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EGYPTE : AU MOINS 11 MANIFESTANTS TUES PLACE TAHRIR DONT AU MOINS QUATRE PAR BALLES

Publié le par Tourtaux

 

Egypte : plus de 10 morts dans des affrontements place Tahrir

le 20 novembre 2011 à 18h20 , mis à jour le 20 novembre 2011 à 22h33

Au moins 11 personnes ont péri dimanche sur la place Tahrir, dont au moins quatre par balles réelles, ont annoncé des médecins dans des hôpitaux de campagne sur cette place du centre de la capitale égyptienne.

 
 

 

Huit jours avant le premier scrutin législatif depuis la chute d'Hosni Moubarak, la contestation gagnait de nouveau ce week-end la place Tahrir au Caire, lieu symbolique de la révolution de l'hiver dernier. Samedi, deux protestataires ont été tués dans la capitale et à Alexandrie. Dimanche, au moins 11 personnes ont péri, dont au moins quatre par balles réelles, ont annoncé des médecins dans des hôpitaux de campagne sur cette place du centre de la capitale égyptienne. Mohammed Fattouh, qui dirige un hôpital de campagne, a affirmé avoir reçu trois nouveaux corps, portant des traces de balles réelles.  Auparavant des médecins avaient rapporté la mort de quatre personnes, dont une  par balle réelle et trois par asphyxie. Une source à la morgue a confirmé ce bilan.

La police anti-émeutes et la police militaire sont brièvement entrées dimanche sur cette place emblématique du centre-ville, avant de refluer dans les rues adjacentes face à une vive résistance de quelques milliers de manifestants présents. Quelque 750 personnes ont également été blessées dans la nuit sur la place Tahrir, selon le ministère de la Santé. Les heurts qui avaient commencé samedi matin se sont poursuivis dans la nuit avant de reprendre dimanche matin et s'insensifier dans l'après-midi, notamment aux abords du ministère de l'Intérieur, proche de Tahrir, rappelant les scènes de la révolte anti-régime du début de l'année, avec toutefois une moindre ampleur. Selon l'agence de presse officielle Mena, des milliers de personnes se sont par ailleurs rassemblées dimanche pour les obsèques du manifestant tué à Alexandrie.

L'UE appelle le pouvoir au respect des droits de l'Homme

Dimanche soir, le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton a appelé les autorités égyptiennes à respecter les droits de l'homme et à écouter les aspirations démocratiques des citoyens, condamnant le recours à la violence. Tout en appelant "au calme et à la retenue" et en condamnant "le recours à la violence", Mme Ashton a estimé que "la loi et l'ordre devaient être défendues en respectant les droits de l'homme. Il faut écouter les revendications des citoyens et des partis politiques qui demandent que la transition avance et qu'elle préserve les principes de la démocratie".

le 20 novembre 2011 à 18:20
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/egypte-trois-morts-lors-de-nouveaux-affrontements-place-tahrir-6831880.html

Publié dans Lutte des classes

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NOVEMBRE 1831 : LES TROIS GLORIEUSES PROLETARIENNES - VIVRE EN TRAVAILLANT OU MOURIR EN COMBATTANT

Publié le par Tourtaux

http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/

16/11/2011

Novembre 1831 : Les Trois glorieuses prolétariennes

Canut.PNGLes Trois glorieuses de juillet 1830 avaient marqué la victoire de la bourgeoisie sur la monarchie absolue : institution d’un « roi des Français » et du drapeau tricolore, triomphe de la propriété mobilière et arrivée au pouvoir du banquier Laffitte.  

Autant de « conquêtes » qui ne concernaient en rien le peuple lequel avait pourtant prêté généreusement son concours aux évènements.

Mais, à Lyon, seize mois plus tard et durant trois journées, survient une tout autre révolution : l’insurrection des ouvriers de la soierie - les canuts. Ce sont les Trois glorieuses prolétariennes.

Ce soulèvement « constitue un tournant dans l’histoire de la classe ouvrière, non seulement en France, mais dans le monde entier ».

C’est la première grande bataille ouvrière.

UNE EXPLOITATION FEROCE

Les 400 négociants de la soie imposent aux 30.000 compagnons et chefs d’atelier tisserands des conditions de travail et de rémunération sordides. Les journées de travail durent quinze heures, parfois plus.

Pour diminuer les salaires, les fabricants prétextent la concurrence étrangère. De plus, les canuts et leur famille vivent le plus souvent dans des réduits étroits et insalubres où la tuberculose fait des ravages.

Auguste Blanqui.PNG

Pour Auguste Blanqui, « le devoir du travailleur lyonnais, l’homme-machine, c’est de pleurer de faim, en créant jour et nuit, pour les plaisirs du riche, des tissus d’or, de soie et de larmes ».

LA RESISTANCE

Les associations mutuellistes – secrètes car illégales – vont incarner la première forme de résistance du prolétariat lyonnais. Rapidement, elles servent de cadre au mouvement revendicatif.

La conscience de classe des ouvriers s’aiguise. Ils s’insurgent contre la bourgeoisie de 1830 qui n’a fait la « révolution que pour s’enrichir ».

De premières manifestations éclatent en février 1831. Des ouvriers sont arrêtés. Pour affronter l’armée, les canuts adoptent une organisation paramilitaire de volontaires structurée en compagnies.

En octobre, les canuts adressent une pétition au préfet exigeant l’augmentation de leurs salaires. Le 24, pour appuyer leur revendication, plus de 6.000 d’entre eux, rangés en sections, se dirigent vers la préfecture, en silence et sans armes. Une démonstration de force qui va frapper de stupeur la bourgeoisie lyonnaise. Le lendemain, le préfet publie un nouveau tarif de rémunération faisant droit  à la revendication des ouvriers des soieries.

Toutefois une partie des fabricants s’opposent à cette augmentation. Ils interviennent auprès des autorités parisiennes. Avec succès, puisque, le 17 novembre, le préfet de Lyon concède que le tarif n’est qu’un « engagement d’honneur » et n’est pas légalement obligatoire. En riposte, réunis sur la place de la Croix-Rousse, les canuts décident de ne pas reprendre le travail et d’aller en masse dans la ville pour protester.

L’INSURRECTION

Le 21 novembre, quand les ouvriers descendent manifester dans le centre-ville, ils doivent faire face à des gardes nationaux qui ouvrent le feu. Des ouvriers tombent. C’est le début de l’insurrection.

Les canuts révoltés s’arment de pelles, de pioches, de bâtons et quelques-uns de fusils. Ils fondent de l’étain et du plomb pour en faire des balles. Ils enlèvent les pavés des rues pour les jeter des étages ou pour dresser des barricades. La bataille est acharnée. Le préfet ainsi qu’un général sont arrêtés et détenus. Ils ne seront libérés qu’en échange d’ouvriers faits prisonniers.

Bataille canuts (2).PNG

Le lendemain, l’armée essaie de reprendre le contrôle de la ville. En vain. Les boutiques d’armuriers sont enfoncées et pillées. Les insurgés se rendent maître d’une caserne. Toutes les rues, les places, les quais sont hérissés de barricades. Une colonne entière de soldats doit capituler. Les forces de répression se dispersent. Certaines se laissent désarmer.

Le bilan est lourd : 100 morts et 263 blessés parmi les militaires, 69 morts et environ le double de blessés parmi les civils.

Drapeau canuts.PNG

Drapeau des canuts révoltés

LYON AU POUVOIR DES OUVRIERS

Le 23 novembre, troisième jour de l’insurrection, dans l’hôtel de ville occupé, un pouvoir ouvrier autonome se met en place nommé « état-major provisoire ». Une proclamation révolutionnaire définit une nouvelle forme de gouvernement.

Lyon doit être administrée par un « conseil ouvrier ». La garde nationale doit être réorganisée et permettre le désarmement de la bourgeoisie et l’armement des ouvriers.

Face à un préfet, qui n’a plus les moyens d’exercer son autorité, se dresse une direction insurrectionnelle. Mais cette dernière n’a pas l’audace de trancher ce double pouvoir en sa faveur.

LE REFLUX

Des dissensions sur l’avenir du mouvement apparaissent au sein de l’état-major provisoire. La proclamation révolutionnaire est jugée « séditieuse » par certains. Le préfet en profite pour manœuvrer et diviser les rangs des insurgés.

Une troupe de 20.000 hommes commandée par le ministre de la Guerre, le maréchal Soult, est aux portes de Lyon. Le 3 décembre, elle pénètre dans la ville qu’elle occupe peu à peu.

Le 7 décembre, le tarif de rémunération, obtenu de haute lutte, est déclaré nul et non avenu par les autorités.

Même vaincue, la révolte lyonnaise a un retentissement considérable en Europe.

Pour Karl Marx, « Le prolétariat urbain sonna à Lyon le tocsin d’alarme ».

france

http://lepetitblanquiste.hautetfort.com/

 

Source : Fernan

Source : Fernand Rude, La révolte des canuts (1831-1834), Ed. La Découverte, 1982, 2001, 2007.

france

Publié dans Lutte des classes

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LE PRESIDENT SYRIEN BACHAR AL-ASSAD SE DIT PRET A COMBATTRE ET A MOURIR S'IL DEVAIT AFFRONTER DES FORCES ETRANGERES

Publié le par Tourtaux

Assad affirme qu’il combattera jusqu’à la mort les forces étrangères
L’équipe du site

  Le président syrien Bachar al-Assad s'est dit prêt à combattre et à mourir s'il devait affronter des forces étrangères.
   Dans un entretien publié dimanche par l'hebdomadaire britannique The Sunday Times, le président syrien, au pouvoir depuis 2000, affirme qu'il ressent du chagrin à chaque goutte de sang versée, mais que son régime doit faire respecter la loi face à des bandes armées.
  

"Mon rôle de président est dans l'action, pas dans des discours ou du chagrin", a-t-il déclaré. "La seule solution est (...) de chasser les bandes armées, d'empêcher l'entrée d'armes et de munitions depuis des pays voisins, d'empêcher le sabotage et de faire respecter la loi et l'ordre".

Le président Assad a accusé l'organisation panarabe de créer un "prétexte" à une intervention militaire occidentale qui provoquerait un "séisme" dans la région.
Il a souligné que "la Syrie ne s'inclinera pas" en dépit des pressions croissantes de l'Occident et des Arabes et la multiplication des appels à son départ. Il s'est dit aussi "tout à fait" prêt à combattre et à mourir s'il devait affronter des forces étrangères - "cela va sans dire et c'est indéniable".

Ces propos interviennent au moment où prend fin l’ultimatum de 3 jours lancé par la Ligue arabe concernant la décision d’envoyer quelques 500 observateurs. Sachant que la Ligue a déclaré ce dimanche avoir refusé les amendements réclamées par le gouvernement syrien, au motif qu’elles  "changeraient radicalement la nature de la mission, qui consiste à superviser la mise en œuvre du plan arabe pour mettre fin à la crise en Syrie et protéger les civils syriens".

Mouallaem: des états arabes ne veulent pas voir les bande armées

 

Lors d’une conférence de presse tenue à Damas suite à l’annonce de la l’institution pan arabe, le ministre syrien des affaires étrangères Walid Mouallem a révélé que Damas avait exigé comme modification le fait d’être tenu préalablement au courant des régions que les observateurs voudraient visiter pour leur assurer leur sécurité.

Indiquant avoir été informé la veille de la décision de la Ligue arabe, Mouallem a accusé certains pays arabes de vouloir utiliser la Ligue arabe pour saisir le Conseil de sécurité. Il a reproché à certains états arabes d’entendre parler de l’existence de groupes armés.
Et d’ajouter : «  s’ils nous imposent de combattre, nous combattrons, quoique nous essayons d’éviter ce choix ». Écartant que l’a Syrie est au stade de la guerre civile, il a déclaré qu’elle n’aura pas lieu en Syrie.

Interrogé par une journaliste syrienne sur les assassinats de civils qui ont lieu dans la ville de Homs, Mouallem a révélé pour la première fois que des groupes armés tuent les gens à la carte d’identité, c’est-à-dire en fonction de leur appartenance religieuse. Laissant entendre que des alaouites et des chrétiens en seraient les principales victimes.

Mère agnès: 164 Chrétiens tués à Homs par les bandes armées

Ces révélations concordent avec les informations annoncées lors d’une conférence sur les Chrétiens d’Orient organisée ce week-end à Beyrouth, dans le Centre catholique de l’information.

Selon Mère Agnès Marie la Croix qui a accompagné une délégation de correspondants occidentaux qui se sont rendus dans les différentes régions syriennes, « il y a pas moins de 164  Chrétiens tués à Homs seulement durant ces trois derniers mois».

«  Il a une grande désinformation sur ce qui se passe en Syrie, comme massacres et atteintes contre les citoyens. En tant que bonnes-sœurs, nous sommes au courant de la situation des Chrétiens autour de nous et nous assurons que 164 ont été tués parmi les Chrétiens, durant ces trois derniers mois, dans la région de Homs seulement. Ce qui veut dire que la situation est dangereuse, non seulement pour les Chrétiens, mais pour tout le monde. Mais les Chrétiens sont les plus menacés, parce qu’ils sont le maillon le plus faible », a-t-elle signalé, selon le site en ligne du Courant partiotique Libre (CPL), tayyar.org.

Mère Agnès a assuré que les groupes armés s’efforcent de défier et d’affronter les forces de sécurité parce qu’il veulent briser le prestige de l’état, et pour semer le chaos dans le pays.
«  je me suis rendu à Homs, à la localité de Karra, en passant par Al Kassir , Nahda’ et Bab Amr, et j’ai vu des cadavres déformés abandonnés par les hommes armés, à droite et à gauche », a ajouté mère Agnès, selon laquelle «  tout le peuple syrien est désormais l’otage, et cette région est le berceau d’homme armés inconnus qui ont des armes super-sophistiquées et de grandes quantités de munitions ».

Elle a affirmé que "le Centre catholique de l'information a entre les mains le nom de 500 personnes qui ont été tuées et égorgées et dont les corps ont été découpés dans les rues, puis leurs photos ont été utilisés pour dire que ce sont les forces de l'ordre qui les ont tués". 

" 372 d'entre eux ont été liquidés durant le mois d'octobre, et 800 membres des forces de l'ordre ont été tués aussi jusqu'à cette date", a-t-elle ajouté.

Mère Agnès a fustigé l'Observatoire syrien des droits de l'homme, (OSDH) dont le siège se trouve à Londres et sur lequel se basent les agences de presse internationales dans leurs informations sur le nombre des tués en Syrie. " Le Centre (catholique de l'information, ndlr) lui a demandé la liste des noms, et jusqu'à présent il n'a pas du tout répondu", a-t-elle souligné.   

Etaient présents à la conférence plusieurs correspondants d’agence de presse italienne, espagnole, belge, française et américaine. Ils s’étaient rendu en compagnie de mère agnès dans les régions syriennes les plus chaudes comprenant Damas, Rif de Damas, Maarat anNaamane, Homs, Hamas, AlKassir, et Banias, pour s’enquérir de la situation en général et des conditions des chrétiens en particulier.

Parmi ceux qui ont pris la parole, le journaliste d'investigation américain à l'institut Craig à Washington, Webster Griven Tarley: " Je voudrais dire à la BBC, à la CNN, et à AlJazeera de cesser leurs mensonges. Nous avons visité les villes de Homs, Banias, Tartous et autres et nous n'avons pas vu une armée en train de tuer son peuple. Mais nous avons vu des bandes d'hommes armés et encagoulés tuer les soldats de l'armée, et nous avons vu des snipers", a-t-il signalé.

A son tour, l'émissaire du journal français Le Libre, Marc Georges a déclaré: " Nous avons visité les villes de homs et de Banias et nous avons parlé aux soldats blessés, et nous avons vu les soldats tués. ce qui se passe sur le terrain n'a rien à voir avec ce qu'on dit dans les médias. Les seules manifestations que nous avons vues sont celles qui soutiennent le régime et non celles de l'opposition. Et les seuls martyrs que nous avons vus sont ceux des soldats de l'armee syrienne et non des civils". Selon lui, les chaines d'AlJazeera, AlArabiyya et la BBC relatent les évènements comme si elle récitent une leçon qui n'a rien à voir avec les faits.

Manifestation monstre de soutien à Bachar

Justement, et dans la capitale syrienne, une foule immense formée de dizaines de milliers de syriens s'est rassemblée une énième fois ce dimanche. Les manifestants scandaient des solgans qui condamnent la décision de la Ligue arabe et refusent toute ingérence extérieure. 

 

 

   
 Le CNS propose son programme  
  
Le Conseil national syrien (CNS), qui se déclare l'unique représentant de la révolution syrienne, a annoncé dimanche un projet de programme politique ayant pour objectifs la chute du régime et la tenue d'élections d'une assemblée constituante à l'issue d'une période transitoire d'un an.
  

Selon ce projet diffusé sur son site internet, le CNS proclame que "la chute du régime syrien et de tous ses symboles est l'objectif de ce conseil qui représente la majeure partie des forces politiques, des groupes de l'opposition et des mouvements dirigeant la contestation".
  

Une fois cet objectif atteint, le conseil "dirigera le pays avec l'institution militaire pendant la période transitoire afin de préserver l'unité et la sécurité du pays"
   "Un gouvernement temporaire sera formé et il sera chargé d'organiser des élections libres au bout d'un an sous une supervision arabe et internationale pour désigner une assemblée constituante avec pour mission d'élaborer une nouvelle Constitution", ajoute le texte.
  

La nouvelle Constitution sera soumise à un référendum et, une fois adoptée, des élections législatives seront convoquées dans un délai de six mois.
  

Le CNS, lancé officiellement le 2 octobre à Istanbul, n'a été reconnu jusqu'à présent que par les nouvelles autorités libyennes. Ses dirigeants ont toutefois été accueillis par le président français et par le Premier ministre britannique.

 

Source: Divers

20-11-2011 - 18:46

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=38626&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

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EGYPTE : APRES LA MORT DE DEUX MANIFESTANTS FACE A LA POLICE CETTE NUIT, NOUVEAUX HEURTS CE DIMANCHE AU CAIRE ET DANS D'AUTRES VILLES

Publié le par Tourtaux

 

 

Egypte : nouveaux heurts place Tahrir, réunion de crise du gouvernement

dimanche 20 novembre 2011, par La Rédaction

 

De nouveaux heurts se sont produits dimanche au Caire et dans d’autres villes d’Egypte, après la mort dans la nuit de deux manifestants dans de violents affrontements avec la police à huit jours du premier scrutin législatif depuis le départ d’Hosni Moubarak.
Le gouvernement de transition du Premier ministre Essam Charaf tenait une réunion de crise dans l’après-midi sur les moyens de contenir la crise, après s’être entretenu dans la matinée avec des membres du conseil militaire qui tient les rênes du pays.
Après une nuit d’affrontements, des heurts ont eu lieu tout au long de la journée aux abords de l’emblématique place Tahrir, au Caire, occupée par quelques milliers de manifestants, selon des journalistes de l’AFP sur place.
La police anti-émeutes tirait régulièrement des gaz lacrymogènes pour contenir la foule près du ministère de l’Intérieur, à proximité de la place, reproduisant des scènes rappelant, avec une moindre ampleur, la révolte anti-régime du début de l’année.
Un appel à une manifestation de masse a également été lancé pour la fin de l’après-midi à Suez, sur la mer Rouge, où des affrontements ont déjà eu lieu samedi, selon un correspondant de l’AFP. Des manifestants ont également défilé dans la ville d’Ismaïlia, sur le canal de Suez, selon une source de sécurité.
Dans des hôpitaux improvisés dans les mosquées aux abords de la place Tahrir, des manifestants étaient soignés pour des intoxications au gaz lacrymogènes et d’autres après avoir été touchés par des balles en caoutchouc ou des plombs de chasse.
Sur la place, des groupes de manifestants scandaient des slogans hostiles au pouvoir militaire, réclamant la chute du maréchal Hussein Tantaoui, à la tête du Conseil suprême des forces armées (CSFA) qui dirige le pays depuis le départ du président Moubarak, chassé par une révolte populaire en février.
"Le Conseil des forces armées poursuit la politique de Moubarak, rien n’a changé après la révolution", a déclaré à l’AFP Khaled, 29 ans, alors qu’il installait une tente au centre de la place Tahrir.
"A bas Tantaoui", scandaient également des manifestants hostiles à ce militaire septuagénaire, qui fut pendant vingt ans le ministre de la Défense de Hosni Moubarak et l’un de ses plus proches collaborateurs. Dans la nuit, des affrontements ont fait deux morts, un au Caire et l’autre à Alexandrie. Quelque 750 personnes ont été blessées dans la capitale, selon le ministère de la Santé.
Ces troubles ont relancé les craintes que les législatives qui doivent débuter le 28 novembre et s’étaler sur plusieurs mois ne soient marquées par des incidents et des violences.
Un membre du CSFA, le général Mohsen al-Fangari, a assuré que ces élections se tiendraient comme prévu et que les autorités étaient en mesure d’assurer la sécurité.
"Nous n’allons pas céder aux appels pour reporter le scrutin. Les forces armées et le ministère de l’Intérieur sont capables d’assurer la sécurité des bureaux de vote", a-t-il déclaré.
Plusieurs personnalités politiques et des intellectuels, parmi lesquels l’ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei, ont publié un document demandant un délai supplémentaire pour ces élections, dans le cadre d’une révision du calendrier politique du pays.
Ils proposent d’avoir d’abord une assemblée constituante, puis une élection présidentielle et enfin des législatives.
Les militaires quant à eux ont décidé de mettre la présidentielle -à une date non encore décidée- à la fin de ce processus politique, et de ne rendre le pouvoir aux civils qu’une fois élu un nouveau chef de l’Etat. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a exprimé dimanche sa "grande préoccupation" au sujet des affrontements et a estimé "de la plus haute importance" que les élections égyptiennes aient lieu "de manière pacifique et dans l’ordre".

(Dimanche, 20 novembre 2011 - Avec les agences de presse)

 

http://www.aloufok.net/spip.php?article5892

Publié dans Egypte

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LIEUX CLASSIFIES SECRET-DEFENSE : LA LOI CENSUREE !

Publié le par Tourtaux

Lieux classifiés secret-défense : la loi censurée !

Le Conseil constitutionnel, saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité, vient de rendre sa décision sur la notion de « lieu classé secret-défense » découlant de la loi de programmation militaire 2009-2014.L

Il en résulte que l’ensemble du régime juridique instituant des lieux classifiés au titre du secret de la défense nationale est contraire à la Constitution.

C’est justement contre cet aspect de la loi que s’est élevé, au moment de son élaboration, le Syndicat de la magistrature.

 

Le Syndicat de la magistrature se félicite donc de cette décision très importante qui vient rappeler avec force le principe de séparation des pouvoirs et mettre un sévère coup d’arrêt à la volonté croissante du pouvoir actuel de se soustraire à l’action de la justice.

Vous trouverez ci-dessous les liens vers :

  • La décision du Conseil constitutionnel :

http://www.conseil-constitutionnel....

http://www.syndicat-magistrature.org/Lieux-classifies-secret-defense-la.html

Publié dans Politique

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