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les ameriques

LA MAREE NOIRE CONTINUE DANS LE GOLFE DU MEXIQUE. DU PETROLE D'ORIGINE INCONNUE SOUILLE A NOUVEAU CETTE IMMENSE REGION

Publié le par Tourtaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On croyait cette catastrophe terminée, il n’en est rien, une nouvelle marée noire menace la région! Maintenant, quelles vont être les suites? Qui va payer et surtout, quels seront les moyens utilisés? Une nouvelle utilisation massive du corexit qui a contaminé les populations et l’environnement? Le cauchemar continue…

Du pétrole d’origine inconnue souille à nouveau le golfe du Mexique. Frais, il ne serait pas un reste de la marée noire de l’an dernier, mais bien le signe de nouvelles fuites. BP, qui devra payer des milliards de dollars pour réparer les dégâts de la marée noire de Deepwater Horizon, nie totalement être impliqué dans ce nouveau rebondissement.

 

 

 

 

D’où vient le pétrole qui souille à nouveau le golfe du Mexique ? Plusieurs organisations environnementales rapportent que de nouvelles taches d’hydrocarbures sont visibles en mer. Les pêcheurs locaux et des pilotes font également le même constat.

Étrangement, c’est à moins d’un kilomètre de l’ancien puits de la plateforme Deepwater Horizon, aujourd’hui scellé, que font surface les nappes d’huile. Les journalistes Ben Raines et Jeff Dute les ont filmées le 23 août dernier.

De nouvelles taches d’huile aperçues le 23 août 2011 à proximité du puits Macondo. De nouvelles fuites sont-elles apparues ? Non, selon BP. © 2011 Press-Register al.com/prvideo

BP, qui aurait réactivé son programme de nettoyage « Vessels of Opportunity », a dépêché sur place une quarantaine de bateaux. Un robot sous-marin a inspecté la tête de puits, sans découvrir l’origine des rejets. S’il semble que la compagnie pétrolière britannique ait pris l’alerte au sérieux, elle nie à présent dans deux communiqués l’existence d’une nouvelle fuite. La pollution observée en surface ne serait qu’un reste de l’année dernière, peut-être du pétrole contenu dans l’épave de la plateforme qui remonterait tardivement.

Chat échaudé craint l’eau froide…

Mais d’autres voix s’inquiètent : sur son blog, l’avocat Stuart Smith rassemble les éléments à charge contre BP. Des échantillons ont été récoltés mi-mars par Paul Orr, de l’association Lower Mississippi Riverkeeper. Après analyse, ils montrent une signature chimique très proche de celle du pétrole du puits Macondo, accidenté l’année dernière. Pas de trace d’altération par un séjour prolongé en mer : il s’agit de pétrole frais, et c’est bien là le problème.

M. Smith cite également un ancien de l’industrie pétrolière, B.K. Lim, qui alertait dès janvier dernier dans une lettre adressée à deux membres du Congrès sur un risque de nouvelles fuites. Bien plus sournoises, elles pourraient selon lui surgir de fractures du sol causées par BP lors des différentes tentatives de colmatage du puits, l’été dernier.

Remobilisation ou fuites non détectées, l’origine de cette nouvelle pollution reste pour l’instant inconnue. Mais pour les professionnels de la mer et populations côtières du golfe, elle fait ressurgir le spectre du désastre écologique de 2010. Alors, inquiets, tous se demandent quand le cauchemar prendra fin.

Source: futura-sciences.com

http://desyeuxpourvoir.blogspot.com/

 

http://www.dazibaoueb.com/article.php?art=25671

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LES ETATS-UNIS, PAYS DES "LIBERTES", OFFRENT L'ASILE SUR LEUR TERRITOIRE A DES DIZAINES DE TERRORISTES ET DE REPRIS DE JUSTICE

Publié le par Tourtaux

Les États-Unis offrent l’asile sur leur territoire à des dizaines de terroristes et de repris de justice
Jean-Guy ALLARD

LGS - Deux nouvelles qui s’entrechoquent. Au moment où les Etats-Unis publient, comme chaque année, leur liste des "pays qui sont sponsors du terrorisme" et dans laquelle figure le pays qui a le plus souffert du terrorisme "made in USA" (Cuba), on apprend qu’en Libye, un ex-leader d’un groupe islamiste est à la tête des insurgés. Mais est-ce vraiment une surprise ?



Promoteurs de la « liste des pays sponsors du terrorisme », dont le propos réel est de dénigrer des nations opposées à leur politique de domination, les États-Unis offrent l’asile à des dizaines de terroristes, de repris de justice en fuite et d’escrocs de toute espèce, réclamés par plusieurs gouvernements d’Amérique latine.

Le site web contrainjerencia.com a établi, depuis le début de l’année, une liste des fugitifs les plus notoires. Les délinquants identifiés comme fugitifs latino-américains résidant en territoire étasunien sont une soixantaine, et la plupart ont commis des actes de terrorisme.

Pour ce qui est de la communauté cubano-américaine de Miami, le « fichier » a dû se limiter à l’inventaire des noms les plus « illustres ». La chute du régime de Fulgencio Batista, soutenu par Washington, fit débarquer dans le sud de la Floride des milliers de complices de la dictature que la CIA recruta ensuite pour ses opérations terroristes exécutées secrètement contre la Révolution cubaine.

Plusieurs auteurs d’actes de terrorisme survenus ces dernières années au Venezuela ont aussi trouvé refuge aux États-Unis, de même que des participants à la conspiration criminelle de Santa Cruz, en Bolivie.

Parmi les individus qui ont promu le recours à la terreur dans plusieurs pays du continent et qui résident aujourd’hui aux États-Unis, avec l’approbation du département d’État, contrainjerencia.com relève les noms suivants :

- Alejandro Melgar, le meneur de la conspiration de Santa Cruz et homme d’affaires bolivien.

- Angel de Fana Serrano, qui participa en 1997, dans l’île Margarita, à un complot pour assassiner le leader cubain Fidel Castro à l’occasion d’un Sommet ibéro-américain. Très proche de Luis Posada Carriles, De Fana a également tenté d’assassiner le président Chavez.

- Armando Valladares, complice de la tentative d’assassinat du président Evo Morales à Santa Cruz, en Bolivie, et de plusieurs actes de terrorisme. Il fut arrêté à Cuba pour avoir posé des bombes dans des magasins et a repris son travail au service de la CIA depuis qu’il a quitté l’île.

- Carlos Alberto Montaner, qui vit depuis plusieurs dizaines d’années de ses « services » contre Cuba. Ayant posé des bombes dans des magasins et des salles de cinéma en 1960, il a échappé à la justice cubaine et a fait partie du réseau terroriste d’Orlando Bosch. Il a des propriétés aux États-Unis et en Espagne.

- Gaspar Jiménez, assassin du diplomate cubain Dartagnan Diaz Diaz, complice de Luis Posada Carriles et condamné pour terrorisme au Panama. Vit à Miami sous la protection du FBI.

- Guillermo Novo Sampoll, terroriste, complice de l’assassinat de l’ex-ministre chilien des Affaires étrangères Orlando Letelier, tortionnaire du Plan Condor, assassin de deux diplomates cubains en Argentine, complice de Luis Posada Carriles et condamné pour cause de terrorisme au Panama. Réside à Miami.

- Huber Matos, connu pour avoir dirigé des actes de terrorisme. Ses relations avec le monde du trafic de drogues en Amérique centrale sont aussi bien connues que celles de son fils, réfugié au Costa Rica. Réside à Miami.

- Hugo Acha Melgar, qui finance la bande de terroristes formée par des néonazis hongrois et croates qui ont tenté d’assassiner le président Evo Morales en 2009, lors du complot de Santa Cruz.

- Joaquim Chaffardet, ex-directeur de la police secrète vénézuélienne, étroitement lié au terroriste international Luis Posada Carriles. Il a été formé par les services de renseignements des États-Unis à l’École des Amériques.

- José Antonio Colina Pulido, responsable d’attentats à la bombe contre des bureaux diplomatiques d’Espagne et de Colombie à Caracas en 2003. Réside à Miami.

- Nelson Mezerhane, financier véreux et actionnaire de Globovision, figure parmi les principaux suspects de l’assassinat du procureur Danilo Anderson. A disparu de Caracas après avoir volé 7 millions de dollars.

- Patricia Poleo, complice de l’assassinat du procureur vénézuélien Danilo Anderson. A participé à plusieurs opérations menées par la CIA depuis l’ambassade des États-Unis à Caracas, contre la Révolution bolivarienne. Réside à Miami.

- Pedro Remon, homme de main de la CIA, assassin du diplomate cubain Félix Garcia Rodriguez et de l’émigré cubain Eulalio Negrin, à New York ; complice de Luis Posada Carriles, condamné pour terrorisme au Panama. Réside à Miami sous la protection du FBI.

- Luis Posada Carriles, agent de la CIA et terroriste international. Ses états de services constituent une liste interminable de crimes. Réclamé par le Venezuela pour les 73 homicides de l’avion cubain détruit en plein vol en 1976. Réside à Miami.

- Reinol Rodriguez, associé à Luis Posada Carriles : complice de l’assassinat à Porto Rico, du jeune Carlos Muñiz Varela. Actuel chef militaire de l’organisation terroriste Alpha 66, tolérée par le FBI. Réside à Miami.

- Roberto Martin Pérez, fils d’un des sbires de la dictature de Batista, ex-chef du comité paramilitaire de la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA).

- Raul Diaz, condamné pour attaques aux explosifs C4 contre deux ambassades à Caracas, en 2003. Réside à Miami.

- Carlos Yacaman, Hondurien, assassin de l’ex-ministre du Logement du gouvernement de Manuel Zelaya, Roland Valenzuela. Vit à Miami.

- Branko Marinkovic, leader de l’opposition bolivienne de Santa Cruz, principal financier et complice de la bande terroriste désarticulée en 2009. A remis 200 000 dollars aux terroristes pour l’achat d’armes. Vit à Miami.

- José Guillermo Garcia, général salvadorien, ex-ministre de la Défense, tortionnaire et responsable de l’assassinat de quatre religieuses étasuniennes.

- Carlos Vides Casanova, ex-chef de la Garde nationale du Salvador, tortionnaire et responsable de l’assassinat de quatre religieuses étasuniennes.

- Michael Townley, officier de la police secrète de Pinochet, complice de l’assassinat d’Orlando Letelier. Vit à Miami.

- Santiago Alvarez Fernandez Magriña, terroriste et trafiquant d’armes cubano-américain, complice de Posada Carriles. Réside à Miami.

- Osvaldo Mitat, terroriste et trafiquant d’armes cubano-américain, complice de Posada Carriles. Réside à Miami.

- Hector Alfonso Ruiz alias Hector Fabian, terroriste cubain, a posé des bombes à des sièges diplomatiques en complicité avec Posada Cariles. Réside à Miami.

- Ramon Saul Sanchez, tueur à gages d’Omega 7, complice d’Eduardo Arocena et de Pedro Remon. Réside à Miami.

- Rodolfo Frometa, terroriste cubain, chef des commandos F4, a reconnu s’être livré à des actes de terrorisme contre Cuba. Réside à Miami.

- Roberto Guillermo Bravo, militaire argentin responsable du massacre de Trelew qui a coûté la vie à 16 jeunes révolutionnaires. Vit à Miami.

- Virgilio Paz Romero, complice de l’assassinat de l’ex-ministre chilien des Affaires étrangères Orlando Letelier et de sa collaboratrice Ronni Moffitt, gracié par George W. Bush. Réside à Miami.

- José Dionisio Suarez Esquivel, alias Charco de Sangre (Flaque de sang), complice de l’assassinat de l’ex-ministre chilien des Affaires étrangères Orlando Letelier et de sa collaboratrice Ronni Moffitt, libéré par George W. Bush. Réside à Miami.

- Félix Rodriguez Mendigutia, alias El Gato (Le Chat), agent CIA, a ordonné l’assassinat du commandant Ernesto Che Guevara, complice de Posada Carriles dans l’opération de trafic d’armes contre cocaïne à la base d’Ilopango, au Salvador. Réside à Miami.

- Salvador Romani, président de la Junte patriotique cubaine (terroriste) au Venezuela, auteur d’une attaque de l’ambassade cubaine à Caracas, complice de l’assassinat du procureur Anderson. Réside à Miami.

- Johan Peña, ex-commissaire de la DISIP vénézuelienne, a posé la bombe qui a tué le procureur Anderson. Vit à Miami.

- Jaime Garcia Covarrubias, ex-chef de la répression de Pinochet, accusé de torture et assassinat, aujourd’hui professeur dans une académie du Pentagone, à Washington.

- José Basulto, terroriste cubano-américain, agent de la CIA, chef de Frères à la Rescousse, et auteur de multiples provocations et assassinats. Vit à Miami.

- Inocente Orlando Montano, colonel salvadorien réclamé par la justice espagnole pour l’assassinat de jésuites.

- José Guevara, ex-agent de la DISIP vénézuélienne terroriste et trafiquant d’armes cubano-américain, complice de Posada Carriles. Réside à Miami. A participé depuis Miami au complot pour assassiner le procureur vénézuélien Danilo Anderson.

À Miami, des dizaines d’organisations cubano-américaines liées au terrorisme demeurent actives, et le FBI est parfaitement informé de leurs opérations violentes. Les groupes terroristes Alpha 66 et Commandos F4 prônent ouvertement le recours à la terreur contre Cuba.

Les activités de soutien aux actes de terrorisme menés par des chefs de la FNCA et du Cuban Liberty Council ont été dénoncées publiquement à plusieurs reprises.

Plus rien n’étonne personne en la matière dans le pays du représentant Connie Mack, qui a tout bonnement suggéré l’assassinat du président vénézuélien Hugo Chavez, et de sa collègue Ileana Ros-Lehtinen, qui a proposé quant à elle l’élimination physique du leader cubain Fidel Castro lors d’une interview concédée à la télévision britannique.

Jean-Guy Allard

http://contrainjerencia.com/index.php/?p=24442

Le portail latinoaméricain http://contrainjerencia.com/ a subi des actes de sabotage juste après la publication d’une liste de terroristes réfugiés aux Etats - Unis, a révélé à Granma un porte - parole du site.

(...)

"Les Etats - Unis attaquent constamment Cuba et le Venezuela sur la question du terrorisme, tout en hébergeant sur son territoire des meurtriers, tortionnaires et terroristes, non seulement d’Amérique latine, mais du monde entier", a-t-il ajouté.

Le porte - parole a confirmé que Contrainjerencia.com est un site latino-américain ayant des partenaires sur tout le continent et dédié à dénoncer les interventions étrangères qui violent la souveraineté des nations d’Amérique latine.

URL de cet article 14485
http://www.legrandsoir.info/les-etats-unis-offrent-l-asile-sur-leur-territoire-a-des-dizaines-de-terroristes-et-de-repris-de-justice.html

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L'EX-SENATRICE PIEDAD CORDOBA, MENACEE DE MORT, QUITTE LA COLOMBIE

Publié le par Tourtaux

 

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Piedad Cordoba dit qu’initialement son séjour hors du pays,

recommandé par des amis et des proches ne doit être que de quelques jours.

 

Oriana Flores

 

Vendredi 19 Aout

 

L'ex sénatrice Piedad Cordoba a quitté la Colombie ces dernières heures  en raison de menaces de mort, ont confirmé ce jeudi des sources liées à la pacifiste et militante pour les droits de l'homme.

 

Le représentant à la Chambre du parti d'opposition Pôle Démocratique Alternatif, Iván Cepeda, a assuré que Cordoba l'avais mis au courant par téléphone cette nuit qu'elle quittait le pays, parce-que les menaces s'étaient intensifiées et qu'un attentat contre sa vie était imminent. Cepeda, lui aussi menacé de mort, a fait remarquer que l'ex parlementaire quittait le pays au milieu de la contoverse affrontée par le président Uribe, en examen pour sa possible responsabilité dans le scandale de l'espionnage illégal.

 

De son côté, l'avocat de Cordoba, Luis Guillermo Pérez, a soutenu dans les médias locaux que bien que les intimidations à l'égard de sa cliente aient été constantes, il y a des informations selon lesquelles il se préparait un attentat pour la tuer.

 

A ce sujet, il confirme que ce sont des sources officielles qui ont averti la leader du groupe de la société civile "Colombiens et Colombiennes pour la Paix" du plan pour l'assassiner ourdi par des groupes d'extrême droite.

 

(...) Cependant, l'avocat de Cordoba assure que cet exil forcé sera temporaire et qu'elle continuera à travailler à la recherche d'alternatives de négociation qui puissent mettre fin au conflit [interne à la Colombie].

 

(...) Cordoba a assuré qu'elle poursuivrait ce qui est en suspens, à savoir une réponse des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) et de l'Armée de Libération Nationale (ELN) à ses propositions de paix.

 

http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?499148

 

 

http://www.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&task=view&id=316200&Itemid=2

 

 

Traduction : Alma

 

http://cubasilorraine.over-blog.org/article-piedad-cordoba-menacee-de-mort-quitte-la-colombie-82355542.html

Publié dans Les Amériques

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115 DIPLOMES EN MEDECINE REVIENNENT DE CUBA

Publié le par Tourtaux

 115 diplômés haïtiens en médecine reviennent de Cuba
  

 

 

 « Chacun doit rendre à son pays ce qu'il a reçu de lui », disait l'empereur d'Ethiopie Haïlé Sélassié. La 7e promotion de médecins haïtiens formés à Santiago de Cuba avait, comme toutes les promotions précédentes, fait le voeu de retourner en Haïti afin qu'ils mettent leurs connaissances au bénéfice de la population. Diplôme en poche, ils reviennent progressivement au pays. Une bonne moitié. « Pwomès se dèt. »
  

 



Haïti: 115 étudiants haïtiens ayant étudié la médecine à Cuba ont été gradués en juillet dernier. « Les 2/3 proviennent de la Fondation Aristide pour la Démocratie en Haïti », a précisé la responsable de la Coopération haïtiano-cubaine auprès du cabinet du ministre de la Santé publique, Margaret O. Sanon. « Inquiets et désemparés, ces derniers avaient produit une demande insistante auprès des autorités haïtiennes de la santé en 2005 afin de poursuivre leurs études déjà entamées à l'université de la Fondation Aristide pour la Démocratie », a-t-elle encore rappelé.
>
> Ces nouveaux diplômés font partie de la septième promotion baptisée « Promotion Esculape 2005-2011 » formés à Santiago de Cuba. De l'année 1999, date du point de départ de la fructueuse coopération haïtiano-cubaine à nos jours, environ 736 médecins généralistes ont été diplômés, a informé madame Sanon. 143 parmi eux ont été nommés par le ministère de la Santé publique en vue de servir la population haïtienne dans les structures sanitaires publiques. Ceux qui parmi eux étaient chanceux, ont obtenu à nouveau une bourse pour faire une spécialisation dans une branche de la médecine ; d'autres, chômeurs qualifiés, après avoir galéré pendant longtemps, trouvent une porte de sortie : ils quittent Haïti pour l'étranger.
>
> De l'avis de madame Sanon, « ces ressources nous abandonnent parce qu'il n'y a pas eu de planification, une politique étatique qui a été vraiment mise en place pour absorber ce volume de médecins formés à Cuba ».
>
> Fraîchement diplômée, le Dr Mariline Laguerre, native des Cayes, affiche son inquiétude : « Il n'y a pas de plus bel investissement dans la jeunesse haïtienne de la part de l'État haïtien que de nous envoyer étudier à Cuba. Mais cet investissement se perd quand le terrain n'est pas préparé pour accueillir autant de diplômés. En réalité, nos aînés restent là sans rien faire ; ils n'ont personne pour les encadrer, pour les orienter. Quand il n'y a pas de suivi, nos compétences se dispersent ; or, Haïti a besoin de médecins. »
>
> Ils se disent prêts à servir Haïti
>
> Le Dr Mariline, qui fait partie des diplômés de la 7e promotion actuellement en Haïti, se dit prête à prendre sa blouse pour aller soulager les malades dans les coins les plus reculés du pays. Confiante, elle aspire à travailler dans une structure publique pendant un certain temps pour acquérir des expériences. Plus tard, elle aimerait se spécialiser en neurochirurgie.
>
> A peine revenu de Cuba, le lauréat de la 7e promotion, le Dr Raoul Adilas Junior, a opiné : « Je pense qu'il est temps que l'État haïtien facilite les jeunes médecins haïtiens de pouvoir se spécialiser, sachant que la majorité d'entre eux sont généralistes. »  Continuer>

 

_____________________________________________
Association FRANCE-CUBA

Visite le site : http://www.francecuba.org/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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CUBA : LA REFORME DU MODELE ECONOMIQUE : CAUSES ET PERSPECTIVES 2/3 PAR SALIM LAMRANI

Publié le par Tourtaux

La réforme du modèle économique : Causes et perspectives 2/3
Salim Lamrani

 

Les facteurs internes
D’un point de vue national, plusieurs facteurs – dont une partie substantielle sont en
lien direct avec l’état de siège imposé par les Etats-Unis – sont à mettre en exergue tels que la
bureaucratie, la corruption au niveau intermédiaire – et parfois au plus haut niveau – de la
structure étatique entrainant le renforcement du marché parallèle, le manque de débat critique,
la faible productivité, l’hypertrophie du secteur public, la production insuffisante de matières
premières alimentaires, la décapitalisation de l’industrie et de l’infrastructure productive, ainsi
que le vieillissement de la population.
La bureaucratie
La bureaucratie est un réel problème à Cuba et affecte des pans entiers de la société.
La presse cubaine, qui a longtemps éludé le sujet, n’hésite désormais plus à en dénoncer
l’indolence, l’inefficacité et les dérives. Le principal quotidien du pays, Granma, porte-parole
du Parti communiste, a virulemment stigmatisé le poids de la bureaucratie et exhorte à « un
changement de mentalité » dans une chronique intitulée « Bureaucratisme, de règle à
exception ». Selon l’article, « il y en a encore qui ferment les yeux face au nouveau scénario
qui se met en place pour l’économie et la société ». Certains ont « la bureaucratie dans les
veines, inoculée comme un virus mortel », alors que d’autres ne souhaitent pas que change
« le système d’obstacle, de dilation, d’impunité et l’amende ou le bakchich pour qu’une
démarche quelconque arrive à son terme ». Nombre de fonctionnaires « profitent de leurs huit
heures quotidiennes de bourreaux rendant la vie impossible » aux citoyens. Granma appelle le
gouvernement à mettre un terme à ce « fléau parasitaire au sein de l’administration
publique », notamment pour l’application des nouvelles mesures d’élargissement du secteur
privé1.
􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃
1 Félix López, « Burocratismo, de regla a excepción », Granma, 29 janvier 2011 ; EFE, « Diario oficial arremete
contra burócratas », 29 janvier 2011
Le quotidien Juventud Rebelde a également dénoncé une bureaucratie « aux méthodes
autocratiques et verticalistes », insensible aux problèmes de la population. Le journal fustige
son comportement « impardonnable et paradoxal », notamment en cette période de grands
changements à Cuba. Cette dernière ne daigne même pas répondre aux courriers de la
population dans plus de 30% des cas et refuse « d’évaluer les problèmes à la racine ». « Un
autre élément préoccupant est l’impunité avec laquelle les lois, les normes et même les droits
des citoyens sont transgressés, devant les yeux de supérieurs2 ».
Alfredo Guevara, père du cinéma cubain et ami personnel de Fidel Castro, a approuvé
la volonté de réforme du gouvernement et a appelé à mettre fin à l’étatisation outrancière de la
société cubaine. « Nous sommes en train de vivre un processus de destruction de l’étatisation
de la société et j’espère que nous aurons un Etat qui s’autolimite dans ses fonctions et qui
permette à la société de se développer3 ». Cela permettra d’atteindre « un niveau
d’indépendance et de maturité qui sera un grand apport » pour le pays. Guevara a souvent
dénoncé la bureaucratie cubaine « absurde et inefficace4 » ainsi que le paternalisme contreproductif
de l’Etat. D’après lui, « la bureaucratie est représentée par des dirigeants inutiles qui
pensent que leur tâche consiste uniquement à donner des ordres. L’Etat, ce n’est pas la
bureaucratie, mais évidemment un Etat disproportionné crée un phénomène idéologique
bureaucratique5 ».
Le président de la République Raúl Castro a mis en garde les partisans du statu quo,
qui refusent le changement : « Nous serons à la fois patients et persévérants face aux
résistances au changement, qu’elles soient conscientes ou inconscientes. J’avertis que toute
résistance bureaucratique à l’accomplissement stricte des accords du Congrès, massivement
soutenus par le peuple, sera inutile6 ».
La corruption
La corruption est également un phénomène endémique à Cuba et gangrène les niveaux
intermédiaires de la structure étatique, y compris les inspecteurs des impôts, et parfois la plus
haute hiérarchie7. Le marché noir s’est substantiellement développé à Cuba depuis la chute de
􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃
2 José Alejandro Rodríguez, « Menos respuestas cuando más se necesitan », Juventud Rebelde, 6 juillet 2011.
3 Agence France Presse, « Figura histórica del castrismo aplaude la ‘desestatización », 23 novembre 2010.
4 Agence France Presse, « Transición del ‘disparate’ al socialismo, dice Guevara », 24 juin 2011
5 Agence France Presse, « Figura histórica del castrismo aplaude la ‘desestatización », op. cit.
6 Raúl Castro, « Toda resistencia burocrática al estricto cumplimiento de los acuerdos del Congreso, respaldados
másivamente por el pueblo, será inútil », Cubadebate, 1er août 2011.
7 Agence France Presse, « Fisco cubano combatirá corrupción de inspectores », 26 juillet 2011.
l’Union soviétique. Elle est principalement due à l’insuffisance du revenu mensuel. Raúl
Castro l’a d’ailleurs reconnu sans ambages : « Le salaire est encore clairement insuffisant
pour satisfaire tous les besoins, et il a pratiquement cessé de remplir son rôle d’assurer le
principe socialiste selon lequel chacun apporte selon sa capacité et reçoit selon son travail.
Cela a favorisé des manifestations d’indiscipline sociale8 ». Or, toute augmentation du
traitement mensuel ne peut survenir qu’en parallèle à une augmentation de la production,
laquelle génèrera plus de revenus.
Une étude réalisée en 2005, à la demande expresse de Fidel Castro, avait révélé
l’ampleur du vol de combustible dans les 2 000 stations à essence du pays. Durant quarantecinq
jours, les employés de ces points de vente avaient été remplacés par des travailleurs
sociaux et renvoyés chez eux, avec le maintien intégral de leur salaire. Le premier rapport
rendu public avait montré que plus de 50% de l’essence était détourné. En effet, les revenus
quotidiens générés par les 2 000 points de ventes avaient augmenté de 100 000 dollars, soit
une croissance de 115% par rapport à la situation antérieure. Dans la province de Santiago de
Cuba, les revenus avaient explosé de 553%, illustrant ainsi le fait que plus de 80% du
combustible était dérobé à l’Etat et revendu dans l’économie souterraine9. Un détournement
d’une telle ampleur ne peut être effectué sans la complicité active de hauts-fonctionnaires
occupant des postes à responsabilité. Par le passé, plusieurs ministres ont été destitués,
traduits en justice et condamnées à de lourdes peines de prison pour corruption et
détournements de fonds10. Récemment trois ministres ont été limogés pour diverses raisons11.
Face à ce constat alarmant, Fidel Castro avait mis en garde contre un effondrement total du
système : « Ce pays peut s’autodétruire lui-même ; cette Révolution peut s’autodétruire […],
nous pouvons la détruire, et ce serait notre faute12 ».
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8 Raúl Castro Ruz, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los
Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima
Legislatura de la Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de
2010, “Año 52 de la Revolución” », op. cit.
9 Andrea Rodriguez, « Castro revela cifras de robo de combustible en Cuba », Associated Press, 7 décembre
2005.
10 Esteban Morales, « Corrupción: ¿La verdadera contrarrevolución? », Progreso Semanal, 20 avril 2010 ;
Mauricio Vicent, « Corrupción al modo cubano », El País, 16 mai 2010 ; Agence France Presse, « Cuba
condena a veinte años de cárcel a empresario chileno Max Marambio », 5 mai 2011.
11 Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos
de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la
Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de
la Revolución” », op.cit., Granma, « Electa Teresita Romero vicepresidenta de la Asamblea Provincial del Poder
Popular en Sancti Spíritu », 2 avril 2011 ; EFE, « Destituciones por corrupción en gobierno de Sancti Spíritu », 2
avril 2011.
12 Fidel Castro Ruz, « Discurso pronunciado por Fidel Castro Ruz, Presidente de la República de Cuba, en el
acto por el aniversario 60 de su ingreso a la universidad, efectuado en el Aula Magna de la Universidad de La
Raúl Castro, conscient que la corruption n’épargne pas les hauts-fonctionnaires, a
envoyé un message clair aux responsables de tous les secteurs : « Il faut mettre un terme
définitif au mensonge et à la tromperie dans la conduite des cadres, de tout niveau ». De
manière plus insolite, il s’est appuyé sur deux des dix commandements bibliques pour illustrer
son propos : « Tu ne voleras point » et « tu ne mentiras point ». De la même manière, il a
évoqué les trois principes éthiques et moraux de la civilisation Inca : « ne pas mentir, ne pas
voler, ne pas être paresseux », lesquels doivent guider la conduite de tous les responsables de
la nation13. En effet, le marché noir est alimenté par le détournement massif de marchandises
importées par l’Etat et implique forcément de hauts dirigeants. Raúl Castro a été explicite à ce
sujet : « Face aux violations de la Constitution et de la légalité établie, il n’y a d’autres
alternatives que de recourir au Procureur et aux Tribunaux, comme nous avons déjà
commencé à le faire, pour exiger des responsabilités aux contrevenants, quels qu’ils soient,
car tous les Cubains, sans exception, sommes égaux devant la loi14 ».
Gladys Berejano, vice-présidente du Conseil d’Etat et responsable de la lutte
anticorruption du gouvernement cubain, a reconnu que le combat contre les malversations
restait un défi majeur et l’une des grandes priorités nationales. Selon un récent audit réalisé en
2011, à peine 46% des entités publiques évaluées à Cuba présentaient un bilan acceptable.
Dans le reste des agences et entreprises d’Etat, les administrateurs ont falsifié les livres de
comptes afin de détourner des articles vers le marché noir, avec la complicité des expertscomptables
chargés d’évaluer la santé financière de la structure15.
L’affaire Esteban Morales est édifiante dans la mesure où elle permet de faire la
lumière sur la lutte entre les forces obscures et conservatrices toujours présentes au sein du
Parti Communiste Cubain et ses secteurs plus critiques et progressistes. Dans un article publié
sur le site Internet de l’Union nationale des écrivains et artistes de Cuba (UNEAC), Esteban
Morales, économiste et membre du Parti communiste cubain à la réputation honorable,
spécialiste de la question du racisme et des relations avec les Etats-Unis, avait mis en garde en
avril 2011 contre le principal danger qui menaçait le processus révolutionnaire cubain : la
corruption. Il avait dénoncé l’enrichissement illicite de certains haut-fonctionnaires et
􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃
Habana », 17 novembre 2005. http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/2005/esp/f171105e.html (site consulté le 2
avril 2011).
13 Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos
de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la
Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de
la Revolución” », op.cit.
14 Raúl Castro, « Toda resistencia burocrática al estricto cumplimiento de los acuerdos del Congreso, respaldados
másivamente por el pueblo, será inútil », Cubadebate, 1er août 2011.
15 Juan O. Tamayo, « Régimen cubano reconoce aumento de corrupción », 22 juin 2011.
membres du gouvernement sans citer de noms, les accusant de préparer le transfert des biens
publics entre des mains privées, en cas de chute du régime, dans un processus similaire à ce
qui s’était passée dans l’ex Union Soviétique. « Il est indéniable que la contrerévolution prend
peu à peu des positions à certains niveaux de l’Etat et du gouvernement ». Il avait cité en
exemple la distribution récente de terres en usufruit et les nombreux cas de « fraudes,
illégalités, favoritismes, lenteur bureaucratiques » qui se sont ensuivis, ainsi que d’autres cas
de hauts-fonctionnaires qui se sont rendus coupables de détournements de fonds et ont ouvert
des comptes bancaires à l’étranger16.
Suite à la publication de cette réflexion sévère et implacable sur la forme mais
fondamentalement avérée, Morales a été exclu du Parti Communiste Cubain et son article
retiré du site de l’UNEAC. Néanmoins, face au large soutien dont il a bénéficié parmi les
membres du Parti – y compris celui de Raúl Castro –, la Commission d’Appel du Comité
Central a désavoué la décision prise en première instance et a réintégré Morales dans ses
fonctions17.
La culture du débat
L’absence d’une véritable culture du débat critique à Cuba constitue un frein au
développement de la nation. Les plus hauts dirigeants sont conscients cette réalité. Ainsi,
Fidel Castro regrette l’unanimité de façade trop souvent présentée, notamment dans la presse
cubaine :
Pendant longtemps on a eu tendance ici à supposer que les remarques critiques, la dénonciation de ce
qui n’allait pas faisaient le jeu de l’ennemi, aidaient la contre-révolution. Certains ont peur parfois
d’informer sur quelque chose en pensant que cela pourrait servir à l’ennemi. Or nous savons
pertinemment que le travail des médias est très important dans la lutte contre les faits négatifs. C’est
pourquoi nous avons encouragé à l’esprit critique. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il était
nécessaire de développer bien davantage l’esprit critique18.
Raúl Castro a également fustigé les non-dits, la complaisance et la médiocrité. Il a
appelé à plus de franchise. « Il ne faut pas craindre les divergences de critères […], les
􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃
16Esteban Morales, « Corrupción : ¿la verdadera contrarrevolución », Unión Nacional de Escritores y Artistas de
Cuba, 8 avril 2011. http://www.uneac.org.cu/index.php?module=noticias&act=detalle&tipo=noticia&id=3123
(site consulté le 11 août 2011).
17 Andrea Rodriguez, « Cuba : comunistas reincorporan a académico expulsado por críticas », The Associated
Press, 8 juillet 2011.
18 Ignacio Ramonet, Fidel Castro. Biographie à deux voix, Paris, Fayard/Galilée, 2007, p. 516.
différences d’opinions […], qui seront toujours préférables à la fausse unanimité basée sur la
simulation et l’opportunisme. Il s’agit de surcroit d’un droit dont personne ne doit être privé ».
Castro a dénoncé l’excès de la « culture du secret à laquelle nous nous sommes habitués
durant plus de cinquante ans » pour occulter les erreurs, les défaillances et les manquements.
« Il est nécessaire de changer la mentalité des cadres et de tous nos compatriotes19 », a-t-il
ajouté, en proposant de limiter à 10 ans les mandats politiques « afin d’assurer un
rajeunissement systématique de toute la chaîne de responsabilité20 ». A destination des
médias, il a tenu les propos suivants :
Notre presse parle assez de cela, des conquêtes de la Révolution, et nous en faisons autant dans les
discours. Mais il faut aller au coeur des problèmes […]. Je suis un défenseur à outrance de la fin de la
culture du secret car derrière ce tapis doré se cachent nos manquements et ceux qui ont intérêt à ce que
rien ne change. Je me souviens de quelques critiques apparues dans la presse il y quelques années avec
mon soutien [...]. Immédiatement, la grande bureaucratie s’est mise en branle et a commencé à
protester : « Ces choses n’aident pas et démoralisent les travailleurs ». Quels travailleurs vont être
démoralisés ? De même, dans une grande entreprise laitière de l’Etat de Camagüey, Le Triangle,
pendant des semaines, on donnait le lait produit à des cochons du coin car le camion citerne était en
panne. J’ai alors demandé à un secrétaire du Comité Central de dénoncer cela dans Granma. Certains
sont venus me voir pour me dire que ce genre de critiques était contreproductif car cela démoralisait les
travailleurs, etc. Mais, ce qu’ils ne savaient pas, c’est que j’en étais à l’origine21.
Le 1er août 2011, lors de son discours de clôture de la VIIe Législature du Parlement
Cubain, Raúl Casto a réitéré la nécessité du débat critique et contradictoire au sein d’une
société : « Toutes les opinions doivent être analysées, et quand il n’y a pas consensus, les
divergences seront portées auprès des instances supérieures habilitées à prendre une décision ;
de plus, personne ne dispose des prérogatives pour l’empêcher22 ». Il a appelé à mettre fin « à
l’habitude du triomphalisme, de l’autosatisfaction et du formalisme dans le traitement de
l’actualité nationale et à générer des matériaux écrits et des programmes de télévision et de
􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃
19 Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos
de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la
Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de
la Revolución” », op.cit.
20 Raúl Castro, « Texto íntegro del Informe Central al VI Congreso del PCC », 16 avril 2011.
http://www.cuba.cu/gobierno/rauldiscursos/2011/esp/r160411e.html (site consulté le 3 juin 2011).
21 Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos
de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la
Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de
la Revolución” », op.cit.
22 Raúl Castro, « Toda resistencia burocrática al estricto cumplimiento de los acuerdos del Congreso, respaldados
másivamente por el pueblo, será inútil », Cubadebate, 1er août 2011.
radio qui par leur contenu et leur style captent l’attention et stimulent le débat au sein de
l’opinion publique », afin d’éviter les matériaux « ennuyeux, improvisés et superficiels » au
sein des médias23.
Granma a également fustigé la culture du secret de la part des fonctionnaires qui
empêchent la presse cubaine d’informer correctement la population. Ainsi, la collecte
d’information devient un véritable parcours du combattant dans un labyrinthe bureaucratique
où les autorisations pour tout reportage sont nécessaires. Le quotidien dénonce
« l’incompréhension de nombreux fonctionnaires administratifs qui semblent vivre insensibles
au droit des citoyens et à l’irritation que cause à la population le fait de ne pas expliquer à
temps les raisons d’un phénomène ou d’une mesure ». Les obstacles sciemment érigés dans
l’accès à l’information violent « les principes démocratiques » établies par la Constitution de
la République. « Offrir une information systématique, véritable, diverse, qui permette
d’aborder la réalité dans toute sa complexité, ne constitue pas une faveur mais un droit du
peuple », conclut le journal24.
Le sectarisme
A Cuba, certaines pratiques discriminatoires sont toujours persistantes au plus haut
niveau de l’appareil étatique, malgré les efforts déployés par le président de la République lui-même
pour y mettre un terme. Raúl Castro a ainsi publiquement dénoncé à la télévision
certaines atteintes à la liberté religieuse dues à l’intolérance « encore enracinée dans la
mentalité de nombreux dirigeants à tous les niveaux ». Il a évoqué le cas d’une femme, cadre
du Parti communiste, au parcours exemplaire, qui a été écartée de ses fonctions, en février
2011, en raison de sa foi chrétienne et dont le salaire a été réduit de 40%, en violation de
l’article 43 de la Constitution de 1976 qui interdit tout type de discrimination. Le président de
la République a ainsi dénoncé « le mal occasionné à une famille cubaine par des attitudes
basées sur une mentalité archaïque, alimentée par la simulation et l’opportunisme ».
Rappelant que la personne victime de cette discrimination était née en 1953, date de l’attaque
de la caserne Moncada par les partisans de Fidel Castro contre la dictature de Fulgencio
Batista, Raúl Castro a tenu les propos suivants :
􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃
23 Raúl Castro, « Texto íntegro del Informe Central al VI Congreso del PCC », 16 de abril de 2011.
http://www.cubadebate.cu/opinion/2011/04/16/texto-integro-del-informe-central-al-vi-congreso-del-pcc/ (site
consulté le 20 avril 2011).
24 Anneris Ivette Leyva, « El derecho a la información », Granma, 8 juillet 2011.
Je ne suis pas allé au Moncada pour ça […]. J’ai évoqué cette affaire lors de la réunion du 30 juillet, qui
marquait également le 54ème anniversaire de l’assassinat de Frank País et de son fidèle compagnon Raúl
Pujol. J’ai connu Frank au Mexique, je l’ai revu dans la Sierra, et je ne me souviens pas avoir connu une
âme aussi pure que la sienne, aussi courageuse, aussi révolutionnaire, aussi noble et modeste, et
m’adressant à l’un des responsables de cette injustice qui a été commise, je lui ai dit : Frank croyait en
Dieu et pratiquait sa religion, que je sache il n’avait jamais cessé de la pratiquer, qu’auriez-vous fait de
Frank País25 ?
Pourtant, les relations avec l’Eglise catholique romaine n’ont jamais été aussi bonnes
depuis le triomphe de la révolution en 1959. Le scénario de confrontation avec les institutions
religieuses a peu à peu laissé place au dialogue, limant ainsi les aspérités du passé où « les
deux parties ont fait preuve d’excès ». Raúl Castro a ainsi virulemment condamné ces
pratiques « qui portent atteinte à notre principal arme pour préserver l’indépendance et la
souveraineté nationale, c’est-à-dire, l’Unité de la Nation ». Selon lui, il est urgent de briser
« la barrière psychologique formée par l’inertie, l’immobilisme, la simulation ou la double
morale et l’insensibilité » qui conduit à tout type d’abus. « Notre pire ennemi n’est pas
l’impérialisme et encore moins ses salariés présents sur notre sol, mais nos propres erreurs. Si
elles sont analysées en profondeur et avec honnêteté, elles se transformeront en leçons26 ».
Une productivité faible
La productivité est également un problème endémique dans une société habituée à
recevoir la même rémunération quelle que soit la qualité et la quantité du travail fourni. Les
employés du secteur public ne s’intéressent guère aux problématiques de productivité et
d’efficience. Il y en en effet « une absence de culture économique chez la population ». Par
ailleurs, la soviétisation de l’économie cubaine à partir de 1968, avec la nationalisation de
tous les petits commerces, a eu des conséquences désastreuses pour le pays en termes de
rendement. Au lieu d’adapter la politique économique aux particularités nationales, Cuba
avait suivi par mimétisme le modèle russe. Raúl Castro admet désormais l’erreur dictée à la
fois par l’inexpérience de la direction de la nation et par le contexte géopolitique de l’époque :
« Nous ne pensons pas copier de nouveau quelqu’un, car cela nous a causé de nombreux
􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃
25 Raúl Castro, « Toda resistencia burocrática al estricto cumplimiento de los acuerdos del Congreso, respaldados
másivamente por el pueblo, será inútil », Cubadebate, 1er août 2011.
26 Ibid.
problèmes par le passé et, par-dessus le marché, nous avions mal copié27 ». Le gouvernement
cubain est lucide au sujet de ses manquements en matière économique. Il reconnaît que « la
spontanéité, l’improvisation, la superficialité, le non-accomplissement des objectifs, le
manque de profondeur dans les études de faisabilité et le manque de vision intégrale pour
entreprendre un investissement » portent un grave préjudice à la nation28.
Cuba dispose de terres extraordinairement fertiles et pourrait être un exportateur de
matières premières alimentaires. Au lieu de cela, Cuba importe 83% des produits alimentaires
qu’elle consomme. Par exemple, Cuba importe chaque année 47 millions de dollars de café
alors qu’il serait parfaitement possible d’en produire à Cuba d’une excellente qualité. En
1975, le Vietnam, au sortir de la guerre, avait sollicité l’aide cubaine pour produire du café.
Le Vietnam est désormais le second exportateur de café au monde…grâce à l’expérience et au
savoir-faire cubains. Un diplomate vietnamien a fait part de sa surprise à son homologue
cubain face à cette contradiction : « Comment est-il possible que vous nous achetiez du café
alors que vous nous avez appris à le semer29 ? ». Il y a une raison à cela : Sur les 6,6 millions
d’hectares de surface agricole, 3,6 millions restaient en jachère ou sous-exploités en 200830.
La politique agricole du gouvernement révolutionnaire a ainsi été l’un de ses plus
graves échecs. Plusieurs facteurs permettent d’expliquer cette dépendance stratégiquement
dangereuse. Tout d’abord, le métier de la terre est par définition un travail difficile et ingrat,
surtout dans une société qui a atteint un niveau de développement humain sans précédant dans
l’histoire de l’Amérique latine et du Tiers-monde. Il est en effet difficile de convaincre des
citoyens ayant obtenu des diplômes universitaires d’aller produire du café ou du blé pour
obtenir, de toute façon, le même salaire qu’un employé de bureau. Pour cela, il est
indispensable « que les agriculteurs obtiennent des revenus justes et raisonnables pour leur
dur labeur31 », comme l’a rappelé le président cubain. Ainsi, depuis 2008, sur un fonds
􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃
27 Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos
de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la
Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de
la Revolución” », op.cit.
28 Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido
y la Revolución », op. cit.
29 Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos
de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la
Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de
la Revolución” », op.cit.
30 Andrea Rodriguez, « Rebajan precios de insumos agrícolas en Cuba », The Associated Press, 5 août 2011.
Voir également le témoignage d’un agriculteur : Ventura de Jesús, « Un buen agricultor suburbano », Granma,
21 mai 2011.
31 Raúl Castro, « Discurso pronunciado por el General de Ejército Raúl Castro Ruz, Presidente de los Consejos
de Estado y de Ministros, en la clausura del Sexto Período Ordinario de Sesiones de la Séptima Legislatura de la
disponible de 1,8 millions d’hectares de terres non cultivées, plus d’un million a été concédé –
pour des surfaces allant de 13 à 40 hectares – en usufruit gratuit pour une période de 10 ans
pour les particuliers et de 25 ans pour les coopératives. De la même manière, le gouvernement
a décidé de baisser de 60% le prix du matériel et des produits agricoles afin d’inciter la
population à investir ce domaine32.
L’hypertrophie du secteur public et la faiblesse de l’infrastructure productive
L’hypertrophie du secteur public est une réalité indéniable. En effet, l’Etat emploie
près de 84% de la population active, qui s’élève à 5,2 millions de personnes. La fonction
publique se charge de fournir un emploi aux Cubains, même si certains secteurs sont saturés.
Le suremploi permet d’obtenir une certaine stabilité sociale mais près d’un million d’emplois
sont considérés comme peu ou pas productifs33.
La décapitalisation de l’industrie et de l’infrastructure productive constitue un sérieux
obstacle économique. Cuba a un besoin urgent de nouveaux investissements, notamment en
capitaux étrangers. Néanmoins, les menaces de sanctions en provenance des Etats-Unis
freinent les potentiels investisseurs34.
Une transition démographique avancée
Cuba se trouve enfin à stade de transition démographique avancée, tout comme des
pays tels que l’Argentine, l’Uruguay ou le Chili, en raison de son indice de développement
humain élevée. Le pays est donc confrontée au vieillissement de sa population, dont
l’espérance de vie est de près de 80 ans. Selon le Bureau national des statistiques (ONE), près
de deux millions de personnes ont plus de 60 ans, soit 17,8% de la population du pays. Dans
vingt ans, le chiffre passera à 30%35. Cuba compte actuellement 1 551 centenaires et doit faire
face non seulement au problème du financement des retraites – l’âge de départ est passé de 55
ans à 60 ans pour les femmes et de 60 ans à 65 ans pour les hommes en 2009 –, mais
également au danger de non-renouvellement générationnel qui affecte l’économie et la
􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃􀀃
Asamblea Nacional del Poder Popular, en el Palacio de Convenciones, el 18 de diciembre de 2010, “Año 52 de
la Revolución” », op.cit.
32 Andrea Rodriguez, « Rebajan precios de insumos agrícolas en Cuba », op. cit.
33 Paul Haven, « Cuba : Pequeños empresarios, factor clave de reformas económicas », The Associated Press, 31
janvier 2011.
34 Partido Comunista de Cuba, « Resolución sobre los lineamientos de la política económica y social del partido
y la Revolución », op. cit.
35 EFE, « El envejecimiento poblacional en Cuba continuó en aumento en 2010 », 7 juillet 2011.
société. En effet, le nombre d’habitants a diminué en 2010 en raison du faible taux de
natalité36.
A suivre :
-« Les mesures économiques et sociales ».
Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris Sorbonne-Paris
IV, Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris Sorbonne-Paris
IV, et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, et journaliste, spécialiste des relations
entre Cuba et les Etats-Unis.
Son dernier ouvrage s’intitule Etat de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis
contre Cuba, Paris, Editions Estrella, 2011, avec un prologue de Wayne S. Smith et une
préface de Paul Estrade.
Contacto: Salim.Lamrani@univ-mlv.fr ; lamranisalim@yahoo.fr
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36 Agence France Presse, « Aumenta cantidad de centenarios y disminuyen nacimientos en Cuba », 20 mai 2011.
Voir également EFE, « Centenarios cubanos develan secreto de la longevidad », 27 mai 2011.

 

Source : Jacqueline ROUSSIE
kakine.roussie@orange.fr
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Balades en Pyrénées sur :
http://pagesperso-orange.fr/claude.roussie/

Publié dans Les Amériques

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