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les ameriques

COMME TOUS LES 5 DU MOIS, NE LES OUBLIONS PAS...

Publié le par Tourtaux

Comme tous les cinq du mois, ne les oublions pas...
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Comité International pour la Liberté des 5 Cubains

Le 5  juin, élevons nos voix pour eux  


 

   N'OUBLIEZ PAS ! 


CE 5 JUIN, ENVOYEZ un fax, ou écrivez un courrier électronique, ou téléphonez et/ou envoyez un télégramme demandant au président Obama de libérer les 5 patriotes cubains incarcérés aux États-Unis pour avoir défendu la vie. Demandez à vos amis et à vos relations de faire de même. 

  

Demandons au président Obama de faire usage des facultés que lui confère la Constitution des États-Unis, comme avocat, comme père, comme fils, comme époux, comme prix Nobel de la Paix, et de mettre FIN À CETTE COLOSSALE INJUSTICE EN LIBÉRANT LES 5 IMMÉDIATEMENT !

 

ENVOYEZ CE MESSAGE À UN AMI POUR QU’IL SE JOIGNE À CETTE CAMPAGNE 

 

Il est nécessaire d’escalader les montagnes, de descendre dans les profondeurs des mers, pour briser le silence médiatique, afin que le monde connaisse l’histoire des Cinq. BRISONS LE MUR DE SILENCE EN ORGANISANT TOUTES LES ACTIVITÉS POSSIBLES LE 5 DE CHAQUE MOIS JUSQU’AU RETOUR DES CINQ DANS LEUR PATRIE AUPRÈS DE LEUR FAMILLE.

 


Le 5 de chaque mois pour les Cinq


http://www.youtube.com/watch?v=M-GaK-_qALI


DIFFÉRENTES FAÇONS DE COMMUNIQUER AVEC LA MAISON BLANCHE


Par téléphone : 202-456-1111


Si vous téléphonez en dehors des États-Unis, marquez le code international de votre pays + 1 (code des États-Unis) 202.456.1111 
 

Par fax: 202 456-2461

  

Si vous envoyez un fax en dehors des États-Unis, marquez le code international de votre pays + 1  (code des États-Unis) 202-456.2461

 

Par courrier électronique :   HTTP://WWW.WHITEHOUSE.GOV/CONTACT  

 

Instructions pour les personnes qui ne lisent pas l’anglais pour envoyer un courrier électronique au président Obama  

 

Ne remplir que les questions comportant un astérisque (*)

 

Où est écrit First Name, écrivez votre prénom

Où est écrit Last Name, écrivez votre nom

Où est écrit E-mail, écrivez votre courrier électronique

IMPORTANT : « Type » n’a pas d’astérisque mais vous devez cliquer sur « Internacional » pour pouvoir continuer.

 

Où est écrit Country, vous devez écrire votre pays

Où est écrit Subject, choisissez "Foreign Policy"

Où est écrit Message, écrivez votre message sans dépasser les 2.500 caractères.

À la fin écrivez textuellement la phrase qui apparaît sur l’écran qui dit « type the two words », en laissant un espace entre les deux mots.

Pour envoyer le message, vous devez cliquez sur Submit


Pour envoyer un télégramme


President Barack Obama 
The White House 
1600 Pennsylvania Ave, NW 
Washington, DC 20500 
EE.UU.

 

Ce mois-ci, Gerardo Hernandez et Ramon Labañino passeront un autre anniversaire derrière les barreaux, loin de leurs familles. L’anniversaire de Gerardo est le 4 juin, et celui de Ramón le 9 juin.

 

Si vous souhaitez leur envoyer un message, merci d’écrire aux adresses suivantes :

 

Gerardo Hernandez

#58739-004

USP Victorville

P.O. Box 5300

Adelanto, CA 92301

 

Pour écrire à Ramon, écrivez impérativement sur l’enveloppe le nom suivant : 

Luis Medina

#58734-004

FCI Jesup

2680, 301 South

Jesup, GA 31599  

 
 
 

 

Comité International por la Liberté des Cinq Cubains

Para plus d’informations sur l’affaire des Cinq, voir les sites :  

www.thecuban5.org (site des Etats-Unis) et www.freeforfive.org  (site europeen)

 
 

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DE LA MULE DE JOSE MARTI A CELLE DE SANDINO : LETTRE TRES URGENTE

Publié le par Tourtaux

 

Tomas Borge
De la mule de José Marti a celle de Sandino : lettre très urgente

mardi 24 mai 2011

Compagnons du Forum de Sao Paulo et de la Conférence des Partis Politiques d’Amérique Latine et des Caraïbes (COPPAL) :

Je suis au courant. Presque personne ne l’est. Le forum de Sao Paulo s’est mis d’accord pour se solidariser avec les 5 prisonniers cubains dans des prisons nord-américaines. Ce fut une décision de plus du forum. Bonne décision, fille d’un engagement sacré même si, à mon avis, elle reste transcendance et de caractère formel. La même résolution a été prise — personne ne le sait — par l’important organisme interparlementaire latino-américain, le COPPAL.

De mon point de vue il est nécessaire de réaliser une dénonciation colossale de cette tragédie, assumer une conduite solidaire, pratique, à la recherche de résultats exacts.

La prison est terrible. Nous le savons par expérience. Quelques uns de nos frères sont passés par l’expérience évanouissante des prisons somozistes. Les martyrs José Benito Escobar, Julián Roque, Oscar Benavidez et les compagnons Daniel Ortega, Jacinto Suarez, Lenin Cerna, Leopoldo Rivas, Manuel Vallecillo, entre autres, furent crucifiés dans la prison de Tipitapa pendant plus de six ans. Une telle expérience a marqué leurs vies pour toujours. Un pareil sacrifice confère des mérites historiques qu’aucune circonstance, crachat ou autres circonférences de la vie, ne peuvent effacer. A ces compagnons il faut attribuer de plus le mérite de leur militance ultérieure : digne, ferme, sans hésitations dans les heures difficiles, sans défaillir sous la panique causée par les calomnies, mensonges, et autres haines et comportements indécents de l’adversaire. Malgré tout cela ces frères qui sont les nôtres sont restés groupés et ont été consolés par la visite des familles. Ils ont été libérés grâce à l’excellence d’une action du Front Sandiniste de Libération Nationale (FSLN) qui les a emmenés jusqu’à Cuba, où les attendait Carlos Fonseca —progéniteur intellectuel de leur libération— et la concorde effusive de l’île fraternelle.

Les prisonniers cubains, appelés héros en toute justice, sont isolés entre eux, dans des cellules solitaires, obscures, déprimantes, à l’apparence de sépulcres. Seul Satan est capable d’une cruauté semblable. Ils sont condamnés à de très longues peines. L’un d’eux à deux prisons à perpétuité, plus 15 ans. Ils ont subi treize ans de prison isolante et torturante. La cruauté a été insolite et bestiale. Les condamnations sont évidemment injustes, disproportionnées, une profanation des Droits de l’Homme. Leur innocence – et même leurs ennemis les plus enragés le savent – est prouvée. Treize longues années n’ont rien d’un jeu. Une telle dignité et une telle fermeté, presque inconcevable, ne peuvent s’expliquer que par l’héritage de l’héroïsme de Marti et par l’exemple de Fidel. La liberté de ces êtres humains est pour les cubains et pour Fidel une priorité insistante et obligée.

Les déclarations formelles ne suffisent pas. Il est nécessaire de convertir notre volonté solidaire en un immense jury de nos peuples pour crever le tympan de l’empire et de Barak Obama, le suspect prix Nobel de la Paix, les obliger à mettre fin à une telle violation.

Si nous obtenons la liberté de ces hommes, le peuple de Cuba et Fidel seront heureux, et c’est notre obligation de leur offrir ce bonheur, par réciprocité élémentaire à la solidarité illimitée de Cuba et de Fidel avec tous les peuples du monde. Il faut rassembler des millions de signatures — des millions de signatures ! — réaliser des milliers d’actes publics — des milliers d’actes publics ! — faire résonner des tambours et des clairons pour que les entende le sourd et insensible président nord-américain. Plus encore, en plus de nos luttes pour les intérêts de nos peuples, une telle demande devrait être en première ligne de combat.

J’en suis sûr : l’entêtement de Fidel et du peuple cubain —entêtement semblable à la mule de Sandino ou à celle de José Martí quand il chevaucha vers le martyre —, obtiendront la liberté de ces jeunes hommes. Un jour ils se promèneront sur le quai de la Havane en tenant par la main leurs mères, épouses et enfants, ils écouteront le bruit des vagues et des multitudes, jouissant d’une victoire aussi attendue qu’inévitable. Nous sommes obligés à participer au dessin d’un tel paysage. Quand se produira ce miracle – je crois dans les miracles — nous serons tous plus libres.

Tomas Borge, Managua, 24 mai 2011

Traduction : T. Deronne, pour La Revolucion Vive

Publié dans Les Amériques

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LINCOLN DIAZ-BALART RESSUSCITE UNE ORGANISATION TERRORISTE CONTRE CUBA

Publié le par Tourtaux

L’ANCIEN congressiste Lincoln Diaz-Balart, qui au début de l’année dernière a quitté son siège à Washington, a commencé à réorganiser « La Rosa Blanca », l’organisation violente créée par son père, d’après des informations qui circulent à Miami
Lincoln Diaz-Balart ressuscite une organisation terroriste contre Cuba
Ce politique d’origine cubaine chercherait de ce fait à récupérer à son profit les fonds millionnaires du budget fédéral destiné aux plans de déstabilisation contre Cuba, ceci avec le soutien déjà connu de son ex collègue Ileana Ros-Lehtinen.

Le 25 mai 2010, Diaz Balart a présidé une réunion secrète visant à ressusciter « La Rosa Blanca ». L’entretien s’est déroulé en présence de Ros-Lehtinen, membre du Congrès, et actuelle responsable du Comité des Relations extérieures de la Chambre des représentants, et du sénateur Fédéral Marco Rubio, récemment élu.

« La Rosa Blanca » fut créée à New York le 29 janvier 1959 par Rafael Diaz-Balart, ancien ministre de l’intérieur du régime du tyran Fulgencio Batista, à l’initiative de la CIA, comme un groupe clandestin violent d’opposition regroupant les principaux assassins du vieux régime qui sévissait à Cuba avant 1959.

Des années durant, cette organisation fut l’instrument privilégié de la CIA pour apporter son appui aux « soulèvements » qu’elle organisait et finançait dans la partie centrale de l’Ile dans le but de déstabiliser la jeune révolution.

UNE REUNION DE NOSTALGIQUES

A cette réunion de refondation de la « Rosa Blanca » assistaient également Roberto Martin Pérez, ancien caporal de la police de Batista, tortionnaire, fils d’un colonel assassin. Martin Pérez, qui a épousé la présentatrice Ninoska Pérez Castellon, dirigea le Comité paramilitaire de la Fondation nationale cubano-américaine.

Aujourd’hui il dirige le Cuban Liberty Council, une confrérie de partisans du recours à la violence contre Cuba.

D’autres nostalgiques de la dictature de Fulgencio Batista étaient présents à cette réunion, dont le neveu du lieutenant-colonel Angel Sanchez Mosquera, et le colonel Roger Rojas Lavernia, un des chef du Bureau de répression des activités communistes (BRAC), un centre de recherche et de torture affilié au FBI.

Diaz-Balart s’autoproclame chef de la nouvelle « Rosa Blanca », et il a nommé Ana Maria Carbonell Monge au poste de Secrétaire exécutive de l’organisation. Il s’agit d’une ancienne dirigeante de son entreprise, dans le district de Miami, connue pour ses liens avec les trafiquants de drogue colombiens.

Bien qu’il y ait eu quelques fuites, rien n’a été publié sur cette rencontre dans la presse de Miami, toujours prudente dans sa manière de traiter les chefs de file de la mafia cubano-américaine.

PARTISAN DU RECOURS À LA VIOLENCE

Lincoln Diaz-Balart a toujours été un partisan de la méthode musclée contre Cuba.

Le 27 août 1994, il a suggéré ouvertement à la Maison-Blanche de permettre aux terroristes de Miami de lancer des attaques contre Cuba depuis le territoire des Etats-Unis.

Une dépêche de l’agence AP rappelle que Diaz-Balart et le groupe terroriste Comandos L avaient demandé une levée « temporaire » de la Loi de neutralité, afin de lancer des opérations armées contre Cuba.

Ce « défenseur des droits de l’Homme », est allé jusqu’à demandé à deux reprises à la présidente Mireya Moscoso du Panama de gracier le terroriste Luis Posada Cariles. Diaz-Balart ensuite réclamé la libération de Posada à l’arrivée de celui-ci aux Etats-Unis.

De nombreux observateurs pensent qu’en renonçant à son salaire officiel de 140 000 dollars par an, en sa qualité de membre du Congrès, il tente de s’adjuger le rôle de feu Jorge Mas Canosa à Miami, l’ancien chef de la FNCA, et d’assumer ainsi le contrôle et la direction de cette organisation du « lobby » cubain aux Etats-Unis.

Ros-Lehtinen et Rubio se sont engagés à exercer des pressions sur les dirigeants de l’International Republican Institute (IRI) et de l’USAID pour obtenir une redistribution des fonds destinés aux programmes « Cubains », qui profiteraient à la « Rosa Blanca », et bien entendu à leurs campagne électorales, et d’accroître ainsi leurs revenus personnels dans le cadre des bénéfices de l’industrie de l’« anticastrisme ».

Certains affirment cependant que dans sa campagne pour ressusciter son organisation, Diaz Balart devra faire face à la jeune génération de Cubano-américains qui, dans leur grande majorité, cherchent à améliorer les relations avec Cuba.

A Washington, le congressiste Lincol Diaz-Balart fut l’un des principaux instigateurs de l’interdiction des voyages et des envois de médicaments et d’argent vers Cuba.
Nicolas Maury

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PANNE D'ORDINATEURS A BOGOTA OU COMMENT ON FABRIQUE UN DOSSIER ANTI FARC POUR JUSTIFIER UNE EVENTUELLE AGRESSION MILITAIRE CONTRE L'EQUATEUR ET LE VENEZUELA

Publié le par Tourtaux

Maurice Lemoine
Venezuela, 24.05.2011. Panne d’ordinateurs à Bogotá

lundi 23 mai 2011

Le 10 mai, a été publiquement présenté à Londres l’ouvrage The FARC Files : Venezuela, Ecuador and the Secret Archive of Raúl Reyes (Les dossiers des FARC : le Venezuela, l’Equateur et les archives secrètes de Raúl Reyes), publié par le « prestigieux » International institute for strategic studies (IISS). Ce « document » reprend pour partie les informations supposément trouvées dans les trois ordinateurs portables, les deux disques durs externes et les trois clés USB saisis par l’armée colombienne, le 1er mars 2008, en territoire équatorien, après le bombardement qui coûta la vie à Raúl Reyes, numéro deux et « ministres des affaires étrangères » des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Sur ordre du président colombien Álvaro Uribe et de son ministre de la défense Juan Manuel Santos, une partie du contenu de ce matériel informatique censé appartenir, appartenant ou appartenant partiellement à Reyes a été obligeamment filtrée à l’époque vers un certain nombre de médias influents – The Wall Street Journal, The New York Times (New York), El País (Madrid), etc. – par le vice-ministre de la défense Sergio Jaramillo.

Comme le fait à présent l’IISS, de nombreux journalistes ont alors utilisé ces informations « de première main », authentifiées par une expertise d’Interpol (1), pour dénoncer les liens financiers, politiques et militaires des gouvernements vénézuélien et équatorien avec les « narcoterroristes » de la guérilla. Ainsi, en présentant le travail de l’IISS, le brillant analyste britannique Lockhart Smith a-t-il déclaré, avec le plus grand sérieux : « Il est important que le public connaisse les détails de ces relations qui, autrement, auraient été cachées pour toujours (2). »

Si le ridicule tuait, on aurait à déplorer la mort de Smith, des autres dirigeants de l’institut londonien et des innombrables bouffons médiatiques qui, sur la base de ces soi-disant preuves, ont relayé la basse politique de Bogotá (et de Washington) contre Caracas et Quito. En effet, le 18 mai, soit huit jours après la présentation du « document » de l’IISS, les neuf juges de la Cour suprême de justice (CSJ) de Colombie ont, par la voix de leur président Camilo Tarquino, déclaré que les informations obtenues à partir des ordinateurs de Reyes sont « nulles et illégales » (3). Cette décision a comme origine le procès intenté à l’ex-député d’opposition Wilson Borja (Pôle démocratique alternatif ; PDA), accusé, sur la base de prétendus courriels trouvés dans ces archives électroniques, d’entretenir des liens avec les insurgés (4).

Pour la CSJ, les « preuves » sont illégales, car récupérées par des militaires colombiens « exerçant des pouvoirs de police judiciaire dont ils ne pouvaient se prévaloir », au cours d’une opération menée en Equateur, sans l’autorisation ni la participation des autorités de ce pays (#39). Mais, et surtout, la Cour a contesté l’existence d’e-mails dans les fameux ordinateurs, les documents présentés comme tels se trouvant dans les fichiers statiques d’un traitement de texte (Word) et non dans un logiciel permettant de démontrer qu’ils ont été envoyés ou reçus (#40). En d’autres termes : n’importe qui a pu les rédiger et les introduire dans les ordinateurs a posteriori.

Ce jugement ne surprendra guère tout lecteur attentif de l’expertise ambiguë d’Interpol qui, tout en confirmant l’ « authenticité » des documents trouvés dans le matériel saisi, signale, sans trop s’étendre sur la question que, entre le 1er mars et le 3 mars 2008, « l’accès aux données n’a pas été effectué conformément aux normes reconnues internationalement » (conclusion n°2b, page 31) et que, par ailleurs, des milliers de fichiers ont été créés, modifiés ou supprimés, après être tombés entre les mains de l’armée, puis de la police colombiennes (#85 à #90, pages 32 et 33).

La publication à Londres de l’ouvrage de l’IISS a permis à nombre de médias de s’offrir une flambée de titres alléchants : « On insiste sur le lien entre les FARC et le gouvernement de Hugo Chávez » (BBC Mundo, Londres, 10 mai) ; « Chávez a demandé aux FARC d’assassiner des opposants » (Nuevo Herald, Miami, 11 mai). La déclaration de la haute juridiction de Bogotá étant difficile à passer sous silence, ces mêmes paladins de l’information, pour rester cohérents face à leurs lecteurs, en ont soigneusement sélectionné les attendus. Ainsi, sous le titre « La Cour suprême colombienne estime que l’information de l’ordinateur de Raúl Reyes n’a pas de validité légale », El País (19 mai) insiste sur le caractère irrégulier de la saisie du matériel informatique – ce qui, dans l’absolu, ne remet pas en cause la véracité de son contenu. En revanche, un silence pudique recouvre les passages dans lesquels la CSJ conteste précisément la nature de ce « contenu ».

Pour des raisons économiques et géopolitiques, mais aussi pour faire oublier l’image du ministre de la défense qu’il a été (5), le président Santos, prenant le contre-pied de son prédécesseur Uribe, se montre tout miel avec le Venezuela. Ainsi, sa ministre des affaires étrangères María Angela Holguín a-t-elle refusé de commenter la sortie du rapport de l’IISS, se contentant d’un conciliant : « Je souhaite [qu’il] ne fasse pas un bruit qui, d’une manière ou d’une autre, nuise au chemin que [le Venezuela et nous] empruntons. J’en ai parlé au ministres des affaires étrangères [vénézuélien Nicolás] Maduro et nous avons décidé de tourner la page et de regarder vers l’avenir (6). » On aimerait la croire. Mais, chassez le naturel, il revient au galop ! Tandis que le procureur général de la nation Alejandro Ordóñez annonçait qu’il allait contester la décision de la CSJ, le président Santos, le 20 mai, à Cartagena, devant la presse, a déclaré que « les preuves générées par l’information contenue dans les ordinateurs du chef guérillero (…) ont été recueillies correctement (7) » (il n’a pas ajouté que c’est lui qui, en son temps, les a fait communiquer aux médias et à l’IISS, mais tout le monde le sait).

Vous avez dit double jeu ?

Maurice Lemoine

http://www.monde-diplomatique.fr/ca...

(1) « Informe forense de Interpol sobre los ordenadores y equipos informáticos de las FARC décomisados por Colombia, OIPC-Interpol » (PDF), Lyon, mai 2008.

(2) BBC Mundo, Londres, 10 mai 2011.

(3) Déclaration dont le texte scanné est consultable sur Scribd.com (en espagnol).

(4) Le 4 octobre 2010, le procureur général de la République Alejandro Ordóñez a utilisé les dossiers tirés des ordinateurs de Reyes pour obtenir la destitution de la sénatrice libérale Piedad Córdoba, médiatrice dans la libération de dix-sept otages des FARC depuis 2007. Outre Mme Córdoba, ce matériel a permis d’inculper quatorze opposants – journalistes, militants des droits humains, parlementaires ou ex-parlementaires – accusées de collaboration avec la guérilla.

(5) La justice colombienne a entre les mains plus de 3 000 cas de « faux positifs » (citoyens lambdas assassinés par l’armée et présentés comme des guérilleros morts au combat).

(6) Agence France Presse, 10 mai 2011.

(7) El Espectador, Bogotá, 20 mai 2011.

 

http://www.larevolucionvive.org.ve/

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VENEZUELA : UNE POLICE QUI CHERCHE L'EGALITE ! SARKOZY FERAIT UNE BONNE ACTION S'IL S'EN INSPIRAIT !

Publié le par Tourtaux

 

"Dans les sociétés inégalitaires, les pauvres sont trois fois victimes"
Venezuela, 23.05.2011. Une police qui cherche l’égalité, par Antonio J. González Plessmann

lundi 23 mai 2011

Est-il possible qu’une police, basant son action sur les droits humains, puisse favoriser l’autonomie du peuple et transformer les inégalités ? C’est à cette question qu’ont répondu plus d’une centaine de fonctionnaires de police de tout le pays les 28 et 29 avril derniers, lors du Séminaire International “Police Municipale : Sécurité pour et avec les gens”. Le séminaire était organisé par le Conseil Général de Police dans les locaux de l’Université Nationale Expérimentale de Sécurité (UNES) à Catia.

L’objectif du séminaire, qui a réunit des experts nationaux et internationaux, était de faire avancer le débat sur un modèle vénézuelien de police communale.

La police communale ou communautaire apparaît dans les années 80 au Etats-Unis, au Canada et en Angleterre, comme une alternative à la crise de confiance concernant la capacité de la police traditionnelle à diminuer les taux de criminalité. En Amérique latine, dans les années 90, chaque tentative de reforme policière, pour lutter contre sa décadence et inefficience, a été associée à l’expérimentation de services de police communautaire. Tant dans les pays du nord comme du sud, ces expériences ont vu le jour dans un contexte de réformes néolibérales qui visaient une réduction de l’Etat et le transfert de responsabilités à la société. Au Venezuela, au contraire, même si la toile de fond reste la corruption, la violence illégale, la discrimination, l’inefficience, le processus de réforme policière (initié en 2006) et la proposition d’un service communal s’ancre dans un contexte de contestation du néolibéralisme et la proposition de construction d’une démocratie socialiste du XXIème siècle. C’est pour cela que le Venezuela propose un modèle propre de police communale qui cherche à promouvoir l’égalité sociale en renforçant, en particulier, la partie de la population historiquement exclue.

Dans une société de classes, selon le criminologue Andrés Antillano, les biens matériels (la richesse, les moyens de production) sont distribués de manière inégale et injuste comme c’est le cas également pour la protection face au délit (le service de police et la justice pénale) et la répression illégitime de l’Etat (les mauvaises pratiques policières). C’est pour cela que dans les sociétés inégalitaires, les pauvres sont trois fois victimes :

1) victimes de l’exclusion et des injustices sociales,

2) victime du délit pour être moins protégés et plus exposés à certains risques,

3) victimes des politiques injustes qui prétendent affronter le crime, mais qui en fait ne servent qu’à perpétuer l’ordre des choses. Le modèle vénézuelien de police communale se base sur l’identification de ce qu’a été la fonction politique de la police dans la reproduction d’un ordre social injuste et non démocratique, pour se transformer elle-même et offrir un service qui soit lui aussi transformateur.

Pour cette raison – en plus de réaliser un travail principalement préventif, proactif, de proximité, dans des espaces territoriaux circonscrits, avec un diagnostic optimal de l’espace et de la communication et interaction avec les habitants et les institutions locales, qui sont les caractéristiques habituelles de la majorité des modèles de police communale du monde – le modèle vénézuelien propose comme objectifs additionnels :

a) la stimulation de la participation, de l’autorégulation communautaire et du pouvoir populaire,

b) la recherche de l’égalité fondamentale.

Pour atteindre ces objectifs, la police :

a) stimule la communauté pour qu’elle réalise un diagnostic de ses problèmes de sécurité, des facteurs qui les génèrent et des conséquences qui en découlent, accompagne dans la compréhension et l’analyse des relations de pouvoir qui rendent possible cette situation, dans la connaissance de ses droits et les moyens de les faire respecter,

b) accompagne la communauté dans l’élaboration de projets de prévention,

c) diagnostique, adopte des mesures et construit des projets avec la communauté (dans le cadre du mandat policier),

d) rend compte de ses actions, réussites et difficultés,

e) agit de manière légitime, en réduisant la violence, respectant les droits humains et utilisant son autorité comme stimulation de l’autorégulation et enfin

f) privilégie, dans l’assignation de ses services, les secteurs les plus vulnérables : zones populaires, femmes, enfants et adolescents.

La réponse donnée durant le séminaire à la question initiale est qu’il est non seulement possible de construire un propre modèle de police communale garantissant le droit à la sécurité citoyenne, et renforçant le peuple et promouvant l’égalité, mais que c’est déjà le cas dans la pratique de centaines de fonctionnaires de police à travers tout le pays. Même si l’ancien modèle de police ne finit pas de mourir, la police démocratique, garante des droits humains et impliquée avec son peuple, est en train de naître et montre des résultats.

Antonio J. González Plessmann

Vice-directeur de Création Intellectuelle et XXX sociale de l’Université Nationale Expérimentale de Sécurité (UNES)

Collaborateur Fundación GISXXI

www.gisxxi.org

Télécharger le PDF (espagnol) : Una Policía que busca la Igualdad

También lo puede encontrar en : Correo del Orinoco Nº 610 del Domingo 15 de Mayo de 2011.

Traduction al francés : Sebastian Franco, pour La revolucion Vive

 

/http://www.larevolucionvive.org.ve/

Publié dans Les Amériques

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