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SOUTIEN INATTENDU DU PREMIER MINISTRE INDIEN A UNE MINE CONTROVERSEE

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

Survival France

Soutien inattendu du Premier ministre indien à une mine controversée

mis en ligne jeudi 1er juillet 2010 par jesusparis


Dans une démarche très inhabituelle, le premier ministre indien est intervenu directement dans le processus d’approbation d’une des mines les plus controversées au monde. Le secrétariat du premier ministre Manmohan Singh a écrit au ministère de l’Environnement et des Forêts l’exhortant à approuver le projet minier de Vedanta dans le Niyamgiri en Odisha. Le feu vert ne peut être donné à la mine sans l’autorisation officielle du ministère.

 

La mine aura un effet dévastateur sur la tribu des Dongria Kondh qui vit dans cette région. Un Dongria Kondh a déclaré à Survival : ’L’exploitation minière ne profite qu’aux riches. Nous deviendrons des mendiants si la compagnie détruit notre montagne et notre forêt pour en tirer profit’. La tribu s’est récemment fait connaître comme la ‘vraie tribu d’Avatar’ en raison des similitudes de leur situation critique avec celle des Na’vi de la superproduction de James Cameron.

 

Un groupe d’experts chargé d’enquêter sur le projet minier de Vedanta par le ministère de l’Environnement a récemment alerté sur le fait que cette mine pouvait ‘mener à la destruction des Dongria Kondh [en tant que peuple].’

 

La compagnie Vedanta, qui est cotée à l’indice boursier FTSE, est détenue en majorité par le milliardaire indien Anil Agarwal.

 

Le ministère a nommé un nouveau groupe d’experts pour effectuer une enquête plus approfondie. Selon certaines sources, le ministère de l’Environnement annoncera sa décision au moment où se tiendra l’assemblée générale de Vedanta à Londres le 28 juillet prochain.

 

L’année dernière, le gouvernement britannique avait condamné Vedanta, déclarant qu’elle ‘ne respectait pas les droits des Dongria Kondh’ et qu’un ‘changement de comportement de la part de la compagnie était essentiel’. L’Eglise anglicane, le gouvernement norvégien et la Joseph Rowntree Charitable Trust ont retiré leurs parts du capital de Vedanta en raison de leurs vives préoccupations concernant les droits de l’homme.

 

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd’hui : ‘Le premier ministre a le devoir de protéger les droits des citoyens les plus vulnérables de l’Inde et de ne pas imposer un projet qui a été dénoncé par des experts gouvernementaux comme potentiellement destructeur pour les populations vivant à proximité’.

Publié dans L'Asie en lutte

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L'UNION EUROPEENNE AGGRAVE LA FAIM DANS LE MONDE EN S'ACCAPARANT DES TERRES POUR SES AGROCARBURANTS

Publié le par Tourtaux

Source / auteur :

Les amis de la terre

L’Union européenne aggrave la faim dans le monde en s’accaparant des terres pour ses agrocarburants

mis en ligne jeudi 1er juillet 2010 par jesusparis


Les objectifs que l’Union européenne s’est fixée en matière d’agrocarburants entraînent une ruée incontrôlable sur les terres des populations pauvres d’Afrique et poussent toujours plus de personnes dans la famine, préviennent des associations écologistes et de solidarité internationale. [1] Alors que les états-membres doivent remettre demain leurs plans pour les énergies renouvelables à l’Union européenne, les Amis de la Terre et Peuples Solidaires en association avec ActionAid demandent aux leaders européens de stopper l’expansion des agrocarburants.

 

Des militants jouant le « gang des agrocarburants », les Barroso, Ashton, Sarkozy et Merkel vont s’accaparer des terres devant la Commission européenne, illustrant ainsi l’accaparement des terres dans les pays pauvres dans des proportions toujours plus grandes et ce, dans le seul but de satisfaire les appétits d’une UE énergivore.

 

Demain, les Etats-membres présenteront leurs plans pour satisfaire aux objectifs de la Directive de l’UE sur les énergies renouvelables qui exige que 10 % des carburants utilisés dans les transports proviennent de sources renouvelables – fort probablement, en majorité des agrocarburants. [2] Des entreprises de l’UE ont déjà acquis ou mis la main sur 5 millions d’hectares de terres dans les pays pauvres pour y produire des agrocarburants – soit une superficie plus importante que celle du Danemark. [3] Il s’agit souvent de terres utilisées par les populations pauvres pour se nourrir. Si cet objectif de 10 % devait être couvert par des agrocarburants, cela nécessiterait 17,5 millions d’hectares. [4]

 

Pour David Barisa Ringa d’ActionAid Kenya : « Les pays européens ne pensent qu’à remplir leurs réservoirs, même si de par le monde, un milliard d’êtres humains n’arrivent pas à trouver suffisamment de nourriture pour remplir leurs estomacs. Les populations pauvres sont expulsées de leurs terres pour laisser la place aux compagnies d’agrocarburants de l’Union européenne. Pourtant, d’après le Traité de Lisbonne, toutes les politiques de l’UE doivent avoir comme premier objectif de combattre la pauvreté. C’est exactement l’inverse de ce que fait la politique énergétique de l’UE qui continue de saper toute avancée vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement des Nations unies. »

 

Pour Laura Sullivan d’ActionAid Europe : « La Commission estime dans ses calculs que l’essentiel de son objectif pour les énergies renouvelables – soit 6 à 9 % – sera atteint grâce aux agrocarburants. Pourtant une étude indépendante publiée par la Commission démontre que tout objectif supérieur à 5,6 % sera préjudiciable à l’environnement. Pourquoi l’Union européenne continue-t-elle à promouvoir l’expansion des agrocarburants, alors qu’ils ont un impact négatif sur l’environnement et sont un des facteurs majeurs de la faim dans le monde ? »

 

Le Commissaire européen à l’énergie disait récemment que l’Europe importe déjà 25 % de ses agrocarburants, un chiffre qui ne fera qu’augmenter si l’utilisation des agrocarburants décolle en Europe. Les pays européens n’ont pas les terres nécessaires pour une production domestique d’agrocarburants, mais favorisent la confiscation des terres dans des pays où elles sont désespérément nécessaires pour produire de la nourriture.

 

Christian Berdot, référent sur les agrocarburants aux Amis de la Terre ajoute : « D’immenses étendues de terres sont en train d’être confisquées dans les pays pauvres pour produire des agrocarburants pour l’Union européenne. Les arguments contre la production d’agrocarburants à grande échelle n’iront qu’en se renforçant que ce soit à cause de leurs conséquences sur l’environnement et les climats ou de leur besoin toujours croissant d’avaler de nouvelles terres. La seule façon de stopper cette funeste tendance est de revenir sur les objectifs en agrocarburants de l’UE, tout en investissant de toute urgence dans la promotion d’une agriculture respectant l’environnement et dans l’efficacité énergétique de nos transports. »

 

Les Amis de la Terre Europe vont bientôt publier un rapport intitulé « AFRIQUE : MAIN BASSE SUR LES TERRES. Ampleur et conséquences de l’accaparement des terres pour produire des agrocarburants »

 

Vous pouvez télécharger des images de notre action à Bruxelles aujourd’hui : http://storyhub.actionaid.org/?c=22...

Notes

[1] Le rapport d’ActionAid sur les agrocarburants : « Le plein de faim – L’impact du développement des agrocarburants sur la faim dans le monde » : http://www.peuples-solidaires.org/a...

[2] Rapport de Birdlife International, et des Amis de la Terre / Friends Of The Earth Europe et al. (2009) « Biofuels : Handle With Care » (Agrocarburants : manipuler avec soin) http://www.foeeurope.org/agrofuels/...

[3] ActionAid « Le plein de faim »

[4] ActionAid « Le plein de faim »

Publié dans Politique

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BILAN DU CTPD DU 29 JUIN ET DECLARATION LIMINAIRE DE LA CGT-EDUC'ACTION 93

Publié le par Tourtaux

Logotype de la CGT - Educ'action 93
Bilan du CTPD du 29 juin et Déclaration liminaire de la CGT-Educ’action 93
mardi 29 juin 2010

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Ce CTPD était consacré aux ajustements de rentrée dans le 1er et le 2nd degré. Initialement prévu le 25 juin, il a été reporté suite au refus de siéger de la CGT-Educ’action 93 et de la FSU, faute de documents permettant de le préparer.

Concernant les mesures de carte scolaire 1er degré

Ce CTPD a examiné un certain nombre de situations défendues par les organisations syndicales. L’IA n’est revenu que sur une seule :
  Transformation de la fermeture à l’école Cristino Garcia de Drancy en fermeture bloquée.
Pour toutes les autres, les mesures prévues dans les documents ci-contre sont maintenues, même si pour certaines d’entre elles, l’IA, bien que contestant les chiffres présentés par les syndicats, a du indiquer qu’il faudrait revenir sur des fermetures en septembre.

PDF - 42.5 ko
mesures ajustement rentrée 2010 1er degré
PDF - 81.6 ko
Complément des ajustements 1er degré

Aux organisations syndicales qui rappelaient que les personnels manqueront encore à la rentrée pour assurer notamment le remplacement qui a été particulièrement défaillant cette année, l’IA a répondu que les 467 stagiaires affectés à temps plein lui permettront d’avoir un surnombre de 350 stagiaires pour le remplacement. Nous n’acceptons pas que les stagiaires deviennent des moyens de remplacement. Il a néanmoins reconnu un problème sur le bassin 1 où il ne peut pas affecter la majorité des stagiaires pour combler les manques.

L’IA s’est déclaré satisfait du taux de non-remplacement des maîtres absents qui ne serait que de 2%. Même si ce taux était vraiment réalisé, cela représenterait déjà près de 4000 journées de classe perdues.
Nous lui avons cité les fiches ministérielles sur les gisements d’emploi qui montrent que loin d’avoir un taux d’encadrement suffisant, la Seine-Saint-Denis a un taux inférieur a de nombreux autres départements urbains. L’IA a contesté ces chiffres ministériels et maintient que le plan de rattrapage de 1998 permettait au 93 d’avoir des taux d’encadrements élevés.

Concernant le 2nd degré.

L’IA s’est dit dans l’impossibilité de transmettre avant la semaine prochaine des documents montrant l’évolution des DHG dans les établissements. Dans ce contexte, il est très difficile aux organisations syndicales d’apprécier la préparation globale de la rentrée.

Plusieurs situations d’établissements qui nous avaient transmis leurs revendications ont été défendues.
Notamment celle du collège J. Moulin de Montreuil qui exige une classe de 4e supplémentaire. A l’IA qui reprochait le moment d’action choisi par les collègues (pendant les corrections du brevet) nous avons simplement rappelé que le droit de grève ne s’arrêtait pas pendant les examens et que la responsabilité première était de répondre à leurs revendications pour apaiser la situation.

Autres questions sur la rentrée

L’IA a refusé de communiquer la liste des établissements entrant dans le dispositif CLAIR au prétexte qu’aucune liste n’existerait encore. Il se trouve que celle-ci vient d’être communiquée par le rectorat ce 30 juin.

De même, il n’a pas communiqué les noms des établissements qui pourraient devenir des établissements de réinsertion scolaire, au motif qu’il y aurait encore débat sur le fait d’en implanter dans le 93 pour des jeunes du 93 ou de les délocaliser.
Concernant l’implantation de policiers référents, il a renvoyé la conduite du dispositif sur le ministère de l’intérieur.

Les organisations syndicales lui ont demandé des détails sur l’internat d’excellence que la ville d’Aubervilliers en collaboration avec l’IA, a décidé d’ouvrir en catimini pour 20 élèves de CM1, CM2 et 6e à Bury dans l’Oise dans un lieu utilisé depuis de nombreuses années comme centre de vacances de la ville. Deux professeurs d’école y seraient affectés ainsi que plusieurs personnels d’éducation, soit un enseignant pour 7 ou 8 élèves ; les 6èmes seront scolarisés dans le collège local. . Les élèves seraient choisis par le dispositif de réussite éducative. Le coût de fonctionnement serait de plus de 200 000 euros par an, sans compter l’investissement.
Pour la CGT-Educ’action, il est choquant de sortir des jeunes de leur commune pour promouvoir une pseudo excellence en leur octroyant des moyens dont tous les enfants d’Aubervilliers et du 93 auraient besoin pour la réussite auxquels ils ont tous droit.
Ce centre de Bury et ces investissements n’aurait-il pas été plus utile pour développer des classes transplantées pour tous les enfants de la commune ?

Nous avons interrogé l’IA pour savoir comment il comptait répondre aux instructions du ministère pour trouver des gisements d’efficience (en fait toujours plus de postes à supprimer). L’IA a minimisé l’importance de ces fiches en disant qu’elles ne sont qu’un exercice. Au cours du CTPD, il est néanmoins revenu sur les seuils d’ouverture du 93 qui sont très bas.

Plusieurs questions lui ont été posées concernant les nombreux élèves sans affectation.
Concernant les élèves issus des classes non-francophones, il a répondu qu’une attention particulière leur serait accordée au 2nd tour d’affectations.
Il n’a pas répondu sur les élèves sortants BEP ou 3e qui ne trouvent pas de place dans la voie professionnelle faute de places suffisantes.

Mastérisation : aux organisations syndicales qui dénonçait le courrier du Recteur envoyé individuellement à des enseignants leur « demandant d’être tuteur », l’IA a refusé d’affirmer le caractère volontaire du tutorat des professeurs stagiaires.

A notre question concernant la situation de l’UPI au lycée Sabatier et à notre exigence que l’on réponde aux revendications des personnels, l’IA s’est contenté de minimiser la situation (allant même jusqu’à contester le nombre d’élèves UPI) et de dénier les problèmes d’organisation interne.

Au bilan, un CTPD qui n’a pas permis d’améliorer les situations des écoles et collèges , faute de documents et de volonté de l’IA. Un CTPD qui n’a même pas permis d’obtenir des réponses aux questions que se posent les personnels sur ce qui va se passer à la rentrée dans leurs établissements.
Seule la mobilisation des personnels permettra de faire changer les conditions de ce « dialogue » paritaire.

******************

Déclaration liminaire de la CGT-Educ’action 93

En guise de préambule, nous tenons à expliquer pourquoi nous avons refusé de siéger le vendredi 25 juin, en association avec d’autres organisations syndicales. Il nous était difficile d’exercer pleinement notre rôle de représentant-e-s des personnels en l’absence de documents suffisants pour apprécier la préparation de la rentrée prochaine, objet de cette réunion paritaire. Nous comprenons néanmoins tout ce que ce report a pu occasionner comme surcharge de travail dans les services des circonscriptions.

Ce CTPD de fin d’année et l’approche des congés scolaires sont l’occasion de faire un bilan de cette année qui a connu une nouvelle dégradation des conditions d’accueil des jeunes dans le service public d’éducation et en particulier dans notre département.

Au contraire de ce que prétend le ministre, les dizaines de milliers de suppressions de postes accumulées depuis plusieurs années produisent des effets désastreux sur la qualité de notre service public.
Dans le 1er degré, l’année scolaire écoulée a été marquée par le manque cruel de titulaires remplaçants puisque l’Etat ne s’est pas doté des moyens d’assurer la continuité du service public. Les conséquences en sont lourdes ; ainsi, des milliers de journées de classe n’ont pas pu être assurées dans le département. Nous estimons d’ailleurs que l’Inspection académique n’a pas à en cacher le nombre précis.
Les questions, les exigences de la forte mobilisation des personnels qu’a connu notre département en février-mars demeurent, Nous n’avons pas eu satisfaction, et les mêmes causes produiront sans aucun doute les mêmes effets. Les conditions de travail dégradées et la souffrance qu’elles entraînent, la précarité, les réformes régressives que nous subissons, non seulement sont toujours d’actualité, mais vont s’amplifier. Les personnels les refusent toujours, et prochainement, les personnels se lèveront à nouveau, avec les parents, les élèves pour dire ça suffit !

Cette année a vu également le déploiement d’une politique que nous n’hésitons pas à qualifier de sécuritaire dans l’éducation. Du débat sur la vidéosurveillance et les portiques aux EMS, du policier référent aux établissements de réinsertion scolaire : le sentiment est fort que le ministère joue au pompier pyromane. Après avoir asséché les moyens de prévention et d’éducation, on apporte de fausses réponses aux incendies qui s’allument. C’est en plein accord avec les collègues de la cité scolaire H. wallon que nous pouvons affirmer que la violence est d’abord institutionnelle.

Pour la rentrée prochaine, nous sommes particulièrement inquiets pour la qualité du service public et les droits des personnels. D’un côté, c’est en abandonnant toute formation initiale des enseignants dans le cadre de la mastérisation que le ministère a pu appliquer les 16000 suppressions de poste. Nous refusons que la formation des nouveaux enseignants repose sur la bonne volonté des personnels et soutenons et appelons les personnels à refuser d’être tuteurs. La CGT exige le retrait de la mastérisation.
Dans notre département, le problème du remplacement ne sera toujours pas réglé, mais s’y ajoutent à présent la précarité des enseignants dans le 1er degré et des élèves qui auront toute l’année des enseignants sans formation.
De l’autre, l’implantation des stagiaires sur des temps complets, nous fait craindre pour le réemploi de nombre de nos collègues non-titulaires dans le 2nd degré. Aux discussions qui s’ouvrent au ministère de la fonction publique sur la question des non-titulaires, la CGT portera la voix de la titularisation de tous sans conditions de concours et la fin de la précarité. Nous vous demandons, dans l’immédiat, de vous engager sur le réemploi de tous les collègues non-titulaires.
Faut-il ici rappeler notre refus tant du projet de réforme des retraites que du gel des salaires des fonctionnaires que le gouvernement veut faire passer durant l’été et à la rentrée ? Il est évident que les personnels de l’éducation, comme les autres salariés ne pourront accepter de travailler plus, plus longtemps dans des conditions dégradées et pour gagner moins. Ces projets doivent être rétirés.

Pour les prochaines années, le ministère veut aller plus loin encore. Des fiches ministérielles ont été rendues publiques ; Ces dernières sont censées aider les IA à dénicher des réservoirs de postes à supprimer. Après avoir attaqué tous les types de missions de l’éducation nationale (formation initiale, rased, remplacement, fermetures de classes) afin de répondre au dogme des suppressions de postes d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite. Nous profitons de ce CTPD pour vous demander comment vous comptez répondre à ces consignes ministérielles.

Certaines propositions ministérielles n’ont malheureusement rien de nouveau en Seine Saint Denis.
C’est dans notre département que la scolarisation des enfants de 2 ans est la plus faible. De même, alors même que l’on nous affirme depuis des années, que nous sommes surdotés, il apparaît que nous avons un taux d’encadrement de 23,64 élèves par classe contre 23,39 élèves par classe pour d’autres départements urbains. Clairement, les écoles sont remplies au maximum de leur capacité, que ce soit en élémentaire ou en maternelle. Plus encore, les listes d’attente pour scolariser les élèves de 2007 s’allongent dans certaines communes. Depuis quelques années, certains parents d’élèves de 3 ans ne peuvent pas scolariser leurs élèves avant la moyenne section. Pour mémoire, actuellement, à Bagnolet, 37 élèves nés en 2007 sont en liste d’attente sans espoir de trouver une place. Au vu de la difficulté à scolariser les 3 ans, les 2 ans sont réduits à la portion congrue. Les sections de TPS n’existent quasiment plus ou sous la forme de double niveau TPS, PS encore trop rare. Nous revendiquons la scolarisation de tous les 2 ans et, plus encore, de tous les 3 ans dont les parents le souhaitent.

C’est dans notre département que les premiers étudiants ont été recrutés sous contrats afin d’effectuer des missions de remplacement. Personne ne peut sérieusement croire qu’il s’agit réellement d’un complément de bourse alors même que certains étudiants effectuent des remplacements depuis plus de 2 mois, voire depuis le mois de janvier. Nous revendiquons la création de 450 postes d’enseignants remplaçants titulaires ;
De même, la formation continue va être réduite et externalisée puisqu’elle dépend de moyens de remplacements ne relevant pas des moyens en personnels de l’éducation nationale mais du bon vouloir d’étudiants. De même, nous disposons du plus faible taux d’encadrement pédagogique avec 102 enseignants par CPC.
Nous ne pouvons que nous inquiéter de voir la gestion des personnels et des élèves réduites à quelques unités près. Ainsi, fermer une classe dans une école qui accueille une clin et donc qui est susceptible d’accueillir des élèves en cours d’année semble vraiment peu judicieux (ex cristino garcia à drancy). La question des flux de population marque la vie des écoles par des inscriptions en cours d’année et des modifications de structure en septembre. Il apparaît nécessaire de mettre fin à cette gestion comptable et absurde des classes. Il est normal de laisser quelques marges de manœuvre aux équipes et aux élèves.
Il faut que cesse également cette gestion du remplacement qui relève d’une simple gestion de la pénurie. Ainsi, demander à des enseignants affectés sur des missions de rased d’effectuer au pied levé des remplacements dénote une certaine forme de mépris tant envers les missions de Rased, que les personnels assumant ses missions et que pour les élèves bénéficiant des services du Rased.

La révélation de ces fiches ne peut que nous laisser craindre une dégradation de la situation et nous ne pouvons que nous demander quelles sources d’efficience notre inspecteur d’Académie va bien pouvoir imaginer puisque beaucoup de ces ficelles sont déjà employées et produisent leurs effets négatifs. Nous rappelons ici notre revendication de création de postes à la hauteur des besoins.
De même, nous ne pouvons nous satisfaire de conditions de scolarisation dégradées du fait même d’un manque de locaux. Si la scolarisation de nos élèves nécessite la construction d’école. L’état doit assumer la pérennité et la continuité du service public sur tout le territoire afin d’assurer une égalité de traitement de nos élèves.

Dans le second degré, nous dénonçons l’insuffisance de l’Inspection Académique à répondre aux exigences de la loi de 2005 sur la scolarisation et l’intégration des élèves en situation de handicap : manque d’enseignants spécialisés (du premier ou du second degré), personnel d’encadrement compétent, incapacité de coordonner le travail à destination de ces élèves.
La situation au lycée Sabatier est dramatiquement éloquente de ce triste constat. Les personnels que vous avez reçus vous ont alerté sur leur incapacité, dans les conditions qui leur sont faites, d’accueillir correctement les 30 élèves UPI de l’établissement. Aujourd’hui cela se double par des mesures d’organisation en interne qui ne pourront que rajouter à la déstabilisation de cet établissement. Nous vous demandons de répondre à leurs demandes légitimes.

Dans le 2nd degré, l’actualité c’est aussi ces centaines d’élèves qui n’ont pas d’affectation dans la voie professionnelle, malgré les alertes que nous avions pu faire au rectorat ou à l’IA. Ces élèves subissent eux aussi les restrictions budgétaires.
C’est le cas de nombreux élèves des classes d’accueil qui n’ont pas d’affectation. Une solution acceptable pour eux - qui ne peut consister dans une année d’attente avant une nouvelle réorientation - doit être trouvée. Cette campagne d’affectation qui a lésé un grand nombre d’élèves issus de CLA s’accompagne d’un projet de remise en cause du dispositif même de la classe d’accueil. Pour la CGT-Educ’action, nous affirmons que celles-ci doivent être maintenues comme des classes à part entière et l’insertion d’élèves dans des classes banales ne doit pas servir à faire de nouvelles économies. Nous constatons également que de nombreux élèves sortants BEP sont sans affectation à ce jour dans de nombreuses spécialités, et la situation est également très tendue pour les sortants de 3e. Nous souhaitons avoir un point précis sur cette situation.

Concernant la question des ajustements dans le 2nd degré, nous avions demandé lors du précédent CTPD communication d’un document permettant de mesurer l’évolution des dotations dans chaque collège depuis le CTPD du 4 février, de mettre ces dotations en rapport avec les mesures sur les postes. Nous n’avons rien eu et les quelques mesures d’ajustements communiqués s’avèrent bien insuffisantes.
Dans ce contexte, nous continuons d’affirmer que l’augmentation attendue de près de 800 élèves devrait induire "mécaniquement" au moins 50 emplois supplémentaires dans le département, et ce sans compter la nécessaire amélioration des taux d’encadrement. Pourtant, nous avons assisté à la suppression de 22 postes en collèges et SEGPA.
Nous regrettons tous le taux d’évitement des collèges dans le département. Pourtant cela n’est que le résultat d’un taux d’encadrement que nous jugeons trop faible par rapport aux besoins. Pourquoi,dans les internats d’excellence, destinés à n’accueillir qu’une part infime des élèves issus des milieux défavorisés, ce taux d’encadrement , notamment en CPE, est il élevé, tandis que dans le plus grand nombre des collèges immergés dans des quartiers en difficulté, on refuse d’allouer un semblable taux d’encadrement ? Selon les derniers éléments connus, celui-ci était encore en baisse et nous refusons de parier sur un évitement encore plus important que l’Etat est en train d’organiser au profit d’établissements privés.
Le rapport de la Cour des comptes « L’éducation nationale face à l’objectif de la réussite de tous les élèves » déplore « la très grande faiblesse actuelle des données et des études conduites par le ministère de l’éducation nationale sur le secteur de l’enseignement privé. » (p.6) ; il recommande « de mettre en place un système d’évaluation régulière des modalités d’organisation et des résultats de l’enseignement privé sous contrat ». Une telle évaluation précise dans notre département est urgente, spécialement en termes de taux d’encadrement des élèves en surveillance et vie scolaire : les établissements publics et privés sont-ils à égalité de moyens en la matière ?
Ces questions des effectifs par classe en hausse, des DHG et du taux d’encadrement insuffisantes préoccupent particulièrement les collègues dans les établissements : c’est ainsi que le collège Jean Moulin de Montreuil a décidé de se mobiliser pour exiger la création d’une 4e supplémentaire. Et d’avoir les moyens d’assurer un enseignement de qualité : leurs revendications doivent être entendues
Les SEGPA continuent, elles aussi, de pâtir lourdement des suppressions de poste. Nous contestons toujours le choix de réduire les capacités d’accueil en SEGPA. Pour la CGT-Educ’action, le maintien de ces structures spécifiques que sont les SEGPA en collèges préparant à la voie professionnelle en CAP demeure indispensable et mérite un accueil suivi et préparé au niveau des LP/SEP
Enfin, même si nous n’avons pas eu communication des établissements ciblés – et c’est un problème en soi -, nous dénonçons les projets d’implantation d’établissements de type CLAIR. C’est une atteinte au droit à la mobilité des personnels – tout comme l’ont été les postes bloqués pour les stagiaires -, cela introduit des éléments que nous n’hésitons pas à qualifier de clientélisme que nous considérons comme rompant avec la notion d’emploi public. Cela va en outre à contre-courant des dernières recherches internationales sur les conditions d’amélioration de la pédagogie en équipe : de l’aveu même d’une partie de leurs anciens partisans, les « charter schools » aux Etats-Unis, au Chili, en Angleterre, n’ont pas produit d’innovation pédagogique mais ont contribué à un affaiblissement incontesté de l’enseignement public.
Quant aux préfets des études qui seraient créés dans ces établissements, c’est un retour en arrière sur des vieilles recettes qui n’ont vraiment pas fait leurs preuves. Derrière cette illusion passéiste, l’objectif n’est-il pas, une nouvelle fois, de trouver seulement un gisement d’économies en visant à l’extinction de l’emploi statutaire, formé et qualifié de CPE ?

Dans ces conditions, la CGT-Educ’action 93 continue à exprimer son désaccord sur les conditions actuelles de la préparation de la rentrée 2010 en collèges et appellera donc les personnels à se mobiliser, au niveau de l’éducation comme au niveau interprofessionnel (contre la destruction de nos retraites, pour nos salaires et l’emploi) dès début septembre, à l’occasion de la rentrée des élèves et du débat parlementaire sur les retraites.

Yvon-Yvan Barabinot,
pour la confédération CGT et la CGT-Educ’action

Publié dans Lutte des classes

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LILLE : RASSEMBLEMENT SAMEDI 3 JUILLET à 15h POUR DIRE NON A LA CRIMINALISATION DES SYMBOLES COMMUNISTES EN POLOGNE

Publié le par Tourtaux

Non à la criminalisation des symboles communistes en Pologne
RASSEMBLEMENT
Samedi 3 juillet à 15h
Consulat général de Pologne
45 boulevard Carnot à Lille
Nous condamnons avec la plus grande vigueur la criminalisation des symboles communistes en Pologne
découlant de l’application de l’article 256 du code pénal entré en vigueur ce mardi 8 juin 2010.
Désormais, afficher un drapeau rouge floqué de la faucille et du marteau ou arborer un tee-shirt de Che
Guevara sur les rives de la Vistule serait passible de deux ans d’emprisonnement !
Il s’agit d’une insulte pour les bâtisseurs de la Pologne populaire qui ont émancipé le pays du féodalisme et
assuré sa modernisation.
Une insulte aussi pour ces soldats de l’Armée rouge qui se sont sacrifiés afin d’éviter aux Polonais -
considérés par Hitler comme des sous-hommes - de devenir les esclaves des nazis.
Une offense enfin pour ces résistants polonais du Nord-Pas-de-Calais qui, pendant la Seconde Guerre
mondiale, ont payé de leur vie leur engagement contre le nazisme.
Depuis vingt ans, la restauration du capitalisme en Pologne est synonyme de reculs sociaux, de cléricalisme
débridé, de chômage pour les plus jeunes obligés d’émigrer et de misère pour les plus âgés contraints désormais de
trouver leur nourriture dans les poubelles, de déclin culturel aussi…
Dans les entreprises, les droits des travailleurs sont brimés par un patronat arrogant comme à l’époque de la
Pologne dictatoriale de Pilsudski ou des Colonels.
Parce que l’expression d’un idéal collectiviste continue d’inquiéter les possédants et les politiciens à leur
service, la négation d’un simple droit d’expression est donc de nouveau à l’ordre du jour en Pologne.
Parce que la criminalisation du communisme historique, non seulement en Pologne, mais dans d'autres pays
d'Europe, cela à l'instigation des milieux dirigeants de l'Union européenne (rapport Lindblatt…) est un élément de
fascisation de la vie politique, de répression des forces anticapitalistes, antilibérales et aussi des citoyens critiques
envers l'UE, et qu'en conséquence, tous les vrais démocrates doivent repousser catégoriquement cette offensive
anticommuniste dangereuse pour les libertés.
Nous exprimons notre solidarité aux progressistes et communistes polonais et exigeons l’abolition de cette
nouvelle mesure liberticide.
Nous appelons à un rassemblement devant le Consulat général de Pologne, 45 boulevard Carnot à Lille, ce
samedi 3 juillet à 15h.
Les premiers signataires : Les Amis d’Edward Gierek, Coordination communiste 59 – 62, PRCF 62, France Cuba
Pas-de-Calais, Comité internationaliste pour la Solidarité de Classe (CISC), PRCF 59, PCF 62

Publié dans Politique

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LA CGT : LA PROPAGANDE ACTUELLE DU GOUVERNEMENT C'EST UN MENSONGE ET QUATRE OMISSIONS

Publié le par Tourtaux

Un mensonge et quatre omissions !

Propagande du gouvernement

mercredi 30 juin 2010

Finalement pas aussi sûr de lui, le gouvernement utilise 22 millions de deniers publics pour une campagne de communication, dont quatre pages dans la presse, pour convaincre du bien-fondé de sa réforme.

La fin justifiant, selon lui, les moyens, il n’hésite pas à manier le mensonge et l’omission dans ces 4 pages de propagande.

Florilège :

• Tous les salariés qui ont commencé leur vie professionnelle avant 18 ans continueront de partir à la retraite à 60 ans. Il s’agit là d’un pur mensonge : seuls les salariés qui auront totalisé un nombre de trimestres cotisés très élevé, sans période de chômage et d’inactivité, seraient concernés. Exemple, un salarié ayant commencé à travailler à 17 ans, totalisant 160 trimestres cotisés et 10 trimestres assimilés (par exemple chômage), ne bénéficierait pas de ces dispositions.

• L’âge de la retraite à taux plein en Allemagne est de 67 ans. Première omission : il sera de 67 ans en …2029. De plus, il n’est pas comparable avec l’âge d’ouverture des droits en France.

• Pour les femmes : avec la réforme, la période de maternité sera désormais intégrée dans le calcul des droits à la retraite. Seconde omission : seuls les congés maternité qui débuteront après le 1er janvier 2012 seront pris en compte. Autrement dit, cette mesure ne sera opérationnelle que pour les retraites qui seront prises à partir de … 2040.

• Une réforme efficace (…) Apport de l’Etat : 15,6 Mrds €. Troisième omission : L’Etat prétend mettre 15,6 Mrds € de ressources nouvelles pour financer les retraites. Il ne s’agit pas de ressources nouvelles, mais d’une somme que l’Etat employeur verse depuis 10 ans pour financer la retraite de ses fonctionnaires.

• Si vous avez démarré votre activité à 17 ans ou avant et que vous avez toutes les années de cotisations nécessaires, vous pourrez continuer à prendre votre retraite à 60 ans. Quatrième omission : combien de trimestres correspondent aux cotisations nécessaires ? Vraisemblablement un minimum de 164 trimestres cotisés. Les trimestres assimilés (chômage, maladie…) ne sont pas considérés comme cotisés.

La Cgt dénonce de telles pratiques. Dès le 2 juillet, et tout au long des congés d’été, elle va mettre à disposition des salariés un 4 pages exposant son analyse de la réforme et ses propositions. Le 13 juillet, avec les autres organisations syndicales, elle interpellera le gouvernement sur le caractère injuste et inacceptable de sa réforme.

Dans ce même cadre intersyndical, elle appelle à faire du 7 septembre une très grande journée de grèves et de manifestations.

Montreuil, le 30 juin 2010

Publié dans Lutte des classes

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