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l'afrique en lutte

UN GRAND CONGOLAIS : MONSIEUR PATRICE LUMUMBA

Publié le par Tourtaux

Chers amis, bonjour,

Lorsqu'hier, vous m'avez adressé votre mail, je n'avais plus de connexion Internet. Celle-ci est de retour depuis ce matin et je m'efforce de me remettre à flots.
Je vous remercie de votre confiance et suis très honoré que mon modeste mais déjà très référencé blog, ait attiré votre attention.

C'est tout naturellement que l'anticolonialiste que je suis accepte d'entretenir un partenariat avec mes frères africains.

Comme vous pouvez le lire sur mon blog, je m'inscris dans tous les combats émancipateurs contre le colonialisme mais aussi dans les luttes sociales notamment,celles actuellement en cours dans notre pays et qui, je l'espère, vont gagner rapidement d'autres pays afin d'écraser définitivement le capitalisme dont le colonialisme est une des tares meurtrières.

Chers amis et chers camarades, je vous adresse mon plus fraternel salut anticolonialiste.

Jacques Tourtaux



Le 25/10/2010 22:34, INFOS a écrit :

Bonsoir Monsieur Tourtaux,

 

C’est avec beaucoup de plaisir que nous lisons votre blog, surtout en ce qui concerne vos avis contre l’impérialisme masqué. Votre article LUTTER CONTRE LA MENTALITE AMERICAINE ET UN TYPE APPELE BARACK OBAMA nous a particulièrement plu, nous en avons même repris l’extrait sur LUMUMBA dans notre site, tout en prenant soin de citer votre blog comme la source.

Nous sommes congolais de Kinshasa, et nous sommes particulièrement intéressés à entretenir un partenariat avec vous dans le cadre de nos activités que vous pouvez trouver ci-dessous :

http://www.lumumba.org/

http://lumumba.org.over-blog.com/

facebook.com/lumumba.org/

http://youtube.com/lumumbaorg

 

À cet effet, nous pouvons compter sur votre collaboration dans les échanges d’informations, selon que ceci pourrait vous être agréable.

 

Vous en remerciant d’avance, recevez Monsieur, nos chaleureuses salutations.

 

François LUMUMBA

 

 

Publié dans L'Afrique en lutte

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MAROC : DES MILITANTS SAHRAOUIS JUGES POUR S'ETRE RENDUS DANS DES CAMPS DE REFUGIES

Publié le par Tourtaux

Amnesty international

Maroc : des militants sahraouis jugés pour s’être rendus dans des camps de réfugiés

mis en ligne mardi 19 octobre 2010 par jesusparis


Les autorités marocaines doivent libérer immédiatement et sans condition les militants sahraouis qui sont sur le point d’être jugés à la suite de leur visite dans des camps de réfugiés gérés par le Front Polisario, affirme Amnesty International jeudi 14 octobre.

 

Le procès de Brahim Dahane, Ali Salem Tamek et Ahmed Nasiri débute le 15 octobre et doit se dérouler devant le tribunal de première instance de Casablanca. Les trois hommes sont accusés d’« atteinte à la sécurité intérieure » du Maroc. Amnesty International dit les considérer tous trois comme des prisonniers d’opinion.

 

Yahdih Ettarouzi, Saleh Labihi, Dakja Lashgar, et Rachid Sghir, qui sont en liberté provisoire, passent eux aussi en jugement, pour les mêmes raisons.

 

« Le fait que les autorités marocaines poursuivent en justice ces sept personnes, parmi lesquelles se trouvent des défenseurs des droits humains et d’anciennes victimes de disparition forcée, pour s’être rendues dans des camps de réfugiés et avoir rencontré, ouvertement et en toute liberté, des responsables du Front Polisario est tout simplement inacceptable », a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International.

 

« Brahim Dahane, Ali Salem Tamek et Ahmed Nasiri sont incarcérés depuis plus d’un an pour des actes par lesquels ils n’ont fait qu’exercer pacifiquement de leur droit à la liberté d’expression et d’association. Il est évident que les charges retenues contre eux sont motivées par des considérations politiques et elles doivent être abandonnées. Ces poursuites doivent cesser. »

 

Ces sept personnes ont tout d’abord été inculpées d’« atteinte à la sécurité intérieure » et à « l’intégrité territoriale » du Maroc. Cette affaire a fait l’objet d’une longue enquête, dirigée pendant près de 12 mois par un tribunal militaire, avant d’être transmise à une juridiction civile.

 

Les trois hommes toujours détenus sont à la prison de Salé, près de Rabat, depuis le 16 octobre 2009. Ils ont été arrêtés le 8 octobre 2009 à l’aéroport Mohammed V, à Casablanca, alors qu’ils revenaient des camps de réfugiés de Tindouf, en Algérie.

 

Un certain nombre de militants sahraouis, dont Brahim Dahane, Ali Salem Tamek et Ahmed Nasiri, sont victimes d’actes de harcèlement et d’intimidation pour s’être publiquement exprimés en faveur de l’auto-détermination pour le Sahara occidental, annexé par le Maroc en 1975, et pour avoir rassemblé des informations sur les violations des droits humains commises par les autorités marocaines.

 

Dans une déclaration transmise par sa famille, Brahim Dahane a dit : « Depuis un quart de siècle nous sommes victimes d’arrestations arbitraires, de disparitions forcées et de harcèlement à cause de nos opinions, exprimées pacifiquement. »

 

Le Front populaire pour la libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro (Front Polisario), qui réclame l’indépendance du Sahara occidental, dirige un gouvernement autoproclamé en exil, la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

 

« Les autorités marocaines ne devraient pas traiter l’expression pacifique d’opinions politiques comme un problème lié à la sécurité nationale, comme elles le font dans cette affaire, a déclaré Malcom Smart. Elles devraient plutôt remplir leurs obligations en matière de droits humains et faire la preuve de leur engagement en faveur de l’état de droit en garantissant le droit à la liberté d’expression et d’association pour toutes les personnes qui manifestent pacifiquement leur soutien en faveur de l’auto-détermination du Sahara occidental. »

 

Le Front Polisario réprime lui aussi la dissidence. Le 21 septembre 2010, Moustapha Salma, un membre du Front Polisario, a été arrêté par des responsables de ce mouvement alors qu’il se rendait aux camps de Tindouf après s’être exprimé en faveur de l’autonomie pour le Sahara occidental sous autorité marocaine.

 

Bien que cet homme soit lui aussi un civil, c’est un tribunal militaire qui a d’abord été saisi de l’affaire. Moustapha Salma était accusé d’atteinte à la sécurité de la RASD. Selon l’agence Sahara Press Service, il aurait été libéré le 6 octobre, mais ses proches sont sans nouvelle de lui depuis son arrestation, ce qui soulève des craintes quant à sa sécurité.

Publié dans L'Afrique en lutte

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AFRIQUE : LES CRIMES LES PLUS ABOMINABLES DE LA FRANCE

Publié le par Tourtaux

LES CRIMES LES PLUS ABOMINABLES DE LA FRANCE

 

Par Jean Claude TCHASSE

Source : Claude WAUTHIER : "quatre présidents et l’Afrique", seuil, avril 1995

 

Les rapports entre la France, pays de la Révolution du 14 Juillet 1789, laquelle s’est traduite notamment par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le 26 Août 1789, et ses "anciennes" colonies, de la période de l’empire à celle actuelle, des Etats Postcoloniaux demeure marquée par des exactions dont le rappel est essentiel afin que nul n’oublie, cette évocation des tueries et autres atteintes graves aux droits de la personne humaine perpétrés par un pays qui se prétend patrie de la liberté, de l’égalité et de la fraternité est une dénonciation du demi de justice dont souffrent aujourd’hui encore, les victimes.

Cette commémoration est nécessaire dans la mesure où l’Afrique endure aujourd’hui encore les conséquences de ces actes odieux, lesquels constituent en fait des indicateurs des motivations réelles de la colonisation, tragédie qui se situe dans la logique de la traite négrière dont selon le philosophe SINDJOUN POKAM, "les effets psychologiques, démographiques, économiques, culturels, politiques pèsent encore lourdement sur notre destin" Impact tribune n° 15, p.9.

Nous commencerons notre macabre évocation à partir de 1944, au sortit de la seconde guerre mondiale.

On aurait pu croire que la France, meurtrie par l’occupation allemande et qui n’en avait été libérée que grâce à l’intervention des autres pays dits alliés appuyés par les anciens combattants ferait un effort pour se réconcilier avec sa devise.

C’était compter sans le racisme viscéral des dirigeant français, sans l’adhésion de la France officielle à la thèse de GOBINEAU et de Gaétan DELAUNAY, lesquels prônent l’infériorité ontologique de l’homme noir. A peine libérée donc, la France fonce sur l’Afrique : elle entend y laver l’humiliation que lui a fait subir le 3ème Reich.

 

1- LES MASSACRES DU CAMP DE THIAROYE, SENEGAL, DECEMBRE 1944

Répression brutale et féroce d’une mutinerie de soldats noirs appelés péjorativement "tirailleurs sénégalais", qui réclamaient des arriérées de soldes, ils manifestaient sans armes, bilan, trois cents quatre-vingt "mutins" froidement abattus.

Voilà comment ont été récompensés ceux-là qui ont eu une contribution décisive à la libération de la France. Selon le cinéaste Sénégalais, SEMBÈNE Ousmane qui a tourné un film sur ce drame en 1988, cité par l’hebdomadaire Jeune Afrique n° 1936, du 17 au 23 F2vrier 1998, p.38, Paris "a exercé de fortes pressions sur les acteurs français pour les dissuader de jouer dans le film. Le plateau a même été survolé par des avions de la base française de Dakar".

 

2- SETIF, ALGERIE, MAI 1945
La police ouvre le feu sur des manifestants algériens qui réclamaient l’indépendance de l’Algérie et la libération de MESSALI Hadj, chef du Parti Populaire Algérien (PPA) arbitrairement déporté à Brazzaville quelques semaines plus tôt, bilan : plusieurs milliers d’algériens abattus

 

3- MADAGASCAR, DE MARS 1947 EN DECEMBRE 1948
Une brutale répression des manifestations organisées par les malgaches en quête de liberté fait selon le Gouverneur CHÉVIGNÉ en poste dans l’Ile à cette période-là 80 000 morts, avec à la clé des villages saccagés et incendiés

 

4- ALGERIE, DE 1954 EN 1962
L’insurrection algérienne, sous la conduite du Front de Libération Nationale (FLN) débute en 1954 ; c’est le prétexte que cherchaient les occupants français pour intensifier les actes de répression et les exactions.

Le Gouvernement du socialiste Guy MOLLET donne à cette occasion dans du piratage aérien : en effet, un avion transportant à son bord les chefs du FLN Ahmed Ben BELLA, Aït Ahmed de Mohamed BOUDIAF qui allait du Caire où le mouvement nationaliste algérien bénéficiait du soutien de NASSER, à Tunis est détourné par l’aviation française sur Alger.

C’est seulement après avoir massacré des centaines de milliers de personnes (un million selon certaines estimations) que la France a consenti de mauvaise grâce à laisser libre le peuple algérien.

Le général DE GAULLE déclarait en novembre 1960 à l’Echo d’Oran : "Nous en avons déjà tué 200 000, nous en tuons encore 500 par semaine." L’on se demande dans ces conditions quel est le barbare qui a besoin d’être civilisé ?

 

4- LA RATONNADE, PARIS 1961
17 Octobre 1961 : à l’Appel de la Fédération FLN de France des milliers d’algériens ont convergé vers le Centre de Paris pour réclamer l’indépendance de leur pays.

Selon René REMOND, notre siècle 1918-1968, Paris, Fayard, "la soirée est tragique : des dizaines, peut-être des centaines d’algériens sont tués, jetés dans la Seine, où l’on repêche leurs corps. Le bilan officiel fait état de 11538 arrestations, mais reste discret sur les atrocités de cette soirée."

Le sinistre Maurice PAPON, alors préfet de police de paris a déclaré à télévision française en 1993, selon libération n’avoir "aucun remords, aucun signe d’angoisse ; il a regretté son incapacité à n’avoir pu, en quelque sorte, maintenir l’ordre."

Son directeur de cabinet avait pourtant confirmé à l’historien Michel WINOCK que "la seine charriait de plus en plus de cadavres … noyés par balle." Le responsable de cette bévue monumentale, qui relève du terrorisme d’état, sera récompensé par un portefeuille ministériel sous la présidence de Valéry GISCARD d’ESTAING.

 

6- BIZERTE, 1961
Bizerte était une base navale où étaient installées les troupes françaises ; conduites par l’Amiral AMMAN, celles–ci répriment durement une attaque des forces tunisiennes, massacrant 700 soldats ; "à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire."

 

7- MASSACRES AU CAMEROUN, 1945-1971
Septembre 1945 : la grosse manipulation ; le colonat regroupé dans l’Association des Colons du Cameroun (ASCOCAM) suscite des manifestations, qu’il attribue aux syndiqués. Ceux-ci s’étaient pourtant prononcés contre la grève que voulaient organiser des employés non syndiqués des chemins de fer.

Mais les colons français cherchaient déjà, conformément aux résolutions prises à l’issue des états généraux de la colonisation tenus au début du même mois à Douala, des prétextes pour tuer dans l’œuf le mouvement syndical naissant et non moins dynamique ; c’est ainsi qu’armés de revolvers, de fusils et de mitraillettes, et montés sur des voitures, les provocateurs ont mené pendant deux jours des opérations de ratissage au cours desquelles ils ont fait d’odieux cartons sur tous les noirs qu’ils croisaient. Les "forces de l’ordre" ont laissé faire.

Des pilotes français de l’Escadrille Bétune qui stationnait alors à Douala, sont montés dans leurs appareils et ont commencé à mitrailler les gens dans les rues. Le bilan de ce septembre noir se chiffre à plusieurs centaines de morts, côté manifestants.

Aucun colon n’a jamais été inquiété pour sa participation à ces massacres-là. Seul Etienne LA LAURIE promoteur avec notamment Maurice SOULIER et Gaston DONNAT du mouvement syndical et du mouvement nationaliste au Cameroun, a été jugé ; il avait dû abattre, en état de légitime défense, l’un de ces colons enragés qui était venu chez lui, armé, dans l’intention de lui "faire la peau."

Mai 1955 : Roland PRÉ envoyé pour casser le mouvement nationaliste dont le porte flambeau était l’union des populations du Cameroun (UPC), se livre à d’horribles crimes avant de prononcer, en juillet de la même année la dissolution du parti nationaliste. Ce qui a poussé ce dernier au maquis.

La chasse aux "maquisards" a donné lieu aux déplacements massifs des populations arbitrairement éloignés de leurs villages détruits par la troupe et regroupés dans les camps de concentration appelés pudiquement "zone de pacification" ; le colonel LAM BERTON et M. Pierre MESSMER en savent quelque chose.

C’est au cours de ces opérations qu’est assassiné le 13 septembre 1958 Ruben UM NYOBE le "mpodol", chef historique du mouvement nationaliste au Cameroun. En pays Bamiléké, au début de 1960, Michel DEBRÉ, Premier ministre français, qui a décidé d’entreprendre une véritable reconquête confie au général BRIAND le "viking" qui s’était taillé une triste réputation en Indochine, cette opération.

Ce dernier est placé à la tête d’une armée comprenant cinq bataillons, un escadron blindé et escadron de chasseurs bombardiers, pas moins. Que pouvaient Martin SINGAP, chef de l’armée de libération national Kamerunaise (ALNK) et ses hommes armés de sagaies ? Bilan de la boucherie : 400.000 morts des villages rasés au napalm ; ce n’est pas le pilote d’hélicoptère MAX BARDET qui nous démentira.

Le traumatisme psychologique causé par ce carnage se ressent aujourd’hui encore, et n’a pas fini de causer des ravages. Le Cameroun avait pourtant accédé à la souveraineté internationale le 1er janvier 1960.

 

8- ASSASSINATS DES NATIONALISTES

Le sergent André GRENARD, plus connu sous le nom d’André MATSOUA, inculqué d’intelligence avec l’ennemi, est arrêté alors qu’il était hospitalisé à Paris, transféré au Congo ou il est condamné en 1941 aux travaux forcés à perpétuités.

Le commandant de LARMINAT, Gouverneur Gaulliste du Congo le laisse mourir en prison en avril 1942. On lui reprochait d’avoir été un des premiers Africains à revendiquer pour ses compatriotes la voix au chapitre dans la gestion de l’empire.

Félix MOUNIÉ successeur de Ruben UM NYOBÉ à la tête de l’UPC a été empoisonné au thallium à Genève, le 15 octobre 1960, par William BECHTEL, un agent des services secrets français, le Service de Documentation Extérieur et de Contre-Espionnage (SDECE).

Félix MOUNIÉ meurt le 3 novembre 1960 dans un hôpital genevois. Jacques FOCCART, le commanditaire de ce crime crapuleux a dit ne pas regretter cet acte ignominieux.

Mehdi Ben BARKA, assassiné à la fin d’octobre 1965 dans une villa de la région parisienne, était l’un des opposants marocains de gauche les plus notoires. Cette affaire dans laquelle fut impliquée le service de Documentation Extérieur et de Contre-Espionnage (SDECE) n’a jamais été éclaircie, en dépit des demandes répétées de la famille de la victime.

C’est un officier français qui a donné le coût de grâce (acte ô combien symbolique !) au nationaliste camerounais Ernest OUANDIÉ condamné au terme d’une parodie de procès en 1971,alors que l’on prétendait déjà le Cameroun "indépendant".

Le Dr. OUTEL BONO, assassiné à paris le 26 août 1973 par les agents de la SDECE, était l’un des opposants tchadiens les plus en vue, et dont l’envergure faisait apparemment ombrage au président TOMBALBAYE.

 

9- IMPLICATION FRANCAISES DANS LES GUERRES CIVILES ET LES COUPS D’ETAT

Pourquoi la France s’est –elle cru obligé d’intervenir dans les affaires intérieures des Etats Africains ? le sociologue suisse Jean ZIEGLER nous répond quand il déclare : "le gouvernement français a partout remis le pouvoir à des groupements, partis ou clans d’hommes formés, financés, conseillés et mis en place par lui-même. Dans aucun des états francophones nés de l’ancien Empire, à l’exception du Cameroun, le pouvoir colonial ou ses satrapes locaux n’ont eu à affronter un mouvement de libération nationale armé. La plupart du temps, le transfert de souveraineté a relevé de l’acte régalien, de la gracieuseté de la faveur que le maître accorde aux anciens esclaves" vive le pouvoir ! ou les délices de la raison d’Etat, paris, Seuil, 1985.

La France s’est tristement distinguée par sa participation active aux actes antidémocratiques, violant sans vergogne la souveraineté des états qu’elle-même disait indépendants.

L’effroyable guerre du Biafra menée par le pion ODUMEGWU OJUKWU commence en mai 1967 par la proclamation de l’indépendance de la "république du Biafra" ; la France soutien cette tentative finalement avortée de division et de déstabilisation du Nigéria. Les avions de la croix-rouge transportaient non pas le matériel nécessaire à l’assistance humanitaire, mais des armes destinés aux sécessionnistes.

Dans un accord signé entre la banque Rotschild et OJUKWU, le Biafra cédait à l’établissement français les droits exclusifs d’exploration et d’extraction du pétrole, de l’or, de la colombite, de l’étain, de l’uranium et du charbon.

L’on avait retrouvé durant l’été 1960 la France soutenant les sécessionnistes Katangais menés par Moise TSCHOMBÉ. Le pillage des immenses richesses du Congo–Léopoldville était impossible avec un Patrice LUMUMBA à sa tête.

Il fallait donc lui rendre la vie dure avec les sécessionnistes du Katanga. Ce pays qui s’était déjà opposé à l’établissement des exécutifs fédéraux respectivement à Brazzaville pour l’Afrique Equatoriale Française (AEF) et à Dakar pour l’Afrique Occidentale Française (AOF) était encore dans les manœuvres de déstabilisation des nouveaux états.

La France, pays de l’Occident chrétien est présente également au soudan aux côtés du régime islamiste fondamentaliste, "esclavagiste, totalitaire et agressif" de Khartoum selon l’universitaire Marc LAUVERGENE, dans une interview à chronique d’Amnesty International, n° 148, p.9, et cela contre les rebelles sudiste et chrétiens.

Le renversement et l’assassinat, en janvier 1963, du premier président de la République du Togo, SYLANUS OLYMPIO, ce dernier s’était réfugié, après l’attaque de sa résidence pendant la nuit par les putschistes dans une voiture garée au parking de l’ambassade des Etats-Unis au Togo, laquelle jouxtait le palais présidentiel.

Au petit matin, il y avait été découvert par l’ambassadeur américain Gaston POULLADA. Ce dernier a appelé innocemment son homologue français, Louis MAZOYER qui a refilé sans tarder l’information à EYADÉMA et ses Vicaires. On connaît la suite.

Le Président a été lâchement assassiné, remplacé dans un premier temps par un pion, vite remplacé à son tour par M. EYADÉMA, le véritable homme de Jacques FOCCART.

Le 18 M février, 1964, La France vole au secours de Léon M’BA déposé par des officiers progressistes de l’armée gabonaise. Il est réinstallé au pouvoir par des commandos de parachutes français spécialement dépêchés pour cette sale besogne.

C’est à cause de la France que M. Joseph MOBUTU de triste mémoire, cette véritable calamité qui a causé tans de ravages, est resté si longtemps au pouvoir au Zaïre ; en effet, les troupes françaises ont eu à y intervenir en mars 1977 et en mai 1978 contre les gendarmes katangais.

En janvier 1977 au Bénin, une tentative de coup d’état, menée par des mercenaires conduits par le tristement célèbre "corsaire de la République Française", Bob DENARD, échoue.

C’est par l’opération dite Barracuda que la France installe, le 21 septembre 1979 une marionnette appelée David DACKO au pouvoir à Bangui, en remplacement de l’empereur BOKASSA, devenu encombrant et surtout embarrassant avec ses histoires de diamants offerts à son "cher parent".

La fameuse "opération turquoise" organisée en 1994 au Rwanda et qui avait été présentée comme intervention humanitaire était en réalité en prétexte pour tenter de sauver le régime tribaliste et intolérant de Bujumbura. Les milices tribales Hutu ont pu s’adonner allègrement à leur macabre besogne, bilan : 500 000 morts.

 

10- SOUTIEN AU PAYS DE L’APARTHEID
La France, pays de René CASSIN, prix Nobel de la paix 1968, rédacteur de la Déclaration Universelle des droits de l’homme n’a pas ménagé son appui aux régimes racistes de John Balthazar VOSTER et de Pieter BOTHA.

C’est en effet grâce notamment à la France et aux autres pays occidentaux que ce pays a pu acquérir l’arme nucléaire et la puissance militaire, qui ont nourri les répugnantes guerres d’Angola et du Mozambique et ont permis à ce pays de mener pendant si longtemps la sordide politique d’apartheid.

 

11- LE GENERAL DE GAULLE PLUS FUTE QUE RAYMOND CARTIER
Quels sont les véritables objectifs de la coopération ? La réponse à cette question se trouve sans doute dans les fameux rapports JEANNENEY et GORSE, jamais rendus publics.

Ces rapports avaient été commandés respectivement en 1963 et en 1970 au vu des critiques virulentes suscitées par les relations ambiguës entre la France et ses anciennes colonies.

Selon l’économiste Tibor MENDE dans son ouvrage De l’aide à la recolonisation "Les leçons d’un échec", Paris, seuil, 1972, "pratiquement toute l’aide de la France à l’Afrique lui revient sous forme de transferts ou de commandes".

Le journaliste Gilbert COMTE affirmait lui en novembre 1973 après avoir dressé un tableau sombre de la coopération que le général DE GAULLE avait été plus rusé que le journaliste de Paris Match Raymond CARTIER qui préconisait en 1956 un abandon pur et simple des anciennes colonies, lesquelles coûtaient selon lui très cher à la France. Son slogan devenu célèbre était "la Corrèse avant le Zambèse".

Pour Gilbert COMTE, "sous un libéralisme de façade, le général DE GAULLE essayait de défendre les intérêts nationaux au meilleur tarif possible. Il ne pouvait naturellement pas expliquer son programme à la face du monde sans produire quelque scandale. Il l’enveloppa donc dans ce vocabulaire généreux mis à la mode par l’anticolonialisme triomphant de l’époque, et donna aux thèses popularisées par Paris Match la plus intelligente application qu’elles pouvaient recevoir".

 

12- LA FRANÇAFRIQUE
La Françafrique désigne une nébuleuse d’acteurs économique, politiques et militaires, en France et en Afrique, organisée en réseau et en lobbies, et polarisée sur l’accaparement de deux rentes ; les matières premiers et "l’aide publique au développement " (APD) selon les associations AGIR ICI et SURVIE dans "Dossiers noirs de la politique africaine de la France n° 7" : France –Cameroun ; croisement dangereux ! L’Harmattan, 1996, p.8.

L’on y lit plus loin que "la logique de cette ponction est d’interdire l’initiative hors du cercle des initiés. Le système dégradant, se recycle dans la criminalisation. Il est naturellement hostile à la démocratie."

Parmi les acteurs les plus notoires d cette nébuleuse, on peut citer Jacques FOCCART, la multinationale du pétrole ELF, le SDECE qui a maintenu sa politique interventionniste en devenant la DGSE, d’éminentes personnalités appartenant aussi bien à la droite qu’à la gauche de l’échiquier politique français telles que Jacques CHIRAC, François MITTERAND père et fils, Charles PASQUA père et fils, j’en passe et des meilleurs.

 

JACQUES CHIRAC CONTRE LA DEMOCRATIE PLURALISTE EN AFRIQUE NOIRE

Le président Français, devant qui la négraille se trémousse frénétiquement en s’imaginant lui faire plaisir à l’occasion de ses voyages sur le continent africain , est celui-là même qui a pris position publiquement, et cela plutôt deux fois qu’une contre l’instauration de la démocratie pluraliste en Afrique noire.

La première fois c’était lors d’une visite à Dakar en 1987 alors qu’il était premier ministre. L’hebdomadaire Jeune Afrique qui rapportait ses propos en fin mai 1987 nous apprend que ses préférences allaient vers "le parti unique multitendanciel", notion brumeuse, atypique et bâtarde, tout juste bonne pour les attardés ataviques que nous sommes.

La deuxième fois, c’était en 1990 à Abidjan où il était allé à une réunion d’un machin appelé Association des maires francophones. Pour lui en effet le multipartisme est "une sorte de luxe que les pays en développement n’ont pas les moyens de s’offrir."

Nous voudrions rappeler à M. Jacques CHIRAC que les régimes dictatoriaux, prédateurs et corrompus restent au pouvoir à cause du soutien inconditionnel que leur apporte la France, et cela, au grand dam de nos peuples qui n’avaient par ailleurs jamais demandé à personne de venir les colonies.

Car il fait le relever, c’est cette notion d’Etat comme mode d’organisation sociale qui, dévoyée a été transformée par des personnes sans foi ni loi en instrument de coercition, de brigandages et d’exploitation. Quelles garanties les civilisateurs avaient-ils prévu contre de telles dérives, en l’absence de démocratie ?
Les visites officielles des présidents français sont les occasions de célébrer l’excellence des relations entre "généreuse et bienveillante" France et les pays visités.

Seulement l’on oublie volontairement et trop facilement le phénomène de criminalisation de l’Etat dont a parlé Jean François BAYART en juin 1995 dans un rapport pour le Centre d’analyse et de prévision du Ministère des Affaires étrangères, qui se traduit par "le dédoublement des systèmes sociaux africains entre « pays légal », interlocuteur unique des institutions multilatérales et des Etats occidentaux, et le « pays réel »… ".

 

13- LA COOPERATION FRANÇAISE : AVATAR RAFINE ET MODERNE DE LA TRAITE NEGRIERE TRANSATLANTIQUE

De la traite négrière jusqu’à la coopération, en passant par l’esclavage régi par le Code noir, la colonisation marquée par le Code de l’indigénat et le travail forcé, il se dégage une constante :
L’exploitation et la déshumanisation de l’homme noir par la France.

Aimé CÉSAIRE, cité par Abel EYINGA, démocratie de Yaoundé, Syndicalisme d’abord, 1944-1946, l’Harmattan, 1985, pp 31.32, déclare : "je dis que de la colonisation à la civilisation, il y a une infinie… je vois partout où il y a face à face, colonisateurs et colonisés, la force, la brutalité, la cruauté, le sadisme, le heurt et en parodie de formation culturelle, la formation hâtive de quelques milliers de fonctionnaires subalternes, de boys, d’artisans, d’employés de commerce et d’interprètes nécessaires à la bonne marche des affaires.

Entre colonisateurs et colonisé, il n’y a de place que pour la corvée, l’intimidation, la pression, la police, la méfiance, la morgue, la suffisance, la muflerie, les élites décérébrées, des masses avilies. Aucun contact humains, mais des rapports qui transforment l’homme colonisé en pion, en adjudant, en garde chiourme, en chicote et l’homme indigène en instrument de production à mon tour de poser une équation : Colonisation – Chosification".

 

14- DENI DE JUSTICE

La traite négrière a déjà été reconnue comme crime contre l’humanité. A quand l ‘érection de la colonisation et de la coopération française à ce rang peu enviable avec dédommagement subséquent des victimes et leurs descendants ?

L’Afrique a-t-elle vraiment besoin de la coopération telle que la lui impose la France ? Le bilan de quarante années de cette coopération-là autorise tout esprit lucide et objectif à répondre par la négative.

En effet les "anciennes" colonies françaises sont les parties du monde les plus durement touchées par la pauvreté, la maladie et l’ignorance. Ce sont en outre les régions les plus endettées, sans que l’on puisse dire pour ce qui est du Cameroun ou du Congo Brazzaville par exemple à quoi on servi les sommes colossales empruntées. Elles sont encore dirigées par des régimes autocratiques, répressifs et intolérants, soutenus par la métropole.

Le changement de la politique africaine de la France, clamé par le Gouvernement socialiste de Lionel JOSPIN  et par Nicolas SARKOZY lors de sa campagne électorale est une reconnaissance implicite des abus et des méfaits commis.

Cela ne peut que susciter scepticisme et méfiance lorsqu’on sait que les changements de majorité qu’a connus ce pays n’ont rien apporté de positif dans ce domaine.

N ous S ommes le C ongo !
C
essons d' A voir P eur !
P
our un E tat de D roit au C ongo !
"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"

Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !
http://mampouya.over-blog.com/

Publié dans L'Afrique en lutte

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CALIXTE BANIAFOUNA : LE SYNDROME DU TERRORISME FACE A LA POLITIQUE AFRICAINE DE NICOLAS SARKOZY

Publié le par Tourtaux

Le syndrome du terrorisme face à la politique africaine de Nicolas SARKOZY

Par Calixte BANIAFOUNA

De l’avis des autorités françaises au plus haut niveau de l’État, la menace terroriste au cœur même de la République est bien réelle. L’instrumentalisation du terrorisme par le gouvernement de Nicolas SARKOZY sonne cependant comme un boomerang de bumarin dans sa politique africaine.

Mieux que tous ses prédécesseurs à l’Élysée sous la Ve République, Nicolas SARKOZY, comme il l’avait si bien promis lui-même dans sa campagne 2006-2007, serait l’homme par qui pouvait s’opérer un changement profond de la politique africaine de la France aujourd’hui obsolète. Il a plutôt préféré l’empirer en la "décomplexant".

Dans sa vision de la Françafrique décomplexée, en effet, Nicolas SARKOZY se fait avocat des pauvres dans son discours à la tribune de l’ONU, en même temps qu’il défend bec et ongles ceux-là mêmes qui empêchent ce discours de produire les résultats escomptés.

L’aide et son augmentation réclamée n’ont ainsi jamais profité et ne profiteront jamais, en l’état de la gouvernance, aux populations pour lesquelles on les sollicite.

Le cinquantenaire des indépendances africaines qui devait susciter plus d’interrogations tant du côté d’anciennes colonies que de celui de l’ancienne métropole a fait l’objet d’un faste défilé sur les Champs-Élysées des armées sanguinaires et de répression, aux côtés des dictateurs assis côte à côte avec Nicolas SARKOZY.

Mais les Français sont un peuple lucide et les Africains s’éveillent sous le choc des méthodes archaïques, celles que Nicolas SARKOZY croit être les bonnes et qui consistent à soutenir les "amis dictateurs" comme l’avaient toujours fait ses prédécesseurs à l’Élysée... de la poudre aux yeux des Français présentée comme relevant de leurs intérêts ! Mais quels intérêts ?

-        Alors que tout indique que le bien-être du peuple africain chez lui n’aurait absolument rien de compromettant aux prétendus intérêts français en raison de la communauté de l’histoire, de la langue et, aujourd’hui, du métissage des familles (métissage dû au taux élevé des mariages mixtes entre Français et Africains), le gouvernement de Nicolas SARKOZY continue à enfermer les populations françaises dans un double langage qui, le jour, leur vante l’invitation qu’il fait aux Africains de prendre leur destin en mains et, la nuit, fournit armes et finances aux dictateurs pour les aider à tordre ces mêmes mains.

-        Alors que le groupe d’hommes d’affaires comme Bolloré... vit dans l’autosuffisance au nom des intérêts français en Afrique, les populations françaises, elles, ne voient pas une once de ces intérêts ; au contraire, plus ces affairistes font du chiffre, plus les Français s’enfoncent dans la galère : chômage, immigration, conflits des cultures, baisse du pouvoir d’achat, survie sous le seuil de pauvreté, insécurité, inquiétude de l’avenir, prises d’otages, terrorisme international qu’on leur présente aujourd’hui comme le nouveau label du patriotisme...

-        Alors que le gouvernement de Nicolas SARKOZY demande aux contribuables français de serrer davantage la ceinture pour "aider les pauvres Africains", les salariés croulent sous le poids des impôts (les plus élevés au monde) sans leur dire que l’aide ne parvient jamais aux prétendus pauvres mais qu’elle s’arrête dans les clans des dictateurs qui, seuls, en jouissent tout en rapatriant une partie aux "amis de Paris" pour les aider à financer les campagnes électorales de leurs partis politiques.

-        Alors que Nicolas SARKOZY est parfaitement conscient que le soutien apporté aux dictateurs africains est la cause principale de l’immigration clandestine d’une population qui ne fuit pas que la misère mais aussi et surtout les répressions d’"amis dictateurs", son gouvernement feint de multiplier des lois de reconduite à la frontière comme si la solution n’était pas à sa portée et qui consiste à laisser à ces populations la liberté de choisir leurs dirigeants et de vivre librement chez eux.

En tout état de cause, le terrorisme international profite aujourd’hui de la misère des populations africaines et fait de son mieux pour capitaliser les ingérences, les injustices, les mainmises sur des États souverains qui n’ont eu pour unique tort que d’être moins puissants que les autres... pour ainsi apeurer, prendre en otage, voire perpétrer des bombes partout où il peut être perçu comme un "bon vengeur".

Pour le gouvernement de Nicolas SARKOZY, il s’agit moins d’un avertissement des terroristes aux populations françaises qu’ils ne viseraient pas spécialement qu’un syndrome moral aigu sévère adressé à une seule victime, lui Nicolas SARKOZY particulièrement, auquel cas il faudrait l’apitoyer (le pauvre !) et lui laisser enfin la compréhensible légitimité qui s’étiole du jour au jour de poursuivre tranquillement, dans le cadre d’un deuxième mandat, l’application de sa doctrine sur la "rupture" non plus avec ses promesses de campagne ni avec le peuple français qui l’a vomi mais avec le terrorisme international.

Un vilain jeu !

Car, c’est jouer avec le feu que de vouloir instrumentaliser un mal dont on sait qu’il est aujourd’hui bien installé au milieu des populations africaines qui ne voient que dalle des richesses de leurs pays, un mal qui - comme au Niger ou au Nigeria avec les prises d’otages et demain que sais-je dans les autres pays où Total fait la loi ! - est capable de frapper et de frapper fort pour tuer en masses au cœur même de la République française.

L’art du secret des services de renseignement – quand bien même les États-Unis en ont parlé - ne serait-il pas préférable aux tintamarres que le gouvernement SARKOZY fait sur l’opinion publique, tintamarres qui sinon n’apportent rien de sécurisant du moins interpelle l’éveil et l’arrogance des barbares, assoiffés du sang... qui se croiraient être désormais les maîtres du monde... être craints !

Nous Sommes le Congo !
C
essons d'Avoir Peur !
P
our un Etat de Droit au Congo !

"Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission"

Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !
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TUNISIE : LA VIE DU DETENU FAHEM BOUKADOUS EN DANGER

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

RSF

Tunisie : la vie de Fahem Boukadous en danger

mis en ligne jeudi 7 octobre 2010 par jesusparis


Fahem Boukadous, cameraman de la chaîne privée El Hiwar Ettunisi, a été transféré d’urgence à l’hôpital Farhat Hached de Sousse suite à une crise d’asthme aiguë, le 4 octobre 2010. Il a été ramené immédiatement après son traitement dans sa cellule à la prison de Gafsa.

 

Gravement asthmatique, le journaliste souffre de conditions de détention particulièrement pénibles pour son état de santé. Lors de sa dernière visite, Afef Boukadous a trouvé son mari très affaibli par la maladie : « Fahem avait de la peine à parler et à respirer. Il se plaint de maux d’estomac, et ses crises d’asthme sont de plus en plus fréquentes et violentes. Sa vie est en danger. Il doit être libéré dans les plus brefs délais. »

 

Outre les vexations dont elle est victime lors de ses visites à son mari, Afef Boukadous est soumise à la surveillance quotidienne de la police. Une voiture est en permanence stationnée à proximité de son magasin. Ses conversations avec son mari au parloir de la prison de Gafsa sont, de toute évidence, écoutées. [1]

 

Reporters sans frontière réitère sa demande aux autorités tunisiennes de libérer le journaliste au plus vite, et de mettre fin aux surveillances policières contre sa femme.

 

L’organisation rappelle également son opposition à la poursuite des négociations entre la Tunisie et l’Union européenne sur la conclusion du statut privilégié, principalement en raison de l’adoption, en juillet 2010, de l’amendement de l’article 61b du code pénal tunisien qui criminalise toute analyse critique de la situation économique tunisienne ou de ce que la Tunisie considère comme étant ses « intérêts vitaux ». [2]

Notes

[1] voir : http://fr.rsf.org/tunisie-fin-de-la... et http://fr.rsf.org/tunisie-50e-jour-...

[2] http://fr.rsf.org/tunisie-adoption-...

Publié dans L'Afrique en lutte

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