul Castro, qui a salué les musiciens de l’orchestre de steel-band qui avaient animé la cérémonie d’ouverture : « Ils sont vertueux et constituent un exemple supplémentaire de ce que peuvent faire les peuples de la Caraïbe ».

Il a exprimé ses remerciements au peuple et aux autorités de Trinité-et-Tobago pour leurs témoignages d’amitié et de solidarité envers la délégation cubaine, et félicité la Première ministre, Mme Kamla Persad-Bissessar et son équipe gouvernementale pour leur implication et pour l’excellente organisation de ce 4e Sommet Caricom-Cuba.

Raul a rappelé que nous fêterons l’année prochaine le 40e anniversaire de l’historique événement de 1972, un événement qui marquera un jalon dans l’histoire de la Caraïbe et d’une importance exceptionnelle pour Cuba. Il a rappelé qu’en 2012 notre pays dédiera la Foire internationale du livre – l’événement culturel le plus important du mouvement éditorial cubain – à cette date marquante, ainsi qu’à la Caraïbe, à ses œuvres et à ses auteurs, en reconnaissance de la culture et de la pensée commune de nos peuples.

« Une Caraïbe unie et solidaire est notre seul chemin. La coopération que nous avons développée entre nous a apporté des résultats incontestables dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et de la lutte contre les catastrophes naturelles. Ils ont été énumérés par Mme la Première Ministre de Trinité-et-Tobago. Cuba réaffirme sa volonté de continuer d’œuvrer au renforcement des relations avec les pays membres de la Caricom, et de trouver des formules permettant la mise en œuvre de nouveaux projets de coopération, et d’améliorer l’efficacité de ceux actuellement en cours », a-t-il conclu.

L’intervention du président Raul Castro a marqué la clôture de la cérémonie inaugurale du 4e Sommet Caricom-Cuba.

À la sortie du théâtre, de nombreuses personnes ont salué le président cubain, qui a été invité à poser pour une petite séance photo.

UN ESPACE POUR LA RÉFLEXION SUR L’AIDE CONJOINTE

Au terme du déjeuner offert par la Première ministre trinidadienne à l’Académie des arts scéniques, les chefs d’États et de délégations ont pris part à la séance plénière du 4e Sommet Caricom-Cuba, qui porté sur plusieurs questions liées à l’intégration régionale et continentale, au changement climatique, à l’énergie renouvelable, à la gestion des catastrophes naturelles et à la coopération en matière de santé.

Il a également été question du trafic illicite d’armes légères, du trafic de drogues, des maladies non transmissibles, de la situation actuelle en Haïti, ainsi que de la collaboration entre les institutions de la Caricom et de Cuba.

Les délégations présentes ont exploré de nouvelles sphères de coopération, et ont exprimé leur volonté de développer la collaboration, de promouvoir les investissements et de resserrer les relations économiques entre la Caricom et Cuba.

Pour finir, le général d’armée Raul Castro a transmis aux participants à ce 4e Sommet, au nom de Fidel, son plein engagement avec les principes de cette rencontre, et il a remercié toutes les délégations présentes. Ces propos ont soulevé les applaudissements de la salle, qui a ainsi reconnu le travail déployé par le leader de la Révolution cubaine en faveur du renforcement des relations entre notre pays et la Communauté de la Caraïbe.

Les participants ont ensuite adopté la Déclaration de Port-of-Spain, dans laquelle ils réitèrent le ferme engagement de leurs pays avec les objectifs consacrés dans la Charte des Nations unies, avec le multilatéralisme et les principes fondamentaux du Droit international, ainsi que le respect de l’égalité souveraine des États, du principe de non intervention et de non ingérence dans les affaires internes.

Le 4e Sommet a également adopté une déclaration condamnant énergiquement l’application unilatérale et extraterritoriale, par les États-Unis, de lois coercitives et de mesures qui vont à l’encontre de ces droits, comme c’est le cas de la récente provocation pour empêcher Trinité-et-Tobago d’organiser le Sommet à l’hôtel Hilton, ce qui reviendrait à enfreindre les réglementations du blocus économique US imposé à Cuba.

Pour condamner cette manœuvre, le 4e Sommet Caricom-Cuba a décidé d’adopter un Communiqué spécial pour préciser que la rencontre ne permettra aucune tentative d’application de lois extraterritoriales susceptible d’entraver l’exercice de la souveraineté des pays membres.

Pour conclure, M. Denzil Llewellyn Douglas, président de la Caricom, a adressé ses salutations à Fidel Castro au nom de tous les pays de la région, et il s’est félicité de la déclaration qui a marqué le début des relations diplomatiques entre Cuba et les pays de la région voici 39 ans.

Visiblement ému, le Premier ministre de St Kitts-Nevis a souligné à Raul que dans toute tribune internationale où elle n’aura pas de voix, Cuba pourra toujours compter sur celle de la Communauté de la Caraïbe. Le président cubain lui a donné une chaleureuse accolade, avant de remercier tous les participants.

Ainsi s’amorçait un nouveau jalon historique pour nos peuples. Cuba et la Communauté de la Caraïbe sont convenus de renforcer encore davantage leurs mécanismes de coopération, convaincus que le chemin est difficile, mais que le succès de cette entreprise dépendra dans une large mesure de la matérialisation de nos principes d’intégration régionale.

 

http://www.granma.cu/frances/notre-amerique/15dic-Une%20Caraibe.html 

Publié dans Les Amériques

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LA NOUVELLE ORGANISATION REGIONALE LATINO-AMERICAINE CELAC PREND SES DISTANCES AVEC LE (CONTRE-) MODELE DE L'UNION EUROPEENNE

Publié le par Tourtaux

arton1015La nouvelle organisation régionale latino-américaine CELAC prend ses distances avec le (contre-)modèle de l'Union européenne

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.overPM-blog.net/

 

Samedi dernier s'est achevé, à Caracas, au Vénézuela, le sommet fondateur de la Communauté des Etats d'Amérique latine et des Caraibees, avec l'adoption d'une déclaration constitutive qui reconnaît « le droit de chaque nation à construire en paix et librement son propre système politique et économique ».



La création de la Communauté des Etats d'Amérique latine et des Caraibes (CELAC), sans la présence des Etats-unis ni du Canada, montre bien comment cette partie du globe prend ses distances avec le mode d'organisation de l'Union européenne qui fut un temps présenté comme un modèle d'intégration régionale à suivre.



La CELAC se pose comme un espace de dialogue et de négociation, sans précédent dans le système des relations internationales actuel, où toutes les initiatives d'intégration sont sous la coupe d'un centre hégémonique impérialiste.



Dans la déclaration finale, est posé le principe de « coopération et de mise en œuvre de politiques sociales visant à la réduction des inégalités (…) afin de rendre les nations capables de remplir et de dépasser les Objectifs de développement du Millénaire ».



La CELAC défend comme axe central de son action la complémentarité dans les relations économiques Sud-Sud pour la réduction des asymétries entre les 33 pays d'Amérique latine et des Caraïbes qui la constituent.



En plus de la déclaration fondatrice, fut adoptée une autre défendant de la démocratie où est posé très clairement : « la validité de l’État de droit, le respect des autorités légalement constituées, la non-ingérence dans les affaires internes et la défense des institutions établies »,comme garantie indispensable à la paix dans la région.



Dans ce document, il est précisé que la menace de rupture de l'ordre constitutionnel dans un pays met en péril la CELAC et donc déclenchera des mécanismes de dialogue, d'analyse et de contrôle afin de prendre les décisions nécessaires. Il apparaît clairement que les problèmes seront réglés en famille, sans pression de la Maison Blanche, qui tout au long de l'histoire latino-américaine et caribéenne a décidé unilatéralement d'invasions, de coups d’État, de guerres intestines.



Le Plan d'action de Caracas, une sortie de feuille de route en vue du travail commun, insiste su la nécessité de créer des outils afin d'améliorer les capacités de financement du commerce inter-régional et d'empêcher les crises, tout comme de limiter l'impact de celles extra-régionales en maintenant des politiques fiscales et monétaires saines.



Il est donc proposé d'avancer dans la conception d'une nouvelle architecture financière régionale reposant, entre autres, sur les principes de justice, solidarité et transparence. Également proposé la transformation des institutions financières internationales, avec un poids nécessairement plus important, en terme de voix, des pays en développement à l'intérieur de ces organismes.



Parallèlement à la question des échanges commerciaux, ont été mis à l'ordre du jour les enjeux des infrastructures, de l'énergie, du développement, de l'éradication de la pauvreté, des échanges culturels, de la protection de l'environnement, de l'aide humanitaire, de la protection des migrants et de la démocratisation des technologies de l'information et de communication.



La Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPAL) a souligné que les 33 pays qui forment la CELAC, représentent 580 millions d'habitants, 8,5% de la population de la planète, avec un revenu par tête de 8 980 $. Le PIB latino-américain et caribéen représente 8% de la production mondiale.



Compte tenu de ce terrain d'opportunités, avec un besoin d'investissement et d'intenses relations non seulement commerciales et économiques mais aussi politiques, il n'est pas étonnant que seule la Chine, le géant asiatique, ait envoyé une lettre au président hôte du Sommet, Hugo Chavez, pour saluer et se féliciter de la fondation de la CELAC.



Dans le même temps, le président du Nicaragua Daniel Ortega a suggéré de jeter un coup d'oeil du côté de l'Europe pour ne pas commettre les mêmes erreurs : « Il est important de regarder l'exemple de l'Union européene pour ne pas soumettre l'unité latino-américaine à la dictature du libre marché et du capital financier spéculatif. Notre unité, nous devons la soumettre aux principes de souveraineté », a-t-il affirmé.

 

 

 

                                                                                                           Mercredi 14 décembre 2011
 

Publié dans Les Amériques

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AMERIQUE : CONTRIBUTION DE LA CELAC A LA RECONSTRUCTION D'HAITI LA MEURTRIE

Publié le par Tourtaux

Mardi 6 décembre 2011

32 pays de la communauté des Etats Latino-Américains et des Caraïbes (CELAC), ont signé une résolution à travers laquelle ils promettent formellement de contribuer à la reconstruction d'Haïti.

L'annonce a été faite par le président de la république d'Haïti, Michel Joseph Martelly, de retour au pays dimanche 4 Décembre, après avoir participé au sommet fondateur de cet organisme (CELAC) qui a pour objectif de donner une alternative à l'Organisation des Etats Américains (OEA).

Ce sommet de deux jours, organisé à Caracas (Venezuela), qui a débuté le vendredi 2 Décembre et a pris fin le samedi 3 Décembre, a été l'occasion pour des pays tels : Cuba, Mexique, et notamment Venezuela de renouveler leur solidarité à l'égard d'Haïti qui dans le passé avait lutté aux côtés de certains états de l'Amérique pour la conquête de leur indépendance.

Selon le chef de l'Etat haïtien, la question relative au programme Petro Caribe était au centre des discussions.

Le ministre des affaires étrangères et des cultes, qui lui aussi a fait le voyage, a promis au président vénézuélien, Hugo Chavez, de puiser des fonds Petro Caribe des sources de financement pour la réalisation d'un grand nombre de projets, dont la construction d'un aéroport dans la ville du Cap.

Rappelons que selon le quotidien français, Le Figaro, la CELAC est un organisme qui entend détrôner l'OEA, accusée souvent d'être manipulée par Washington.

GA/Radio Métropole Haïti

 

Cri du Peuple 1871 : http://www.mleray.info/article-celac-haiti-91368564.html

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CREATION DE LA COMMUNAUTE D'ETATS LATINO-AMERICAINS ET CARAIBES (CELAC) : CONFERENCE DE PRESSE DE L'AMBASSADEUR DE CUBA EN FRANCE ET DES AMBASSADEURS LATINO-AMERICAINS AU CAPE LUNDI 12 DECEMBRE 2011

Publié le par Tourtaux

 

 

 

 

 

Youtube


 
A l'initiative du
Groupe des Ambassades de l'Amérique Latine et des Caraïbes en France

CREATION DE LA COMMUNAUTE D'ETATS LATINO-AMERICAINS ET CARAÏBES (CELAC)
Perspectives et défis de l'intégration
 

Conférence de presse de
 
Orlando Requeijo Gual
Ambassadeur de Cuba en France
Président pro-tempore du GRULAC


accompagné des Ambassadeurs Latino-américains


AU CAPE
LUNDI 12 DECEMBRE 2011 A 10H00


Le sommet de la CELAC, qui aura lieu les 2 et 3 décembre 2011 à Caracas, Venezuela, démontre que l’Amérique-latine et les Caraïbes se consolident. Cette intégration passe par l’indépendance, la souveraineté et la coopération entre ces nations.
Ce qui prime aujourd’hui est la volonté d'éliminer la pauvreté et de réduire les inégalités, entr'autres en redistribuant les richesses et en récupérant les ressources naturelles.

Orlando Requeijo Gual a été Ambassadeur de Cuba auprès de l'Etat du Qatar (1994-1998); Ambassadeur, Représentant Permanent Adjoint de Cuba auprès de l'ONU à New York (2001-2003); Ambassadeur, Représentant Permanent de Cuba auprès de l'ONU, New York (2004-2005); Vice-ministre, Ministère pour l'Investissement étranger et la Collaboration économique, actuellement Ministère du Commerce extérieur et de l'Investissement étranger (2006-2009).     

 

Merci de confirmer votre présence

Contact Ambassade de Cuba
Yaira Jimenez, Première Secrétaire
Tél: 06 30 33 76 40

prensa@ambacuba.fr

Contact CAPE : Helena Cassa
Tél : 01 53 76 90 72
helena.cassa@capefrance.com

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LE PC VENEZUELIEN SALUE LA FONDATION DE LA CELAC, NOUVELLE ORGANISATION REGIONALE PROMUE PAR LE PRESIDENT CHAVEZ MAIS PREVIENT QUE " SEULE LA LUTTE DES PEUPLES SERA DETERMINANTE "

Publié le par Tourtaux

Le PC Vénézuelien salue la fondation de la CELAC, nouvelle organisation régionale promue par le président Chavez mais prévient que « seule la lutte des peuples sera déterminante »

arton1015Le Parti  communiste vénézuelien salue la réalisation du sommet de la CELAC

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.overPM-blog.net/

 

Le Parti communiste du Vénézuela (PCV) a salué la réalisation du Sommet de la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) qui fonde une nouvelle organisation continentale sans participation des États-Unis et du Canada, ce qui permet d'avancer vers une plus grande intégration de nos pays, mais prévient que tous les gouvernements représentés n’œuvreront pas dans le sens de l'intégration et de la souveraineté continentale au vu de leur intégration au système hégémonique impérialiste.



« Nous considérons qu'il s'agit d'un fait hautement positif qui s'inscrit dans le processus de quête d'intégration des pays d'Amérique latine et des Caraïbes », a souligné Pedro Eusse au nom du Bureau politique du PCV.



Parmi les éléments positifs issus du Sommet constitutif de la CELAC qui se tient les 2 et 3 décembre à Caracas, le dirigeant communiste a mis en avant le fait que les pays nord-américains – les États-Unis et le Canada – n'y participent pas.



Le PCV a mis en garde sur le fait que la naissance de la CELAC ne résoudrait pas tous les problèmes d'ingérence et d'intervention de l'impérialisme dans nos pays, étant donné qu'il existe des gouvernements de nature clairement pro-impérialiste, intégrés à son système hégémonique.



« Des gouvernements comme ceux de la Colombie, du Chili, du Honduras, du Panama et maintenant celui du Guatemala avec le nouveau gouvernement, sont au service du grand capital et de l'impérialisme », a-t-il précisé.



Pour le Parti communiste du Vénézuela, ce qui permettra d'avancer vers l'intégration et la souveraineté de nos pays, c'est l'unité et l'action des peuples et de leurs organisations révolutionnaires.



« La nécessité existe d'avancer vers l'unité et l'intégration des peuples ; des mouvements populaires ; des travailleurs et des travailleuses, ce qui dépend de la construction d'une nouvelle réalité qui garantisse l'avancée sur la voie de la libération nationale et sociale des peuples du continent », a déclaré le dirigeant.



Le PCV a également appelé au renforcement des institutions et instruments qui ont déjà été développés par les gouvernements progressistes et révolutionnaires, comme c'est le cas de l'Alliance bolivarienne de notre Amérique (ALBA).



« En fin de compte, ce sont les luttes des peuples qui vont être déterminantes, débouchant sur la victoire de gouvernements progressistes et révolutionnaires »,a-t-il affirmé.

 

 

                                                                                                                           Lundi 5 décembre 2011

Publié dans Les Amériques

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