Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

1er NOVEMBRE 1954 : DATE DU DEBUT DE LA GUERRE D'ALGERIE

Publié le par Tourtaux

Révolution de Novembre 1954: quand le combat libérateur était porté sur le sol français

La Rédaction le 31 octobre 2010 à 13:38  

 

Au-delà de son apport financier à la Révolution de novembre 1954, le combat de la Fédération de France du FLN était jalonné de hauts faits d’arme qui, de l’avis d’acteurs, d’historiens et de politiques, ont « étourdi » l’ennemi sur son propre sol.

Selon le président de l’Association des anciens combattants de la Fédération de France du FLN, Mohand Akli Benyounès, fallait porter le combat, mené par le FLN depuis quatre années (1954), sur le territoire français.

« De cette façon, nous avons pu toucher l’opinion publique française qui, jusque-là, percevait la guerre d’AlgérieW avec un certain éloignement. De même que l’opinion publique mondiale était alertée et sensibilisée au drame que vivait le peuple algérien », a-t-il affirmé. Pour M. Benyounès, également membre du Conseil de la nation, la situation s’était en effet aggravée depuis le 13 mai 1958, les colons ayant réussi à convaincre les chefs militaires français à épouser leurs thèses en créant les fameux « comités de salut public ».

« L’ouverture d’un autre front en territoire français visait à soulager les maquis et nos populations de la pression qu’ils subissaient », a ajouté M. Benyounès pour qui ce second front avait aussi pour but de « démontrer que le FLNW, que la propagande déclarait impuissant et sans influence, était au contraire plus fort que jamais au point de porter la lutte armée sur les terres de la puissance coloniale ».

 

1er Novembre 1954, la date du début de la guerre d'Algérie.

« Ce fait était inédit car aucune révolution jusque-là n’était parvenue à atteindre un tel objectif », a-t-il affirmé, rappelant que le général De GauleW, qui venait d’être porté au pouvoir, « a lui même constaté qu’aucun pays colonisé dans le monde n’a connu un fait similaire ».

Ce front a été effectivement ouvert le 25 août 1958. Il est l’aboutissement d’une organisation minutieuse, se souvient Benyounès qui rapporte que « ce jour-là, avec une spontanéité exemplaire sur l’ensemble de l’Hexagone, les militants du FLN en France ont organisé 56 actes de sabotage, visé et atteint 181 objectifs économiques et militaires, comme la cartoucherie de Vincennes et les raffineries de Maurepiane (Marseille) ». Le caractère inédit de telles actions en sol français est également souligné par l’historien Henri Pouillot selon qui « ce doit être le seul cas de lutte d’indépendance au monde où un tel scénario a été réalisé » La « banque » de la Révolution .Outre ces faits d’arme, la Fédération de France du FLN n’a eu de cesse de collecter des fonds pour la lutte de libération nationale, au point de faire dire à M. Benyounès que « notre communauté en France a été la banque de la Révolution ».

« Nos compatriotes ont commencé à cotiser pour l’effort de guerre, dès le début de la Révolution, en 1954, cotisations collectées auprès des travailleurs regroupés par villages et envoyées au pays pour aider les maquis », a-t-il témoigné. Ces apports étaient modulés selon que le cotisant était salarié, commerçant ou de profession libérale. Le montant des cotisations grossissait au rythme de la « structuration » qui a été mise sur place dès 1957 et qui consistait à aller dans les hôtels et autres lieux de résidence des Algériens, à les rassembler et à constituer des cellules de quatre personnes avec une cinquième comme responsable.

« Ce qu’il convient de retenir c’est que la contribution des Algériens en France était de l’ordre de 1 milliard de centimes (ancien franc) », a affirmé Mr Benyounès, qui assure, qu’après les manifestations du 17 octobre 1961 et le démantèlement des structures du FLN par la police française, « j’ai eu à faire acheminer, en tant que coordinateur des six wilayas de France, les cotisations d’octobre, novembre et décembre 1961, stockées dans une cache, soit trois milliards de centimes ». Selon l’historien Pouillot, les cotisations collectées en Métropole ont apporté la partie financière « la plus importante dont a pu disposer le FLN ». Ces fonds, a-t-il ajouté, transitaient par des comptes en Suisse et ont servi à payer l’armement, le nécessaire pour les combattants. Porteurs de valises et d’espoir En plus des « nationaux », des Européens acquis à la cause nationale ont été d’un apport « précieux » à la Révolution, de l’avis tant d’acteurs que d’historiens. Pour Benyounès, ceux que l’on appelle « porteurs de valises » sont des amis de l’Algérie, des Européens militants du FLN. « La justesse de notre combat, les idéaux que nous défendions étaient des principes universels admis par une grande majorité dans le monde », a-t-il relevé.

Outre l’acheminement des fonds collectés par le FLN vers les banques suisses, ce réseau, chapeauté pat le professeur en philosophie Francis Jeanson, avait souvent aussi à héberger, cachet des militants FLN et à organiser les Algériens avec des syndicats de gauche. Les membres de ce réseau, au vu de leur militantisme, ont fini par être eux mêmes recherchés. Un procès leur fut même intenté le 5 septembre 1960 pour « haute trahison ». Il réunissait 23 personnes, six Algériens et 17 Métropolitains. Cinq autres étaient en fuite dont Francis Jeanson, présenté comme l’inspirateur et l’animateur du groupe. Il y eut 14 condamnations à dix ans de prison, le maximum de la peine encourue, trois autres s’échelonnant de cinq ans à huit mois et neuf acquittements. L’expression des membres de ce réseau était, de l’avis d’Henri Pouillot, « difficile ». Le colonialisme, l’idée de l’indépendance algérienne n’étaient pas acquis spontanément, et pour un certain nombre de Français métropolitains, ils étaient des « traîtres ».

Lors du procès, ont faisait obligation d’intervenir à des partisans impénitents de l’Algérie française comme Jacques Soustelle et le général Salan, qui dénonça « ceux qui se font complices des misérables qui utilisent le couteau ». Parmi les membres de ce réseau encore en vie, Adolfo Kaminski, réputé pour avoir été le « faussaire attitré » du FLN, durant la guerre de libération. Dans un entretien à L’APS, il affirme avoir adhéré au FLN par « conviction ».

« Je ne supportait pas que la France des droits de l’homme utilise les méthodes fascistes et racistes à l’encontre des Algériens. Je me suis toujours battu contre la torture et toute forme de racisme », a-t-il confié. Il dit se rappeler que c’est Annette Roger De Beaumanoir qui l’avait présenté à Francis Jeanson. « C’est à partir de ce moment que nous avons décidé d’intervenir, à travers mon expérience dans la clandestinité, les faux papiers, les passages aux frontières, les cloisonnements des réseaux, de sauver des Algériens menacés », se rappelle-t-il.

Pour Kaminski, ce qui comptait le plus c’était l’efficacité du moment à établir des faux papiers sans trop s’exposer. « J’activais dans l’ombre. Les demandeurs de faux papiers transitaient d’abord par les réseaux belges, dont celui de Henri Curiel, qui à leur tour sollicitaient mes services », a-t-il expliqué. Tout en affirmant qu’il n’était pas trop en contact avec le monde extérieur pour des raisons évidentes de sécurité et de confidentialité, il se rappelle avoir hébergé des Algériens recherchés.

« Je le faisais à titre personnel, parallèlement au réseau de Jacques Charby », a-t-il précisé, avouant avoir, durant ce parcours de militants, « croisé des gens formidables qui ne sont plus ». Il cite Francis Jeanson, Cécile Manoir, Jacques Vrique, Gloria De Rerrera (Katia), Jacqueline Carré, Michel Firque, Mourad Oussedik, Amar Ladlani, Robert Davezies, Henri Curiel et tant d’autres morts pour que vive l’Algérie.

 

Source : http://www.donnetonavis.fr/actu/news/revolution-combat-liberateur-france-guerre_2536.html

Publié dans guerre d'Algérie

Partager cet article
Repost0

LE FMI, DSK, LA REFORME DES RETRAITES ET LE GEL DES SALAIRES

Publié le par Tourtaux

Le FMI, DSK, la réforme des retraites et le gel des salaires
 

 

Par Ivan du Roy, Nadia Djabali (21 septembre 2010)
 

 

 

 

Discrètement, le FMI distille ses conseils à la France en matière de politique économique et sociale. À lire sa prose, on se croirait revenu trente ans en arrière, à la grande époque des plans d’ajustement structurel qui ont saigné à blanc nombre de pays « en développement ». Suppression des systèmes de protection sociale, baisse du salaire minimum, privatisation des services (encore) publics… Telle serait la potion magique pour sortir la France et l’Europe de la crise.
 
·     
Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, candidat virtuel à l’élection présidentielle de 2012, soutient-il l’actuelle réforme des retraites ? Souhaite-t-il une baisse du Smic, un gel des salaires et des prestations sociales ? Envisage-t-il de davantage contrôler les chômeurs de plus de 50 ans dont on connaît la propension à abandonner leur entreprise de leur plein gré ? C’est la question qu’on peut légitimement se poser à la lecture d’un rapport du FMI : un bilan de santé économique de la France, mis en ligne en plein été. Il s’intitule : « France : la reprise est bien engagée mais il faut réduire la dette publique ». Ce document expose les prescriptions économiques du FMI pour sortir la France de la crise. Il s’agit d’un condensé de divagations néo-libérales.
« La reprise sera plus forte et plus durable si les autorités donnent suite à leur engagement d’assainir les finances publiques, consolident la stabilité financière et appliquent des réformes structurelles axées sur la croissance. » Pour l’instant, rien de bien méchant au-delà de l’inévitable ritournelle de la dette, critiquée par le manifeste des économistes « atterrés ». Assainir les dépenses, donc, mais pas n’importe lesquelles ! Pas question de faire opposition au chèque de 210 millions d’euros signé par Bercy à Bernard Tapie, ni de supprimer le bouclier fiscal, encore moins de rapatrier les comptes épargnes off-shore des grandes fortunes…
Travailler plus, se soigner moins
Pour remettre la France sur les rails de la reprise, des efforts doivent être consentis… par ceux qui bossent. L’allongement de l’âge de départ à la retraite et l’augmentation de la durée de cotisations sont observées d’un œil attendri au FMI. « Pour préserver la viabilité budgétaire sans compromettre la reprise, les efforts d’ajustement doivent être concentrés sur les mesures qui nuiront le moins à l’activité économique, à savoir la réforme des prestations des systèmes de retraite et de santé. » Traduction : la multiplication des salariés âgés et fatigués, et l’augmentation de personnes en mauvaise santé ayant du mal à se faire soigner « nuiront le moins à l’activité économique », ils ne servent plus à grand chose à part grever le budget. Donc il est acceptable de réduire les dépenses – finalement inutiles – dont ils profitent impunément : l’assurance vieillesse et santé, deux piliers déjà fissurés de notre Sécurité sociale.
Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, ne s’y est pas trompé : « Le PS vient de se prendre un camouflet à travers le rapport du FMI, dirigé par Dominique Strauss-Kahn, qui rend hommage à la politique du gouvernement contre la crise et critique indirectement la critique permanente (sic) de Martine Aubry et du PS. », écrivaient ses petites mains, début août, sur la page Facebook de l’ex député.
Salaires et fonctionnaires : toujours trop chers
Plus classique, la baisse du nombre de fonctionnaires est bien évidemment perçue comme un levier, à généraliser. « Outre la maîtrise des dépenses de l’administration centrale et du système de sécurité sociale, il importe de poursuivre les efforts en cours pour limiter les dépenses des collectivités locales. » Aux régions, départements et communes de subir à leur tour des plans d’ajustement structurel ! Faut-il également baisser le nombre de fonctionnaires internationaux du FMI ? La note ne le dit pas.
Ce n’est pas tout, loin de là. « Pour accroître la compétitivité de l’économie française et mettre à profit l’expansion du commerce international, il faut de nouveau privilégier les mesures propres à modérer la croissance des coûts salariaux, intensifier la concurrence et promouvoir l’innovation », poursuit le FMI. Vous apprécierez le choix de « modérer la croissance des coûts salariaux » plutôt qu’un brutal « gel des salaires » qui risquerait d’exciter le bas peuple. Nous avons tenté de voir si le FMI souhaitait également « modérer la croissance des coûts des dividendes distribués aux actionnaires ». En vain.
Le « jeune » : une entrave à l’efficience du marché
Les collègues de DSK distillent leurs conseils pour créer de l’emploi. Enfin, des mesures salutaires et pragmatiques !, se surprend-on à espérer. « Vu leur impact considérable sur la croissance, il est urgent de miser sur la création d’emplois et l’efficience du marché. Outre les politiques d’activation engagées sur le marché du travail (? ??, ndlr) [1] et les mesures de formation, la modération du salaire minimum devrait être poursuivie afin d’établir progressivement une échelle des salaires incitative pour les jeunes et les travailleurs peu qualifiés. »
Traduction de cette novlangue néolibérale : baissez le Smic, et vos entreprises embaucheront des jeunes et des non diplômés. Car si le FMI emploie le terme « incitatif », c’est uniquement du point de vue des employeurs. Un salaire « incitatif » pour un jeune ne signifie pas un salaire à 1.500 euros, mais plutôt proche de 700 euros. Et avec des allègements de « charges » s’il vous plaît, et sans tickets restaurant ! Car un jeune est un « coût salarial ». La note oublie également le « coût » d’un jeune en nombre de policiers, et donc en fonctionnaires, pour le surveiller. Le jeune ampute vraiment le budget, quelle honte !
Les plus de 50 ans, ces grands feignants
Mais il n’y a pas que les jeunes dans la lorgnette du FMI, il y a aussi les « plus âgés », comprenez : les plus de 50 ans. « Pour soutenir l’emploi des travailleurs plus âgés, il convient d’améliorer les incitations à continuer de travailler, notamment par la mise en œuvre effective d’exigences en matière de recherche d’emploi, parallèlement à la réforme du système de retraite. »
Là encore, inciter les plus âgés à travailler ne signifie nullement adapter les postes à leur expérience et à leur âge, ou les aider à se reclasser vers d’autres activités, ou empêcher les entreprises de d’en débarrasser. Non : il s’agit de les faire partir en retraite plus tard et de fliquer davantage ceux qui se retrouvent au chômage après 50 ans. Comme si ces salariés claquaient volontairement la porte de leur entreprise pour aller vivre d’amour, d’eau fraîche et de prestations sociales dans leurs pavillons de banlieue et soigner tranquillement leurs troubles musculo-squelettiques à la charge du contribuable sain. Les licenciements à plus de 50 ans ? Les départs forcés en pré-retraite ? La placardisation préalable à la démission ? Cela n’a jamais existé.
Dérèglementer le bien-être
Toutes ces mesures, ainsi qu’une « déréglementation plus poussée des marchés des produits » et « une plus grande libéralisation, y compris dans les services professionnels » seraient « de nature à accroître l’efficience économique et le bien-être ». Vous avez bien lu : le FMI promeut au final le bien-être ! En clair : travailler pour 700 euros de 20 ans à 67 ans, avec à peine trois mois d’indemnités chômage en cas de licenciements, une assurance santé dérisoire, des loyers dérégulés (la concurrence les fera probablement baisser, doit estimer le FMI), des écoles privatisées et payantes, débouchera sur du… « bien-être ». La prochaine note du FMI proposera peut-être le rétablissement de l’esclavage pour retrouver le plein emploi.
Terminé ? Ah si, un oubli à réparer pour ne pas être accusé d’être de mauvaise foi. La note du FMI consacre une trentaine de lignes aux « nouveaux défis de la stabilité financière ». Trente lignes qui ne disent absolument rien à part que « les banques françaises sont sorties relativement plus fortes de la crise financière mondiale » (on se demande comment). Les banques seraient réticentes à prêter de l’argent pour financer l’économie réelle, notamment les PME ? C’est, pour le FMI, la faute de ces mêmes PME ! En langue d’experts, cela donne : « La croissance du crédit privé reste poussive, notamment dans le secteur des entreprises, mais cela semblerait tenir davantage à la faiblesse de la demande qu’à des contraintes de l’offre. » Quant à « assaini r » les comptes des banques et de leurs bulles spéculatives à la manière de ceux des États, il n’en est bien évidemment pas question.
Il nous reste à espérer que ce rapport ne sera pas une préfiguration du programme de Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI et candidat potentiel en 2012.
Ivan du Roy et Nadia Djabali
Notes
[1] Nous sommes dans l’impossibilité de vous expliquer ce que signifient « les politiques d’activation engagées sur le marché du travail ». Si c’était le cas, on bosserait au FMI pour dix fois le Smic !!!

 

Source : Danielle GAUTIER

Publié dans Politique

Partager cet article
Repost0

SYNDICAT CGT GOSS MONTATAIRE (OISE) : COMMUNIQUE DE PRESSE

Publié le par Tourtaux

CGT GOSS Montataire Communiqué de presse 29 octobre 2010

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Goss International Montataire (Oise)

 

Propriété de la République Populaire de Chine

 

Les représentants du personnel et les 623 salariés de la société Goss International Montataire font face depuis plusieurs mois à un chantage au dépôt de bilan s’ils n’acceptent pas sans sourciller le plan de licenciements que leur impose leur actionnaire: Le gouvernement de la province de Shanghai (République Populaire de Chine). La menace de cessation de paiements est une décision politique parce qu’elle relève directement de l’autorité de tutelle qui rapporte au premier ministre de la province.
La société Goss International Montataire est en effet la propriété de la province de Shanghai depuis septembre 2009. La société est contrôlée pour le compte de celui-ci par le groupe Shanghai Electric. Ce dernier, partenaire des plus grands groupes industriels français de l’Energie comme Areva, Schneider, Alsthom, pèse près de 9 milliards de $ de chiffre d’affaires.
Il dispose d’une situation financière très solide avec une trésorerie de 2,6 milliards de $. Après un premier plan de licenciements de 120 personnes invalidé pour non-conformité avec la loi par le tribunal de Senlis le 9 février 2010, un projet de transfert des brevets avorté en juin 2010, Shanghai Electric revient à la charge fin septembre 2010 avec un plan de 311 licenciements mais cette fois avec la menace de déposer le bilan si les représentants du personnel ne se plient pas très vite à ses volontés.
Pour contourner les règles du droit social et le contrôle du juge civil, Shanghai Electric décide d’instrumentaliser le tribunal de commerce et les procédures collectives pour accélérer la restructuration du site. Dès la fin du mois de février 2010, Shanghai Electric a décidé de recourir à un Mandataire Ad Hoc, ce qu’il fera fin juin, pour l’aider à restructurer vite et sans discussions. Le mandataire ad hoc n’a pas reçu pour mission d’aider la direction à trouver des accords avec les créanciers et à résoudre des problèmes financiers. Et pour cause : le financement de l’activité de la société et du plan de licenciements est en effet déjà assuré par Shanghai Electric.
Le mandataire ad hoc censé agir dans le secret interpelle aux côtés de la direction les salariés épuisés moralement au cours de réunions publiques qu’il fait convoquer en leur proposant de partir vite avec des primes sans quoi ils seront licenciés dans le cadre d’une procédure de dépôt de bilan et sans primes.
Shanghai Electric refuse toute discussion sur le fond avec les représentants du personnel et toute expertise de son plan. La société a été par exemple condamnée le 1er octobre 2010 par le Tribunal de Senlis à communiquer au Cabinet d’expertise Syndex des documents sur la situation actuelle et prévisionnelle de l’entreprise, celles du groupe Shanghai Electric et les intentions stratégiques du gouvernement de Shanghai. La société n’a toujours pas exécuté le
jugement.
C’est dans un climat de peur et de menaces que vivent depuis des mois les 623 salariés et les représentants du personnel du site.
Nous demanderons aux pouvoirs publics et au gouvernement d’intervenir auprès de l’ambassade de Chine et auprès du Président chinois, M. Hu Jintao, qui est attendu à Paris début novembre pour sa deuxième visite d'Etat en France afin de faire cesser ce chantage inacceptable du gouvernement de la province de Shanghai et pour qu’enfin nous puissions engager une négociation sincère, loyale et transparente sur la situation du site, son avenir et celui de nos emplois.
La Chine et la province de Shanghai disposent de moyens financiers très importants. Nousattendons qu’ils agissent en investisseurs socialement responsables.

 

Contact : cgt.goss.montataire@orange.fr

 

Source : Jean-Paul LEGRAND

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

CAEN : PLAN D'ACTION UNITAIRE INTERPRO DU 2 AU 6 NOVEMBRE

Publié le par Tourtaux

dimanche 31 octobre 2010

Plan d'action unitaire interpro pour Caen du 2 au 6 novembre

MARDI 2 NOVEMBRE: LISIEUX: 8H Rassemblement Parc des Expositions.

MERCREDI 3 NOVEMBRE : Dès 6H, blocage du Centre Routier (plateforme Mondeville/Cormelles/Grentheville) :périph sortie n°15

JEUDI 4 NOVEMBRE : Rassemblement contre la réforme des retraites Place du Théâtre de 12H à 14H

SAMEDI 6 NOVEMBRE : Grève et manifestation unitaire interprofessionnelle 14H30 Place St Pierre à Caen

Source en ligne

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

CHRONOLOGIE NON EXHAUSTIVE DE LA REPRESSION DES MANIFESTANTS CE MOIS D'OCTOBRE 2010

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

Le collectif Contre Les Abus Policiers

Chronologie non exhaustive de la répression des manifestants ce mois d’octobre 2010

mis en ligne dimanche 31 octobre 2010 par Ludo


Ce mois d’octobre 2010 aura été à la fois difficile et riche d’enseignements pour tous ceux qui ont manifesté les retraites.

 

Dur apprentissage en particulier pour les lycéen-nes et collégien-nes, pour la plupart, mineur-e-s, matraqué-e-s, menotté-e-s, giflé-e-s, palpé-e-s, humilié-e-s, emprisonné-e-s, jugé-e-s, condamné-e-s.

 

Certes, les lycéens ne sont pas les premiers à subir la répression. Cela fait déjà trop longtemps qu’en Sarkozye, manifestation, opposition ou simple contestation (cf Tarnac) rime avec arrestation, par dizaines, par centaines : des rafles de militants !

 

Et cela fait plus longtemps encore que des jeunes comme Zyed ou Bouna grillent dans des transformateurs, meurent subitement dans des commissariats ou sous les roues de véhicules de la Bac passant par là, et subissent délits de faciès, gardes à vues illégales, procédures judiciaires abusives.

 

Faute d’inspirer un quelconque espoir, « ils » nous gouvernent par la peur et le terrorisme. « Ils » veulent mettre nos jeunes au pas… et brisent, au passage, les éclosions de la légitime révolte..

 

Et sur nous tous, ils veulent régner par la terreur.

 

Montrons leur que nous n’avons pas peur, restons solidaires les uns des autres, inventons des moyens de luttes qui nous - et les - surprennent !

 

Refusons l’instauration d’un Etat policier !

 

A suivre, une chronologie non exhaustive de la répression des manifestants en France ce mois d’octobre 2010.

 

Du courage à toutes et tous,

Publié dans Lutte des classes

Partager cet article
Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>