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politique

COUP DE BALAI SALUTAIRE EN ARABIE SAOUDITE : LE DESPOTE AU POUVOIR A DEMIS DE SES FONCTIONS SON CHEF DU RENSEIGNEMENT, L'IDIOT INUTILE, BANDAR SULTAN

Publié le par Tourtaux

vendredi, 08 novembre 2013 10:17

Syrie : Bandar Sultan démis de ses fonctions!!
Syrie : Bandar Sultan démis de ses fonctions!!

IRIB-Selon les sources bien informées en Syrie,
le secrétaire d'état Kerry a refusé au cours de sa récente visite en Arabie saoudite de rencontrer le chef du renseignement saoudien, Bandar Sultan dont les récents propos laissaient supposer une révision des relations saoudo-américaines selon le journal libanais AsSafir, John Kerry s'est refusé de rencontrer Bandar et s'est contenté de s'entretenir avec le roi Abdellah et son homologue saoudien Saoud al Fayçal. Sultan a récemment menacé de rompre toute coopération sécuritaire avec Washington en réaction à la décision de Washington de ne pas attaquer militairement la Syrie. une vague anti Bandar sillo,,e d'ailleurs les agences de renseignement US où le prince jouit d'une grande notoriété!! ces agences critiquent Bandar pour sa stratégie  en Syrie , la qualifiant de " idiote" : " c'est une stratégie qui consiste à soutenir les groupes terroristes dont Al Qaida , soit des groupes qui menacent les intérêts américains"
. La présence de Bandar s'est transformé en un réel défi dans les relations saoudo-américaines et le dossier syrien semble désormais déchoir entre les mains du roi Abdellah et du ministre des AE, Fayçal. Kerry s'est rendu à Riyad pour apaiser les tensions entre Washington et Riyad
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/281958-kerry-refuse-de-rencontrer-bandar-sultan

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BIENTOT UNE BOMBE ATOMIQUE DANS L'ARSENAL DU TYRAN SAOUDIEN ?

Publié le par Tourtaux

vendredi, 08 novembre 2013 07:58

Bientôt une bombe nucléaire pour l’Arabie saoudite ?
Bientôt une bombe nucléaire pour l’Arabie saoudite ?

IRIB-L'Arabie saoudite voudrait disposer de l'arme nucléaire du Pakistan "en cas de nécessité absolue", révèle la BBC, se référant à plusieurs sources haut placées du gouvernement américain et du commandement de l'Otan", écrit vendredi 8 novembre le quotidien Izvestia.L'une de ces sources, Gary Samore, ancien conseiller d'Obama pour la non-prolifération de l'arme nucléaire, a notamment déclaré que "Riyad est convaincu qu'il existe un accord avec le Pakistan prévoyant la mise à disposition de l'arme nucléaire pour les Saoudiens en cas de nécessité.Une autre source, cette fois anonyme et proche du commandement de l'Otan, affirme que selon les services de renseignements les ogives nucléaires pakistanaises seraient déjà prêtes à être envoyées en Arabie saoudite.Selon Roudik Iskoujine, expert du Moyen-Orient, les services de renseignement saoudiens et pakistanais travaillent en étroite collaboration depuis plusieurs décennies et le riche Etat arabe aurait très certainement pu financer le programme nucléaire d'Islamabad."L'Arabie saoudite pourrait être impliquée dans la fabrication par le Pakistan de sa propre bombe nucléaire, de même qu'elle a participé au développement d'armements modernes dans beaucoup d'autres pays du monde arabe. Cet argent était, pour les Saoudiens, une sorte d'investissement dans la lutte contre Israël', analyse Roudik Iskoujine.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/281935-bient%C3%B4t-une-bombe-nucl%C3%A9aire-pour-l%E2%80%99arabie-saoudite

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ARABIE SAOUDITE : LE GROS PORC PEUT DISPOSER D'ARMES ATOMIQUES VIA LE PAKISTAN, SELON LA BBC. L'AXE DU MAL MET TOUT EN OEUVRE POUR DETRUIRE LA PLANETE ET SES HABITANTS

Publié le par Tourtaux

 
L'Arabie saoudite a financé en partie le programme nucléaire pakistanais et peut désormais disposer d'un armement nucléaire quand il le désirera, a rapporté jeudi 7 novembre la BBC se basant sur plusieurs sources militaires et des services secrets.

L'Arabie saoudite pourrait ainsi disposer d'armes nucléaires via le Pakistan plus rapidement que l'Iran, rapportent ces sources.

«Je pense réellement que les Saoudiens ont des accords avec le Pakistan qui leur permettra de seRyad peut disposer d'armes atomiques via le Pakistan, selon la BBC fournir en armes nucléaires», a souligné Gary Samore, ancien conseiller à la non-prolifération pour le président Barack Obama, dont les propos ont été rapportés par la BBC.

De son côté, un responsable pakistanais fait remarquer que si les Saoudiens ont donné tant d'argent au Pakistan «ce n'est pas par charité».

Récemment, un haut responsable de l'OTAN a indiqué avoir lu des informations des services secrets selon lesquelles des armes nucléaires produites au Pakistan sont prêtes à être livrées à Ryad.

Amos Yaldin, ancien haut responsable israélien des services de renseignement militaires, avait indiqué récemment que si l'Iran disposait de la bombe atomique, «les Saoudiens n'attendront pas un mois. Ils ont déjà payé pour la bombe, ils iront au Pakistan et prendront ce qu'ils ont à prendre».

Dans un mail adressé à la BBC, ce spécialiste des affaires militaires a répété que la perspective d'une Arabie saoudite dotée de l'arme nucléaire, constituait un très grave danger. «A la différence d'autres menaces régionales potentielles celle de l'Arabie saoudite est très crédible et imminente», a-t-il écrit.

L'Arabie saoudite par la voix du roi Abdulllah avait indiqué clairement en 2009 aux Américains que si Téhéran se dotait de la bombe atomique «nous aussi aurons nos armes nucléaire».

Source : i24 et rédaction

 

 

 
 

http://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=10870&cid=304#.Unv1dOJ8qF8

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FRANCE : D'AMERS HAUTS GENERAUX DE LA "GRANDE MUETTE" JOUENT AUX ASPIRANTS PUTSCHISTES. ESPERONS QUE CES BRAVES NE VONT PAS NOUS REFAIRE LE COUP DES GENERAUX FELONS D'AVRIL 1961

Publié le par Tourtaux


Un groupe d’anciens généraux de l’armée française, baptisé «Les sentinelles de l’Agora», et formé de hauts généraux des trois armées françaises, a adressé, fin septembre dernier, une critique acerbe contre le président français François Hollande et le ministère français de la Défense.

Le cercle de réflexion «Les sentinelles de l’Agora», a publié un «Manifeste pour la sauvegarde de nos armées», dans lequel il a exposé les obstacles qui entravent le potentiel de l’armée française. Le manifeste a fermement critiqué la loi relative à laL’armée française entre la réalité amère et les aspirations. programmation de l’armée, la réduction des éléments humains et les opérations d’achat des équipements.

Les sentinelles de l’Agora n’hésitent pas de parler «d’entreprise de démolition» de l’armée française, réduite à «l’état d’échantillon» en moins de 50 ans à cause notamment des «impératifs de l’Etat providence et de la volonté des post-modernes d’en finir avec le fracas des armes».

Déplorant la relégation de la «force militaire» au statut d’une «société de service que l’on rétribue à la tâche», le texte estime que le soldat, «ravalé à la fonction d’homme de peine de la République, est prié de verser son sang dans le silence et l’indifférence en se soumettant aux règles strictes d’un devoir d’Etat,  pourtant largement déserté par ceux censés le faire mettre en œuvre et le faire respecter».

Le manifeste fait valoir que «c’est (…) une grande faute que de sacrifier le bras armé de la France au gré des idéologies de rencontre et de quelques embarras financiers». Il dénonce la soumission à la décision transatlantique, (en référence aux Etats-Unis). Cependant, les auteurs ne font pas que dénoncer: ils avancent aussi des solutions pour «rétablir une institution» qu’ils qualifient de «comateuse».

Le général réserviste, Jean Claude Thomas, a évoqué la situation tragique de l’armée française en disant: «Une armée pauvre, détérioration permanente et irresponsable  de nos capacités militaires dans un monde non sûr, sous une ombrelle nucléaire dérisoire».

Un haut officier d’état-major a estimé que le manifeste publié par ses anciens homologues était sans précédent.

Dans le même contexte, les milieux du ministère français de la Défense pointent du doigt le commandant de l’armée terrestre, l’accusant d’être derrière l’escalade verbale, puisque cette force était la plus lésée par la politique d’austérité.

Le Canard Enchainé, proche des services de Renseignements, a indiqué dans son édition publiée le mercredi 9 octobre, que le chef d’état-major, l’amiral Edouard Guillaud, s’étaitL’armée française entre la réalité amère et les aspirations. prononcé devant des officiers de la faculté militaire en disant: «Nous savons tous que la France n’est point en mesure d’agir seule. Nul ne peut assumer la responsabilité de régler un problème international. La coalition lors des crises est désormais inévitable. Il faut travailler sur le terrain en coopération avec les alliés, même  avec ceux qui ne partagent pas les mêmes intérêts stratégiques de la France».

Par ailleurs, le chef d’état-major a adressé une critique au président français et au ministre des AE, autour de leur politique en Syrie. Selon  ses propos, la volonté d’intervenir est insuffisante puisqu’elle doit être couplée des moyens, surtout que les Européens hésitent à recourir à la force.

De retour au manifeste des Sentinelles de l’Agora, les généraux ont proposé une série de solutions visant à régler  les problèmes de l’armée.

D’après la teneur du manifeste, un budget décent doit être alloué à l’armée, pour «permettre à nos soldats de disposer de l’entraînement et des équipements nécessaires».

«Un nombre suffisant d’hommes et de femmes doit être enrôlé, puisque rien d’efficace et de durable ne peut se faire sans effectifs capables de marquer dans la durée, sur et hors du territoire national, la volonté et la détermination de la Nation».

Enfin, le manifeste appelle à «une répartition équilibrée, entre l’exécutif et le Parlement, des responsabilités qu’autorise la Constitution, laissant au militaire le devoir d’exercer librement son conseil, tout en administrant et mettant en œuvre les forces autrement que par le canal malsain d’une administration de défense d’autant plus intrusive qu’elle se sait irresponsable».

Les solutions proposées encore inédites dans les medias, dénotent les problèmes dont souffre l’armée française.
Des problèmes datant des années 90 du siècle dernier, suite notamment à l’effondrement de l’Union soviétique et à la fin du péril communiste qui menaçait l’Europe. Ces faits avaient alors incité les politiciens français et européens à réduire  progressivement les budgets alloués à la Défense.

Dans les prochains articles, nous évoquerons les problèmes  opérationnels qui entravent l’action de l’armée française.

Source: Al-Ahednews, traduit par l'équipe du site

07-11-2013 | 15:43

 

http://french.alahednews.com.lb/essaydetails.php?eid=10871&cid=323#.Unv5YOJ8qF8

 

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NAZANIN ARMANIAN : POURQUOI L'ISLAM POLITIQUE ECHOUE ?

Publié le par Tourtaux

6 novembre 2013

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Il y a deux ans, des millions de personnes en Afrique du Nord et au Proche-Orient se sont levées pour obtenir la démocratie, politique mais aussi économique. Certains annoncèrent alors que l’islamisme touchait à sa fin (1). De même, à la suite de la chute du gouvernement du Frère musulman Mohamed Morsi, provoquée par le soulèvement de 20 millions d’Egyptiens, réapparaît cette question : s’agit-il de la fin définitive d’un mouvement avide de pouvoir ? Il est étonnant qu’un an à peine ait suffi pour que les Egyptiens « musulmans » tournent le dos à une organisation qui, cantonnée dans l’opposition depuis 80 ans, apportait une aide sociale aux plus démunis. Mais ceux qui appellent à la patience un peuple affamé ont, eux, la peau du ventre bien tendue.

 

Les Printemps arabes sont condamnés à échouer, en partie en raison de la nature des groupes islamiques qui s’en sont emparés et les ont détournés (2).

 

Dresser une analyse de la situation dans cette partie du monde qui serait uniquement axée sur les aspects religieux serait aussi absurde que d’aborder la crise économique en Europe au travers du christianisme. En Iran, la grande révolution nationale démocratique de 1979 a aussi été qualifiée à tort de « Révolution islamique », comme si ce que 30 millions d’Iraniens réclamaient au péril de leur vie était plus de mosquées et de spiritualité (3).

 

Le verset 9:38 du Coran nous montre que le bien-être personnel est primordial, même pour les militaires religieux qui refusaient d’aller à la guerre : « Ô vous qui croyez ! Qu’avez-vous à rester cloués au sol, lorsqu’on vous dit : « Allez combattre pour la Cause de Dieu ? » Préférez-vous la vie présente à la vie future ? Mais les plaisirs de cette vie ne sont-ils pas bien peu de chose, comparés à l’au-delà ! » Le verset 9:81 nous donne la raison de ce refus : la chaleur ! « Dis-leur : le feu de l’Enfer est bien plus ardent encore », leur rappela Dieu d’un ton menaçant.

 

À l’époque en Iran, comme en Egypte actuellement, les révoltes d’une telle ampleur sont profondément liées à la situation économique et politique. Mais face à l’absence de partis politiques (persécutés sans pitié) qui les représentent, la religion devient l’élément fédérateur unissant les peuples.

 

L’islam politique est une idéologie récente. Auparavant, l’absence d’un pape puissant, la diversité des centres religieux et la séparation des pouvoirs temporel et spirituel permettaient aux rois de mener la belle vie. L’islam politique apparaît dès 1978 en pleine Guerre froide (l’année où Jean-Paul II, polonais, est nommé Pape). L’objectif était d’encercler l’URSS d’une barrière religieuse. En Afghanistan, les Etats-Unis créent les moudjahidin, qui avaient pour mission de renverser le gouvernement marxiste du docteur Najibullah.

 

En Iran, les hommes en noir se mêlent aux manifestations après 6 mois de protestation et obligent les femmes à porter le tchador. Ils prennent le pouvoir sans même posséder la base sociale dont se vantent les Frères musulmans en Egypte. Pourtant, un des fondements du chiisme était de rester en marge du pouvoir jusqu’à l’arrivée de Mahdi, leur Messie. L'ayatollah Khomeini change ce principe avec son Velayat-e faghih (Gouvernement du docte) et devient chef de l’Etat théocratique d’Iran, une terre regorgeant de pétrole, voisine de l’URSS et occupant une position stratégique. Une réunion du G4 en Guadeloupe avec les représentants de l’ayatollah fait le reste : il fallait éviter que l’Iran tombe aux mains de forces progressistes. Ces dernières seront éliminées (4), ainsi que les généraux de l’Armée et les islamistes modérés et libéraux – le premier président de la République islamique, Hassan Bani Sadr, fuira le pays, imité par cinq millions de personnes.

 

La répression est si terrible qu’Hossein Montazeri, le successeur de Khomeini, démissionne en signe de protestation (5). Les Iraniens s’opposent tellement à la « réislamisation » du pays qu’un an plus tard, il quitte complètement le pouvoir et réintègre l’école théologique de Qom, laissant la politique aux politiciens. Pris de regrets, il fera ensuite son retour.

 

Plus tard, après plusieurs révoltes contre cet extrémisme, et probablement dans une tentative d’en corriger les excès, cette forme de gouvernement est rebaptisée « démocratie religieuse » par le président Khatami qui, en huit ans d’inefficacité, démontrera à quel point il était illusoire de vouloir réconcilier les urnes et le divin. Le nouveau président de l’Iran, l’ayatollah Rohani, aura également pour tâche de prolonger cette chimère.

 

En Irak, la guerre sectaire déclenchée par le gouvernement installé par les Etats-Unis continue de tuer des dizaines de personnes chaque jour. Un gouvernement moyenâgeux dans un pays arabe développé, voilà qui est venu compléter l’œuvre de Bush. Mais ensuite, en 2010, les élections parlementaires ont vu la coalition laïque l’emporter, le Conseil suprême islamique n’obtenant plus que 8 petits sièges sur 325.

 

Ces différentes formes d’islam politique issues des laboratoires islamiques ont donc échoué.

 

 

Une crise existentielle

 

Marx disait que « tous les grands faits et les grands personnages de l’Histoire universelle adviennent pour ainsi dire deux fois […] : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce ». Prétendre imiter le prophète Mahomet, reproduire la vie des tribus bédouines de l’Arabie du VII siècle et introduire la charia (centrée sur le comportement moral des sujets) comme norme étatique, voilà, à des degrés divers, l’essence des idées de l’islamisme.

 

-Comme leurs homologues chrétiens, les islamistes affirment que l’immoralité – et non l’accumulation aberrante de richesses par quelques privilégiés – est la source de tous les déséquilibres sociaux. Après plus de trente ans d’expérimentation, que ce soit en Iran, en Afghanistan, en Arabie saoudite, au Yémen, en Irak, en Turquie, en Tunisie, en Egypte ou au Soudan, on peut constater les résultats suivants :

 

-Les islamistes ont une approche aveugle des questions complexes propres aux Etats modernes. La maxime surréaliste selon laquelle « l’islam est la solution » à tous les problèmes est non seulement simpliste, mais aussi dangereuse.

 

-Le Coran est leur constitution, parole divine, figée et infaillible. Un ordre à exécuter. Aucune critique, aucune remarque, aucune modification n’est permise.

 

-Les citoyens n’y sont pas égaux en droits devant la loi, puisque celle-ci se base sur le Coran, dans lequel est, par exemple, inscrite au verset 4:34 la préférence de l’homme sur la femme. Pourtant, tous sont égaux devant Dieu !

 

-Leur conception de l’économie : l’ayatollah Khomeini disait en s’adressant aux travailleurs que « l’économie ne devait préoccuper que les animaux », tandis que les hommes devaient rechercher la spiritualité. Mais cette incapacité à venir à bout de la pauvreté ne serait-elle pas à l’origine des jeûnes religieux et de la sanctification de la faim, ou des promesses de mets exquis au Paradis, dans le but d’éviter les révoltes des peuples affamés sur terre ? L’échec économique mène à l’échec politique. Au final, les islamistes défendent le modèle capitaliste du XIX siècle qui ne reconnaît aucun droit aux travailleurs.

 

-Ils ne reconnaissent pas le droit à la santé et à l’éducation universelle et gratuite pour tous. Il y a des différences de classe, avec l’aval du Seigneur. Ils laissent le désir d’une société égalitaire aux marxistes.

 

-Ils méprisent la dignité humaine et l’intégrité physique via le système juridique appelé « Hodud », basé sur la loi du Talion œil pour œil, dent pour dent, vieille de quatre mille ans. La torture et la peine de mort sont par exemple toujours en vigueur actuellement. Même le « modéré » Erdogan envisage de réintroduire la peine capitale.

 

-Par crainte du pluralisme de la pensée et du savoir, ils interdisent certaines études ou réduisent la diversité des orientations proposées en sciences humaines (droit, histoire, sciences politiques, journalisme, sociologie, etc.) Darwin, Shakespeare, Kant, Rousseau ou Voltaire disparaissent des salles de cours, laissant place à un grand vide dans ces disciplines et à une piètre façon de gouverner. En Iran, les représentants du peuple, souvent médecins ou ingénieurs, ne parviennent pas à détecter l’origine des problèmes et manquent de connaissances pour y apporter des solutions. Cette réduction du choix d’études explique que l’Iran est un des premiers exportateurs de nanotechnologie, ou qu’il gagne année après année l’Olympiade internationale de mathématiques.

 

-Leur système politique est totalitaire : ils suppriment non seulement les libertés politiques, mais aussi les libertés individuelles ; ils sont obsédés par le contrôle de chaque individu. Ils réglementent jusqu’à la couleur des vêtements, et punissent par de très sévères châtiments les démonstrations de joie comme s’embrasser, rire, danser, chanter. Ils détestent que chacun affirme son individualité singulière ; c’est ainsi par exemple qu’ils imposent un uniforme à leurs femmes.

 

-Ils créent des groupes civils de répression pour effrayer la population. Leurs tribunaux rappellent parfois ceux de l’Inquisition chrétienne et les sceptiques y sont accusés de blasphème ou d’athéisme. Tandis qu’ils envoient des patrouilles pour surveiller la moralité des gens, ils commettent les atrocités les plus immorales, tout en exhibant sur leur front l’empreinte du Mohr, petit disque d’argile sur lequel ils posent le front pour prier.

 

-Ils disent rendre compte devant Dieu, pour ne pas avoir à se justifier face au peuple. Ils sont la nouvelle oligarchie, sans scrupules.

 

-Ces islamistes revendiquent leur indépendance vis-à-vis des grandes puissances pour n’avoir à rendre compte de leurs actes à personne et pour empêcher que les structures du pouvoir traditionnel ne soient affaiblies par les influences de la modernité. Leur pays est leur “fief”. Cela ressemble au national-catholicisme. Ils ne reconnaissent en général aucun traité international relatif aux droits des femmes, des enfants et des travailleurs.

 

 

Rien qui soit mortel

 

L’expérience de la mort ne peut se comprendre qu’en y étant confronté personnellement. Ces groupes islamistes continueront d’obtenir le soutien des milieux pré-capitalistes, des exclus, des défavorisés, de certains milieux prolétaires (pas les travailleurs dans le sens capitaliste du terme), puisqu’ils représentent une idéologie primitive, tribale, voire pré-feodale, et par conséquent réactionnaire, à 1000 lieues des besoins et des revendications des « pauvres modernes ».

. La leçon la plus importante que les Frères musulmans peuvent tirer, c’est de ne pas s’être entourés d’une armée fidèle, comme les Gardiens de la révolution islamique en Iran. Ils ne réalisent pas que s’ils ne rencontrent pas les besoins et les désirs des citoyens, ils disparaîtront.

 

Il n’y a pas de guerre contre l’islam, mais contre son utilisation par les opportunistes, habiles manipulateurs de la foi aux dépends de peuples appauvris et désespérés. L’alliance entre la religion et la politique n’a pas fonctionné. Mais pourtant, elle aura encore de beaux jours devant elle, tant que les Etats-Unis continueront à utiliser des groupes religieux comme leur cinquième colonne contre la Russie, la Chine et l’Inde.

 

 

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