Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

politique

CAMPAGNE PRESIDENTIELLE : NICOLAS SARKOZY SE CONTREDIT SUR LA LIBYE ET LE NUCLEAIRE

Publié le par Tourtaux

Campagne présidentielle : Nicolas Sarkozy se contredit sur la Libye et le nucléaire

Revue de presse : aloufok .net (18/4/12)*

Nicolas Sarkozy a reconnu mercredi, après l’avoir nié mardi, que la France et la Libye de Mouammar Kadhafi avaient bien envisagé une coopération dans le domaine du nucléaire civil.
Le président français, candidat à un second mandat, interrogé sur RMC, s’est cependant de nouveau contredit.

"Le seul projet qui ait jamais existé pour les Libyens c’était une usine de dessalement d’eau de mer, qu’ils n’ont jamais voulue, qu’ils n’ont jamais faite et pour laquelle les discussions n’ont jamais commencé", a-t-il commencé par dire.

Il a cependant admis quelques instants plus tard que le gouvernement libyen avait bien évoqué la fourniture par la France d’un réacteur nucléaire pour faire fonctionner une usine de dessalement d’eau de mer, lors de discussions en 2007 après la libération de six infirmières bulgares détenues en Libye.

"Ce projet est resté à l’état de projet, pour une raison absolument simple c’est que quelques mois après M. Kadhafi s’est enfermé dans une forme de folie destructrice", a ajouté Nicolas Sarkozy. "Il n’y a donc jamais eu l’ombre d’une réalisation."

L’insurrection libyenne et sa répression sanglante par Mouammar Kadhafi ne sont cependant intervenues qu’en 2011.

Entretemps, le dirigeant libyen a effectué en décembre 2007 une visite d’Etat en France, au cours de laquelle les deux gouvernements ont paraphé un accord de coopération dans le nucléaire civil.

"La France signera des contrats de collaboration pour une usine de dessalement de l’eau de mer avec un réacteur nucléaire", avait lui-même annoncé le président français le 10 décembre 2007 lors d’une conférence de presse.

Un document distribué à l’époque par l’Elysée parle même de la fourniture "d’un ou plusieurs réacteurs pour le dessalement de l’eau de mer".

Le 21 octobre 2010, soit quelques mois seulement avant le début du soulèvement libyen, la France et la Libye signent un accord de coopération commerciale lors d’une visite à Tripoli du ministre français de l’Industrie, Christian Estrosi.

Cet accord doit conduire à une coopération stratégique avec la Libye dans les transports, la santé, la construction, les hydrocarbures mais également l’énergie nucléaire civile, précise alors ce dernier.

"Est-ce que la Libye d’aujourd’hui ou la Libye d’hier pouvait avoir droit à une usine de dessalement d’eau de mer avec la technologie française pour faire tourner les turbines ? La réponse est oui", a encore déclaré mercredi Nicolas Sarkozy sur RMC. "C’était conforme à toutes les règles internationales, il n’y a aucun mystère, il n’y a aucun enjeu."

La veille, sur France Inter, il avait déclaré qu’il n’avait "jamais été question de vendre une centrale (nucléaire) à M. Kadhafi", avec lequel il affirmait ne pas avoir "frayé".

 

* http://www.aloufok.net/spip.php?article7242

 
Par Gilles Munier

Publié dans Politique

Partager cet article
Repost0

PONTE D'UN CHEF DE BASSE COUR ET RIRES JAUNES DES VOLATILES PLUMES

Publié le par Tourtaux

 

sourire ... voter... rire jaune...
Voilà plus de quatre ans qu'un coq en rien gaulois
Gouvernait sans partage et imposait sa loi.
Nombre de volatiles n'osaient le contredire
Bien qu'il fut bas sur pattes, c'est le moins qu'on puisse dire.
D'origine hongroise, ce coq trop agité
Ne laissait à personne le soin de décider.
Oui mais dans quelques mois il faudrait bien choisir
Un chef pour la basse-cour. Qui allait-on élire ?
« On ne veut plus du coq, il nous a affamés
Gardant le blé pour lui et pour tous ses poulets »
Disaient les pensionnaires de notre basse-cour.
" Voyons un peu pour qui voter au premier tour.»
Trouver un prétendant n'était pas chose aisée,
On le voulait plus grand, pas trop mou et racé.
Une faisane royale aux dernières élections
Avait perdu des plumes dans cette confrontation,
D'ailleurs perdu aussi la confiance de ses potes
Qui cherchaient quelqu'un d'autre pour battre le despote.
Un jars avait la côte, vieux mâle grisonnant ;
Dominer et niquer, tel était son passe-temps.
Partout, dans chaque recoin, on le voyait le soir
Sauter toutes les oies, qu'elles soient blanches ou noires.
« Pas question de le prendre, il pense trop à la chose.
Qu'il aille se faire soigner, que nos oies se reposent »
Clamait un fier dindon venu droit de Hollande
Qui jurait d'exaucer jusqu'aux moindres demandes.
Il avait réussi à se débarrasser
D'une grosse dinde chti qui voulait s'imposer
En cherchant le soutien des poules et des faisanes
Par l'interdit des œufs de plus de trente-cinq grammes.
Ce Dindon courtisait une cane colvert.
Migratrice, elle venait d'un pays où l'hiver
Est plus rude qu'en France et pour son grand bonheur
Avait mis hors combat un pigeon voyageur.
Au demeurant jolie, elle jugeait qu'il fallait
Pour pouvoir l'emporter promettre aux poulets
Nourriture plus saine, une vie plus aisée,
Mais sans OGM et blé labellisé.
Le Dindon disait oui mais en réalité
C'était juste pour lui prendre les voix qu'il convoitait.
Et pour tout perturber, voila qu'un vieux poulet
Qui avait trépassé, était ressuscité.
 
Prétextant qu'il avait ainsi côtoyé Dieu,
La place de dirigeant, il appelait de ses vœux.
Ajoutez à ceux là une sorte de poule d'eau,
Une espèce marine qui parlait fort et haut
Et voulait qu’Allah sorte de son poulailler
Mettre les poules tête nue qui avaient immigré.
« Elles viennent nous envahir et manger notre blé
Si on les laisse faire, nos cous elles vont plumer.
Renvoyons les chez elles à coups de pieds aux cul(te)s, !»
Tels étaient les propos de notre gallinule.
Il y en aura bien d'autres d'ici les élections,
Candidats qui voudront susciter des passions,
Des paons et des canards essayant de faire croire
Que dans la basse-cour il faut reprendre espoir,
Que le bonheur est là, juste à portée de patte.
Vous y croyez vraiment ? Mais que vous êtes tartes

Source : XARLO

Publié dans Politique

Partager cet article
Repost0

REFLEXIONS DE FIDEL CASTRO SUR OBAMA : DORMIR LES YEUX OUVERTS

Publié le par Tourtaux

18 avril 2012

 

Réflexions du compañero Fidel
Dormir les yeux ouverts
Fidel CASTRO




J’ai bien observé Obama à la fameuse « réunion au sommet » : il était recru de fatigue, il fermait les yeux sans le vouloir, mais il dormait parfois les yeux ouverts.

Ce n’est pas un syndicat de présidents désinformés qui s’est réuni à Cartagena, mais les représentants officiels de trente-trois pays de ce continent, dont une large majorité réclame des réponses à des problèmes économiques et sociaux très importants qui frappent la région du monde où la distribution de la richesse est la plus inéquitable.

Je ne tiens pas à devancer les opinions de millions de personnes capables d’analyser en profondeur et la tête froide les problèmes de l’Amérique latine, des Caraïbes et du reste d’un monde globalisé où quelques-uns ont de tout et le reste n’a rien. Appelez-le comme ça vous chante, toujours est-il que le système imposé par l’impérialisme sur ce continent est à bout de souffle et ne se soutient plus.

L’humanité devra se colleter dans un avenir proche, entre autres problèmes, à ceux qui ont trait aux changements climatiques, à la sécurité et à l’alimentation d’une population mondiale qui ne cesse de croître.

Des pluies excessives frappent la Colombie et le Venezuela. Une analyse récente révèle qu’en mars de cette année-ci, les États-Unis ont connu des températures supérieures de 4,8ºC à la moyenne historique. Ces changements que l’on connaît bien dans les capitales des principaux pays européens ont des conséquences catastrophiques pour l’humanité.

Les peuples attendent de leurs dirigeants politiques des réponses claires à ces problèmes.

Les Colombiens, hôtes de ce Sommet discrédité, sont un peuple travailleur et actif qui a besoin comme les autres de la collaboration de ses frères latino-américains, en l’occurrence vénézuéliens, brésiliens, équatoriens, péruviens et autres capables de faire ce que les Yankees ne feront jamais avec leurs armes perfectionnées, leur expansionnisme et leur appétit matériel insatiable. La formule prophétique de José Martí est plus d’actualité qu’à aucun autre moment de l’Histoire de l’Amérique latine : « …les arbres doivent se mettre en rang pour que le géant aux sept lieues ne passe pas ! C’est l’heure du dénombrement et de la marche unie, et nous devons aller en carré serré, comme l’argent à la racine des Andes. »

Qu’elles étaient loin de la pensée brillante et lucide de Bolívar et de Martí les phrases mielleuses, ressassées et éculées que l’illustre Prix Nobel a dites au cours d’une tournée ridicule dans les campagnes colombiennes et que j’ai écoutées hier après-midi : elles rappelaient les discours typiques de l’Alliance pour le progrès, voila cinquante et un ans, quand les crime monstrueux qui frappèrent ce sous-continent n’avaient pas encore été commis, et que notre pays luttait pour exercer son droit non seulement à l’indépendance, mais à son existence comme nation.

Obama a parlé de remise de terres, sans dire combien, quand ni comment.

Les transnationales yankees ne renonceront jamais au contrôle des terres, des eaux, des gisements, des ressources naturelles de nos pays. L’Empire devrait fermer ses bases militaires et retirer ses soldats de tous nos territoires ; renoncer à l’échange inégal et au pillage de nos nations.

Peut-être la CELAC se convertira-t-elle en ce que doit être une organisation politique sous-continentale, sans les États-Unis et le Canada. L’Empire décadent a bien gagné le droit de reposer en paix.

Je pense qu’il faudrait bien conserver les images du Sommet comme exemple d’un désastre.

Je laisse de côté le scandale provoqué par la conduite qu’on attribue aux membres des services secrets chargés de la sécurité personnelle d’Obama. J’ai l’impression que l’équipe qui s’en occupe se caractérise par son professionnalisme. C’est en tout cas ce que j’ai constaté lors de mes visites à l’ONU quand ils se chargeaient de la protection des chefs d’État. Sans doute l’ont-ils protégé de ceux qui n’hésiteraient pas à agir contre lui par préjugés raciaux.

Puisse Obama dormir les yeux fermés, ne serait-ce que quelques heures, avant que quelqu’un ne lui administre un discours sur le sexe des anges à un Sommet irréel.

Fidel Castro Ruz

Le 16 avril 2012
19 h 40

version espagnole : http://www.cuba.cu/gobierno/reflexiones/2012/esp/f160412e.ht...
URL de cet article 16428
http://www.legrandsoir.info/dormir-les-yeux-ouverts.html

Publié dans Politique

Partager cet article
Repost0

LE PS HOLLANDE NE CHOISIT PAS SA FAMILLE. APRES CORINNE LEPAGE, EX-MINISTRE DE DROITE DU SINISTRE JUPPE, LES HIRCH, AMARA, ETC., RALLIENT HOLLANDE, LE TICKET GAGNANT DU MEDEF QUI SE MARRE !!

Publié le par Tourtaux

17/04/12 - 18h34
Fadela Amara, ex-secrétaire d'Etat de Sarkozy, va voter Hollande
  • Fadela Amara, ex-secrétaire d'Etat à la Politique de la ville de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2010, une des figures de l'ouverture à gauche, a annoncé qu'elle allait voter pour François Hollande, dans une interview à Libération mise en ligne mardi sur son site.

    "Je vais voter pour François Hollande", déclare la fondatrice de l'association Ni Putes ni Soumises dans une vidéo sur Liberation.fr, estimant que le candidat socialiste à l'Elysée, qu'elle considère comme "un ami", est "le plus intelligent à gauche".

    Mme Amara, dont le ralliement à Nicolas Sarkozy avait surpris en 2007 alors qu'elle avait été "23 ans au Parti socialiste", ne tarit pas d'éloges pour François Hollande qui "a beaucoup d'humour" et qui est "un humaniste" ce qui la "touche profondément".

    "Dans ses meetings ou réunions, dans sa manière de toucher les gens, on retrouve quelque chose qui est de l'ordre d'une humanité portée, affichée et assumée", estime-t-elle.

    "Compte tenu de la crise et des difficultés que nous traversons, on a besoin justement à la tête de notre pays d'un homme capable de cette humanité, non seulement de l'incarner mais aussi de la transmettre et de transmettre cette dynamique au service de notre pays", a-t-elle conclu.

    Fadela Amara vient allonger la liste de ralliés au candidat socialiste: après le soutien à M. Hollande affiché lundi par l'ancien Haut-commissaire du gouvernement Fillon, Martin Hirsch, Corinne Lepage, ancienne ministre d'Alain Juppé en 1995, a à son tour franchi le pas mardi. L'ancien ministre de Dominique de Villepin, Azouz Begag, pourrait faire de même.

  • http://www.lepopulaire.fr/france-monde/actualites/economie-politique/politique/2012/04/17/fadela-amara-ex-secretaire-d-etat-de-sarkozy-va-voter-hollande-1146285.html
  • Les patrons prêts à travailler avec la droite comme la gauche
    Par Yann Le Galès Publié le 17/04/2012 à 20:05  

    Le Medef anticipe sur les négociations autour des «questions sociales» à venir, quelque soit la couleur qui sortira des urnes le 6 mai.

    «Nous sommes prêts à travailler avec le prochain gouvernement quel qu'il soit, quelle que soit l'issue du scrutin du 6 mai. Nous pensons que très rapidement les questions sociales seront au cœur de la phase gouvernementale qui s'ouvre», a expliqué mardi Laurence Parisot, présidente du Medef, lors de sa conférence de presse mensuelle au siège de l'organisation patronale.

    Soucieux de montrer leur détermination, les dirigeants patronaux continuent de négocier avec les syndicats pendant la campagne présidentielle sur les dossiers du 1 % logement et compétitivité-emploi. «Au-delà, nous sommes prêts à discuter d'un agenda social avec les organisations syndicales», a précisé Laurence Parisot.

    Tout en rappelant que Nicolas Sarkozy avait réalisé «un boulot extraordinaire dans des circonstances extraordinaires» provoquées par une crise financière suivie par une crise économique, la présidente du Medef a affirmé «se sentir plus proche» de François Hollande, le candidat socialiste à l'élection présidentielle, sur «le rôle des corps intermédiaires et du paritarisme». Elle a également trouvé «très intéressant» son projet de «constitutionnalisation du dialogue social» tout en souhaitant avoir des précisions sur «cette ambition».

    Rouvrir le débat sur le rôle de la BCE

    Interrogée sur la volonté de François Hollande de donner un coup de pouce au smic, Laurence Parisot a fait preuve de pragmatisme. «Ce qui m'intéresse simplement pour le moment, c'est que François Hollande ait dit que ceci ferait l'objet d'une discussion, d'une concertation», a observé la présidente du Medef tout en mettant en garde contre «une évolution du smic qui ne serait pas liée aux gains de productivité et à l'évolution de l'inflation». Bien qu'elle n'ait pas encore pu rencontrer François Hollande, Laurence Parisot a assuré qu'elle «aurait peut-être l'occasion de le faire d'ici le 6 mai».

    Observant que les idées défendues par le Medef sur la compétitivité, le déficit zéro des finances publiques sont des thèmes de la campagne de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, Laurence Parisot a regretté que l'Europe soit absente de la campagne présidentielle.

    Jugeant «parfaitement légitime» de rouvrir le débat sur le rôle de la Banque centrale européenne (BCE), qui joue «déjà un rôle sur la croissance europénne depuis notamment que Mario Draghi en est président», la présidente du Medef a estimé que ce débat peut être l'occasion d'ouvrir «un autre débat sur l'orientation générale que nous voulons donner à l'Europe». Laurence Parisot n'a reconnu qu'une seule véritable frustration. «Ce qui nous désole le plus, c'est ce qui manque dans cette campagne, c'est l'éloge franc et massif de l'entrepreneur», a conclu la présidente du Medef.

  • http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/04/17/20002-20120417ARTFIG00617-les-patrons-prets-a-travailler-avec-la-droite-comme-la-gauche.php

Publié dans Politique

Partager cet article
Repost0

SARKOZY GRAND NEZ, NIE LES DERIVES DE L'ETAT DANS L'AFFAIRE DES " FADETTES " DES JOURNALISTES

Publié le par Tourtaux

Les contre-vérités de Sarkozy sur les "fadettes" des journalistes

Le Monde.fr | 17.04.2012 à 11h05 • Mis à jour le 17.04.2012 à 11h45

Par Franck Johannès

 

Nicolas Sarkozy est revenu, mardi 17 avril sur France Inter, sur l'affaire des fadettes et le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, et ne voit toujours pas bien où il pourrait y avoir une difficulté.

Le journaliste de la radio publique, Patrick Cohen, après une question d'un "jeune auditeur" sur la moralisation de la vie publique, a rappelé au chef de l'Etat que la justice dans l'affaire Bettencourt avait été entravée et des journalistes espionnés. "Aucun journaliste n'a été espionné, a répondu Nicolas Sarkozy, il y a eu une procédure en violation du secret de l'instruction... Pourquoi espionner un journaliste pour savoir ce qu'il avait à dire le lendemain dans le journal ?" "Non, pour découvrir ses sources ", répond le journaliste.

Les factures détaillées (fadettes) de trois journalistes du Monde ont bel et bien été examinées, celles de Gérard Davet en juillet 2010 par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, le contre-espionnage), afin de découvrir ses sources. Un conseiller du ministre de la justice de l'époque, Michèle Alliot-Marie, a été aussitôt démis de ses fonctions. Les fadettes, à nouveau de Gérard Davet mais aussi de Jacques Follorou ont ensuite été requises, sur ordre du procureur de Nanterre, en septembre 2010, effectivement dans le cadre d'une plainte déposée par l'avocat de Mme Bettencourt pour violation du secret de l'enquête.

Les conversations n'ont pas été écoutées, mais il s'agissait "d'espionner" ou en tous cas d'identifier les sources des journalistes. Les fadettes de Raphaëlle Bacqué ont également été saisies, les policiers ayant confondu son numéro de téléphone avec celui de Jacques Follorou.

 

LES DÉRIVES RÉELLES DU SEPTENNAT DE MITTERRAND

Nicolas Sarkozy n'a pas mentionné ces éléments, aujourd'hui à l'instruction devant le doyen des juges à Paris. Il a contre-attaqué sur les dérives, réelles, des septennats de François Mitterrand.

-"J'ai connu une République où on faisait sauter le navire de Greenpeace et où un photographe mourait parce qu'on avait demandé aux services secrets de faire ça", a lancé M. Sarkozy.

- "Ca n'excuse pas les errements d'aujourd'hui", reprend le journaliste.

- "Il n'y a pas d'errements, assure Nicolas Sarkozy. Tant qu'il n'y a pas de condamnation, il n'y a pas d'errements".

Il y a cependant bien eu condamnation : la cour d'appel de Bordeaux a annulé le 5 mai 2011 l'enquête du procureur de Nanterre en raison de l'atteinte au secret des sources, décision confirmée, et donc définitive, par la Cour de cassation le 6 décembre 2011.

"J'ai connu une République où un président faisait écouter des centaines de personnes dans Paris, a repris Nicolas Sarkozy, parce qu'il ne voulait pas que sa vie privée soit transmise dans la presse", une allusion au scandale des écoutes de l'Elysée sous François Mitterrand.

- "Le procureur de Nanterre Philippe Courroye s'est bien comporté ?", reprend Patrick Cohen.

- "A ma connaissance, oui, a répondu Nicolas Sarkozy. Mais moi, je ne suis pas le porte-parole du procureur de Nanterre ! M. Philippe Courroye a été pendant des années l'incarnation du juge indépendant. Je rappelle que c'est lui qui a fait mettre en prison Alain Carignon, que c'est lui qui a mis un terme à la carrière de Michel Noir. Que c'est lui à qui M. Pasqua a eu affaire. Ne présentez pas M. Courroye comme un suppôt d'un pouvoir qui serait le mien. C'est faux. La justice est indépendante et le République a beaucoup progressé, c'est la vérité et tout le monde le sait".

 

ATTEINTE AU SECRET DES CORRESPONDANCES

En réalité, les procureurs sont toujours soumis hiérarchiquement au pouvoir politique, et certains plus que d'autres, notamment Philippe Courroye. Nicolas Sarkozy n'est pas son porte-parole, mais c'est son "ami", selon ses propres mots le 24 avril 2009, lorsqu'il l'a promu officier dans l'ordre national du mérite. M. Courroye a effectivement instruit à Lyon des dossiers qui touchaient de près le RPR, mais il était alors juge d'instruction - statutairement indépendant - à Lyon. Le chef de l'Etat avait d'ailleurs annoncé en 2009 qu'il voulait supprimer les juges d'instruction.

Philippe Courroye a été à son tour mis en examen le 17 janvier pour atteinte au secret des correspondances, décision annulée par la cour d'appel de Paris sur un point de procédure, qui sera examiné prochainement par la Cour de cassation. Il devrait en outre comparaître dans les prochains mois devant la formation disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature.

Enfin, Alain Carignon a bien été condamné en 1996 pour "corruption, abus de biens sociaux et subornation de témoin a cinq ans de prison, dont un avec sursis. L'ancien maire RPR de Grenoble est cependant suffisamment rentré en grâce pour avoir été le conseiller politique officieux, au ministère de l'intérieur, d'un très proche du président Sarkozy, Brice Hortefeux, de 2009 à 2011.

Franck Johannès

 

http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/17/les-contre-verites-de-sarkozy-sur-les-fadettes-des-journalistes_1686510_1471069.html#ens_id=1588921&xtor=RSS-3208

Publié dans Politique

Partager cet article
Repost0