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politique

HAMID BENZEKRI : DONNER VRAIMENT...

Publié le par Tourtaux

Transmis par Hamid Benzekri


 

 

Donner vraiment…


J’ignore si les Hommes politiques, en France, sont  tous pourris … Ce que je sais, par contre, c’est qu’à chaque fois qu’une affaire éclate — et les affaires sont nombreuses— l’argument de défense avancé par la droite et la gauche, qui se partagent les « pouvoirs », est : « attention à ne pas faire d’amalgame » ou « à l’accusation facile du tous pourris » ou « si quelqu’un a fauté, la majorité des hommes politiques ne doit pas être jetée en pâture…»

Force est de constater qu’aucun(e) Ministre, Député, Sénateur, Maire de grande ville,


Président de Conseil…, bref représentant(e) élu(e) ou désigné(e) du peuple n’a mis un jour dans la balance son mandat pour protester ou remettre en cause le système responsable de l’exploitation des être humains et des régressions sociales ( dernière en date l’adoption par l’Assemblée du fameux ANI pour faire plaisir au MEDEF et le refus de l’amnistie pour des syndicalistes plus que suggéré d’en haut à la même Assemblée qui n’a jamais hésité à amnistier les abuseurs de biens sociaux, les fraudeurs et les grands délinquants de la finance…), du développement de la pauvreté et de la misère, de la corruption et du pourrissement quasi généralisés des mœurs et des pratiques en politique!


Chaque représentant(e) qu’il (elle) soit membre de l’exécutif, du législatif, du judiciaire, de l’appareil médiatique, de la représentation syndicale ou associative tente de justifier sa contribution à l’entretien de ce système dit libéral par le fait de chercher à améliorer les conditions des gens ; d’obtenir pour eux le moins pire. Malheureusement les faits sont là : le chômage, la pauvreté, la précarité et l’illettrisme se sont développés ; des foyers de résistance ont été brisés et/ou marginalisés alors que le chacun pour soit et le sauve qui peut ont été généralisés et la charité/mendicité institutionnalisé. Toutes ces tentatives, sincères soient-elles, ont montré leurs limites voire même leur côté néfaste par l’illusion qu’elles donnent sur un système qui n’est pas humanisable…

Comment qualifier ces Hommes de lettres, de sciences et de la culture qui mettent leurs compétences au service d’industries, de laboratoires de cherches et de marchés de la finance sans conscience ?


Comment qualifier ces « journalistes » qui font dans la surenchère en matière de propagande et ces « vedettes » qui se mobilisent toujours pour des campagnes de lutte contre ceci ou cela à l’initiative de « Fondations/Mécènes»… Fondations —de riches donateurs— « généreuses » avec l’argent des autres et des impôts impayés et blanchisseuses de biens mal ou malhonnêtement acquis mais qui ne s’engagent jamais aux côtés des salariés en lutte?


Comment qualifier ces syndicalistes qui jouent le jeu de la division/démobilisation pour s’assurer carrière et arrières sur le dos des ouvriers qu’ils sont sensés représenter ?


Comment qualifier ces « braves gens » conditionnés au point de « refuser » de se mêler de la politique parce qu’ils ne se sentent pas concernés ou qui ne contestent le système que parce qu’ils se retrouvent du mauvais côté ?!


Que dire de ces masses qui se shootent au nouvel opium que sont devenus le cannabis, la Française Des Jeux…, le rugby, le tennis ou le foot ; de toutes ces masses qui se laissent tondre au lieu de réagir pour reconquérir leur citoyenneté malmenée, piétinée… ?


Martine Aubry a lancé à Hollande lors du débat interne au PS une sagesse qu’elle tenait de sa grand-mère : « quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup »


Le pauvre F. Hollande n’a pas l’envergure d’un loup, il se contente d’assumer son rôle de toutou mou ou « chien de parade » — pour paraphraser l’expression de Paul Nizan—dressé à l’ENA. Il représente le prototype qu’affectionnent les vrais loups qui profitent du système capitaliste…


Quant à ces intellos « modernes » qui tentent d’enterrer le communisme en se basant sur des expériences avortées qui ont dénaturé le socialisme pour masquer leur opportunisme et justifier leur attitude servile à l’égard de leurs nouveaux maîtres, les chantres du libéralisme, qu’ils se reprennent !


Le capitalisme n’a pas d’avenir… La voracité de ses profiteurs finira par l’achever et les achever avec…


Une société humaine à besoin d’humanistes désintéressés capables de donner vraiment en donnant d’eux-mêmes… Des socialistes et/ou communistes l’ont fait et le font encore alors que les défenseurs de l’idéologie libérale/capitaliste et les opportunistes de tous bords qui gravitent autour ont toujours cherché à rentabiliser ou à tirer profit de leurs « dons »…

 

 Hamid Benzekri

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HABIB ABBA-SIDICK : L'EDILE DE CREIL MET LA JUSTICE AU PILORI

Publié le par Tourtaux

25 avril 2013  

Cette histoire débute en septembre 2009, au conservatoire de Creil et a comme antagoniste, un professeur d'enseignement artistique, Madame Laurence TAVERNIER, titulaire du certificat d'aptitude aux fonctions de professeur des conservatoires, laquelle dispensait jusqu'alors son enseignement au conservatoire de Boulogne sur Mer.

 

En 2009, après avoir reçu de la part de l'autorité municipale creilloise une proposition d'activité à horaires complets 16h hebdo, en tant qu'enseignante de piano au conservatoire municipale de Creil, suite au retrait de son prédécesseur, désireux de présenter ses droits à la retraite, madame Laurence Tavernier est engagée sur un poste « fluctuant », bien qu'il soit à l'origine à 100 %, au moment où madame Laurence TAVERNIER postule. Lors de son arrivée à Creil il passera à 80 % et en définitive, il lui sera proposé sous la forme d'une activité à « horaires partiels » comme le stipule l’arrêté de l'édile de Creil du 10 août 2009, lequel lui sera notifié le 27 août 2009.

 

Boulogne sur Mer est si loin et sa mutation déjà acceptée et visée par l'autorité compétente, car madame Laurence TAVERNIER est une fonctionnaire territoriale.

 

Madame Laurence TAVERNIER formera un recours gracieux auprès du premier magistrat de la ville de Creil le 23 octobre 2009, au motif que lors de son recrutement, il lui avait été exposé verbalement qu'elle disposerait d'une activité de professeur de piano à « horaires complets ». Or comme il sera démontré, il s'agissait bien d'un poste à « activité complète » que son prédécesseur occupé, lorsque madame Laurence TAVERNIER débute son enseignement au conservatoire municipal de Creil, le 1er septembre 2009.

 

Dès lors nous sommes encore et toujours dans une situation parfaitement illégale.L'article 40 de la loi du 26 janvier 1984 stipule : « La nomination aux grades et emplois de la fonction publique territoriale est de la compétence exclusive de l'assemblée délibérante ». Le 1er septembre 2009, lorsque Madame Laurence TAVERNIER est nommée officiellement, le poste dont elle assumera l'enseignement est à « horaire complet ». Mais L'édile de Creil n'hésite pas à altérer le poste, en le ramenant à un « horaire partiel », en négligeant l'assemblée municipale, exclusivement souveraine, en cette matière et en l'occurrence, devenue simple lieu d'acceptation de ses exigences.

 

À rebours de la loi, le 28 septembre 2009 l'édile de Creil présentera une délibération à l'assemblée municipale, modifiant le poste de professeur d'enseignement artistique de Madame Laurence TAVERNIER, en le transformant en un poste à « horaire partiel ». Ignorante de l'imbroglio juridique que le premier magistrat de la ville de Creil a généré, en transgressant la loi, l'assemblée délibérante la votera . Confirmant, si il en était besoin que lorsque Madame Laurence TAVERNIER a été engagée, le poste était à « horaire complet ».

 

Le 23 décembre 2009, le premier magistrat de la ville de Creil indiquera à Madame Laurence TAVERNIER qu'il récusait son recours gracieux.

 

Dans ces conditions, madame Laurence TAVERNIER initiera le 18 février 2010, une procédure auprès du tribunal administratif d'Amiens, lequel le 25 mai 2012 annulera l’arrêté du 27 Août 2009 de l'édile de Creil et sommera la commune de Creil de régulariser la situation de Madame Laurence TAVERNIER, entre le 1er septembre 2009 et le 2 octobre 2009. On notera qu'une autre procédure a été déposée, à propos de cette affaire et que la ville de Creil, comme dans la précédente, risque une condamnation.

 

À ce jour, la ville de Creil, n'a pas obtempéré aux injonctions de la justice, le premier magistrat considérant peut être, que son pouvoir l’exclurait d'appliquer les décisions judiciaires ou législatives.

 

Comme avec Fadhila Kezzoul et la présomption d'innocence qu'il a délibérément ignorée, ainsi que le jugement de la cour d'appel d'Amiens et les lignes de trésorerie, dont le formalisme juridique a été méprisé. Il est déplorable que de telles attitudes puissent émaner d'un premier magistrat municipal, lequel s’exonère de la loi, en se substituant à l'assemblée municipale, alors qu'il avait l'obligation formelle de s'en remettre à son approbation ou à sa désapprobation.

 

Quel leçon de démocratie pitoyable, auquel nous convions les creillois. Mais, « Tout ceci est tellement peu important dans la vie politique de Creil » Jean-Claude Villemain.


En espérant que madame Laurence TAVERNIER pourra disposer de son arrêté, conformément au jugement prononcé par le tribunal administratif d'Amiens, à moins que l'édile de Creil ne s'en remette aux fonctionnaires du Palais Royal, auprès desquels il délivrera son interprétation inédite de la loi. À quoi sert l'assemblée nationale et ses législateurs?

 

http://colereetespoir.over-blog.com/l-%C3%89dile-de-creil-met-la-justice-au-pilori-par-habib-abba-sidick

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L'OTAN, BRAS ARME DU GRAND CAPITAL, IMPOSE MICROSOFT ET LES BACKDOORS DE LA NSA AU MINISTERE D'UNE DEFENSE PASSIVE ET PASSOIRE

Publié le par Tourtaux

L'OTAN impose Microsoft et les backdoors de la NSA au ministère de la Défense ?

Paris, le 17 avril 2013. Communiqué de presse.


Ce mercredi 17 avril 2013, le Canard enchaîné a publié de nouvelles révélations sur le contrat « OpenBar » entre Microsoft et le ministère de la Défense actuellement en cours de négociation. Révélées initialement par PC INpact le 5 février 2013, ces décisions, prises dans le plus grand secret et critiquées par le rapporteur de la Commission des marchés publics de l'État, seraient donc favorisées par l'OTAN. L'April réitère ses demandes au Premier ministre qu'une vraie cure de désintoxication soit appliquée au ministère de la Défense. L'association s'inquiète des multiples dangers pour la sécurité nationale qu'un tel contrat peut représenter, ainsi que des risques de voir d'autres ministères lui emboîter le pas. Enfin, elle demande que toute la lumière soit faite sur les conditions de négociation de ce marché.


Le contrat initial « Open Bar », portait sur de la location de logiciels de bureautique Microsoft et avait été passé en 2009 pour une durée de quatre ans. Pourtant, le rapporteur de la Commission des marchés publics soulignait à l'époque que ce contrat présentait de nombreux abandons des principes relatifs aux achats publics. Cet accord créant une dépendance inacceptable du ministère de la Défense envers Microsoft, l'April appelait alors le Premier ministre, le ministre de la Défense et les parlementaires à suspendre la renégociation du contrat, afin que toute la lumière soit faite sur ce dossier et pour repartir sur des bases saines.

Fin février, CIO Online avait apporté de nouveaux éclairages sur ce dossier. Alors que les avis négatifs sur la procédure choisie ne pouvaient qu'interpeller, le service des achats de l'État, joint par CIO Online, avait botté en touche en annonçant que « le SAE est au courant de ce contrat mais l'opportunité et le pilotage de la reconduction sont sous l'entière responsabilité du ministère de la Défense ». Lui aussi contacté, le ministère y avançait des arguments qui relèvent de la tautologie : « L'attestation d'exclusivité fournie [en 2009] par Microsoft a montré que cette société est la seule habilitée à fournir les prestations demandées, dans le cadre d'une offre globale et intégrée. Le contrat a donc été passé selon la procédure de marché négocié sans publicité préalable ni mise en concurrence. [...] Après avoir vérifié que les conditions d'exclusivité de la société Microsoft étaient toujours réunies, la direction des Affaires juridiques [du ministère de la Défense] a estimé qu'[il] était fondé à engager de nouveau la passation d'un marché négocié sans publicité ni mise en concurrence. » Ce qui avait d'ailleurs conduit Frédéric Couchet, délégué général de l'April, à considérer que cette réponse était une « vaste fumisterie ».

Plus récemment, le site de l'émission Le Vinvinteur (France) publiait une enquête sur les « liens légèrement malsains entre l’armée française et le géant du logiciel Microsoft ».

L'OTAN et la NSA aux manettes ?

Cette semaine, le Canard enchaîné fournit lui aussi de nouvelles informations sur les raisons qui conduisent l'armée à « capituler face à Microsoft », sans que les services de l'État n'y puissent rien. L'hebdomadaire cite ainsi Patrick Bazin, le directeur central de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (DIRISI), qui milite pour la reconduction de ce contrat pour des contraintes d'« d'interopérabilité entre alliés », dans la mesure où « l'OTAN a fait le choix des solutions Microsoft pour ses postes de travail ». Pourtant, cet argument est fallacieux : l'interopérabilité consiste à pouvoir fonctionner avec l'ensemble des systèmes, et non sous l'hégémonie d'un éditeur unique.

« Le Logiciel Libre est largement reconnu pour ses qualités en terme d'interopérabilité. Le fait qu'il ait été exclu sur ce critère au profit d'un acteur informatique unique montre clairement que la procédure qui a présidé au choix du tout Microsoft au ministère de la Défense est biaisée », s'insurge Jeanne Tadeusz, responsable Affaires publiques à l'April.

Comme le Canard le signale également, le choix de Microsoft pour l'ensemble des logiciels de la Défense pose de graves problèmes de sécurité et de souveraineté nationale. Des experts du ministère ont ainsi rappelé que « la NSA (le plus important des services de renseignement américain, chargé de l'espionnage des télécommunications) "introduit systématiquement des portes dérobées ou backdoors" dans les logiciels exportés, ce qui rendrait dès lors le système informatique de l'armée française "susceptible d'être victime d'une intrusion de la NSA dans sa totalité" ».

Évasion fiscale

L'article du Canard enchainé se conclut par « l'ultime gag de ce contrat » : le ministère de la Défense participerait à l'évasion fiscale en signant le contrat « Open Bar » avec Microsoft Irlande et non Microsoft France.

Un risque de contamination

Plus grave encore, ce type de contrat ne concernerait pas uniquement le ministère de la Défense. Selon nos informations, d'autres ministères pourraient être intéressés par l'« Open Bar » Microsoft-Défense qui contourne pourtant des principes posés par le Premier ministre dans deux circulaires. La circulaire sur le cadre stratégique commun pour le système d'information de l'État, dont l'une des orientations vise les contrats informatiques « Open Bar », et la circulaire sur le bon usage des logiciels libres dans les administrations.

« L'existence de ce type de pratique, qui plus est dans un ministère régalien aussi crucial que la Défense, crée un précédent particulièrement dangereux. C'est pourquoi le gouvernement doit absolument suspendre ces négociations et repartir sur de meilleures bases. Nous espérons que la mise en lumière de ce scandale sera l'occasion de mettre en oeuvre une rénovation profonde de la politique des acteurs publics en matière de choix logiciels », conclut Frédéric Couchet, délégué général de l'April.

À propos de l'April

Pionnière du logiciel libre en France, l'April est depuis 1996 un acteur majeur de la démocratisation et de la diffusion du Logiciel Libre et des standards ouverts auprès du grand public, des professionnels et des institutions dans l'espace francophone. Elle veille aussi, dans l'ère numérique, à sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une appropriation exclusive de l'information et du savoir par des intérêts privés.

L'association est constituée de plus de 5 000 membres utilisateurs et producteurs de logiciels libres.

Pour plus d'informations, vous pouvez vous rendre sur le site Web à l'adresse suivante : http://www.april.org/, nous contacter par téléphone au +33 1 78 76 92 80 ou par notre formulaire de contact.

Contacts presse :

Frédéric Couchet, délégué général, fcouchet@april.org +33 6 60 68 89 31
Jeanne Tadeusz, responsable affaires publiques, jtadeusz@april.org +33 1 78 76 92 82

 

https://www.april.org/lotan-impose-microsoft-et-les-backdoors-de-la-nsa-au-ministere-de-la-defense

 

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SELON JACQUES SAPIR, L'EUROPE EST AU BORD DU GOUFFRE... SES PEUPLES ENCORE PLUS !!

Publié le par Tourtaux

Jacques Sapir
12:02 20/04/2013
"Promenades d'un économiste solitaire" par Jacques Sapir*

Alors que la Russie semble avoir trouvé en mars un nouveau souffle, la zone Euro quant à elle s’enfonce dans la crise. Le chômage a atteint les 12% de la population active, mais avec des pointes à plus de 25% en Espagne et en Grèce. L’activité continue de régresser en Espagne, Italie et Portugal et, désormais, c’est la consommation qui flanche en France, annonçant une nouvelle détérioration de la situation économique à court terme. En effet, deuxième pays de la zone Euro, la France, par la vigueur de sa consommation avait jusqu’à ces derniers mois, évité le pire pour la zone Euro. Si la consommation française continue de se contracter sur le rythme qu’elle suit depuis le mois de janvier, les conséquences seront importantes, tant en France que dans les pays voisins, et en premier lieu en Italie et en Espagne.


Cette détérioration générale de la situation économique pose ouvertement le problème de l’austérité adoptée par l’ensemble des pays depuis 2011, à la suite de la Grèce puis du Portugal et de l’Espagne. Mais, la volonté allemande de poursuivre dans la voie de cette politique est indéniable. Pourquoi un tel entêtement ?


La zone euro rapporte à l’Allemagne environ 3 points de PIB par an, que ce soit par le biais de l’excédent commercial, qui est réalisé à 60% au détriment de ses partenaires de la zone Euro ou par le biais des effets induits par les exportations. On peut parfaitement comprendre que, dans ses conditions, l’Allemagne tienne à l’existence de la zone Euro. Or, si Berlin voulait que la zone euro fonctionne, elle devrait accepter le passage à un fédéralisme budgétaire étendu et à une Union de transfert. C’est une évidence connue par les économistes, mais aussi au-delà. Au mois d’octobre 2012, dans le cadre du Club Valdaï, le Président Vladimir Poutine avait souligné que l’on ne pouvait pas faire fonctionner une union monétaire sur des pays aussi hétérogènes sans un puissant fédéralisme budgétaire. Mais, si l’Allemagne  devait accepter ce fédéralise, elle devrait alors accepter en conséquence de transférer une partie importante de sa richesse vers ses partenaires. Rien que pour l’Espagne, la Grèce, l’Italie et le Portugal, les transferts nécessaires à la remise à niveau de ces économies par rapport à l’Allemagne et la France représenteraient entre 245 et 260 milliards d’euros, soit entre 8 et 10 points de PIB par an et ce pour au moins dix ans. Des montants de ce niveau sont absolument exorbitants. L’Allemagne n’a pas les moyens de payer une telle somme sans mettre en péril son modèle économique et détruire son système de retraite. Elle souhaite donc conserver les avantages de la zone euro mais sans en payer le prix. C’est pourquoi elle a toujours, en réalité, refusé l’idée d’une « Union de transferts ». Au-delà, le problème n’est pas tant ce que l’Allemagne « veut » ou « ne veut pas » ; c’est ce qu’elle peut supporter qui importe. Et elle ne peut supporter un prélèvement de 8% à 10 de sa richesse. Cessons donc de penser que « l’Allemagne paiera », vieille antienne de la politique française qui date du traité de Versailles en 1919, et regardons la réalité en face.


L’Allemagne a d’ores et déjà des réticences importantes sur l’Union bancaire, qu’elle avait acceptée à contre-cœur à l’automne 2012. Par la voix de son ministre des Finances, elle vient de déclarer qu’elle considérait qu’il faudrait modifier les traités existants pour que cette Union bancaire puisse voir le jour. Il est certes possible de modifier les textes fondateurs, mais tout le monde est conscient que cela prendra du temps. Autrement dit, l’Allemagne repousse en 2015 et plus probablement en 2016 l’entrée en vigueur de l’Union bancaire dont elle a de plus largement réduit le périmètre. On peut considérer que les arguments de l’Allemagne sur la « constitutionnalité » de l’Union Bancaire sont des prétextes. C’est peut-être le cas, mais Madame Merkel a quelques bonnes raisons de vouloir s’assurer de la parfaite légalité des textes.La création récente du nouveau parti eurosceptique « Alternative pour l’Allemagne », un parti que les sondages mettent actuellement à 24% des intentions de vote, constitue une menace crédible pour les équilibres politiques en Allemagne.


Dans ces conditions, on comprend bien qu’il n’y a pas d’autre choix pour l’Allemagne que de défendre une politique d’austérité pour la zone Euro, en dépit des conséquences économiques et sociales absolument catastrophiques que cette politique engendre. Tous les pays, les uns après les autres, se lancent dans des politiques suicidaires de dévaluation interne, politiques qui sont les équivalents des politiques de déflation des années trente qui amenèrent Hitler au pouvoir. Ainsi en est-il en Espagne et en Grèce, ou le chômage dévaste la société. En France, si l’on veut absolument réduire le coût du travail il est clair qu’il faudra baisser les salaires et les prestations sociales. Dans ce cas, c’est la consommation qui se réduit déjà, qui s’effondrera. Inévitablement nous verrons les conséquences sur la croissance ; aujourd’hui les estimations les plus crédibles indiquent que pour l’économie française l’année 2013 se traduira au mieux par une stagnation et plus vraisemblablement par une contraction de -0,4% du PIB. Le résultat en sera une hausse importante du chômage. Si nous voulons faire baisser nos coûts de 20%, il nous faudra probablement augmenter le chômage de moitié, soit arriver à plus de 15% de la population active, ou 4,5 millions de chômeurs au sens de la catégorie « A » de la DARES et 7,5 millions pour les catégories A, B et C incluant toutes les catégories de chômeurs. De plus, dans la zone euro, l’Espagne et l’Italie concurrencent déjà la France par la déflation salariale. Il faudrait donc faire mieux que Madrid et Rome, quitte à atteindre non pas 15% mais alors 20% de chômage. Quel homme politique en assumera la responsabilité ? Quelles en seront les conséquences politiques ?


Pour l’heure, nos dirigeants, et en particulier en France, font le gros dos. Le Président de la République, François Hollande, met tous ses espoirs dans une hypothétique reprise américaine pour alléger le poids du fardeau de l’austérité. Il a cependant déjà du admettre que ceci ne surviendrait pas au 2ème semestre 2013, comme il l’avait annoncé tout d’abord, et il a décalé sa prédiction au début de 2014. Mais, tel l’horizon qui s’enfuit devant le marcheur, la reprise américaine ne cesse de se décaler. C’est une illusion de croire que la demande extérieure viendra aujourd’hui nous sauver la mise. La croissance américaine est bien plus faible que prévue, et le FMI réduit à la baisse ses prévisions la concernant. Quant à la croissance chinoise, elle se ralentit de mois en mois. Hollande espère que nous serons sauvés par la cavalerie, mais la cavalerie ne viendra pas, ou alors, comme dans les tragiques journées de juin 1940 « trop peu, trot tard ».


Plus que jamais, la question de la survie de la zone Euro est posée. Les tendances à son éclatement s’amplifient. On voit que les problèmes de pays aussi divers que la Grèce, l’Espagne le Portugal et l’Italie vont converger à court terme. Il est hautement probable que nous connaîtrons une crise violente durant l’été 2013, voire au tout début de l’automne. Il est temps de solder les comptes. L’Euro n’a pas induit la croissance espérée lors de sa création. Il est aujourd’hui un cancer qui ronge une partie de l’Europe. Si l’on veut sauver l’idée européenne tant qu’il en est encore temps, il faut rapidement prononcer la dissolution de la zone euro.


L’opinion exprimee dans cet article ne coïncide pas forcement avec la position de la redaction, l'auteur étant extérieur à RIA Novosti.


*Jacques Sapir est un économiste français, il enseigne à l'EHESS-Paris et au Collège d'économie de Moscou (MSE-MGU). Spécialiste des problèmes de la transition en Russie, il est aussi un expert reconnu des problèmes financiers et commerciaux internationaux.Il est l'auteur de nombreux livres dont le plus récent est La Démondialisation (Paris, Le Seuil, 2011).

 

http://fr.rian.ru/tribune/20130420/198123692.html

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UN POSSIBLE FINANCEMENT ELECTORAL PAR KADHAFI : L'ETAU SE RESSERRE AUTOUR DE SARKOZY

Publié le par Tourtaux

 

Ouverture d'une enquête sur un possible financement de Nicolas Sarkozy par Kadhafi
( le Quotidien du Peuple en ligne )
22.04.2013 à 08h50

Nicolas Sarkozy


Selon des sources judiciaires françaises, les procureurs français auraient lancé une enquête le 19 avril, afin d'essayer de déterminer si le régime libyen de Mouammar Kadhafi a ou non apporté un soutien financier à l'ancien président Nicolas Sarkozy lors des élections présidentielles de 2007.

Cette source anonyme a déclaré à l'Agence France-Presse, l'enquête va porter sur des allégations de « corruption active et passive » et « abus de pouvoir ». Cependant, il est difficile de savoir encore si ces allégations ne visent uniquement que Nicolas Sarkozy.

En avril dernier, le site « Médiapart » a publié des documents écrits, selon lesquels Kadhafi aurait accepté de verser de 50 millions d'Euros (environ 65,5 millions de Dollars US) pour la campagne de Nicolas Sarkozy. Par la suite, Nicolas Sarkozy a ensuite poursuivi Mediapart, démentant fermement avoir accepté des « dons » de Kadhafi.

Les éventuels dons financiers du régime de Kadhafi ne sont que l'une des multiples affaires pour lesquelles Nicolas Sarkozy risque de faire face à des poursuites judiciaires. Suite à sa défaite aux élections présidentielles de l'an dernier face à François Hollande, ayant perdu son immunité, un certain nombre d'affaires judiciaires sont désormais en effet susceptibles d'être instruites.

 

http://french.people.com.cn/International/8216771.html

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