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politique

RESISTANCE A LA DICTATURE DU FMI !

Publié le par Tourtaux

Le FMI a soumis toute l’Espagne. Toute ? Non, un petit village résiste encore et toujours, etc.
Marinaleda, une vidéo utopique de nos lecteurs.
legrandsoir

Vous pouvez visionner sur cette page une vidéo de 12 minutes (co-financée par Le Grand Soir) sur Marinaleda, l’extraordinaire petit village andalou où se précipitent, venus du monde entier, des curieux, des sociologues, des rêveurs, des assoiffés de solidarité, de justice, d’égalité et d’amour. ( http://www.youtube.com/watch?v=pId_Ciwuw3Y )


Cette vidéo fait suite à un article que nous avons publié ici le 7 mai ( http://www.legrandsoir.info/les-petits-matins-de-marinaleda.html).


L’article et la vidéo ont une histoire « marinaledesque ». En début d’année, quand Jean Ortiz nous a (re)parlé de ce village, nous lui avons demandé d’y aller comme « envoyé spécial » du Grand Soir. Il avait d’ailleurs projeté de le faire avec ses amis d’Emmaüs-Pau qui voulaient filmer.


LGS a co-financé l’opération et la vidéo. Avec quel argent, alors que nous sommes un site gratuit ? Avec celui de vos dons qui nous parviennent de temps à autre. Il vous plaira assurément qu’il en soit fait un tel usage (1).


Sur cette (votre) vidéo plane l’ombre de l’abbé Pierre et du Che.

Vous y entendrez un maire charismatique et modeste expliquer comment il s’est mis hors la loi parce que « les pauvres ont le droit de manger tous les jours ».

Vous y entendrez les villageois dire leur fierté.


Ces dernières heures, la « Justice » espagnole vient de se remettre en branle pour que soit appliqué un jugement qui condamne les trublions à 53 ans de prison et 400 000 euros d’amende.


http://www.legrandsoir.info/acharnement-politique-et-judiciaire-contre...

 

Alors que nous avons tant de raisons de désespérer de tout (et la lecture du Grand Soir alimente parfois la sinistrose), laissez-vous emporter par cette utopie concrète, cette démonstration qu’un autre monde est possible. Regardez cette poignée d’irréductibles tranquilles que le puissant royaume d’Espagne ne parvient pas à faire plier.


Le Grand Soir.


(1) De nouveaux dons éventuels financeront d’autres opérations de ce type.http://www.legrandsoir.info/spip.php?page=faire_un_don

 

 

 

URL de cet article 20780
http://www.legrandsoir.info/marinaleda-une-video-utopique-de-nos-lecteurs.html

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AU NOM DU PEUPLE D' "EN BAS" QUI SERRE LA CEINTURE, LE TANDEM HOLLANDE / FABIUS MONTRE SES "BISCOTTAUX" : LA FRANCE VEUT SE DOTER DE DRONES DE COMBAT. POUR QUOI FAIRE ET QUI VA LES FINANCER ?

Publié le par Tourtaux

 

La France veut se doter de drones de combat
( Xinhua )
01.06.2013 à 10h36

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a appelé à ne pas rater "le rendez-vous" des drones de combat, qui sont armés à la différence des drones de surveillance, dont il souhaite doter l'armée française à l'horizon 2030, dans une tribune publiée vendredi dans le journal économique français Les Echos.

M. Le Drian évoque, dans cette tribune intitulée "Pourquoi l' armée française a un besoin urgent de drones", "le champ des drones de combat qui, à l'horizon 2030, viendront compléter, voire remplacer nos flottes d'avions de chasse". "Ce rendez-vous (sur le long terme), nous ne le manquerons pas", assure-t-il.

Le ministre français estime en effet que "l'ensemble de la communauté de défense, le ministère autant que l'industrie, a manqué le virage (des drones de surveillance)", qui ont dernièrement fait défaut à la France, tout particulièrement lors de l'opération Serval au Mali.

"La France doit disposer de drones de surveillance pour conduire ses opérations, protéger ses militaires, les aider à contrôler de vastes espaces et parer d'éventuelles attaques ennemies", en conclut M. Le Drian.

Les forces françaises n'utilisent actuellement que deux drones vieillissants et non-armés de type Harfang "que l'on disait intérimaires au moment de leur lancement, en 2003", souligne le ministre.

Ces deux systèmes ont permis de sécuriser les convois français, durant le désengagement français d'Afghanistan mais aussi de survoler le nord du Mali, dans le cadre de l'intervention militaire anti-terroriste lancée en janvier 2013.

"Le provisoire est devenu permanent", constate M. Le Drian, tout en regrettant la précarité de ce dispositif de surveillance et la dépendance envers les pays alliés que cela engendre "dans un domaine majeur pour notre souveraineté, celui du renseignement, sans lequel il n'est pas d'action libre ni sûre".

Mais, la stratégie adoptée à cet égard, telle qu'énoncée dans le Livre blanc publié fin avril, document déterminant les grandes lignes de la politique militaire hexagonale, consiste à "sortir d' une impasse opérationnelle et industrielle pour enfin doter la France de drones".

Premier pas dans cette direction : le ministre français de la Défense confirme la livraison de deux drones américains de type Reaper d'ici à la fin de l'année en cours.

 

http://french.people.com.cn/International/8266859.html

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MANLIO DINUCCI, TOMMAS DI FRANCESCO : L'ITALIE DANS LE BUSINESS DE GUERRE DU F-35

Publié le par Tourtaux

 

Transmis par Marie-Ange Patrizio

 

L’Italie dans le business de guerre du F-35

 

Manlio Dinucci, Tommas Di Francesco

 

Il y a onze ans, le 30 mai 2002, nous exposions dans il manifesto dans quelle situation se trouvait amenée l’Italie en adhérant au programme du Joint Strike Fighter, le chasseur construit par la firme Lockheed Martin (rebaptisé ensuite F-35 Lightning parce que « comme la foudre il frappe l’ennemi avec une force destructive et de façon inattendue »). La veille, on avait annoncé l’entrée des principales industries aérospatiales italiennes dans le programme Jsf, en louant les avantages qu’il aurait apportés en termes d’emploi et de gains.

Il était clair alors que dans un secteur à haute-technologie, comme celui de l’aérospatiale, l’augmentation de postes de travail aurait été très limitée et que, tandis que l’argent des contrats serait entré dans les caisses de sociétés privées, celui de l’achat des chasseurs serait sorti des caisses publiques. Il était dès lors prévisible que le chasseur aurait coûté beaucoup plus que prévu et qu’à ce coût allait s’ajouter celui d’une centaine d’Eurofighter Typhoon, que l’Italie s’était déjà engagée à acheter.

Mais désormais la décision politique avait été prise. C’était le gouvernement D’Alema (centre-gauche, NdT), le 23 décembre 1998, qui avait signé le premier mémorandum d’accord pour participer au programme Jsf. Dans un style bipartisan parfait, l’honneur de la deuxième place revint au gouvernement Berlusconi (centre-droit, NdT) : ce fut l’amiral Di Paola, en habits de directeur national des armements, qui, le 24 juin 2002, signa au Pentagone l’accord qui engageait l’Italie à participer au programme comme partenaire de second rang. Il fut perfectionné, en 2007, par le gouvernement Prodi (centre-gauche, NdT). Et en 2009 ce fut de nouveau un gouvernement Berlusconi qui délibéra l’achat de 131 chasseurs pour lequel on doit à la vérité de dire qu’il avait déjà été décidé par le gouvernement Prodi.

En 2012, pour démontrer que face à la crise tout le monde doit se serrer la ceinture, le gouvernement Monti a décidé de « recalibrer » l’achat des F-35 de 131 à 90 unités. La même coalition bipartisane, qui avait approuvé l’acquisition des chasseurs dans savoir combien ils allaient coûter, s’est félicité de l’épargne ainsi obtenue, elle aussi non quantifiable, le coût réel du chasseur restant dans les nuages. Dans le budget 2013 du Pentagone on prévoit un coût unitaire de 137 millions de dollars, mais il s’agit de l’avion « nu » qui, une fois doté de moteur et avionique, coûte beaucoup plus. Comme admet le Pentagone même, en 11 années le coût du programme F-35 a augmenté dans une moyenne journalière de 40 millions de dollars. En raison, aussi, de continuels problèmes techniques : on a découvert par exemple que le « Foudre » est vulnérable à la foudre, inconvénient dont la solution nécessitera une grosse dépense supplémentaire.

L’Italie veut acheter, en plus des 60 chasseurs à décollage conventionnel, 30 à décollage court et atterrissage vertical, beaucoup plus coûteux. Il faut en outre tenir compte que, pour garder opérationnels 90 F-35, on dépensera un milliard et demi de dollars annuels. D’autres milliards devront être dépensés pour les modernisations et pour des systèmes d’armes de plus en plus sophistiqués. Sans parler de ce que coûtera, en termes économiques, l’engagement des F-35 dans des actions guerrières, du type de celle de 2011 en Libye. Rester dans le programme signifie donc signer un chèque en blanc.

Chèque en blanc pas seulement du point de vue financier. Les plus de vingt industries impliquées –Alenia Aeronautica, Galileo Avionica, Datamat et Otomelara de Finmeccanica, et d’autres dont Piaggio- deviennent des départements de la « grande fabrique » du F-35, qui aux Etats-Unis comprend 1 400 fournisseurs dans 46 Etats. Sous la direction de Lockheed Martin, qui ne concède à chaque industrie que le know how des parties de l’avion qu’elle produit : à Alenia Aermacchi, par exemple, celui de la production des ailes dans les usines de Foggia (région des Pouilles) et Nola (Naples), et de Cameri (Novare). Le know how total, surtout celui concernant le software du chasseur, reste de la compétence exclusive de Lockheed. Les industries italiennes contribueront de ce fait à renforcer la prédominance des industries aérospatiales étasuniennes.

Les pilotes et les techniciens du F-35 seront formés aux Etats-Unis et seront en conséquence dépendants de la US Air Force plus que de l’aéronautique italienne. De plus les F-35 « italiens » seront intégrés dans le système C4 (commandement, contrôle, communications, computer) Usa/Otan. Ils seront donc de fait insérés dans la chaîne de commandement du Pentagone. C’est celui-ci qui décidera de leur utilisation dans une guerre et leur assignera les missions à accomplir. Il faut ici rappeler que les 70-90 bombes nucléaires étasuniennes, stockées à Aviano et à Ghedi-Torre, seront transformées en de nouvelles bombes nucléaires à guidage de précision, particulièrement adaptées aux nouveaux chasseurs F-35.

Avec la participation au programme F-35, l’Italie devient ainsi encore plus dépendante de la puissance étasunienne, de ses intérêts, de ses politiques de guerre. Faire sortir l’Italie du programme veut dire non seulement épargner des milliards, à investir dans des secteurs civils qui créent du véritable emploi et de meilleures conditions de vie, mais affirmer, non pas en paroles mais dans les faits, que la Constitution est encore vivante.

 

Edition de vendredi 31 mai de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20130531/manip2pg/03/manip2pz/341047/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Communiqué transmis par l’auteur :

« Rome, 30 mai.

Le groupe interparlementaire pour la paix a présenté une motion à la Chambre pour engager le gouvernement à arrêter l’achat des 90 Joint strike fighter. Plus de 160 signatures, du Mouvement Cinque Stelle et de Sinistra e libertà (Gauche et liberté) mais aussi de 14 députés du Partito democratico (Pd). C’est l’intergroupe parlementaire pour la paix qui soutient l’initiative, mais des sources à Montecitorio (siège de la Chambre des députés italienne) font état de lourdes pressions par les sommets du groupe Pd qui ont rendu impossible la signature d’au moins 20 autres démocrates intéressés. Aucun des signataires Pd n’a participé à la conférence de presse à la Chambre pour la présentation de la motion. »

 

Apostille de la traductrice :

Il faut préciser que, pendant la dernière campagne électorale, les signataires actuels de la motion contre les F-35 ont presque totalement ignoré le thème de la politique étrangère et militaire italienne, et ceux déjà présents au parlement ont quasiment tous soutenu les guerres contre la Libye et actuellement contre la Syrie. La demande de ne pas acheter les F-35 est donc pour eux largement inscrite dans les rivalités internes pour la bataille des fauteuils au parlement et dans la tentative de gagner quelque consensus chez les électeurs.

 

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LA PRIVATISATION DE LA BANK OF SCOTLAND ENVISAGEE APRES LES PREMIERS PROFITS DEPUIS LA " NATIONALISATION " DE 2008

Publié le par Tourtaux

La privatisation de la Bank of Scotland à l'ordre du jour après les premiers profits depuis la « nationalisation » de 2008

Logo_royal_bank_of_scotland.jpgLa privatisation de la Bank of Scotland envisagée après les premiers profits depuis la « nationalisation » de 2008



Article AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



Au cœur de la crise financière de 2008, la « nationalisation » de la Royal Bank of Scotland avait constitué un passage obligé pour le gouvernement britannique contraint de renflouer un secteur bancaire privé au bord de la faillite.



En 2008, trois des cinq principales banques britanniques, moteurs de la City, sont « nationalisées » : Northern Rock, la Llyods et la Bank of Scotland. Un paradoxe (apparent) au pays des privatisations intégrales, de la libéralisation à tout crin commandées par la City.



La Bank of Scotland a engrangé pendant des décennies des centaines de milliards de profits, de connivence avec l’État britannique, finançant des investissements qui ont détruit l'industrie britannique et pillé les richesses des anciens pays colonisés.



Elle a bâti à court-terme sa richesse sur la spoliation de ses clients, souvent les moins dotés en ressources financières : ventes forcées d'assurance aux clients, manipulation des taux d'intérêts à des fins spéculatives, produits toxiques refilés y compris à des collectivités territoriales françaises.



Socialisation des pertes …



En 2008, l'éclatement de la bulle financière, le réveil des contradictions du système conduisent aux premières pertes, colossales, de l'histoire du groupe : 30 milliards d'euros de pertes. La valeur de l'action du groupe dégringole, la banque est au bord de la faillite.



Sur impulsion du gouvernement conservateur, l’État britannique « nationalise » alors le groupe : une injection de 55 milliards d'euros pour une prise de contrôle à 82% du capital. L’État achète alors à bon prix les actions du groupe en perdition : 5 £ par action, contre 3 £ aujourd'hui.



Pendant trois ans, c'est l’État qui prend en charge les pertes massives du groupe. En 2009, les pertes s'élèvent à 4 milliards, 2 milliards d'euros en 2010 et encore 2 milliards en 2011.



plans sociaux massifs mais bonus pour les traders



Le passage à la gestion publique fut l'opportunité non seulement d'un vaste mouvement de centralisation des capitaux mais aussi d'une restructuration du groupe, conduisant au plus important plan social de son histoire.



En trois ans, 35 000 emplois sont supprimés à la Royal Bank of Scotland, alors que le secteur bancaire britannique a supprimé dans son ensemble 190 000 postes.



Pourtant, dans le même temps, la rémunération des traders et des cadres dirigeants n'a pas fléchi. La part des rémunérations dans les revenus a même augmenté, tandis que la valeur des bonus dans la seule banque d'investissement s'est élevée à 1 milliard d'euros en 2010.



Le PDG de la RBS, Stephen Hester, bénéficiait depuis la « nationalisation » de 2008, d'un bonus annuel de 1 milliard d'euros auquel il a renoncé, sous pression de l'opinion publique, ne gardant que son modeste salaire de … 17 millions d'euros annuels.



Et bientôt privatisation des bénéfices ?



Mais l'avenir s'annonce prometteur pour le géant bancaire britannique. Après la phase des pertes (socialisées), vient la promesse des profits (à privatiser).



Sommé de venir à la rescousse du secteur bancaire en perdition, l’État est désormais encouragé à laisser la banque entre les mains d'actionnaires privés. En effet, la RBS vient d'annoncer ses premiers profits depuis 2008 : près d'1 milliard de profits bruts pour le premier trimestre 2012.



Les déclarations se multiplient. Sir Philip Hampton, président de la RBS, a déclaré que la banque publique aurait « totalement récupéré » d'ici la mi-2014, et serait alors prête à revenir dans le giron du secteur privé.



Le PDG de la Bank of Scotland, Stephen Hester a lui déclaré avec un enthousiasme que : « la privatisation serait quelque chose de formidable à la fois psychologiquement et aussi parce que cela dégagerait l'argent du contribuables pour d'autres missions.



La mission de nettoyage financier est quasiment rempli ».



Les déclarations du PDG du groupe sont un comble de cynisme. Le « nettoyage financier » ne sont rien de moins que les pertes essuyées par l'Etat, et désormais il encourage l'Etat à aller renflouer d'autres banques ou industries, et laisser les profits au privé !



A noter qu'avec le cours de l'action actuel, l’État essuierait une perte nette de 20 milliards d'euros sur son renflouement de 2008.



Le cas de la Royal Bank of Scotland, ainsi que des autres banques renflouées par l'Etat en Grande-Bretagne constitue un avertissement face au dévoiement du mot d'ordre de nationalisation, pourtant mesure qui s'impose comme une évidence dans la crise actuelle du capitalisme.



La nationalisation ne peut être une « mesure temporaire » visant à renflouer les banques, à socialiser les pertes. Il faut des nationalisations définitives, démocratiques, au service des besoins du peuple et non des profits passés et futurs des industriels et des banquiers.


Vendredi 31 mai 2013

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RESISTANCE-POLITIQUE : MARIE CHRISTINE BLANDIN CULTIVE LE CONTRE-SENS !

Publié le par Tourtaux

 

Jeudi 30 mai 2013               

Liberté égalité fraternité ou la mortMarie-Christine Blandin, sénatrice d’Europe Écologie - Les Verts, le parti européiste jusqu’au fanatisme, se croit bien maligne. À la tribune du Sénat, à l’occasion d’un débat sur une soi-disant « refondation de l’école », elle a pris la parole pour étaler un humanisme de pacotille qui n’est qu’une inculture. Son problème ? Les paroles de la Marseillaise où il est dit qu’« un sang impur abreuve nos sillons ». Elle veut y voir un « un appel à la xénophobie ». Elle appelle les enseignants à expliquer aux enfants des écoles que ces mots sont « d’un autre âge » !

 

Mais tu te trompes, Marie ! Quand nos ancêtres de la Révolution française parlaient de sang impur, ils parlaient du leur, de leur propre sang, qu’ils étaient prêts à répandre sur la terre pour que la Révolution triomphe. C’est qu’ils maniaient avec brio la dérision : le « sang pur », le « sang bleu », c’était celui des aristos ! Alors eux, ils se flattaient d’avoir un sang impur, par moquerie en quelque sorte. D’ailleurs, ce sont plutôt leurs ennemis, les aristocraties européennes, qui se flattaient d’avoir le sang pur… les sots ! De même, ils se disaient « sans culotte », Marie. Mais ils ne courraient pas tout nu dans les champs ; ils avaient des pantalons. Les culottes, sortes de bermuda collant qui arrivait aux genoux, portées sur des bas (de soie), étaient la tenue des nobles. Alors qu’eux n’en avaient pas, tu vois ça, Marie ? D’où le mot « sans-culotte ».

 

Mais allô, quoi, Marie ? Mais tu captes, oui ?

 

D.R.

 

Voir aussi François Asselineau sur les fausses interprétations de la Marseillaise. 

 

http://www.resistance-politique.fr/article-marie-christine-blandin-cultive-le-contre-sens-118170784.html

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